I concepts généraux liés aux retables








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FICHE DE VOCABULAIRE Art de la Renaissance Italienne
Vocabulaire du Retable
I - Concepts généraux liés aux retables

Euvre votive / Mobilier liturgique / Maître-autel

II. Vocabulaire technique du retable :

Retable : du terme latin « retro tabulal altaris » : en arrière d’autel, le retable est une construction verticale portant un décor peint ou sculpté, placé sur la table d’autel. Il se développe à partir du Moyen-âge avec une dimension décorative liée à la fonction religieuse. Un retable se compose de plusieurs volets. Le retable est un objet privilégié dans l’église. Il est mis en évidence de par sa position sur l’autel – lieu de sacrifice et de la messe- il constitue la grande illustration liturgique de l’Eglise

A/Compartimentage du retable

Prédelle : terme qui vient de l’italien « predella » qui désigne la partie inférieure d’un retable ou d’un tableau d’autel. Une prédelle est souvent constituée de plusieurs panneaux correspondant au découpage de la composition ou du récit iconographique. Comme le retable la prédelle est peinte ou sculptée. Lorsqu’elles sont peintes, elles évoquent pour la plupart des épisodes de la vie du Christ, de la Vierge ou des saints représentés dans la partie principale du retable.

Caisse : ou la huche, est la partie centrale du retable La caisse d’un retable est toujours de forme rectangulaire

Couronnement : partie supérieure d’un retable, composée des registres supérieurs du retable et de l’éventuelle menuiserie qui l’accompagne

Pilastre : pilier de bois en légère saillie qui entoure ou sépare les panneaux du retable. Les pilastres peuvent être des supports de peinture : représentations de saints ou de donateurs.

Pinacle : ensemble des éléments décoratifs supérieurs du retable : fronton, clocheton, gâble…

Superciel : couronnement horizontal d'un retable, placé en encorbellement de manière à protéger la peinture de la poussière et d'éventuelles chutes de gravats.

Polyptique : du grec poluptukhos « plusieurs plis » le polyptique est un retable à plusieurs panneaux.

Diptyque : polyptique composé de deux panneaux fixes ou mobiles de semblables dimensions et dont les sujets se regardent ou se complètent l’un l’autre

Triptyque : comporte une partie centrale et deux volets fixes ou mobiles : il se compose de trois parties : la caisse, les volets et la prédelle. Les deux volets extérieurs peuvent se refermer sur celui du milieu.

B/ Matériaux

Peinture à Tempera : procédé de peinture dans lequel le liant est une émulsion contenant des substances aqueuses et huileuses telles que l’oeuf. Elle a pour propriété de sécher vite, d’être insoluble et de se conserver parfaitement dans une atmosphère sèche. Cette technique de peinture permet de réaliser des glacis. A partir du 13e siècle elle servait à l’exécution des peintures sur panneaux et quelques fois pour les peintures murales.

Pigment : colorant naturel minéral (terres, lapis-lazuli, cinabre…) ou organique (os, sépia (encre de seiche), bistre (suie)…). La valeur d’un retable était évaluée en fonction du prix des pigments et des métaux précieux utilisés.

Feuille d’or : très fine feuille d’or que l’on applique pour dorer un retable ou un tableau. (expression : « retable doré à la feuille » c’est-à-dire sur lequel des feuilles d’or ont été appliquées)

Glacis : couches minces de peinture très fluide (généralement à l’huile), translucides voire transparentes qui modifient la coloration et l'aspect des fonds sur lesquels elles sont appliquées.

III. Lecture de l’oeuvre :

Recto : face principale du retable (endroit) / Verso : face secondaire du retable (envers)

Registre : ensemble horizontal des compartiments correspondant à un étage. Les retables sont composés généralement de deux ou trois de ces bandes.

Cartellino : terme italien qui désigne une petite feuille de papier ou de parchemin peinte en trompe l’oeil sur certains retables de la renaissance, où se trouve généralement apposée la signature de l’artiste
Fiche de révision baptistère des orthodoxes à Ravenne
Contexte

Ve siècle

- 395 : Il y a désormais deux Empires romains ; confirmation en 410 : lors du sac de Rome, Constantinople n'intervient pas.

