Foggia est une commune italienne des Pouilles qui compte 152 862 habitants, et est le chef-lieu de la province de Foggia








télécharger 82.42 Kb.
titreFoggia est une commune italienne des Pouilles qui compte 152 862 habitants, et est le chef-lieu de la province de Foggia
date de publication11.07.2017
taille82.42 Kb.
typeDocumentos
ar.21-bal.com > loi > Documentos
FOGGIA

Foggia est une commune italienne des Pouilles qui compte 152 862 habitants, et est le chef-lieu de la province de Foggia.
D’une superficie de 507 KM² elle a une densité de 301 habitants au km².
C’est la troisième ville plus importante par sa population des Pouilles et la 24 eme au plan national et depuis 1999 le siège de l’Université.
Située dans la plaine des Pouilles, Foggia maintient une vocation agricole qui en fit depuis des siècles un important centre commercial. Jusqu’au début du 19eme Foggia fut le siège de la « douane des moutons » qui règlementait la transhumance des Abruzzes et de la Capitanata (région de Foggia). Malgré de nombreux séismes au cours des siècles et des bombardements subis au cours de la seconde guerre mondiale, qui firent près de 20 000 victimes (presque un tiers de la population) Foggia possède un important patrimoine artistique et architectural concentré surtout dans la partie ancienne de la ville.
« Si Dieu avait connu dette plaine des Pouilles, lumière de mes yeux, il se serait arrêté pour vivre ici » (Fréderic II le Souabe).
Foggia fut construite à peu près au milieu de la plaine des Pouilles, entre le torrent Celone et le fleuve Cervaro, au croisement d’importantes voies de communication. La cité se trouve sur des terrains argileux. Cette zone sismique est classée en catégorie 2 selon l’ordonnance du Président du Conseil des Ministres N° 3274 du 20 mars 2003.
Climat
Son climat est essentiellement méditerranéen, avec de longs étés chauds et secs et des hivers doux. Pendant les mois d’hiver la température descend rarement au dessous de 0°. La moyenne des températures annuelles est d’environ 18° et les précipitations sont en moyenne de 513 mm par an. Toutefois, il faut se rappeler du 3 janvier 1993, 26-27 décembre 1996 et du 15 décembre 2007 où il est tombé entre 15 et 20 cm de neige. Le 16 décembre 2007, on a enregistré une température de -5°. Par contre le 25 juin 2007 la station météo de Amendola a enregistré des températures de +47°.
Histoire
Selon une opinion générale le nom de FOGGIA viendrait du latin Fovea qui veut dire « fosse », en référence aux fosses à grains.


  1. Du néolithique au moyen-âge

L’actuel territoire de la ville de Foggia faisait partie du plus grand village néolithique, et parmi les plus anciens d’Europe (période entre le 6eme et le 4eme siècle avant JC), berceau de l’agriculture en Italie, en provenance du Moyen-Orient. Seule une petite partie de l’emplacement archéologique, découverte par des photos aériennes de la seconde guerre mondiale, est comprise dans le parc archéologique « Passo di Corvo ». On retrouve aussi d’importants vestiges du néolithique dans les quartiers de Salice Nuovo, San Lorenzo et Ordona Sud, dans le centre ville, dans les ruines de la Villa communale et sur le terrain de l’ancien hippodrome. Les sites d’ARPI (en grec Argos Hippium) remontent au 2eme millénaire avant JC, come l’hypogée de la Méduse, l’Hypogée des Cavaliers et les nécropoles dans la localité d’Arpinova.

Arpi était une ville des plus grande et des plus étendue italienne, ayant à sa disposition quelques milliers de soldats, riche mais également forte par sa position géographique et par un commerce florissant. La pratique de l’agriculture était habituelle entre les habitants de cette zone, favorisée par la fertilité de la plaine des Pouilles.

Cette zone marécageuse était infestée par le paludisme et la malaria et il faudra attendre la domination normande pour voir des améliorations. Il reste peu de choses aujourd’hui de la Grande Arpi et Roberto Il Guiscardo fit améliorer cette grande zone marécageuse donnant à l’actuel noyau urbain une impulsion économique et civil qui grandit encre sous Guglilmo le Bon.


