L'église Saint-Dalmas








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POLES ATTRACTIFS ET PARTICULARITES DES RANDONNEES DU MOIS D’AOUT 2009

Randonnée du DIMANCHE 2 Août

LE MONT PIERRE CHATEL (2772 m)

Au départ de Saint Dalmas le Selvage, par le GR 5 qui monte au Col d’Anelle. De là, par la ligne de crête gravir successivement le Mont Aunos, l’Alpet et la Tête du Cloifret. Descendre à la Baisse de Marseille avec d’atteindre le sommet du Bec de Marseille, puis continuer W pour parvenir au sommet du Mont Pierre Châtel. Continuer jusqu’à la Baisse des Trois Hommes puis s’abaisser NE dans le Chabanal Supérieur avant de déboucher sur la route en terre qui conduit à Saint Etienne de Tinée.

SAINT-DALMAS-LE-SELVAGE

Aux sources même de la Tinée, Saint-Dalmas-le-Selvage conserve les caractères simples et pittoresques d'un village de haute montagne (1450 m) marqué par les Templiers.

Sur son territoire se trouvent à la fois le hameau le plus haut des Alpes-Maritimes (Bousieyas), 1950 m) et le col de la Bonette (2862 m), route la plus haute d'Europe.

Son enneigement exceptionnel de décembre à mai, lui a permis de s'attaquer modestement aux sports d'hiver, en offrant une station de style familial mais aux grandes ambitions.

UN PEU D'HISTOIRE

Cité en 1067 « Sanctus Dalmaticus Selvatius », son étymologie vient de « silva » désignant la forêt. L'histoire du village sera au Moyen-Age celle de Saint-Étienne-de-Tinée, dont il dépend jusqu'en 1383.

La seigneurie fut érigée en comté en 1700 en faveur d'Erige Emeric.

Le village conserve une belle architecture de caractère alpin ; les maisons sont de schiste sombre, avec des toits de bardeaux et des balcons de bois. On y verra quelques cadrans solaires du XIXème siècle. L'habitat, tout particulier, fait l'objet de mesures de protection.

On dénombrait 242 habitants en 1901 et 123 en 1999.

Les habitants sont les Sandamalssiers.

Le village conserve une belle architecture de caractère alpin ; les maisons sont de schiste sombre, avec des toits de bardeaux et des balcons de bois. On y verra quelques cadrans solaires du XIXème siècle. L’habitat tout particulier, fait l’objet de mesure de protection.

L'église Saint-Dalmas


L'église Saint-Dalmas, romane, a été remaniée au XVIIème siècle. Le clocher de style roman lombard n'a été construit qu'en 1718. La façade comporte une fresque de Guy Ceppa montrant Saint Dalmas à cheval.

Elle renferme un triptyque de Saint Pancrace, de 1515 ; un retable de la Vierge de 1521 avec, au centre, une Vierge à l'Enfant en buste (copie médiocre de l'original perdu).

Une grande inscription donne le nom du commanditaire (rev. saluste Dalmacy) protonotaire apostolique à la demande de son frère Georges, qui fit faire cet ouvrage le 4 mars 1511.

SAINT-ETIENNE-DE-TINEE

Ce village est étalé sur une petite terrasse alluviale de la vallée de la Tinée, entouré d'un amphithéâtre de montagnes.

UN PEU D'HISTOIRE

En 1066, une charte fait état de l'existence de « Sancti Stephani Tiniensis », dont les terres sont cédées à la cathédrale de Nice. Le village prend son nom actuel au XVIIème siècle et prend l'appellation de « Saint-Etienne-aux-Monts » au XIXème siècle.

La seigneurie des Thorame-Glandevès passera successivement aux Faucon de Glandevès au XIIIème siècle, aux Balb de Saint-Sauveur (XIVème siècle), et sera ensuite érigée en comté.

Le 19 juillet 1594, le baron de Beuil brûle l'église dans laquelle les troupes de Lesdiguières s'étaient réfugiées. Le village flambe, car les toits serrés en bardeaux de mélèze, sont exposés à devenir la proie du moindre incendie. Seul le clocher en pierres de taille est épargné. Saint-Etienne sera d'ailleurs de nouveau ravagé par le feu en août 1929.

Jusqu'au début du siècle, Saint-Etienne était un centre actif de fabrication de draps de la Haute-Tinée.

Le chanoine historien Etienne Galléan est né au village en 1898.

En 1901, le village comptait 1789 habitants, 1528 en 1999 et en 2005, 1684.

Les habitants sont les Stéfanois.

Le village se compose de maisons anciennes aux portes sculptées, d'autres de type alpin ou italien.

Dans la rue Longue, la famille notable des Fabri a décoré deux façades de maisons : au n° 31, la maison est remarquable par son revêtement de fresques et par son bel escalier de la fin du XVème siècle ; au n° 39, la façade possède aux étages nobles des masques grimaçants datant de 1656.

L'église Saint-Etienne


Classée Monument Historique, elle a été reconstruite au XVIIIème siècle et restaurée au XIXème, a conservé son beau clocher roman lombard (également classé) daté 1492.

