Licenciée ès-Sciences; Docteur ès-Lettres








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IV

LE MEPRIS DE L’HOMME MOYEN
Et la honte d’être homme aussi lui poignait l’âme.”

Leconte de Lisle (“L’Holocauste” ; Poèmes Tragiques.)

Cette logique effroyable”, me disait, le 9 Octobre 1948, Monsieur Rudolf Grassot, Assistant-Chef du Bureau d’Information de l’occupant français à Baden-Baden, en parlant de notre consistence intellectuelle, . . . sans se douter, bien entendu, un seul instant, “à qui” il en parlait. J’ai retenu ces paroles, qui nous flattent, parmi un certain nombre d’autres hommages — toujours involontaires — de l’adversaire, en Europe ou ailleurs.

Il y a peu de choses qui me choquent, moi, chez des mammifères qui font profession de “penser” — qui même ne cessent de souligner la supériorité que cette “pensée” est sensée leur donner sur les êtres vivants qui, croient-ils, en sont totalement dépourvus — autant que l’absence de logique. Elle me choque, parce qu’elle est manque d’accord entre la pensée et la vie d’un même individu, voire entre deux ou plusieurs aspects de sa pensée elle-même ; parce qu’elle est contradiction interne, négation d’harmonie, donc faiblesse et laideur. Et plus la personne chez qui elle se rencontre est haut placée dans la hiérarchie conventionnelle des “intellectuels”, c’est-à-dire des lettrés pourvus, de préférence, de diplômes universitaires, ou des techniciens sortis de quelque grande école, et plus cette carence de capacité discursive me choque. Mais elle m’est proprement insupportable chez quiconque se proclame à la fois Hitlérien et adhérent de quelque doctrine religieuse ou philosophique visiblement incompatible avec l’Hitlérisme.

Pourquoi cela ? Pourquoi, par exemple, les millions de gens disant “aimer les bêtes” et se défendant d’être les esclaves d’aucune coutume, qui, par ailleurs, mangent de la viande “pour ne pas se singulariser”, me paraissent-ils moins irritants que les dizaines de mille qui se disent à la fois Hitlériens et Chrétiens ? Les premiers sont-ils moins illogiques que les seconds ? Certes

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non ! Mais ils forment une majorité dont je sais d’avance qu’elle ment, et qu’elle est lâche ou faible, ce qui est presque la même chose ; une majorité que, malgré les quelques individus intéressants qui s’y trouvent, j’ai méprisée depuis ma plus lointaine enfance, et dont je n’attends rien. Les seconds sont mes frères dans la foi, ou ceux que j’ai, jusqu’ici, crus tels. Ils forment une élite que j’ai aimée et exaltée parce qu’elle porte, aujourd’hui comme hier, le même signe que moi — l’éternelle Croix gammée — et se réclame du même Maître ; une élite, dont j’attendais comme une chose qui va de soi, cet accord parfait de la pensée avec elle-même et avec la vie, cette logique absolue que l’un de nos ennemis, sans me connaître, qualifiait devant moi d’“effroyable”, le 9 Octobre 1948, quarante-et-unième anniversaire de la naissance de Horst Wessel.

L’illogisme est ou bêtise ou mauvaise foi, ou compromis — bêtise, malhonnêteté, ou faiblesse. Or un Hitlérien ne peut, par définition, être bête, malhonnête ou faible. Quiconque est affligé d’une de ces trois disqualifications, ne peut être compté parmi la minorité militante, dure et pure, dédiée corps et âme à la lutte pour la survie et le règne des meilleurs — notre lutte. Malheureusement, il a bien fallu, — et il faudra longtemps encore, si nous voulons agir sur le plan matériel — accepter sinon l’allégeance, du moins les services d’une foule de gens qui, vus du dehors, paraissaient et paraissent peut-être Hitlériens, mais qui, en fait, ne l’étaient ni ne le sont, ne pouvaient et ne peuvent l’être, précisément à cause de l’absence de consistence inhérente à leur psychologie. Que faire ? Ils étaient et ils sont — et seront longtemps encore — le nombre et . . . l’argent, dont aucun mouvement ayant un programme d’action ne peut entièrement se passer.. Il faut les utiliser . . . sans toutefois placer trop de confiance en eux. Il ne faut pas discuter avec eux; car s’ils sont bêtes, cela ne sert à rien ; s’ils sont de mauvaise foi, pas davantage. Et s’ils sont des faibles, . . . la révélation de leur inconsistence peut avoir sur eux un effet tout le contraire de celui que l’on aurait désiré.