- Les Wisigoths s'implantent en Gaule méridionale (410-415).

- Effondrement du système financier dans l’Empire d’Occident.

- Publication en 438 du Code de Théodose, qui rassemble toutes les lois impériales décrétées depuis Constantin Ier le Grand.

- Clovis Ier (466-511), roi des Francs,

- Théodoric le Grand (ca 455-526), roi des Ostrogoths
Années 400

-401-405 : Avancée des Huns. Avec comme avant-garde leurs alliés les Ostrogoths, ils attaquent les Vandales, les Suèves, les Quades et les Gépides dans le bassin des Carpates. Les Barbares réfugiés submergent l’empire d’Occident. Le déferlement commence avec la fuite des Vandales conduits par la dynastie des Hasdings (qui fondera le royaume de Carthage), en compagnie de groupes alliés d’Alains et de Gépides. Ils entrent en Norique, puis avancent en Rhétie avant de traverser le Rhin à la fin de 406.
Dans leur sillage progressent les Suèves-Quades et l’autre branche des Vandales conduite par la dynastie des Silings ; ils se déplacent dans la vallée du Danube, dans la direction du Rhin (401-405), rejoints par des bandes de pillards de Pannonie et Norique1. Certains peuples ne participent pas, ou très peu, à la fuite généralisée en 401-405 : les Gépides dans la partie nord des territoires à l’est de la Tisza, les Sarmates entre le Danube et la Tisza et les Suèves. En Hongrie, les Huns s’installent sur les rives du Danube dans les fortins romains abandonnés, puis en Pannonie sur une ligne de défense en arc de cercle entre les champs moraves, le lac Balaton et Sirmium.
-401-413 : Quatrième guerre des Goths. Les Wisigoths d’Alaric, estimés à 100 000 personnes, avec de 4 000 à 5 000 membres de l'aristocratie et peut-être 25 000 ou 30 000 combattants, entrent en Italie2.
-402 : Ravenne devient la capitale de l'Empire romain d'Occident.

-405-406 : Tentative d’invasion de Radagaise en Italie.

-406-407 : Début des Grandes invasions.

-408 : Mort d'Arcadius ; chute de Stilicon.

-408-409 et 409-410 : Sièges de Rome par Alaric.

-409 : Vandales, Alains et Suèves entrent en Espagne.

-Les Francs s'établissent dans le pays de Waes.
L’édifice

Le baptistère des Orthodoxes ou Baptistère de Néon, à Ravenne en Italie, est le plus ancien édifice de cette ville. Ce nom le distingue du baptistère des Ariens, également à Ravenne, construit par le roi des Ostrogoths, Théodoric l'Amale. Les deux édifices, dont la destination est identique, étaient propres aux deux communautés chrétiennes qui coexistaient alors à Ravenne. L’édifice est connu pour son ensemble de mosaïques du Ve siècle ; il est inscrit, avec d'autres monuments de Ravenne, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
Le baptistère fut construit par l'évêque Ursus à la fin du IVe ou au début du Ve, comme bâtiment annexe d'une grande basilique, détruite en 1734. Il fut terminé par l'évêque Néon, vers la fin du Ve siècle ; c'est de cette époque que date la décoration de mosaïques. Le pavement du bâtiment est à présent à 3 mètres au-dessous du niveau du sol, ce qui change l'aspect visible du monument.
Description

