I concepts généraux liés aux retables








télécharger 403.14 Kb.
titreI concepts généraux liés aux retables
page5/12
date de publication27.03.2017
taille403.14 Kb.
typeDocumentos
ar.21-bal.com > loi > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   12

Enfance et formation

Formation d’orfèvre


Placé chez son frère puis dans un atelier spécialisé dans l’orfèvrerie, qui est très importante à cette époque à Florence ; elle sert à fabriquer toutes les armures de guerre et de parade, les bannières pour les fêtes et entrées royales. Les orfèvres utilisaient encore la niellure : le nielle est une technique qui, sur une plaque de métal (or, argent, cuivre), ciselle finement pour faire des trous à l’intérieur desquels on place une substance noire, le nielle ; les plaques sont ensuite chauffées pour faire fondre la substance : création d’une surface noire qu’on va frotter, pour créer des plaques décoratives ciselées finement, créant une polychromie. Permettait de faire des dessins extrêmement précis sur des plaques de métal, avec des contrastes très forts.

Botticelli va être un très grand ciseleur : dans sa peinture, il incise, a des traits très fins, d’après l’influence du nielle.

Développement de la gravure sur métal : influence majeure pour la transmission des modèles, transfert des connaissances ; gravure plus fine que la gravure sur bois, plus précise.

Botticelli est formé à une époque où cette gravure sur métal prend de l’ampleur.

Il est lié assez tôt à l’un des plus grands ateliers de la ville : celui des frères Pollaiolo, qui excellent dans l’art de la gravure sur métal, notamment.

Filippo Lippi (1406-1469)


Avait l’un des ateliers les plus importants de Florence au milieu du XVe s. Etait l’un des artistes favoris des Médicis, pour qui il a réalisé de nombreuses œuvres.

Religieux qui a essentiellement réalisé des œuvres religieuses. Contemporain de Fra Angelico.

Son fils, Filippino Lippi, a été adopté par Botticelli.
Le banquet d’Hérode, Lippi : Salomé danse de joie lors de la décapitation de Saint Jean-Baptiste. Composition très précisément construite ; point de fuite médian, composition très architecturée. Composition avec des scènes de vides et de pleins.

Salomé semble s’envoler, elle est très fluide : inspiration pour Botticelli, au niveau du traitement de la forme humaine ; habit qui volette, position instable. Déclin et somptuosité des costumes : costumes féériques, oniriques.
Botticelli va prendre de nombreux éléments de la peinture le Lippi pour les utiliser à sa manière, et les porter à leur paroxysme.

La vierge à l’enfant : thème des peintures de Lippi qui sera repris par Botticelli.
L’adoration des mages, Botticelli :

Œuvre pas tout à fait clairement attribuée à Botticelli ; technique traditionnelle de la tempera sur bois.

Technique particulière : tempera sur bois qui a été entièrement ciselée avec un stylet, pour donner plus de finesse et de netteté à chacun des personnages  technique du nielle. Superposition de couches translucides appliquées sur l’œuvre : effets de légèreté.

Maturation du style


Lippi part pour Spolète en 1467 : Botticelli est sans maître, et n’ouvre son atelier personnel que quelques années apres.

Le retour de Judith à Béthulie, une des premières œuvres créées à l’ouverture de son atelier ; d’après le Texte de Judith (texte qui relate l’invasion d’Israël par Nabuchodonosor et Holopherne). Retour de Judith après avoir assassiné Holopherne, avec sa tête. Thème souvent invoqué à la renaissance, pour conjurer la peur d’une attaque Ottoman (allégorie de l’orient qui pourrait attaquer l’Italie) ; thème repris dans le mobilier de mariage (Judith symbolise la victoire de la faible sur le fort, la défense de la juste cause, un hommage à la féminité faible). Texte très connu à l’époque. Reprise du thème de David contre Goliath.
Botticelli va faire des panneaux avec une certaine spécificité : tout petit format, à peine plus grand qu’une feuille de papier aujourd’hui. Les petits panneaux permettent le transport ; œuvres de prestige, que des Piero del Pollaiuolo, La tempérance Botticelli, La Force
Cette allégorie s’inscrit dans un concours.