  1. Epoque de Frédéric II

Le 13eme siècle fut une période très importante dans l’histoire de Foggia. Frédéric II le Souabe aima la cité à un tel point qu’il se fit construire un Palatium, qui s’étendait sur une surface correspondant à l’actuelle Rue Arpi.

Frédéric II considérait la Capitana comme un lieu idéal même pour la chasse, c’est pourquoi il fit bâtir deux autres demeures majestueuses aux portes de Foggia.


  1. De la douane aux moutons au tremblement de terre du 18eme

L’actuel chef-lieu de la Dauna compte un chapitre très important de son histoire : la transhumance. En 1447 les aragonais tentèrent d’exploiter la centralité de Foggia en imposant une taxe à tous les bergers par la Douane aux Moutons. Cet évènement enrichit considérablement les caisses royales mais appauvrit considérablement les agriculteurs de la plaine des Pouilles qui progressivement redevint marécageuse.

Le symbole de la transhumance et des taxes est le Palais de la Douane, édifice construit au 17eme siècle, siège de la douane.

Le 20 mars 1731 un nouveau tremblement de terre frappa la cité, détruisant un tiers des habitations.


  1. Le 19eme siècle

Au 19 eme, Foggia, devenue chef-lieu en 1806, se développa vers la gare et fut embellie par d’importants monuments publics. Même d’un point de vue politique la ville fut très active durant cette période : elle abrita les « Carbonare » de la province et prit partie soulèvements de 1848 et 1860. Avec l’Unité Italienne en 1861, mais surtout avec l’abolition de la douane 4 ans après, la cité récupéra les terres occupées par les troupeaux et donna ainsi un nouveau développement à toute cette zone.


  1. Le 20eme siècle

La première moitié du 20eme siècle a vu accroissement des constructions publiques comme le Palais Des Etudes, la Préfecture, et le Palais de la Cité, mais un événement qui eut une grande importance dans l’histoire de la cité a été la construction de l’Aqueduc Pouillais en 1924. Durant la seconde guerre mondiale, la cité fut bombardée par les avions alliés qui rasèrent une bonne partie des habitations, visant en premier lieu une usine secrète de gaz empoisonné utilisé sur le front.

Il faut se rappeler des bombardements du 22 juillet et du 19 août 1943, les plus meurtriers pour la ville, faisant plus de 20 000 victimes soit un tiers de la population de l’époque.

Avec l’occupation anglo-américaine, le 1 octobre, Foggia devint le tremplin de l’offensive alliée sur l’Adriatique et dans les Balkans.

La cité a été reconstruite sur les ruines du centre antique et des structures urbaines du 19eme, selon les impératifs d’un style postfasciste. Suite aux améliorations de la plaine des Pouilles la cité a accru son importance économique et son développement urbain et démographique.


  1. Les honneurs de la ville

    • Médaille d’or de la valeur civile

    • Médaille d’or de la valeur militaire


Monuments et lieux importants
Foggia a été plusieurs fois détruite par des séismes importants et par les bombardements de la seconde guerre mondiale, mais il existe encore de nombreux témoignages historiques et architecturaux de son illustre passé.
L’édifice le plus important est la cathédrale, construite au XII eme siècle et modifiée plusieurs fois. Elle a conservé extérieurement en grande partie les façades romanes en pierres sculptée, avec une précieuse corniche agrémentée de sculptures et sur le côté gauche le riche portail de Saint Martin. La crypte date également du moyen-âge avec ses remarquables chapiteaux. A l’époque baroque, le temple fut en grande partie restructuré, à l’extérieur transformant la partie supérieur des façades et rehaussant le campanile par un couronnement en flèche

On trouve en ville de nombreux lieux portant un intérêt historique et artistique.


  • l’église baroque de « Gesu e Maria », la place Umberto Giordano,

  • le Palais des douanes, place du XX septembre,

  • l’église « del Monte Calvario delle croci

  • les trois arches de la Porta Arpana ou Porta Grande

  • l’Arche du Palais Impérial de Frédéric II, place Negri. A cet endroit se dressait le majestueux Palais Impérial qui, comme on peut le lire sur l’épitaphe de l’Arche, était pour l’empereur le siège impérial réel et préféré.