La forme octogonale, souvent retrouvée dans les monuments byzantins ou d'inspiration byzantine (c'est celle du Dôme du Rocher à Jérusalem) a une signification symbolique : elle figure les sept jours de la semaine (et de la Création du monde) plus le jour de la Résurrection et de la Vie Eternelle. L’édifice a été remanié au XIe siècle. Il y a un contraste important entre l'intérieur du bâtiment et l'extérieur (typique de l'art paléochrétien). Ce baptistère dégage une aura particulière due à son architecture monumentale. Les trois arcs (symbole de la Trinité) reposant sur des colonnes comme fermeture pour les fenêtres de l'intérieur ne se distinguent pas de l'extérieur. Le baptistère possède une vasque monumentale et octogonale, utilisée pour baptiser le fidèle par immersion presque totale.
Le centre de la coupole est occupé par une mosaïque qui représente le baptême du Christ dans les eaux du Jourdain par saint Jean-Baptiste. Ainsi le fidèle peut identifier son baptême à celui du Christ. On remarque dans cette scène une allégorie curieusement païenne du Jourdain. Plus bas et entourant la scène du baptême du Christ est représentée une procession des douze apôtres derrière saint Pierre et saint Paul. Il y a une sorte de hiérarchie :
-premier niveau : la cuve du baptême où le fidèle est baptisé,

-deuxième niveau : bas-reliefs représentant des prophètes avec des codex en main,

-troisième niveau : les douze apôtres,

-quatrième niveau : le Christ et la colombe du Saint-Esprit.

PS : je n’ai pas put trouver de plan pour cette édifice.

Fiche de révision mausolée de St constance de Rome
Contexte

-IV siècle

-Pendant le règne de Constantin

-pas de date précise vis-à-vis de Constance et du bâtiment par manque de trace permettant de le dater.
Édifice

Le long de la Via Nomentana, ancienne voie romaine au nord-est de Rome, furent déposées, au début du IVe, dans un splendide Mausolée, Constance et Hélène, filles de l'empereur Constantin.  Exemple parfait de tombe monumentale de forme circulaire, encore inspirée des nymphées antiques, les mosaïques qui en décorent les voûtes sont parmi les plus anciennes qui nous soient parvenues : elles font partie de la grande tradition romaine de la mosaïque et représentent entre autre des petits Amours qui font les vendanges. Ici fut retrouvé le sarcophage de Constance, aujourd'hui au Vatican, où le même thème est sculpté.

A côté du Mausolée, fut édifiée par Constance, dès le IVe s., la Basilique de Sainte Agnès, à proximité de la tombe de la jeune martyre. Un peu plus loin se trouve l'église actuelle, construite  au VIIe s. ad corpus c'est-à-dire au-dessus de la tombe de la sainte. La porte d'entrée se trouvait dans la partie haute de la façade et donnait accès aux tribunes qui surmontent les nefs latérales. La mosaïque de l'abside est un des plus purs exemples de l'art byzantin à Rome. A partir de l'église, on accède aux catacombes dans lesquelles fut déposé le corps de la sainte et qui prirent son nom.

A proximité, le long de la via Salaria, la plus ancienne voie romaine, se trouvent les catacombes de Priscilla : parmi les fresques qui décorent les parois des tombes, il y a la plus ancienne représentation de la Madone

Le mausolée, qui communiquait avec la basilique St Agnès hors les murs, a été construit par la fille de l'empereur Constantin au milieu du IVe siècle.
Le mausolée fut transformé en une église dédiée à Sainte-Constance en 1254. Les mosaïques de la coupole furent effacées au XVIIe siècle et remplacées par une fresque du paradis.
Des niches ont aussi de belles mosaïques des Ve et VIIe siècle.

Une copie du sarcophage rouge de Constantin se trouve dans la niche opposée à l'entrée.
Description

L’édifice est circulaire (en rotonde), forme fréquente dans l'architecture chrétienne primitive. La pièce centrale, couverte d'une coupole, est entourée par une galerie couverte par une voûte en berceau.
Un cercle de 24 colonnes sépare les deux espaces.
La voûte de la galerie est couverte de remarquable fresques du IVe siècle, dont les représentations, comprenant animaux et figures, sont hérité de la tradition païenne. Le symbolisme du christianisme ne s’étend pas encore imposé à cette époque.

C’est également la preuve du rattachement du plan centré au domaine du martyre et baptismale de l’époque.

Elle est caractérisé par son riche décore intérieur et son dépouillement extérieur quasi basique.

