Mémoire présenté par Marieke doremus








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Deux projets implantés sur deux sites


La fosse Delloye abrite un musée de la mine, le Centre Historique Minier, sur l’ensemble de son espace tandis que le site 11/19 est le lieu d’un projet global de développement durable dans lequel s’inscrit une structure de création et développement culturel, Culture Commune.
  1. La réhabilitation de la fosse Delloye : le Centre Historique Minier de Lewarde

      • Historique


La mise en place du Centre Historique Minier est profondément liée au site de la fosse Delloye. En effet, au début des années 70, le secrétaire général des Houillères du Bassin du Nord-Pas-de-Calais, Alexis Destruys, émet l’idée d’un lieu montrant les savoir-faire de l’entreprise. Il perçoit la fin de l’exploitation pour l’horizon 2000. Après avis du Conseil d’Administration, il est décidé de garder un lieu pour réaliser ce projet : on ne parle pas encore de musée, car ce serait déjà enterrer l’activité minière alors qu’elle n’est pas encore terminée. Dans un premier temps, c’est un lieu de stockage des machines et des archives des Houillères.

Le choix du lieu se porte sur la fosse Delloye en 1973. La première raison est son état de conservation : en effet, la fosse a fermé en 1971, le site est encore en bon état et l’ensemble du matériel se trouve encore sur place. D’autre part, la fosse Delloye se trouve au centre géographique du Bassin Minier. Le site est un exemple d’une mine de taille moyenne caractéristique du XXème siècle. Mais ce qui importe surtout à cette époque, c’est la proximité de la fosse de la ville de Douai où les Houillères du Bassin du Nord-Pas-de-Calais ont leur siège social : le projet pourra être surveillé de près par la direction de l’entreprise.
Le matériel et les archives sont rassemblés sur le site de la fosse Delloye. La direction des Houillères invite l’ensemble des responsables de fosses en cessation d’activité à y déposer ce qui peut intéresser l’équipe mandatée pour mettre en place ce lieu. Cette équipe est composée principalement d’employés des Houillères qui classent et rangent ce qu’ils reçoivent. Comme le reconnaît André Dubuc, directeur actuel des lieux, “ cela a été le début de la constitution de façon assez empirique d’un fonds d’archives et d’une collection d’objets considérables, que nous avons aujourd’hui et qui nous permettent l’interprétation de cette culture. ”16 La fosse Delloye devient le lieu de stockage de la mémoire de l’entreprise Houillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais.
Jusqu’en 1982, le site reste principalement un lieu de dépôt et de stockage. En 1982, l’association du Centre Historique Minier est créée par les Houillères, avec la participation du Ministère de la Culture, du Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais et du Conseil Général du Nord. Une ouverture au public est prévue en 1984, autour d’un site aux collections riches. Pendant cinq ans, les Houillères le dirigent. En 1989, sachant la fin proche de toute activité d’exploitation (arrêt prévu en 1992), la société décide de passer le relais aux collectivités territoriales.

En 1990, le Conseil Régional mandate André Dubuc pour établir un audit afin de définir ce qu’est réellement devenu ce lieu. André Dubuc montre la nécessité de conserver ce site pour valoriser la mémoire qu’il abrite. Le Centre Historique Minier prend sa forme actuelle : il devient un vrai musée, et non plus un lieu de stockage, ni un simple lieu-visite d’une ancienne fosse. André Dubuc, à la suite de cette étude, devient le directeur de l’établissement culturel et développe alors un projet culturel et scientifique pour la mise en valeur de ces fonds.
Le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter, une restructuration du site est envisagée dès 1995 afin de recevoir le public dans des conditions plus souples. “ On était arrivé à saturation dans la structure, on pouvait accueillir 80 000 visiteurs au maximum et on était déjà à 130 000 à 135 000”17 Les travaux de restructuration ont été terminés en décembre 2001 et ont été inaugurés par Madame Tasca, Ministre de la Culture en mars 2002.
      • Les activités d’un musée in situ


Le Centre Historique Minier a pour but de “ conserver un site qui apporterait aux générations suivantes le témoignage de près de trois siècles d’activité minière, industrielle et sociale dans le Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais ”. 18