Dès qu’Hermann Rauschning se, fut rendu compte qu’il ne pouvait être en même temps Hitlérien et Chrétien, il choisit le Christianisme, et écrivit le livre virulent, “Hitler m’a dit” que l’ennemi s’empressa de traduire en plusieurs langues. Moins avisé, il ne s’en fût jamais rendu compte, et eût continué, comme

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tant d’autres braves Chrétiens moyens, de prodiguer à la cause de l’Allemagne, et par delà celle-ci, à la cause aryenne, tous les services qu’il pouvait. Il était de ceux qu’il aurait fallu laisser dormir.

Tant d’endormis, — de logiquement inconsistents — sont, sur le plan pratique, plus utiles que nous, le petit noyau de militants sans compromis !

Dans sa lettre du 26 Juin 1966, feu G. L. Rockwell, le chef du Parti National-socialiste américain1, qui était destiné, quatorze mois plus tard, à tomber sous la balle d’un assassin, m’écrivait, entre autres : “Un examen de nos revenus mettrait en lumière le fait indiscutable que la plus grande partie de notre argent nous vient de pieux Chrétiens (devout Christians). Les gens comme vous ne peuvent nous envoyer un centime, — et auraient même, apparemment, eux-mêmes besoin d’aide financière . . . .” Et un peu plus loin : “En un mot, sans munitions, même le plus grand stratège du monde perdrait une guerre. Et si les gens qui détiennent le monopole des munitions exigent que je répète tous les matins, trois fois, “abracadabra”, afin d’obtenir d’eux assez d’armes pour anéantir l’ennemi, ce n’est pas trois fois, mais neuf fois, que je dirai “abracadabra”, que ce soit là des sottises ou des mensonges ou n’importe quoi. Une fois que nous serons au pouvoir, notre position sera entièrement différente. Toutefois, je tiens à dire que, même alors, le Maître Lui-même ne s’est pas laissé entraîner au-delà de la mesure, dans la direction que vous indiquez. Il était d’accord avec nous, et avec tous les vrais Nationaux-socialistes sans compromis. Cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Mais il était aussi un réaliste, — et un réaliste qui a su s’imposer, et comment !”

Il répondait à ma lettre du 26 April 1966, dans laquelle j’avais très franchement exprimé la déception que j’avais éprouvée, à la lecture de certains numéros du “Bulletin” mensuel du Parti National-socialiste américain. (Dans l’un de ceux-ci s’étalaient côte à côte, dans trois rectangles, trois symboles, chacun avec un mot d’explication : une croix chrétienne, “notre foi”! — un drapeau des Etats-Unis, “notre patrie”, — et enfin, une croix