La façade Renaissance est surmontée d'un fronton triangulaire ; le chœur est de style gothique XIVème siècle. On verra le maître-autel en bois doré d'influence espagnole daté 1669, huit tableaux du XVIIème siècle, des ornements et un trésor du XVlllème siècle ; les vitraux sont modernes et le chemin de croix est dû à des artisans locaux. Sur la chaire, une main tend la croix vers les fidèles.

La chapelle de l’ancien couvent des Trinitaires


Le couvent et l'église des Trinitaires ont été construits au cours du XVIIème siècle, aux environs du village, en remplacement des édifices du même ordre, situés autrefois dans l'agglomération.

UN PEU D'HISTOIRE


L'ordre de la « Très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs » avait été fondé, par Saint Jean de Matha et Saint Philippe de Valois et était très vivace en Provence et en Espagne d'où rayonnaient les missionnaires vers les pays barbaresques.

Au cours de ces périlleuses pérégrinations, Saint Jean de Matha, ayant obtenu des grâces par l'intercession de Notre Dame du Bon Remède, aurait fait ériger un autel dans toutes les maisons de l'ordre comme le mentionne l'inscription située à gauche de la nef « Apud Mariae nomen universi remedium 1685 ». Sous cette inscription se situe la chapelle latérale dédiée à Notre Dame du Bon Remède, décorée de peintures murales évoquant la célèbre bataille de Lépante où le 7 octobre 1571 la flotte turque fut anéantie par les flottes chrétiennes coalisées.

Cette représentation du combat naval domine, à gauche de la niche contenant une statue de la Vierge, une scène avec Don Juan d'Autriche agenouillé devant le supérieur des Trinitaires et lui remettant des offrandes.

A droite, deux Trinitaires rachètent aux chefs musulmans la statue de Notre Dame du Bon Remède tombée entre leurs mains, et vénérée aujourd'hui encore dans le couvent de Valence (Espagne).

Sur les murs de retrait nous trouvons, à gauche, un seigneur et son écuyer tournant le dos à un navire, tandis qu'à droite des religieux contemplent un navire sur lequel flotte le pavillon de l'ordre avec au milieu des passagers l'image de la Vierge et de l'Enfant.

D'autres peintures murales décorent cette église, dans la chapelle de la Conception et sur l'intrados de l'arc d'entrée.

Randonnée du MERCREDI 5 Août

LA CIME DE PAL (2818 m)

Au départ du hameau d’Estenc par la montée classique au Col de Gialorgues par le vallon de l’Estrop, puis le Col de la Boulière. De là, se diriger SE sous la Pointe de l’Escaillon pour parvenir au Sommet de la Cime de Pal. Par le même cheminement, revenir vers la Baisse où peu avant on débouche sur le sentier balisé. L’emprunter à gauche pour s’abaisser au Col des Trente Souches d’où à droite par le GR 52 A, on arrive au village d’Entraunes.

ENTRAUNES


Dans un site sauvage, se dresse la plus haute commune de la vallée, posée sur une terrasse alluvionnaire entre le Var et le Bourdoux. Son vaste territoire forme un cirque autour de la vallée du Var, qui coule du nord au sud et prend sa source sur la commune. Entraunes a la plus faible densité de population du département.

UN PEU D'HISTOIRE


La tradition assure que le village, primitivement implanté sur la rive droite du Var, au quartier du Proun, aurait été détruit, soit par une inondation, soit, plus logiquement, par une avalanche de rochers provenant du Pénas. La découverte de pierres taillées et de « quantités d'ossements » confirmerait la chose. « Castrum de Antraulnis », puis « Antones » apparaissent au XIIIème siècle. Le « E » remplacera le «A» pour la première fois dans un édit en 1702.

Très tôt, les villages du Val d'Entraunes jouirent de réelles libertés administratives.

Ce qu'ils avaient obtenu des comtes de Provence, ils s'attachèrent à le conserver après la « dédition » des comtes de Savoie.

En 1446, au cours de la lutte de Louis XI contre la Savoie, un aventurier gascon, Archibald d'Alzac, déchaîna ses bandes qui incendièrent Entraunes. Un siècle plus tard, le seigneur d'Ascros, Jean-Baptiste Grimaldi, détruisit le château et incendia le village.

En juin 1597, les Français mirent le siège devant le château d'Entraunes, remis en état depuis peu et défendu par le capitaine Pascalis.

Au printemps 1598, le château disparut à jamais.

« Au début de l'été 1709, 800 hommes de troupes françaises arrivèrent à Entraunes, venant du Col des Champs, accompagnant des messieurs de haut rang dont le marquis de Broglie (le futur duc). Ce détachement emprunta le chemin d'Estenc, alla camper au Pra Long et coucher à La Cayolle. Le lendemain, 60 de ces hommes porteurs de munitions « reculèrent » par le chemin pris la veille, tandis que les autres et leurs nobles invités ou inspecteurs, descendaient sur le lac d'Allos avant de regagner leurs cantonnements à Allos, Colmars ou Barcelonnette.