Fiche de révision mausolée de Galla Placidia



Contexte

Galla Placidia ou Placidie,

née en 390 à Constantinople et morte le 27 novembre 450 à Rome , est une impératrice romaine, fille de l'empereur Théodose Ier (379-395), épouse du roi wisigoth Athaulf, puis de l'empereur Constance III (421). Elle joue un rôle politique durant les années 410 à 440, à une époque où le pouvoir impérial est assez sérieusement affaibli.
Ve siècle

- 395 : Il y a désormais deux Empires romains ; confirmation en 410 : lors du sac de Rome, Constantinople n'intervient pas.

- Les Wisigoths s'implantent en Gaule méridionale (410-415).

- Effondrement du système financier dans l’Empire d’Occident.

- Publication en 438 du Code de Théodose, qui rassemble toutes les lois impériales décrétées depuis Constantin Ier le Grand.

- Clovis Ier (466-511), roi des Francs,

- Théodoric le Grand (ca 455-526), roi des Ostrogoths
Ânées 430

-Construction de Sainte-Sabine à Rome.

-Construction de Sainte-Marie-Majeure à Rome.

-Construction du baptistère octogonal de Saint Jean de Latran à Rome.

-Construction du mausolée de Galla Placidia à Ravenne.

-430-440 : Les Francs saliens avancent jusqu'à Tournai et Cambrai.

-431 : Les Vandales prennent Hippone.

-432 : Le roi des Huns Rugas unifie l'Empire hunnique. Il reçoit un tribut annuel considérable de la part de l'empire d'Orient.

-434 : A la mort de Rugas l'empire des Huns est partagé entre ses deux neveux, les frères Attila et Bleda.

-435 : Traité de paix du comte Trigetius avec les Vandales. Fondation du royaume des Vandales en Afrique du Nord.

-435-437 : Révolte des Bagaudes en Gaule.

-436 : Les Huns détruisent le royaume burgonde de Worms.

-439 : Les Vandales prennent Carthage. Fondation du Royaume vandale.

-Rome paye tribut aux Huns et leur abandonnent la Pannonie.

-Les Wisigoths s’emparent de Toulouse

-Code de Théodose.
L’édifice

La construction du mausolée fut décidée par l'impératrice Galla Placidia vers 430. Elle mourut cependant à Rome, le 27 novembre 450 et fut très probablement ensevelie dans la rotonde Sainte-Pétronille attenante à la basilique Saint-Pierre de Rome où est enterrée la famille théodosienne et non dans son mausolée de Ravenne. Cette confusion vient probablement du fait que se trouvent trois importants sarcophages dans le mausolée, longtemps considérés comme la tombe de Galla Placidia, mais en réalité introduits dans le lieu au XIVe siècle sous le ministère de l'évêque Renaud de Concorregio2.
Description

Le mausolée est un petit bâtiment simple et modeste, de 12,75 m par 10,25 m, construit en forme de croix et fait de grosses et longues briques. Il fut en réalité utilisé comme oratoire à l'époque paléochrétienne et dédié à saint Laurent, comme le prouvent les mosaïques de la lunette du fond de la chapelle représentant le martyr et son gril. Les côtés de la façade sont ornés de pilastres reposant sur un socle devenu invisible par suite de l'affaissement de l'édifice de 1,50 m au cours du temps. La chapelle est éclairée par quatorze petites ouvertures, ornées de plaques d'albâtre offertes par Victor-Emmanuel III en 1908, qui diffusent une lumière particulière, rajoutant au mysticisme du lieu.
Fiche de révision basilique constantinienne St Pierre de Rome
Contexte

Constantin

Flavius Valerius constantinus naît de Constance Chlore et de sainte Hélène. A la mort de son père, il est proclamé Empereur par l'armée (306). En 312, il remporte une grande victoire contre Maxence, son adversaire italien, et se partage les territoires romains avec Licinius, époux de sa soeur. Convaincu d'être sorti victorieux grâce à l'aide du Christ, il promulgue l'édit de Milan qui accorde la tolérance aux Chrétiens. Le royaume est mis en péril par les conflits naissants entre Constantin et Licinius. C'est finalement le premier qui aura raison du second en 324, unifiant ainsi l'empire. Empruntant le sillage politique de Dioclétien, Constantin le Grand réorganise l'administration. Soutenant de plus en plus l'Eglise, il convoque le concile oecuménique de Nicée. Sa conversion au christianisme n'est toutefois pas immédiate. Il se préoccupe également de la construction de sa nouvelle capitale, Constantinople. Erigée sur l'emplacement de Byzance, elle est achevée en 330. Constantin n'est baptisé que sur son lit de mort, le 22 mai 337.
Dates