1. Le A.N.P., devenu ensuite le N.S.W.P.P. (National Socialist White People’s Party).

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gammée, “notre race”). Il répondait à mes critiques, à mon intransigeance doctrinale, à mon exigeance de logique. Et, du point de vue pratique, il avait cent fois raison. Celui qui donne cent dollars au N. S. W. P. P., est plus utile, certes, que celui qui écrit cent lignes non pas “de propagande” (adaptée aux préoccupations immédiates et aux goûts d’une majorité de gens, à un moment du temps), mais de vérités, c’est-à-dire de propositionss dont la valeur intrinsèque sera la même dans dix-mille, et dans dix-mille fois dix-mille ans, et toujours, et qui justifient notre combat d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Mais il y a plus : l’homme et la femme de bon sang aryen qui,comme, hélas, tant de nos frères de race, détestent ardemment et notre Führer et nous-mêmes, mais font un enfant destiné à être, un jour, l’un des nôtres, sont bien plus utiles encore que l’individu qui donne à nos militants son appui financier. Les parents de Goebbels, qui n’avaient aucune sympathie pour le Mouvement hitlérien, ont fait plus pour lui, simplement en ayant ce fils, que les magnats de l’industrie lourde allemande qui, (sans plus savoir ce qu’ils faisaient que les “pieux Chrétiens” des U.S.A. que Rockwell mentionne dans sa lettre) ont financé les campagnes électorales des Nationaux-socialistes de 1926 à 1933. En fait, chacun est utile à sa façon. Et il y a des services de nature tellement différente qu’ils ne se comparent pas. Chacun a sa valeur. N’empêche que je relis avec fierté, la phrase que Rockwell m’écrivait un peu plus d’un an avant sa mort tragique : “Le Maitre — le Führer — était d’accord avec vous, comme avec tous les vrais Nationaux-socialistes sans compromis. Cela ne fait pas l’ombre d’un doute”. Il ajoutait, il est vrai, qu’il était “aussi un réaliste — un homme sachant agir en vue du succès immédiat — alors que je ne le suis pas, moi, sa disciple. Mais je ne suis pas un chef, moi. Et le Führer n’a-t-il pas lui-même, parfois, en prenant certaines de ses décisions les plus lourdes de conséquences, placé l’“effroyable logique” de notre Weltanschauung au-dessus de son succès matériel immédiat ? Qu’a-t-il fait d’autre, par exemple, en attaquant la Russie, citadelle du Marxisme, le 22 Juin 1941? ou déjà en refusant les propositions de Molotoff, le 11 Novembre 1940 ? (Si exorbitantes qu’aient été celles-ci, les accepter eût été, semble-t-il, moins tragique que de risquer la guerre sur deux fronts.)

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Plus un raisonnement est rigoureux, impeccable du point de vue purement logique, et plus sa conclusion est fausse, si le jugement de base duquel il part, — celui qu’exprime sa “majeure”, dans le cas d’un syllogisme simple — est lui-même faux. C’est clair. Si je déclare que “Tous les hommes sont des saints”, et si je remarque ensuite que le Marquis de Sade et tous les pervers sexuels connus et inconnus, et tous les bourreaux d’animaux, ou d’enfants, “étaient ou sont des hommes”, je suis bien forcée de conclure que tous ces gens-là “étaient ou sont des saints”, assertion dont l’absurdité saute aux yeux. Une logique parfaite ne conduit à un jugement vrai que si elle s’applique à partir de prémisses elles-mêmes vraies. Les adjectifs par lesquels on caractérise une telle rigueur dans l’enchaînement des jugements, dépendent de l’attitude qu’on a vis à vis du ou des jugements dont il part. Si on accepte ceux-ci, on parlera d’une logique irréprochable, ou admirable. Si on les rejette avec véhémence, comme Monsieur Grassot rejetait les propositions de base du racisme aryen, autrement dit de l’Hitlérisme, — on parlera de “logique effroyable.” Cela n’a aucune importance, les jugements demeurant vrais ou faux, indépendemment de l’accueil, toujours subjectif, qu’on leur fait.

Or, qu’est-ce qu’un jugement vrai?

Tout jugement exprime un rapport entre deux états de fait, entre deux possibilités, ou entre un état de fait (et tous les états psychologiques relèvent de cette catégorie) et une possibilité. Si je dis, par exemple, “Il fait beau”, je pose le rapport entre tout un ensemble de sensations que j’éprouve actuellement, et la présence du soleil dans le ciel visible. Si je dis : “La somme des angles d’un triangle est égale à deux droits”, je pose que, si un polygone a les caractéristiques qui, mathématiquement, définissent le triangle, la somme de ses angles sera, et ne pourra qu’être égale à deux droits ; qu’il y a un rapport nécessaire entre la définition même du “triangle”, et la propriété à laquelle j’ai fait allusion. Si je dis : “Il vaut mieux perdre la vie que faillir à l’honneur !”, je pose un rapport, — non moins nécessaire en principe, — entre ma psychologie et toute situation possible, dans laquelle il me faudrait choisir ou bien de vivre déshonorée, ou bien de mourir en sauvant l’honneur.

