Lexique complementaire breton-Français jil ewan marc’h-kleur youenn olier








titreLexique complementaire breton-Français jil ewan marc’h-kleur youenn olier
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LEXIQUE COMPLEMENTAIRE



Breton-Français



JIL EWAN - MARC’H-KLEUR

YOUENN OLIER


IMBOURC’H
2000

1 - QUOI ? ET POURQUOI ?

1.1 - PRESENTATION GENERALE ET CONTEXTE

Il se trouve des gens que rebute l’utilisation de dictionnaires quand il s’agit de la langue bretonne. “  Ne gompreno ket toud an dud  ” est le prétexte invoqué :  ce livre ne les concerne donc pas plus que les autres dictionnaires déjà publiés.

Ce lexique est seulement complémentaire d’où sa conception particulière : chaque mot d’entrée n'est pas obligatoirement suivi de toutes les significations de son champ sémantique surtout quand le mot préexiste dans les dictionnaires fondamentaux de la langue bretonne. Autrement dit, il est indispensable de posséder d’autres dictionnaires. Ce “ capital  lexical” devra évoluer en fonction des objectifs de l’utilisateur.

Le dictionnaire breton-français de ROPARZ HEMON est un minimum indispensable mais suffisant pour la seule lecture des publications d’AL LIAMM et de quelques autres revues. Ce “ capital  lexical” minimal est insuffisant si on veut y adjoindre la lecture de la revue IMBOURC’H et les ouvrages du même éditeur. Ce manque justifie à lui seul le lexique complémentaire que nous présentons. Il est en grande partie constitué des mots que les collaborateurs d’IMBOURC’H, et son directeur et prolixe écrivain YOUEN OLIER, ont utilisés depuis un demi siècle pour témoigner de leur temps. La perception bretonne et chrétienne est la spécificité de cette revue qui reste du plus grand intérêt pour tout Breton quelles que soient ses options confessionnelles.

D’autres dictionnaires s’imposent pour la personne qui, ne se limitant pas à la seule lecture, voudra s’exprimer dans une langue bretonne qui ne soit pas le vulgaire sabir recueilli et transmis de-ci de-là par les médias dont les animateurs semblent obnubilés par les limites de compréhension qu’ils fixent arbitrairement à Monsieur Toulemonde (Aotrou Toudeundud ) qui pourtant sait généralement bien se servir de dictionnaires français et/ou anglais d’autant plus qu’il a compris que ce genre d’ouvrages constituent d’excellents outils pour progresser dans toute langue. Dans cette optique nous recommanderons  :

Dictionnaire Classique français-breton de René LE GLÉAU édité (10 vol.) par AL LIAMM

Geriadur hollvrezhoneg de Martial MENARD édité par AN HERE



En ce début de millénaire et dans un monde où le progrès technologique bouleverse, à une vitesse accélérée, notre champ lexical, toute langue, si elle ne suit pas cette évolution, ne peut que disparaître : la valeur de la culture, que par ailleurs elle véhicule, intervenant peu dans le processus de pérennisation. Heureusement pour le breton, le directeur des Editions PREDER : Guy ETIENNE et ses collaborateurs de haut niveau de compétence mettent à la disposition des brittophones plus d’une demi-douzaine de dictionnaires spécialisés par discipline. An Aotrou Toudeundud aura le choix de rester, soit le rétro baragouinant son sabir en conformité à l’image qui est faite de lui avec une arrière-pensée politique évidente, soit de puiser dans ces dictionnaires les mots techniques et autres qui tombent journellement dans le langage courant ou qui correspondent à ses activités professionnelles. Voici, et ce n’est pas exhaustif, ce qu’en ce mois de Janvier 2000  les Editions PREDER, proposent aux néo-bretonnants :
Geriadur an armerzh de Yann-Baol An NOALLEG

Geriadur ar stlenneg de Guy ETIENNE

Geriadur ar bredelfennerezh de Guy ETIENNE

Geriadur ar gorfadurezh de Guy ETIENNE
A ces dictionnaires il faut ajouter des ouvrages dont l’apport lexical est considérable par le fait même du sujet traité en breton tels :



Jedoniezh I de Yann-Baol An NOALLEG
Steuñv ar jederezh

de Jakez COSQUER, Maryse Le FUR, Yann-Baol An NOALLEG
Kembraeg evit ar Vrezhoned d’Yvan GUEHENNEC
Il faut faire connaître ces publications pour les raisons déjà mentionnées mais aussi parce qu’elles posent le problème de redondances possibles avec le lexique complémentaire qui, pour une même signification, peut comporter des termes différents de ceux des dictionnaires cités de PREDER. Dans ce cas le choix du terme à réemployer revient à l’utilisateur et nous n’avons aucun a priori général pour l’aider dans sa décision ; tout au plus lui indiquerons-nous les raisons qui nous ont guidés lors des emprunts à une autre langue.