Tribunal des Marchands, Piazza della Signoria : institution régie par les principales corporations de marchands de le ville ; grande salle où les marchands se réunissaient pour régler les litiges commerciaux.

1470 : les corporations marchandes lancent un concours pour réaliser des allégories de vertus qui seront placées au dessus des bancs sur lesquels ils siègent.

Pollaiuolo réalise la Tempérance en 1469, mais ne réalisera pas les suivantes : c’est à Botticelli que sont donc commandées les 6 vertus restantes ; il n’en réalisera qu’une seule.

Cahier des charges assez contraignant : format précis. Il doit aussi suivre le style de la première vertu réalisée, celle de Pollaiuolo : encadrement en arc ogival, correspondant au dossier cintré du siège. Décor de bois.

Il s’inscrit dans ce cahier des charges très précis, et, en même temps, s’en libère par une composition différente de celle de Pollaiuolo.( …)

Robe incrustée de poudre de diamants ; diadème. Invention d’un costume qui n’existe pas, assez féminin, mais aussi militaire (armure de la force). Invention qui n’existait pas avant.

Ses attributs sont modifiés par Botticelli : sceptre, et pas épée : on ne peut pas se battre avec un sceptre, bâton de commandement : on dirige, alors que l’épée est signe de bataille, d’extériorisation de la force. Le sceptre symbolise le commandement intellectuel, l’énergie réflexive (visible sur le visage de l’allégorie) ; stabilité.

Pucci lui commandite une autre œuvre : c’est par ce biais que Botticelli se rapproche des Medicis.

Adoration des Mages, v. 1470. Œuvre inscrite dans un tond : forme ronde. Format assez particulier à composer. Format très apprécié à la renaissance : permettait de complexifier la composition, vu comme une sorte de défis pour les artistes.

La version de Lippi est encore très encombrée, fidèle au Gothique International.
Inscription dans un cercle, mais utilisation de l’architecture (ruine de nef d’église) comme une bande médiane, qui stabilise le tableau verticalement, et délimitant les différents plans. Lignes fuyantes très marquées : introduction du tableau par deux parapets qui guident l’œuvre vers la ligne de fuite.

Suprématie de la perspective est maintenue.

Le cortège des personnages a disparu : ils sont maintenant organisés en arc de cercle autours de la Vierge, en groupe, avec des pleins et des vides. La scène est encore assez encombrée, mais est composée.

Pour Alberti, les personnages doivent avec des conversations pour créer une histoire : c’est l’idée reprise dans ce tableau, avec différents groupes.

Ce premier tondo permet à Botticelli d’approcher les Medicis.
Botticelli, Peintre de la Famille Medicis

Vers 1474-75, il commence à travailler avec la famille régnante des Médicis, à une trentaine d’années.

Portrait de Julien de Médicis :

Frère de Laurent de Médicis. Ange Politien en avait fait une description physique.

Peinture qui correspond à la description d’Ange Politien.
Composition complexe : personnage occupe énormément d’espace, et déborde de son cadre. Il n’est pas de profil, comme dans les médailles antiques à l’image des empereurs : il est de ¾. Parapet qui le sépare du spectateur au premier plan.

Représenté non pas devant un paysage, mais dans un intérieur architecturé, tournant le dos à une porte ouverte, à la lumière : attitude de réflexion (yeux baissés), pensive, intériorisée.

La lumière arrive de deux côtés : par la porte, tombant sur le mur, et une autre venant de face, éclairant le visage du personnage : plus de profondeur.

Habillé comme un noble de cette époque.

Tourterelle au premier plan, posée sur une branche morte. Les tourterelles ne s’accouplent qu’une fois dans leur vie. Quand le mâle meurt, la femelle reste en deuil jusqu’à sa mort, et ne se pose plus que sur des branches mortes. Symbole de fidélité conjugale.