Le surlendemain, nouveau détachement (60 hommes) qui, venant de Villars-Colmars, traversèrent Entraunes et le Bourdous pour s'en aller vers Saint-Dalmas.

Le matin d'après, nouveau passage de soldats. Ils étaient cette fois 260 qui partirent aussi vers Saint-Dalmas, puis s'égaillèrent vers Estenc, passant derrière Roche-Grande. Ils y firent mille désordres car ils étaient, comme les 60 de la veille, poursuivis par les Allemands qui les talonnèrent jusqu'aux hauteurs ».

Dans la nuit du 29 au 30 décembre 1796, un grand morceau du Pénas s'écroula avec un bruit terrifiant, ébranlant le sol comme un tremblement de terre. Les dégâts furent importants. La masse des blocs éboulés avait, par son poids, dénudé une bonne partie des terres en contrebas, emportant bois, prés et buissières jusqu'au lit du Var, où ce barrage forma un lac dangereux, qui pouvait inonder le village en cas de grosses pluies. Afin d'y remédier, toute la population dut s'employer pour « travailler à l'ouverture des anciens passages ».

A partir de 1820, Entraunes perd peu à peu de sa suprématie, au profit de Saint-Martin. Dès 1835, il n'y a plus de baile, ni de notaire au village. Dans la nuit du 31 octobre 1843, un violent orage éclate. Pendant trois jours, la panique s'installe à Entraunes. Les deux moulins et la teinturerie qui se trouvent au confluent sont emportés. Le Var accentue ses ravages. A Estenc, on compte 21 sinistrés. Les chemins, les ponts et les meilleures terres sont emportés ainsi que huit moulins à farine, onze moulins à huile, et cinq moulins à foulon. L'industrie lainière fut ruinée. Le 19 janvier 1875, le village est presque anéanti par un incendie. Le feu prit dans l'actuelle maison Guichard. Sa lampe à pétrole, nouvellement garnie, ayant pris feu, la propriétaire de l'époque, affolée, voulut la jeter dans la cheminée, mais la lança sur le tas voisin de branchages et bûchettes destinés à l'entretien du foyer, qui s'enflammèrent aussitôt. Bientôt, meubles et suie de la cheminée brûlèrent à leur tour, avant de se communiquer au village, où un très violent vent du nord précipita la catastrophe vers le « Pied-de-Ville ». L'incendie fit un mort : le sonneur de cloches.

La population d’Entraunes était de 317 habitants en 1901 et de125 en 1999.

Les habitants sont les Entraunois

L'église Notre-Dame-de-la-Nativité

L'église Notre-Dame-de-la-Nativité a remplacé une église primitive, dédiée à Saint Pons et à Sainte Magdelaine qui avait été construite à cet endroit après le VIème siècle. Avec le renouveau chrétien du XIIIème siècle, une église forteresse romane de fort belle structure fut édifiée dans le style particulier au Val d'Entraunes : murs épais avec meurtrières, nef rectangulaire sans transept.

Après la Révolution Française, l'église de Saint-Pons avait beaucoup souffert du passage des troupes. Elle fut reconstruite sous le Premier Empire en 1805.

En 1811, elle fut placée sous le vocable de la Nativité de Notre-Dame puis devint Notre-Dame-de-Septembre.

Des chapelles furent bâties contre l'église entre 1650 et 1725 qui furent intégrées en 1806 sous le même toit. Le clocher est asymétrique car il a été surélevé (les habitants de la rive droite se plaignant de ne pas entendre les cloches) ; il a épousé le contour en demi-cercle de l'abside romane du XIIIème siècle ; cadran solaire en façade. Au-dessus, de la porte principale, à l'intérieur, se trouve une croix parée d'un coq, d'une échelle, d'un sabre et d'une épée. Sur un tableau de l'autel Saint-Louis, on verra le blason de Louiquy d'Entraunes, qui acheta la seigneurie et la revendit ensuite à la communauté. L'église abrite des toiles de Jean André de 1655 à 1690 ; une croix du XVème siècle ; un baptistère creusé dans un bloc de calcaire; une statue naïve de Saint Sébastien de 1750.

LES PETITES HISTOIRES


A Entraunes, la communauté intenta plusieurs procès contre les chenilles, dévastatrices de récoltes. En 1498, elles furent condamnées à mort, mais non excommuniées comme à Contes.

En 1764, les Entraunois ne sont pas contents de leur vicaire, car celui-ci n'entend pas faire de procession contre la sécheresse ni d'adjuration des chenilles, sans être payé. De nombreuses démarches du député et de l'évêque n'y feront rien. Il est vrai que le travail présentait des risques, car on a vu par le passé le diable incarné dans les animaux donner la bastonnade à l'exorciste.

Après l'incendie de 1875, le curé avait exigé que l'on reconstruise le presbytère en priorité. Comme cela ne fut fait, il abandonna sa paroisse et s'installa à Saint-Martin. Les Entraunois demandèrent à l'autorité « d'ordonner au curé qui n'a aucun esprit de charité pour ses ouailles et voudrait maîtriser les affaires de la commune de retourner à Entraunes ».