3 12

13


28 octobre


Bataille du pont Milvius
L'empereur romain Constantin bat son rival Maxence sur le pont de Milvius à trois kilomètres de Rome. La légende veut que Constantin ait eu la vision d'une croix dans le ciel peu avant la bataille où il y était écrit en grec "en toutô nika", "triomphe par ceci." Cette apparition incita le monarque à placer des chrismes sur les boucliers de ses soldats pour les protéger. La victoire contre Maxence le réconforte dans son idée. Dès lors Constantin choisit de défendre le christianisme.
L'édit de Milan ou édit de Constantin, promulgué par les empereurs Constantin Ier et Licinius en avril 313, est un édit de tolérance par lequel chacun peut « adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel » ; il accorde la liberté de culte à toutes les religions et permet aux chrétiens de ne plus devoir vénérer l'empereur comme un dieu.Ce qui est couramment appelé édit de Milan est en fait une lettre circulaire attribuée à Constantin et publié par Licinus à Nicomédie par un rescrit le 13 juin 313 et ne correspond qu'à un décret d'application de l’édit de Sardique de Galère en 31 1.

24

8 décembre

La création de Constantinople
L'empereur Constantin Ier pose la première pierre de la ville qui doit succéder à Rome comme capitale de l'Empire romain d'Orient. Constantinople connaîtra sa plus belle période sous le règne de Justinien (527-565). Elle tombera le 29 mai 1453 aux mains des Turcs et, sous le nom d'Istanbul, elle deviendra la capitale de l'Empire ottoman. Le 13 octobre 1923, elle perdra sa 1ère place au profit d'Ankara, capitale de la nouvelle Turquie.

3 30

11 mai

Naissance de Constantinople
Constantinople, fondée en 324 par Constantin le Grand sur le site de l'antique colonie grecque de Byzance, est inaugurée. Elle supplante rapidement Rome par sa richesse et le nombre d'habitants qui y vivent. En 395, elle deviendra la capitale de l'Empire romain d'Orient (ou Empire byzantin) et, à la chute de celui-ci en 1453, celle de l'Empire ottoman.

Édifice

En 324, l’empereur Constantin, qui avait adopté le christianisme, fit ériger un sanctuaire là où avait été enseveli saint Pierre qui fut consacré en 326 par le pape Sylvestre Ier. A l’époque, la confession (crypte qui abrite le tombeau d’un martyr, en l’occurrence saint pierre) n’était pas entièrement souterraine permettant aux fidèles de s’approcher de la tombe grâce à une baie ouverte.

 

A la fin du 6ème siècle le pape saint Grégoire le Grand fit rehausser le chœur sous lequel il logea la Confession.
Depuis Alaric en 410 jusqu’à Totila en 546, la basilique fut victime des pillages des Barbares.

Après mille ans d’existence et en dépit de multiples restaurations et d’embellissements la basilique de Constantin menaçait ruine.
En 1452, le pape Nicolas V décida d’intervenir. Mort trois ans plus tard, ses projets disparurent avec lui et durant une cinquantaine d’années ses successeurs se contentèrent de consolider l’antique édifice.
Description

C'était une basilique classique, comportant une nef, un chevet, une abside (construite autour de la tombe de saint Pierre), et deux doubles bas-côtés. Sa longueur était d'environ 103 mètres. Elle occupait la majeure partie de la superficie de l'édifice actuel.

L'entrée est précédée d'un grand péristyle (ou atrium, dit parfois quadriportique) qui se situait sur la partie ouest de l'actuelle place Saint-Pierre.