Julien à cette époque : amour courtois avec une dame, qu’il aimait, à qui il consacrait de nombreux tournois, joutes : Simonetta Vespucci, mariée à Marco Vespucci. Elle meurt 2 ans avant la réalisation de ce tableau : cette tourterelle est une référence aux regrets éternels que Julien va éprouver après la mort de Simonetta.
Adoration des mages, pour la chapelle del Lama de l’église Santa Maria

Gaspard del Lama : courtier qui faisait partie du cercle des Médicis. Voyant que Botticelli devenait l’artiste en vogue de Florence en ce 3e quart du 15e s, il lui a demandé de réaliser un retable.

Sa chapelle était déjà tellement encombrée d’œuvres qu’il restait peu de place pour y placer une nouvelle œuvre, ce qui explique la petite taille de cette œuvre.

Cette chapelle est aujourd’hui disparue.

Thème récurrent de l’adoration des mages ; raisons multiples : prénom du commanditaire : Gaspard, comme l’un des mages ; thème très politique, puisqu’il avait été approprié par les grandes familles florentines du Quattrocento, manière subtile de légitimer une famille historiquement et religieusement. Gaspard del Lama veux faire la même chose : il y place tous les personnages de la famille Medicis (Laurent, Cosme, Julien,…) et lui-même. Lanière de montrer combien il était intégré dans la haute noblesse florentine. Officiellement, œuvre de dévotion ; officieusement, œuvre politique d’un courtier qui veut montrer combien il est intégré dans la haute société de son époque.

Composition axiale ; nombreux groupes en conversation ; vides et pleins.

Autoportrait situé : Botticelli s’est représenté à droite, un peu à part des personnages, légèrement tourné vers le spectateur, comme pour le faire rentrer dans l’œuvre.
Conjuration des Pazzi : en 1478, pendant une grande messe dans la cathédrale de Florence, des conspirateurs de grandes familles florentines, avec l’accord du pape, complotent pour tuer les Medicis et renverser la grande dynastie de Florence, qui commençait à s’imposer de plus en plus depuis 1434.

Julien de M2dicis est tué en 1478, poignardé. Laurent est blessé, et traverse la nef pour se réfugier dans une chapelle ; Ange Politien, qui s’y trouve, le cache derrière lui.

Les conspirateurs sont pendus le lendemain.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   12

similaire:

I concepts généraux liés aux retables iconCours 4 : la compréhension des œuvres Introduction : concepts généraux et définitions
«prothèses», qui sont des extériorisations de certaines capacités d’expression ou de fabrication. Notre moyen d’expression est aussi...

I concepts généraux liés aux retables iconPRÉvention des risques liés aux bâtiments et aux installations

I concepts généraux liés aux retables iconProjet de renforcement de la résilience par le biais de services...

I concepts généraux liés aux retables iconProjet de renforcement de la résilience par le biais de services...

I concepts généraux liés aux retables iconCharles-Henry cuin, Librairie dr0Z, Genève, 2000. Introduction
«des vertus lustrales à l’eau du bain». Les défenseurs d’un positivisme tempéré empruntent une voie médiane et affirment la vocation...

I concepts généraux liés aux retables iconContrôle de la qualité de service des Réseaux mobiles dans la ville...
«de seconde génération» (2G), système cellulaire mobile numérique constituant une solution aux problèmes de capacité et de sécurité...

I concepts généraux liés aux retables iconRapport Brundtland [ 1 ], le développement durable est : «un développement...
Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre...

I concepts généraux liés aux retables icon[01]. Pour gérer les problèmes liés aux changements des besoins,...

I concepts généraux liés aux retables iconAccès sécurisés aux données partout dans le monde avec aprol
«parlantes» sont transférées à la base de données du cloud. Cette méthode basée sur les concepts du fog computing (informatique géodistribuée)...

I concepts généraux liés aux retables iconObjectifs generaux








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com