LA CHARTE DES ENTRAUNES

Elle fixait minutieusement le travail des meuniers et tisserands, interdisait toute fraude aux marchands et leur imposait d'utiliser uniquement les poids et mesures poinçonnés par les consuls. Les habitants pouvaient se considérer comme pratiquement indépendants, véritables propriétaires de leurs biens, libres en tout, ou presque, de leurs décisions. C'étaient des privilégiés comparés à leurs voisins de Péone ou de Beuil, toujours soumis à la ferme autorité d'un seigneur qui leur réclamait encore nombre de corvées et lourdes redevances.

Les principes de cette charte, repris et adaptés par chacun des villages, largement commentés afin de supprimer toute confusion, habilement développés sur des sujets prêtant à controverse, devinrent les statuts de la Communauté dont ils fixèrent la base des institutions et les règles du fonctionnement.

Enrichis et modifiés selon les époques et les besoins en de nombreux détails, jalousement défendus, scrupuleusement respectés, ces statuts, transmis de génération en génération, se retrouvèrent inclus, en 1650, dans un long texte, figurant aux archives de la mairie d'Entraunes.

Mais au XVIIème siècle, les habitants durent racheter trois fois leurs libertés. Entraunes fut notamment vendu par le duc de Savoie à un gentilhomme nommé Louiquy.

LA LEGENDE


Loin d'être de belles et séduisantes jeunes femmes, les fados se manifestaient en hommes, tout de sombre vêtus, avec le chapeau toujours rabattu. Ils demeuraient, croit-on, dans les grottes avoisinantes. On ignorait tout de leur façon de vivre. Mais les habitants du Bourguet les voyaient, le soir venu, arriver pour la veillée, s'asseoir dans un coin de la pièce commune et rester là, des heures durant, toujours silencieux. Au moment du coucher familial, ils repartaient, sans jamais rien dire.

D'autres « fados » auraient hanté une grotte au-dessous de la Bouisse, d'où ils se rendaient à l'Oustamura. On en signalait aussi à Estenc. Les parois rocheuses, de part et d'autre du Chaudan renfermeraient de profonds «avens», décelables dans le Cirque de la Porte où l'entrée de l'un d'eux se trouverait au pied de l'à-pic de la paroi du fond.

Dans la paroi rocheuse, entre le Bourguet et le premier vallonnet se trouverait une grotte avec des ossements. Peut-être l'ancienne demeure des « fados » !

LE SAUT DU DIABLE

Durant la Guerre de 39-45, la découverte du cadavre d’un malheureux accidenté dans le vallon du Chaudan au dessus d’Entraunes, près des sources du Var, remit en mémoire une étrange histoire qui alimentait autrefois les veillées. Ces assemblées de parents et d’amis, regroupés dans la douce chaleur de l’étable, permettaient ç chaque conteur de broder habilement sur une trame souvent ressassée, pour le plus grand plaisir de l’auditoire. Voici une version de cette légende reprise d’après une relation de René Liautaud, chante du Val d’Entraunes.

Nous étions au creux de l’été 1514, lorsque que j’arrivais épuisé devant le presbytère. Venant d’Arles, j’avais marché sans relâche durant 8 jours, pressé de revoir mon oncle, prêtre à Entraunes. Ce brave homme avait fait tout pour me faire étudier et m’encourager à préparer la prêtrise. D’un coup de tête je venais de tout abandonner. Absorbé par mes pensées, soucieux de l’accueil et des reproches sévères qu’il n’allait pas manquer de m’adresser, j’avançais à grands pas sans rien voir. Après une courte hésitation je frappais à la porte. Mon oncle apparut, je le reconnus à peine, tant son visage avait changé. De grosses rides barraient son front : amaigri, la mine triste et le regard inquiet. Il s’avança vers moi sans marquer la moindre surprise. Il m’invita simplement à rentrer et à me reposer. Trop heureux de m’en tirer à si bon compte, j’allais m’étendre jusqu’à l’heure du souper. Alors que je décidais à m’expliquer, il m’interrompit presque aussitôt :

« Tu es là, as-tu fait bon voyage ? Tant mieux. Dommage que tu arrives à un pareil moment. Ici nous tremblons tous, le malheur est sur le pays.

- Pourquoi ? ».

Tout en mangeant il me raconta l’objet de sa contrariété. Cela avait débuté à la fin juin, là-haut sur le chemin du col le plus fréquenté de la région. Chaque jour, allant et venant de Colmars, bêtes et gens y circulaient, montant ou descendant tout au long des interminables lacets. Mon oncle ajouta :

« Nos gens n’osent plus s’y aventurer seuls, ils soutiennent que l’endroit est ensorcelé.

- Ensorcelé ?

- Oui, ils estiment que le Diable s’est rendu maître du passage depuis que 4 homes y sont morts, tous au même lieu. Quatre voyageurs solides et vigoureux ! ».