L’utilisation d’un site industriel pour en faire un musée vivant nécessite des compromis et des ajustements en raison de la nouvelle activité muséographique. Ainsi, les bâtiments de la fosse ont bénéficié d’aménagements, dès l’utilisation de l’espace en 1973 pour accueillir les collections et le public. La restructuration qui vient de se terminer, a permis d’aménager les espaces pour répondre au mieux aux objectifs de conservation du lieu, représentatif de l’activité minière et aux objectifs de conversion en musée, qui nécessite d’autres impératifs. Des espaces d’accueil plus grands et des espaces d’exposition mieux aménagés sont maintenant visibles sur le site.
L’ensemble des bâtiments est utilisé pour l’activité muséographique. Le Centre historique Minier a tenu à distinguer son activité du lieu dans lequel il se trouve en construisant un nouveau bâtiment accueillant les activités relatives au musée, c’est à dire accueil, bureaux, archives, bibliothèques, salles... “ Dans la restructuration, on a séparé les deux entreprises : industrielle, bâtiments anciens, et culturelle, bâtiments neufs. (...) Le visiteur ne lisait pas bien le site auparavant ”.19 Nous détaillerons ces évolutions architecturales de la fosse Delloye au cours de notre propos sur le respect du lieu lors d’une reconversion.
Le Centre Historique Minier mobilise ainsi les anciens bureaux de la fosse, la salle de bains des ingénieurs et des mineurs pour ses expositions permanentes. Une partie de la salle de bains des mineurs a été conservée : cette salle correspond au début de la visite guidée. Cette dernière est accompagnée par un guide ancien mineur, qui mène le public sur le parcours quotidien d’un mineur de fond.

La spécificité du Centre demeure la reconstitution de galeries souterraines en surface. Construite en 1987, elles sont accessibles au public par un ascenseur qui le fait descendre de manière fictive à 480 mètres sous le sol. Auparavant, il a parcouru les infrastructures de la fosse où le guide lui montre les différentes tâches nécessaires à l’extraction du charbon.
Le Centre Historique Minier bénéfice d’un succès considérable puisqu’il a reçu, jusqu’à aujourd’hui, près de 2 millions de visiteurs. Associées aux visites du lieu et des collections (que conservent 15 000 objets), d’autres activités sont possibles sur le site.

Le Centre Historique Minier dispose d’un centre de ressources documentaires qui comprend 2,5 km d’archives et 500 000 documents iconographiques. Cette richesse de collection provient des collectes engagées par les Houillères dès le début des années 70 auprès des fosses qui fermaient. Celles-ci fournissent des informations sur les fosses et leur organisation. Les données concernant les employés des Houillères sont disponibles aux Archives du Monde du Travail à Roubaix. Ces collections permettent aux chercheurs qui s’intéressent à l’évolution historique, sociale, économique ou technique du bassin minier de faire progresser la connaissance du monde de la mine.
Le Centre Culturel et Scientifique de l’Energie (CCSE) est associé aux activités du Centre Historique Minier de Lewarde. Il a pour objectif de familiariser le grand public aux connaissances des énergies, par la vulgarisation du fait scientifique. Le CCSE doit pouvoir mettre à portée de tous, les problématiques liées à l’énergie. A ce titre, le CCSE intervient dans les conceptions d’expositions, notamment scientifiques, il aide le service éducatif dans ses missions. Enfin, le CCSE organise au sein du Centre Historique Minier une manifestation annuelle et estivale sur les problématiques de l’énergie, Festivole : sous un aspect ludique, tout en visitant le musée, le public est invité à découvrir d’autres formes d’énergie.
Le Centre Historique Minier dispose d’un service éducatif composé de quatre enseignants détachés et plusieurs médiateurs culturels chargés des visites avec le public scolaire. Ils mettent en place des outils pédagogiques pour aider les jeunes à la découverte du monde de la mine. Les enseignants peuvent trouver auprès du service éducatif une aide afin d’illustrer leurs cours et visites.
Le Centre Historique Minier met également en place des projets culturels touchant à la mine ou à sa culture : des événements culturels (danse, littérature, rencontres patoisantes, expositions contemporaines) ponctuent la vie du musée en rassemblant pour l’occasion des publics nouveaux.
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