  • Le puits de Frédéric II, sur la place du même nom,

  • L’église San Lorenzo

  • L’hypogée de la Méduse

  • La nécropole et le parc archéologique de Passo di Corvo.

  • L’église de Morti, sur la place Purgatorio

  • L’église della Madonna Addolorata

  • La Basilique San Giovanni Battista

  • La Villa Comunale avec son pronaos néoclassique, qui est le second jardin public de l’Italie centre-méridionale et date du XIX eme siècle

  • Le palais des postes en style Liberty

  • La fontaine del Sele, place Cavour.


Les palais historiques


  • Les palais de Fréderic


La reggia federicana

Le palais della Pianara

La caserne de la cavalleria


  • Les palais des nobles


Palais de la Douane

Palais Buongiorno

Palais Celentano-Rosati

Palais del Vento

Palias Siniscalco-Ceci

Palias De Vita De Luca

Palais Marzano

Nouveau Palais de la Douane

Palais Brancia-Farina

Palais d’Angio

Palais De Carolis

Palais Pepe

Palais Figliola

Palais Ricciardi

Palais Villani

Palais Filiasi

Palais Freda

Palais San Gaetano

Palais San Leonardo

Palais Scillitani

Palais Trifiletti


  • Autres palais


Palais de l’Archevêché

La Préfecture

Palais de la Cité

Palais de la Banque d’Italie (siège à présent de l’Académie des Beaux Arts)

Palais de la Banque de Naples

Le Couvent


  • Les palais du XIX eme


Palais des Statues

Palais de l’Aqueduc

Palais de Justice

Palais Maria Grazia Barone

Palais degli Studi

Palais Rubino

Palais degli Uffici Statali.
La Villa Comunale
L’entrée principale est constituée d’un imposant pronaos comprenant 28 colonnes disposé en deux files, dessinée en 1820 par l’ingénieur Luigi Oberty à qui l’on doit également les plans de la façade de l’église San Francesco Saverio, du théâtre et de l’hospice « Maria Cristina » et de l’église Della Madonna e della Croce.
Déjà en 1806 Joachim Murat avait proposé la construction de pavillons et des jardins sur les flans d’une maison communale. La cité-jardin aurait été lotie et mise en vente.
Mais cela ne se fit pas suite à une opposition de diviser le territoire de « Pila e Croce ». Il n’y eut donc qu’une villa, ainsi appelée Villa Royale. Construit en 1827, le pronaos de la Villa Comunale fut détruit par les bombardements de la seconde guerre mondiale, puis reconstruit en 1950. Les niches du pronaos, vide à présent, contenaient les statues des grands rois bourbons
Le théâtre Umberto Giordano
Commencé en 1825 et terminé en 1828, il fut inauguré et dédié au Roi Ferdinand. Ce fut un des plus importants théâtres de son règne. On doit les plans à l’architecte napolitain Luigi Oberty qui lui donna un style néoclassique, en vogue à cette époque. Mais le bâtiment eut une capacité insuffisante pour accueillir le public foggian et quelques années après on fit quelques transformations en remplaçant le péristyle à 6 colonnes par trois grandes portes et les fenêtres du premier étage remplacées par des balcons.

L’intérieur a la forme typique du fer à cheval des théâtres à l’italienne avec 3 sortes de loges décorée ; l’ample voute qui le recouvre n’est pas décorée mais est enrichie d’un grand lustre de cristal.

On porta une grande attention à l’aménagement du foyer décoré par quatre statues d’anciens souverains : Francesco I et Maria Isabella et Fréderic II et Maria Teresa.

Après l’Unité Italienne son nom de « Théâtre Royal Ferdinando «  devint « Théâtre Dauno » et en 1928 fut dédié au compositeur Umberto Giordano.

Le théâtre Communal a subi récemment des travaux de restauration qui lui ont rendu son ancienne splendeur.
Architecture et remparts
Dans un document de 1583 conservé à la bibliothèque Angelica de Rome, on trouve les plans de Foggia qui était ceinte de remparts (détruits à présent) avec 5 portes de ville, une pour chaque bourgade, à l’exception de ceux de « Carmin vecchio » et de « Mastri Carradoni ».