L’oncle précisa que les traces de pas du malheureux indiquaient qu’ils avaient tous abandonné le sentier pour dévaler dans un grand pré pentu finissant sans prévenir sur une falaise dominant la gorge. On n’aurait pas mieux fait si on avait voulu s’y précipiter. Tout cela me paraissait incroyable. Mon oncle poursuivit :

« Pour le premier chacun supposa qu’il s’agissait d’un accident. Prenant un raccourci le pauvre homme avait dû courir et manquer le rebord avant de s’écraser sur les rochers au fond du vallon. Mais trois jours plus tard, un autre mort fut retrouvé à moins d’un pas des traces sanglantes de l’autre ! ».

C’en était trop, refusant d’écouter les sages paroles du prêtre qui prêchait le bon sens, les esprits échauffés imputèrent le crime au Diable et à ses maléfices.

Deux semaines s’écoulèrent ainsi en vains et superstitieux bavardages. Hochant tristement la tête l’oncle poursuivit :

« J’aurais peut-être réussi à ramener le calme, mais hélas, coup sur coup, deux autres infortunés chutèrent à leur tour au même endroit… Cela te semble impossible ! Pourtant quatre déjà ont tous dégringolé dans les circonstances identiques sans raison apparente. C’est à n'y rien comprendre, s’ils avaient suivi le chemin bien tracé et en bon état, rien n’aurait pu leur arriver. Depuis et plus que jamais le Malin a la part belle. Je n’en dors plus, j’en suis malade, il m’arrive même de douter, pour un prêtre c’est le comble ! ».

Le jour suivant je m’étais assoupi à l’heure chaude, en feuilletant un vieux traité sur l’exorcisme, je fus réveillé par des éclats de voix. Deux villageois venaient de prévenir mon oncle ; un nouveau corps avait été aperçu dans le vallon maudit toujours au même endroit. Très vite, nous nous sommes retrouvés quelques uns, franchissant le passage de la Porte, personne ne parlait, plus que jamais, chacun rasait le rocher. Le grand Césaire qui ouvrait la marche semblait hésitant, l’oncle le dépassa, je le suivis. Brusquement, je vis le cadavre tout au fond de la cuvette creusée par les eaux dans les marnes grises. Quelqu’un sembla reconnaître une femme. Malgré l’absence de touffes de genêts ou de buis pour nous accrocher, nous nous sommes lancés dans la pente raide. C’était Amélie Giloux, la nièce d’Angelin de la Frache, une jeune et jolie fille en âge de se marier, qui était placée chez le notaire de Colmars. Personne raisonnable et pieuse, habituée des lieux, elle ne pouvait s’être suicidée la veille de ses noces, et encore moins avoir eu un accident en un pareil endroit. Alors plus que jamais on reparla du Diable. Comme m’on oncle s’approchait du corps mutilé pour dire quelques prières avant de l’emporter, on remarqua une large entaille marquant le cou de la nuque à la gorge.

« Elle a été attaquée et blessée avec un couteau », remarqua quelqu’un. « Elle s’est même défendu », ajouta un autre en retirant une poignée de poils roux des doigts recroquevillés de la pauvre morte.

« On dirait des poils d’ours ? ».

En un sens ces constations macabres nous rassuraient. Si Amélie s’était battue contre quelque chose de vivant, une sorte de monstre velu qui pouvait se toucher et s’attraper, la menace ne venait plus d’un insaisissable sortilège du Malin.

Le soir même, Baile et Consuls réunis décidèrent d’organiser de vastes battues aux alentours, depuis le vallon du Bourguet en passant par le Drouit et de là vers le Col, les Costes, la Bouisse jusqu’à Aiglières. Les trois jours suivants, tous les hommes valides d’Entraunes, accompagnés des meilleurs chiens de chasse, visitèrent chaque recoin de la montagne sans résultat. Il fallait se rendre à l’évidence, la bête se méfiait et paraissait douée d’astuce et de jugement, n’attaquant qu’à coup sur, comme le prouvait le sort des ces malheureuses victimes. Aussi semblait-il impossible de la démasquer. Mon oncle me confia qu’il pouvait « s’agir d’un loup-garou, moitié homme moitié animal comme il en avait entendu parler lorsqu’ il débutait jeune prêtre dans les monts du Vivarais.

« Ces sortes d’êtres son insaisissables, car ils peuvent revêtir plusieurs aspects selon les circonstances … Nous n’en avons jamais rencontré par ici, mais quoi envisager d’autre ? ».

Décidé comme lui à éclaircir ce mystère je lui proposais mon idée : « Ici je suis peu connu et puisqu’il semble en vouloir plus particulièrement aux voyageurs étrangers je vais essayer de le débusquer. Etant prévenu du danger et suffisamment alerte, je saurai me défendre mieux qu’un autre ».

