Bibliographie 25








télécharger 150.54 Kb.
titreBibliographie 25
page1/4
date de publication25.12.2016
taille150.54 Kb.
typeBibliographie
ar.21-bal.com > loi > Bibliographie
  1   2   3   4
Master 2 Recherche Droit de la famille



LA MORT ET L’ART

c:\documents and settings\gérald\bureau\sans titre.jpg

Sommaire





Sommaire 2

INTRODUCTION 2

A.Du silence à la figuration : une influence abstraite. 5

1. Le silence 5

2. Le modèle christique 6

3. La thanatophilie 8

B. Une influence concrète à travers la représentation 9

1. La danse macabre 9

2. Art pictural et sculptural 11

C.L’art comme immortalisation de la mort 14

A.Au-delà de la représentation, l’Art funéraire 14

L’architecture funéraire 14

L’art funéraire 16

D.L’art ou le désir de domestication de la mort 21

1.La capture d’une mort future ou passée 21

1.La naissance de l’art découlant de la mort 23

BIBLIOGRAPHIE  25








INTRODUCTION




A priori la mort et l’art sont deux thèmes qui n’ont rien en commun ne serait-ce par les univers qu’ils recouvrent et leur définition respective. Cependant, selon le Petit Larousse la mort et l’art ne sont pas un, ils sont polysémiques et en ce sens ils peuvent se rejoindre. En effet, la mort n’est pas seule. Même si elle signifie la cessation complète et définitive de la vie1, il existe différentes manières de mourir. L’être humain, car c’est de lui qu’il s’agit, peut être à deux doigts de la mort, sur son lit de mort, à l’article de la mort ou encore entre la vie et la mort. Il peut aussi décéder de mort subite ou encore être victime de mort cérébrale ou de mort clinique.
Nous voyons par ces multiples définitions que la mort, même si elle symbolise un état irréversible, peut être entendue sous plusieurs termes et peut caractériser différents moments du trépas ou de l’activité physiologique du corps humain. L’art quant à lui, est un terme générique qui se veut multiple par la diversité qui le compose. Un art est une aptitude, une habileté à faire quelque chose2 mais pas seulement.
L’art regroupe aussi tous les arts que nos civilisations comptent. L’art a une dimension philosophique qu’il convient de prendre en compte. En ce sens, il se définit par sa dimension esthétique à travers la création d’œuvres sensées toucher le public par leurs formes, leurs couleurs, leurs sonorités, leurs sujets. L’art sera compris dans cet exposé selon sa forme philosophique et à partir du classement qu’en a fait Hegel. En effet, en 1752 dans L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, le terme « beaux-arts » désignait exclusivement les quatre arts qu'on appelle « plastiques » de nos jours : l’architecture, la sculpture, la peinture et la gravure.
Hegel, dans son œuvre Esthétique vers 1818-1829, classe les arts selon une double échelle de matérialité décroissante et d'expressivité croissante. Il distingue ainsi six arts, dans cet ordre : l’architecture, la sculpture, la peinture, la musique, la danse et la poésie. Le septième art n’apparait en tant que classification qu’en 1919 selon une expression consacrée par Ricciotto Canudo, critique de cinéma italien et ami d’Apollinaire, et désigne le cinéma. Le huitième art voit sa place fortement disputée entre le théâtre, la photographie et la télévision, mais d’une manière générale le huitième art est l’art de la prestation. Le neuvième art recouvre quant à ce dernier, la bande dessinée selon une expression donnée par Morris (pseudonyme de Maurice de Bévère et créateur de Lucky Luke) et Pierre Vankeer qui animèrent, trois ans durant au sein du Journal de Spirou une rubrique intitulée Neuvième Art, qui faisait le tour de la bande dessinée internationale et de son histoire3.

D’après ce classement, une grande absente se fait remarquer, la littérature, doit-on en déduire pour autant que l’écriture n’est pas un art ? La question reste posée !
Finalement, après approfondissement, la mort et l’art ne sont pas si éloignés l’un de l’autre. Ils relèvent tous deux d’une question d’interprétation, de sensibilité mais surtout de représentation. Pour les croyants, la mort n’est pas une fin en soi mais un état passager afin d’atteindre de meilleurs cieux à la manière des esthètes qui ne voient dans l’art qu’un mode d’expression. D’ailleurs, le thème de la mort est, avec l’amour, une source d’inspiration inépuisable qui a créé les plus belles œuvres telles que l’opéra La jeune fille et la mort de Schubert (1824) ou le film éponyme de Roman Polanski (1995), le tableau Le radeau de la Méduse de Géricault (1819), la pièce de théâtre Le roi se meurt de Ionesco (1962) ou encore le poème Le Dormeur du val de Rimbaud (1870) pour ne citer que celles-ci.
Nous constatons ainsi que l’image reste le mode d’expression le plus dense et le plus direct de l’homme devant le mystère du passage, car la mort a toujours quelque chose d’indicible. Si elle est une évidence de fait, la mort reste toujours un scandale éveillant chez ceux qui en sont les témoins de la curiosité et de l’horreur mais aussi de l’incompréhension. Comment alors représenter, « signifier » ce qui par nature échappe au sens ? Le caractère déconcertant et même vertigineux de la mort tient à cette contradiction : c'est d'une part un phénomène accidentel qui a des dimensions métaphysiques, infinies ou mieux, pas de dimension du tout, et d'autre part un événement familier, naturel. Puisque la mort est à la fois une abstraction et une réalité empirique, l'analyse de son traitement artistique doit prendre en compte différents types d'image. Il s'agit tantôt de véritables personnes décédées, d'individus singuliers et donc d'art ou de fonction funéraire ; tantôt d'images de morts plus ou moins imaginés qui sont à considérer en tant que motifs picturaux, l'image étant alors pure représentation et non acte ; enfin, il est aussi question de figures de la mort, plus ou moins allégorisées. Les rapports de l’art et de la mort sont donc ambigus.
L’art est d’une certaine manière lié à la mort car il permet de saisir l’insaisissable, mais il est aussi paradoxalement un moyen d’immortaliser l’éphémère. Aussi, afin d’observer toutes les facettes du couple que forme l’art et la mort il convient de s’interroger sur la manière dont se lient la mort et l’art dans leur représentation et dans leur conception. Nous aborderons successivement la mort comme inspiration de l’art (I) et l’art comme immortalisation de la mort (II).
  1   2   3   4

similaire:

Bibliographie 25 iconBibliographie Ce document, la bibliographie détaillée et les données...

Bibliographie 25 iconBibliographie Bibliographie relative à la ville de Casablanca
«Variations spatiales du privé et du public à travers les exemples de Ben M'sik et de Hay Moulay Rachid à Casablanca»

Bibliographie 25 iconBibliographie

Bibliographie 25 iconBibliographie

Bibliographie 25 iconBibliographie

Bibliographie 25 iconBibliographie

Bibliographie 25 iconBibliographie. 69

Bibliographie 25 iconBibliographie

Bibliographie 25 iconBibliographie

Bibliographie 25 iconBibliographie p. 21








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com