Actuellement il subsiste une seule porte la « Porta Arpana.


  • Porta Arpana  (ou porte royale) : elle a été la première et la plus grande porte, toujours visible actuellement au sud de l Via Arpi. Au temps de Frédéric II le Souabe, elle indiquait l’entrée de la ville puis l’entrée du « Borgo dei Sellai qui s’étendait jusqu’à l’emplacement de la gare actuelle. Aujourd’hui cette porte se trouve prise entre deux porches construit pendant la Seconde Guerre Mondiale.

  • Porta di San Tommaso (Porta nuova ou Porta Luceria) : la seconde porte de Foggia construite en 1642 et détruite en 1867 prit le nom de Porta di San Tommaso car elle se trouve près de l’église du même nom et elle signalait l’entrée du Borgo Croci

  • Porta Ecana (ou Porta Troia ou Porta Sant’Agostino) : troisième porte de Foggia, construite près de la vieille église Sant’Agostino dans la Via Arpi signalait l’entrée du Borgo Capraia.

  • Porta Reale (ou Porta Piccola) : quatrième porte de Foggia construite près d’une banque commerciale entre la Via Duomo et le Cours Garibaldi elle indiquait l’entrée du Borgo Rignano.

  • Porta San Domenico : cinquième porte de Foggia signalant l’entrée du Borgo Giuncai.


Autres Constructions


  • Piazzale Italia : un temps privé de dénomination propre, elle portait le même nom que celui de la caserne « Miale da Troia », siège de la Police Nationale autour »hui. Elle a porté ce nom jusqu’au 4 juin 1928, date à laquelle Victor Emmanuel II, Roi d’Italie, vint à Foggia pour découvrir deux plaques sur la façade de la caserne concernant la « Proclamation de l’entrée en guerre » et le « Bulletin de la Victoire ». Il inaugura également le Parc du Souvenir comptant 500 pins ornés chacun d’une plaque de fer émaillé au nom d’un héros tombé au champ d’honneur pendant la Première Guerre Mondiale.

Puis elle s’est appelée « Place du 28 octobre » en souvenir d’un épisode révolutionnaire qui, sous les ordres de Giuseppe Caradonna, partit de cet endroit le 22 octobre 1922 pour rejoindre les fascistes qui s’étaient regroupés à Santa Marinelle, Monterotondo et Tivoli afin de participer le 29 octobre de la même année à la marche sur Rome pour aider Mussolini à prendre le pouvoir. Quelques années après, le 4 novembre 1931, le parc s’est trouvé enrichi de 2 mats, posés sur de grandes bases en pierre, d’environ 35 m chacun appelés « Antennes de la Victoire » sur lesquels étaient hissés les jours de fête le drapeau tricolore et le drapeau aux couleurs de la ville.

Avec les bombardements de 1943, les arbres furent déracinés, les trépieds disparurent et les bombes creusèrent de grands trous.

Après l’armistice, pendant la reconstruction de la place, on lui donna le nom du navigateur génois Christophe Colomb.

Le nom actuel de Place d’Italie date du 22 octobre 1959 quand le Monument aux Morts, œuvre du sculpteur Ameleto Cataldi, fut transféré de la Place Lanza (aujourd’hui place Giordano).

Aujourd’hui réaménagée pour mettre en évidence le monument aux morts, la caserne « Miale di Troia », le palais degli studi, le palais delle statue, le palais de l’université en déterminent le périmètre.


  • Place Umberto Giordano : dédiée au compositeur dont la statue a été fondue par le sculpteur vénitien Romano Vio en 1962. Autour de cette sculpture se trouvent d’autres statues représentant plusieurs de ses œuvres comme : Mese Mariano, Siberia, Marcella, la Cena delle Beffe, il Re, Fedora e Andrea Chenier.