Deux jours plus tard, après avoir quitté les dernières maisons du village, j’attaquais, appuyé sur un bâton, la rude montée qui mène au col. Au-delà du passage de la Porte, je ne pus m’empêcher de penser à ceux qui avaient emprunté ce même chemin avant d’être précipités au fond de l’abîme. Attentif au moindre bruit suspect, observant chaque buisson qui pouvait cacher une menace, j’avançais d’un pas rapide, le cœur palpitant. Seul, gagné par la peur, le dos parcouru de frissons, je dus me raisonner plusieurs fois pour ne pas abandonner et faire demi-tour. Après avoir dépassé ces lieux funestes une autre crainte m’assaillit : et si j’étais suivi ? Alors je pressais encore le pas, si bien que je parvins épuisé au sommet du col ! Je m’assis enfin pour reprendre mon souffle et j’en profitais pour dénouer le carré de toile de toile qui contenait un morceau de tomme et une tranche de pain. Le soleil inondait déjà de ses chauds rayons les crêtes, seule une brume légère couvrait encore le fond de la vallée. Cette courte pause casse-croûte me permit de retrouver mes esprits. Je repartis à travers les larges prairies qui bordent le col. Rassuré, je vis bientôt un grand troupeau de moutons gardé par un escogriffe barbu et deux chiens noirs. Accueilli et escorté par des aboiements rageurs difficilement apaisés, je saluai l’homme qui s’inquiéta de savoir qui j’étais :

« Je suis le neveu du curé, il m’envoie à Colmars pour y acheter quelques médecines…

- Bon voyage et retournez avant la nuit, les chemins ne sont pas sûrs ces temps ci et moi-même j’aurais peur sans mes chiens ! ».

Après l’avoir quitté, j’abordais le col frontière où commençait la descente sur le versant du Verdon à travers la forêt de sapins et de mélèzes.

Au milieu de l’après-midi, je remontai, ragaillardi par un déjeuner dans une bonne auberge où j’avais plaisanté avec quelques jeunes qui m’avaient fait oublier le motif de mon voyage. Parvenu au col, je ne retrouvai plus le troupeau et son berger qui s’étaient sans doute déplacés vers Chastelonnette. Le soleil baissait déjà et l’ombre gagnait le fond de la vallée. Je hâtai le pas pour arriver avant le crépuscule au passage dangereux. Me sentant léger, je descendais rapidement, coupant les lacets du sentier à travers prés et talus. Dévalant de la sorte, j’atteignis très vite le champ maudit. Parvenu là, je m’arrêtai anxieux pendant un long moment pour récupérer mon souffle. Attentif à ce qui pouvait se produire, je me remis en route suivant prudemment le chemin. Prêt à toute éventualité, sans quitter mon bâton ferré, je pris mon poignard dans l’autre main.

J’avançais lentement scrutant chaque buisson. Bientôt je fus arrêté par un étrange barrage constitué de fagots de bois sec coupant le chemin sur une cinquantaine de pas. Curieux ? L’obstacle n’était pas là le matin et pour l’éviter il ne me restait plus qu’à descendre droit vers la pente pour reprendre le sentier plus bas. En quelques enjambées dans la pierraille j’atteignis mon but. J’allais repartir lorsqu’une énorme bête déboula de sa tanière. Epouvanté je trébuchai contre une motte d’herbe, me redressant tout aussitôt pour m’enfuir devant l’animal qui déjà me talonnait. Bondissant en courant, je descendais toujours plus vite pour échapper à la bête, oubliant l’autre danger tout aussi terrifiant : le précipice ! Je réalisai soudain que j’allais parvenir au saut de la mort. J’étais perdu, j’entendais déjà la respiration sifflante du monstre. Les jambes coupées par la peur je vacillai et perdis l’équilibre roulant déjà vers l’abîme. Dans un ultime sursaut je plantai mon bâton et me remis sur mes pieds. Surpris dans sa course, l’autre me dépassa pour s’arrêter plus bas avec difficulté. En un clin d’œil la situation s’inversait, armé de mon poignard, je dominai l’énorme bête couverte d’une abondante fourrure rousse. Je remarquai sa grosse tête d’ours qui n’était pas en rapport avec la longueur et la minceur de ses pattes. Malgré son aspect inquiétant ce n’était pas une mauvaise bête, je compris vite que l’horrible accoutrement ne cachait qu’un homme. Cette découverte me rassura, si sa stature était imposante, j’avais l’avantage de la position. Je l’interpellai en m’avançant vers lui, il restait muet debout sur ses pattes. D’un bond il plongea dans mes jambes me renversant au sol, j’eus le réflexe de frapper avec mon poignard qui s’enfonça dans l’épaisse fourrure. Le monstre poussa un cri de douleur. Il essaya de m’écraser de tout son poids, je n’arrivai plus à me dégager. Encore une fois, je réussi à plonger la lame dans la masse qui m’étouffait. Entravé dans sa fourrure, soufflant de plus en plus fort, perdant son sang, soudain il se redressa pour s’enfuir. J’essayai de le retenir mais épuisé, haletant je retombai. A demi-inconscient, j’entendis alors des éclats de voix et je vis sortir d’un peu partout des hommes armés parmi lesquels je reconnus mon oncle. Déconcerté par cette apparition, le monstre s’élança vers le bas du champ d’où il sauta sans hésiter dans le gouffre.