1.2 - LES EMPRUNTS AU FRANÇAIS ET LA PROFUSION DES MOTS PROPOSES



Les emprunts judicieux et limités de mots ne déstabilisent pas une langue qui les intègre. Cette pratique est courante et généralement linguistiquement correcte. Cette remarque pourrait s’appliquer au breton en ce qui concerne les emprunts au français si cette langue n’avait pas été le vecteur d’un impérialisme qui a pratiquement éliminé les autres langues du territoire sous juridiction de l’Etat français. C’est en particulier le cas pour le breton qui a été pratiquement éradiqué. La proportion des bretonnants “ naturels ”de moins de vingt ans n’atteint pas 1% en Basse Bretagne en 1998. Autrement dit seuls les néo-bretonnants volontaristes vont faire vivre la langue si des motivations suffisantes les y incitent.

Un sentimentalisme ou une inclination passéiste peut conduire à signer une pétition ou à processionner en faveur de DIWAN ( ce qui n’est pas négatif ) mais sera rarement l’aiguillon assez puissant pour accomplir l’effort de l’étude poussée jusqu'à la maîtrise d’un breton évolué : une révolution en nous-mêmes pour y vaincre l’insidieuse emprise de “ Big Brother ”. La France n’étant pas un pays soumis à une dictature primaire ; cette emprise s’exercera par des mots qui occultent toute vérité, non pas par l’énoncé systématique de contrevérités, mais le plus souvent par la pratique de l’amalgame. En bref disons que les mots sont à “ Aotrou Toudeundud ” ce que les ficelles sont au pantin. Les mots lient ( Voir OGMA - OGMIOS) aussi faut-il en être maître pour ne pas être lié. Dans la langue emprunteuse le mot emprunté risque de se charger des mêmes connotations, éventuellement indésirables, que dans la langue source.

Illustrons notre propos à partir de mot breton GOUENN qui traduit par RACE avec le sens que nous connaissons aujourd’hui à ce mot français permettra au premier universitaire venu, servile et bien payé, de cataloguer ANJELA DUVAL parmi les nazis les plus abjects sous prétexte qu’elle à employé à de multiples reprises le mot “ gouenn ” dans ses magnifiques poèmes. On peut admettre qu’avant le sieur GOBINEAU, cet illustre diplomate français qui publia aux Editions de la Pléiade un ouvrage sur l’inégalité des races, le mot breton “ gouenn ” pouvait se traduire par “ race ”lorsque ce mot avait pour connotation principale celle que l’on trouve dans la phrase suivante : Jésus était de la race de David. Après Gobineau, et les scientistes mesureurs de tour de crâne, on voit apparaître dans le champ sémantique du mot “ race ” une notion de critères sélectifs de l’appartenance et de critères rédhibitoires tels qu’on les trouve chez les éleveurs d’animaux. Si vous n’avez jamais rencontré de chien boxer blanc c’ est parce que ceux qui naissent avec cette couleur sont systématiquement éliminés à leur naissance. Bien qu’ils puissent être de bonne race au sens premier du terme, ils ne le sont pas au sens second, post-Gobineau. Employer le même mot pour exprimer des concepts aussi différents, c’est à dire en faire l’amalgame, le deuxième ayant été, en outre, chargé par l’histoire d’un paroxysme d’horreur, relèverait de la confusion mentale s’il n’y avait pas derrière cette démarche un impérialisme machiavélique. Pour dissocier ce genre d’amalgame il faut :

- soit, en utilisant le français, définir continuellement les mots en complexifiant l’explication. Des militants bretons se sont usés, en pure perte, à cette tâche.

- soit utiliser une autre langue et si c’est le breton il devra être suffisamment riche en mots spécifiques à la langue pour interdire toute interprétation autre que celle choisie initialement.

La profusion des mots proposés par ce lexique peut se justifier par cette préoccupation. Pour l’exemple choisi on pourra garder le mot “ gouenn ” dans le sens très honorable employé par Anjela Duval et les mots “ tras ” ou “ hil ” dans les autres cas. Le lecteur trouvera une bonne vingtaine de mots dérivés du radical “ hil ” et en particulier une très judicieuse distinction entre deux types de racismes exprimés par “ hilouriezh-amsunañ ” et “ hilouriezh-dispellañ ”. Le fait que l’on puisse s’opposer à l’un de ces racismes, et en même temps pratiquer intensément l’autre, est la preuve qu’aucun de ces deux termes n’est superfétatoire. Un grand nombre de mots disponibles est un éventail de choix qui ne doit pas conduire à une utilisation abusive sachant qu’il faut toujours proportionner les moyens ( les mots) à mettre en œuvre aux résultats à obtenir (l’expression claire d’une pensée). Il est évident que les mots génériques sont à préférer quand ils satisfont à la précision requise dans l’expression. Le recours irréfléchi ou systématique aux mots de ce lexique revient à déverser, dans son assiette, la totalité de la poivrière sous prétexte qu’elle se trouve à disposition.
2 - CONVENTION D’ECRITURE
2.1 - ABREVIATIONS


sk: exemple pobl: forme populaire enb: opposé à..
lst: pluriel und: singulier ada: adjectif
str: collectif tb: préfixe tl: suffixe

tb: préfixe inducteur d'une mutation par adoucissement

Kbg: Gallois Kng: Cornique (Cornouailles britannique )

Iwg: Irlandais

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