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Le jugement est vrai si le rapport qu’il exprime existe. Il est faux dans le cas contraire. Cela est clair dans le cas des jugements — dits “catégoriques” — qui posent un rapport entre deux faits. Si je dis en plein jour qu’“il fait nuit”, il est bien certain qu’il n’existe plus de connection entre ce que mes sens éprouvent et ce que je dis ; le jugement est donc faux à l’endroit et à l’heure où il est émis. Si je dis : “La somme des angles d’un triangle est égale à cinq angles droits”, je dis une absurdité, parce que le rapport que je pose là entre la définition du triangle et une propriété que je lui attribue, n’existe pas; parce que l’affirmation de la propriété contredit le jugement qui définit le triangle. (Même dans l’espace non-euclidien à courbure positive, dans lequel la somme des angles d’un triangle “dépasse” deux angles droits, cette somme n’atteint pas “cinq droits”.)

Dans le cas des jugements catégoriques, qui expriment un rapport entre deux faits, comme dans celui de ces jugements hypothétiques parfaits que sont tous les théorèmes de la mathématique, la “vérité” ou la “fausseté” se mettent fort bien en évidences Il est certain que personne n’acceptera ce, que je dis, — si je déclare en plein jour qu’“il fait nuit” ; — car tout œil sain est sensible à la lumière. Quant aux théorèmes mathématiques, ils se démontrent tous, à condition que l’on accepte, dans le cas où il s’agit de théorèmes, de géométrie, les postulats qui définissent l’espace particulier qu’ils concernent.

Les seuls jugements à propos desquels les gens se disputent — jusqu’à se faire la guerre à cause d’eux, — sont les jugements de valeur ; ceux qui supposent, chez quiconque les émet, une hiérarchie de préférences. C’est, en effet, toujours au nom d’une telle hiérarchie que l’on saisit un rapport entre un fait (ou un état d’âme) et une “possibilité” (future, ou bien . . . conçue rétrospectivement, comme ce qui aurait pu être). Les faits peuvent donner lieu à des discussions animées, sans douté, mais dépourvues de passion, et surtout de haine. On ne se querelle vraiment avec ses adversaires et, si on en a le pouvoir, on ne sévit contre eux, que si on tient les “faits”, qui font l’objet de la discussion, pour directement ou indirectement liés à des valeurs que l’on aime. L’Eglise n’a été hostile à ceux qui soutenaient que notre Terre est ronde et qu’elle n’est pas le centre du systeme solaire, que tant qu’elle a cru voir dans ces faits, — au cas où ils seraient prouvés, donc universellement acceptés, — la

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négation non seulement de la lettre des Ecritures, mais surtout de l’anthropocentrisme chrétien. Les faits biologiques qui servent de base à tout racisme intelligent sont niés par des organisnies tels que l’U.N.E.S.C.O., qui se piquent de “culture,” pourtant, uniquement parce que ces organismes voient, dans leur acceptation sur une vaste échelle, la “menace’ d’une résurgence du racisme aryen, qu’ils détestent.
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Existe-t-il une objectivité dans ‘le domaines des valeurs ? A cette question, je réponds oui. Il y a quelque chose d’indépendant du “goût” de chaque critique d’art, qui fait qu’un chef-d’œuvre de peinture, de sculpture ou de poésie, est un chef-d’œuvre pour tous les temps. Il y a, derrière toute création parfaite, — et pas seulement dans le domaine de l’art proprement dit — des correspondances secrètes, tout un réseau de “proportions” qui ellesmêmes “rappellent” des équivalences cosmiques inconnues, mais pressenties. Ce sont ces éléments-là qui rattachent l’œuvre à l’éternel, — en d’autres mots qui lui confèrent sa valeur objective.

Par contre, il n’y a pas d’échelle universelle des préférences. Même si on pouvait pénétrer le mystère de la structure des créations éternelles, qui ne sont humaines que de nom car l’auteur s’y est effacé devant la Force (les Anciens auraient dit : “le Dieu”), qui l’a un moment possédé, et a agi à travers elle et par elle ; — si on pouvait dis-je, expliquer en phrases claires comme celles des mathématiciens, pourquoi de telles créations sont éternelles, on ne pourrait jamais forcer tout le monde à préférer l’éternel au temporaire ; à trouver une œuvre qui reflète quelque chose de l’harmonie du cosmos, plus agréable, plus satisfaisante qu’une autre, qui n’en reflète rien. Il y a un bon et un mauvais goût. Et il y a des consciences morales qui se rapprochent plus ou moins de celle qu’aurait un homme dont l’échelle de valeurs serait
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