Pas e description intérieure
Fiche de révision Basilique Saint-Apollinaire-in-Classe à Ravenne
Contexte

VI siecles

-Raréfaction de la main-d’œuvre dans les campagnes de l’Empire byzantin (v. 500) puis stagnation. L’apport d’esclaves nouveaux est de moins en moins important. Les grands domaines, notamment ceux de l’Église, sont en difficulté. Le petit paysan se trouve dans une situation relativement favorable, aidé par l’État qui rend moins rigoureuse l’attache à la terre des colons, et à partir du milieu du siècle commence à alléger les impôts. La catégorie des « emphytéotes », concessionnaires d’une terre pour plusieurs générations ou à perpétuité moyennant un faible loyer se développe, au détriment de l’Église.

-Apparition de places fortes aux remparts de bois et de boue à partir du VIe siècle en Pologne (castra).

-Culture slave archaïque de Penkovka entre Dniestr inférieur, Bug et Dniepr (Antes selon Jordanès).
Années 540

-Lors de cette décennie, les érudits éthiopiens commencent à traduire la Bible dans leur langue, le Geez.

-Guerre des Goths (535-553). L'empire d'Orient conquiert le royaume ostrogoth en Italie, qui résiste.

-541 -

-Début de la Guerre lazique (fin en 562).

-Début de la première vague de la peste de Justinien. Elle est signalé à Péluse en Égypte et en Palestine en 541, à Constantinople en 542, en Italie, Illyrie, Afrique du Nord, Espagne et Gaule (Arles) -en 543, en Irlande en 544-545, puis peut être au Pays de Galles (547) et en Angleterre (549)1.

-542 - Guerre des Francs contre les Wisigoths en Espagne.

-544-548 - Insurrection berbère en Afrique contre Byzance sous le commandement d’Antalas Les Byzantins se rendent impopulaires en exploitant abusivement le pays conquis. Ils sont mal compris par les catholiques d’Afrique qui ont conservé la langue latine et ignorent le grec. Renaissance du donatisme, qui avait perdu beaucoup de son importance.

-549 : Après que Bélisaire, frustré par manque de renfort et de finances, soit rappelé d'Italie à Byzance, Totila reprend Rome et recommence la conquête de l'Italie.

-La région de Koush (Coush), la Nubie, au Sud de l'Égypte est divisée en trois royaumes : Nobatia, Alodia et Makuria (Dongola).

-Raid des Huns koutrigours (bulgares) et Sklavènes (slaves) dans les Balkans2.
L’édifice

La basilique Saint-Apollinaire in Classe est une basilique du VIe siècle, située à Classis (en italien : Classe), ancien port antique de Ravenne, Italie, aujourd'hui ensablé.

Elle est connue pour son ensemble de mosaïques du VIe siècle et inscrite, avec d'autres monuments de Ravenne, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Commencée par l'évêque Ursicinus, l'église fut inaugurée le 9 mai 549 par l'évêque Maximien. Les travaux ont été financés par le banquier Julianus Argentarius.

Le terme in Classe vient de l'antique ville romaine de Civitas Classis (signifiant « ville de la flotte »), qui s'était développée autour du port de Ravenne et qu'Auguste avait renforcée pour la défense de toute la mer Adriatique. La ville avait une population assez homogène de migrants originaires des provinces orientales de l'Empire byzantin, dont faisait partie Apollinaire de Ravenne, venu d'Antioche à la fin du Ier ou au début du IIe siècle.

Apollinaire rassembla la première communauté chrétienne de Ravenne et en fut le premier évêque. La basilique de Classis fut bâtie sur son tombeau, mais ses ossements furent transférés au milieu du IXe siècle à Saint-Apollinaire-le-Neuf dont la position centrale près du palais offrait une meilleure sécurité, à l'abri d'éventuelles incursions ou pillages.
Déscription

Les murs extérieurs de l'église, très simples, sont composés de briques rouges très plates (48 x 4 cm) comportant des joints de mortier blanc, eux-mêmes de 4 cm d'épaisseur, qui donnent à l'église son aspect bicolore. L'entrée est surmontée d'une fenêtre à trois arcs. Elle est précédée d'un narthex, qui succède au quadriportique d'origine. Le campanile cylindrique du Xe siècle comporte des ouvertures à un, deux et trois arcs.