Lorsque je me suis réveillé dans ma cambre mon oncle assis près de la fenêtre lisait son bréviaire. M’entendant bouger il s’approcha :

« Mon pauvre enfant, tu m’as fait peur ! Heureusement que nous avions tout combiné avec le Baile. Depuis le midi nous étions tous accroupis dans les buissons au dessus du chemin. C’est là que nous avons vu le berger barrer le passage avec du bois. Nous avons alors compris le piège et ses intentions. Si nous étions intervenus, il aurait prétendu vouloir arrêter ses bêtes. Nous avons donc attendu ton retour. Lui seul avait le temps de mettre chaque fois en place un barrage et de se ternir à l’affût des malheureux. Tu ne peux pas t’imaginer quels soucis je me faisais en te voyant descendre le sentier et après quand je l’ai vu t’attaquer !

-Crois moi j’ai cru mon dernier moment arriver : dis-je en riant. Mais pourquoi tous ces crimes inutiles ?

- Va savoir ce qui peut traverser l’esprit d’un homme solitaire perdu dans la montagne ?... Mais j’ai mon idée, nous en reparlerons demain après l’enterrement » murmura mon oncle en se levant.

La cérémonie rassembla tout le village, L’inquiétude persistait encore quand on eut enterré le pâtre au fond du cimetière dans le carré des hérétiques, des morts nés et des suicidés. La foule commentait encore ces évènements troublants en voyant dans le défunt un serviteur patenté du Démon.

Lorsque nous fûmes de retour au presbytère, mon oncle m’entraîna à l’écart dans son jardin, loin des oreilles indiscrètes. Parvenu sous le grand mûrier il me confia :

« Pendant la longue attente de ton retour, là haut sur le chemin j’ai eu tout le temps de réfléchir. Cet homme ne tuait pas pour voler, il n’agissait pas davantage par vengeance puisque ses victimes étaient presque toutes étrangères au pays. Quel dessein pouvait alors animer son comportement ? Le plaisir de tuer d’un être sans divertissement ? Et pourquoi dans ce lieu déjà nommé le »Saut du Diable » ? Je me suis souvenu que mon père racontait qu’au temps jadis, le vallon de Chaudan servait de lieu de culte aux populations primitives qui peuplaient la vallée. Pour apaiser les forces occultes de la Nature, chaque année au solstice d’été, on y sacrifiait d’innocentes créatures en le précipitant dans le vide. Notre sainte religion a heureusement mis un terme à ces mœurs barbares nées du paganisme des premiers âges. Vois-tu, ce berger inculte n’avait fait que reprendre en digne serviteur de l’obscurantisme les pratiques d’un temps où le Malin régnait en maître sur les consciences.

Au fond, ajoutais-je, le « Saut du Diable » mérite toujours son nom.

Randonnée du DIMANCHE 9 Août

LA TETE DE PELOUSE (2922 m)

Au départ du Col de Raspaillon, par le Col de Pelouse et la Cime de Pelousette, le Pas de la Petite Cavale d’où par la crête NW, on gagne le sommet de la Tête de Pelouse. Continuer sur cette dernière jusqu’à la Baisse du Lauzanier puis descendre aux Lacs des Hommes. Cheminer S pour atteindre le Lac de Derrière la Croix et par le GR 5 monter au Pas de la Cavale. Suivre le balisage rouge et blanc jusqu’à la balise 37 et poursuivre sur un sentier balisé en jaune pour passer au Col de la Croix Blanche avant de s’abaisser dans le Vallon du Salso Moreno avanr d’arriver au hameau du Pra.

Les hameaux de Saint-Dalmas le Selvage

BOUSIEYAS


Ce petit hameau à 1950 mètres d'altitude est le plus haut des Alpes-Maritimes. On peut y aller par le col de Colombart, le col de la Colombière ou en voiture par la RD 64.

Au XIXème siècle, plus de cent personnes y résidaient, « la messe était chantée chaque dimanche, à l'exception de l'hiver car le contenu des burettes gelait ».

La dernière habitante permanente de Bousieyas était ravitaillée en hiver par le facteur qui venait à ski et plus tard par hélicoptère.

LE PRA


Ce hameau est depuis les temps anciens menacé d'anéantissement. Au XIXème siècle, le curé relevait, à côté des excès de ses paroissiens (certains avaient cuit leur pain, lavé leur linge ou avaient été au bal le dimanche), des grandes inondations du torrent de Salso Moreno.

Aujourd'hui des ouvrages de protection tentent d'empêcher les glissements de terrain de la crête des Terres Rouges.

Randonnée du MERCREDI 12 Août

LES CIMES EST (2852 m) ET OUEST (2794 m) DE L’AGNEL

Au départ de Castérino, par le sentier non balisé qui remonte le torrent en rive gauche puis en rive droite. Après le parking emprunter l’ancienne route militaire de la Valmasque où l’on bifurque à droite à la balise 393. S’élever au Lac Agnel, puis à son extrémité N, prendre à doitée pour parvenir au Sommet de la Cime Agnel. Le retour s’effectue par le même cheminement qu’à l’aller.