L'intérieur (55,58 × 30,30 m) est à trois nefs délimitées par deux rangées de 12 colonnes cannelées de marbre grec, surmontées de chapiteaux byzantins. Le plafond a perdu ses caissons d'origine, et les anciennes mosaïques de sol ont disparu.

L'abside est accessible par les marches d'un large escalier. Sous l'autel se trouve la tombe de saint Apollinaire.

La mosaïque de l'abside présente une croix inscrite dans un médaillon sur un fond de ciel étoilé, que contemplent trois agneaux répartis en deux groupes dans une prairie verdoyante, symbolisant les apôtres de Pierre et les deux frères Jacques le Majeur et Jean. Au-dessus de la croix figure la main de Dieu et les prophètes Élie et Moïse, sur fond d'or. Sous la croix, saint Apollinaire, lève les bras dans une prière vers le ciel, au milieu d'un pré fleuri et entouré d'agneaux venus le voir. L'évêque, vêtu de l'habit sacerdotal et du Pallium épiscopal, est entouré de douze agneaux, figurant les fidèles qui suivent leur berger.

La décoration de l'immense arc triomphal a été modifiée à une date inconnue, entre le VIIe et le IXe siècle. Le médaillon central montre une image du Christ bénissant, au regard fixe, fronçant le sourcil. En arrière-plan, sur fond de ciel aux nuages alternativement bleus et rouges flottent les symboles des quatre évangélistes : l'aigle de Jean, l'homme ailé de Matthieu, le lion de Marc et le taureau de Luc. Au registre inférieur, douze agneaux, symbolisants les apôtres, quittent les cités de Jérusalem et de Bethléem pour rejoindre le Christ. À la naissance de l'arc se détachent des palmiers chargés de dattes sur fond de ciel bleu foncé. Ces représentations, ainsi que celles des archanges Michel et Gabriel, visibles sur les montants de l'arc, sont caractéristiques de l'art du VIe siècle, tandis que les évangélistes Matthieu et Luc, qui apparaissent sous la forme de symboles personnifiés, ne sont probablement pas antérieurs au XIIe siècle.

La crypte en hémicycle est attenante au mur de l'abside. Les deux entrées sont munies de grilles. Le caveau central, placé sous le maître-autel, renferme le sarcophage de marbre grec qui contenait les ossements d'Apollinaire de Ravenne avant leur transfert à la basilique Saint-Apollinaire-le-Neuf. À côté d'une chapelle, à gauche, se dresse un ciboire ou baldaquin de marbre du IXe siècle, consacré à saint Eleucadius, évêque de Ravenne, constitué de quatre colonnes, dont les chapiteaux et les arcs sont décorés de motifs byzantins classiques, qui dénotent toutefois une nette influence lombarde.

Les bas-côtés abritent dix sarcophages de marbre grec, anciennes sépultures des évêques de Ravenne, entre les Ve et VIIIe siècles.

La tombe de l'évêque Théodore (688) porte des motifs tels que des grappes de raisin, des paons bleus, des pigeons, des croix et des monogrammes du Christ. Le sarcophage des Douze apôtres montre le Christ transmettant à Paul le rouleau de la Loi, tandis que Pierre crucifié élève la clé, aux côtés des autres apôtres.

Le sarcophage de l'évêque Gratiosus (788), qui avait reçu Charlemagne, est décoré de croix ; il est placé devant une pierre tombale, de la première moitié du VIe siècle, qui déclare qu'« à cet endroit se trouvait le cercueil de saint Apollinaire, avant qu'il ne fût transporté en la basilique par l'évêque Maximilien ».

Le quatrième sarcophage montre des reliefs de coquillages, de palmiers et de paons, qui boivent à la source de la vie éternelle. Le dernier du bas-côté droit est au nom de « Licina Valeria, Faustina Italica, qui repose en paix, âgée seulement d'un an, six mois et six jours, la très tendre fille de ses parents pleins de douleur ».

Cinq autres sarcophages sont déposés du côté droit de l'église.

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