CASTERINO

(Commune de Tende)

Habité toute l’année, ce hameau se compose de quelques maisons éclatées dont beaucoup sont des constructions de style montagnard.

Logé au fond d’une vallée d’origine glaciaire, Castérino est le point de départ de nombreuses randonnées pédestres et équestres. L’hiver, le ski de fond s’y pratique sur 25 km de pistes.

Au-delà de Castérino, une petite permet de rejoindre en 2 km, le point de départ de la Valmasque qui est aussi l’entrée du Parc National du Mercantour. Pour ceux qui désirent s’y rendre à pied, traverser par une passerelle en bois. le torrent en face l’Auberge Marie Madeleine et remonter son cours en rive gauche. Plus loin, par une autre passerelle le retraverser et se diriger NW en biaisant à travers bois. Arrivé à un replat herbeux, emprunter un sentier muletier en contrebas de la route pour aboutir dans un virage en épingle peu avant le parking.


Randonnée du DIMANCHE 16 Août

LE MONT TENIBRE (3031 m)

Au départ de Saint Etienne de Tinée sur la RD 2205 à la balise 108, par le sentier balisé qui en courts lacets, monte à Fournels Bas. A la balise 109, prendre le sentier qui s’élève NE sur la crête de l’Adret de Ténibres jusqu’à son débouché sur la route de l’Energie que l’on suit à droite. Traverser à gauche le Plan du Ténibre et se diriger sur les Lacs homonymes. De là, SE, on parvient au sommet du Mont Ténibre. Descendre E au Pas de Rabuons puis s’abaisser aux Lacs de la Montagnette et du Cimon avant d’arriver à celui du Rabuons. A la balise 108, rester en rive droite du Lac et après le passage au refuge CAF de Rabuons emprunter la route de l’Energie jusqu’à la balise 103. Descendre NW pour arriver au village de Saint Etienne de Tinée.

SAINT ETIENNE DE TINEE

Voir plus haut.

Randonnée du MERCREDI 19 Août

LA TETE SUD DES BRESSES (2824 m)

Au départ du parking du Boréon de Salèse, par le GR 52 qui s’élève au Col homonyme. Poursuivre NE et aux ruines de l’Agnellière, prendre à droite pour se rendre au Las Nègre puis au Pas du Préfouns. De là, hors sentier s’orienter R sous la Tête des Tablasses et par une sente cainée, se rendre au Pas des Tablasses d’où en aller et retour, on parvient au sommet de la Tête Sud des Bresses. Descendre S dans le Vallon des Bresses jusqu’à déboucher sur un sentier balisé et prendre à droite vers Camp Soubran. A la balise 270, retrouver l’itinéraire de montée que l’on suit en sens inverse pour passer au parking de départ, puis pas la route au Lac du Boréon.

LE BOREON

La route qui mène au Boréon côtoie un torrent impétueux et serpentant à travers bois, dans une vallée pittoresque. La flore est très variée et riche de plantes rares. Situé à 1470 mètres d'altitude, ce site alpestre de toute beauté, avec sa magnifique cascade se trouve au milieu d'une forêt de pins, de sapins, d'épicéas, et de mélèzes.

La vallée s'étale ensuite et un beau chemin conduit à la clairière de la source « Martin », à la Grande Vacherie, à la Maïris, à la cascade de Pietra Steccia, et plus loin au Pas de Ladres, à la Madone de Fenestre.

Un autre chemin longe la réserve de chasse du Mercantour, et remonte le vallon qui conduit au col de Salèse (2031 mètres) et à Mollières (hameau autrefois très important). Le Boréon est le point de départ de nombreuses excursions.

Le terme de « Suisse Niçoise » appliqué à la haute Vésubie apparait après 1860. Le géographe Elisée Reclus écrit en 1864, après avoir vanté les charmes de la région »aussi n’est il pas douteur que les environs de Saint Martin-Lantosque ne soient un jour considérés comme la petite Suisse Niçoise ». Le développement des routes et des transports donne aux niçois aisés, la possibilité de fuir la canicule estivale de la Côte pour se rendre dans le haut pays. Saint Martin apparaît alors comme un lieu privilégié avec possibilités de promenades vers Venanson, la Colmiane, le Boréon et la Madone de Fenestre.

Randonnée du DIMANCHE 23 Août

Pas de sortie collective.

Randonnée du MERCREDI 26 Août

LE SOMMET DES GARRETS (2822 m)

Du Col de la Cayolle s’élever SW en suivant une ligne de crête pour parvenir au Sommet des Garrets. Poursuivre SE jusqu’au Pas du Lausson et à la balise 295, emprunter à droite le sentier non balisé qui va se diriger S jusqu’à aboutir au Col des Champs. De là, par le GR 52 A à gauche, s’abaisser pour arriver au village d’Entraunes.

ENTRAUNES


Voir sortie du 5 aout

Randonnée du DIMANCHE 30 Août

Pas de sortie collective.

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