  • Place Cavour : en forme de pentagone, elle est enrichie en son centre par une fontaine appelée « Fontaine del Sele », mais plus communément appelée « Fontaine de la Place Cavour », en souvenir du temps où la ville a pu bénéficier, après avoir longtemps attendu, de l’eau de la Sele. En arrière-plan de cette place on trouve l’élégant pronaos de style néoclassique qui permet d’accéder à la villa. A droite se détachent deux coupoles surplombant le palais de l’Aqueduc Pugliese et à gauche à l’angle la superbe et élégante façade du palais hébergeant l’université.




  • Place du XX septembre : elle abrite des immeubles de grande valeur. Au fond de la colonnade blanche néoclassique de l’église San Francesco Saverio, sur un des côtés de l’édifice se trouve le Palais de la Douane, un temps siège de la Province et abritant aujourd’hui les archives culturelles et sur le côté opposé le palais abritant les archives de l’Etat. En face de l’église, au bout de la via Duomo, se détache le splendide campanile de la Chiesa Madre.




  • Place del Pozzo Rotondo ou place Frédéric II : ancien centre historique où se trouvait un puits probablement construit sous Fréderic II. Jusqu’au début du XXème siècle, il y avait un buste de peintre Saverio Altamura. Pendant la période fasciste le buste fur remplacé par une sculpture aux motifs et formes de l’époque de Fréderic II représentant ce qui devait être l’ancien puits médiéval faisant partie du palais. Il y a toujours de l’eau dans ce puits mais elle n’est pas potable.




  • Piazza Salvatore Baldassare : située au milieu de la plus vieille rue de la ville abritant une gracieuse fontaine avec un miroir d’eau pour rappeler celle de 1831 du sculpteur Antonio Bassi, détruite en 1943 par les bombardements




  • Place Purgatoire : une des plus vieilles places de la ville, déjà présente sur les cartes de l’époque médiévale. Elle se trouve à l’endroit où Fréderic II fit ériger son plus grand palais. Le monument le plus important est surement l’église Santa Maria della Misericordia, appelée aussi Ames du Purgatoire et des Morts. C’est un des plus beaux exemples du baroque poullais.




  • Place Pericle Felici : une des plus vieilles de la ville. Elle est délimitée par le côté longitudinal de la cathédrale (où se trouve le campanile) de style baroque élégant et riche de décorations, édifiée après le séisme de1731. On y trouve également l’église del Succorpo ou crypte.




  • Place Francesco de Sanctis : prés de la place Pericle Felici, elle abrite la façade restaurée de la Chiesa Madre. Sur les côtés on trouve de vieux palais de grande valeur architecturale comme celui abritant actuellement l’école primaire G. Pascoli.




  • Place Cesare Battisti : située à la lisière du vieux quartier. On y trouve le théâtre communal Umberto Giordano à la façade néoclassique de l’architecte Luigi Oberty




  • Place del Lago : appelé ainsi par la présence dans l’antiquité d’un petit étang où, selon la légende, deux bergers virent un autel de bois affleuré sur lequel brulaient 3 flammèches. Après l’avoir nettoyé de la boue le recouvrant, les deux bergers reconnurent la Vierge à l’Enfant et la mirent en sécurité dans l’ancienne taverne du hibou. Actuellement il y a une fontaine pour rappeler le lac.


Habitations rupestres
Au néolithique on trouvait déjà une présence humaine sur le territoire de Foggia (vers le VIemesiècle avant JC). Les habitants y pratiquaient l’agriculture favorisée par des terres riches et fertiles et la régularité du Tavoliere (plaine de Foggia). Quelques habitations individuelles se trouvent dans la localité de Passo di Corvo, dans le parc archéologique. D’autres villages sont encore ensevelis dans la zone de l’ex-hippodrome et dans la zone comprise entre les quartiers Ordona Sud et Salice Nuova.

A Arpinova on trouve des installations datant du 3eme millénaire avant JC comme l’Hypogée de la Méduse et la nécropole de l’ancienne cité d’Arpi.
Société
En 2001, Foggia occupait la 25eme place dans le classement des villes italiennes par son nombre d’habitants.
En 1861 31 562 habitants

En 1911 75 648 habitants

En 1921 66 772 habitants

En 1936 62 340 habitants

En 1951 97 504 habitants

Aujourd’hui plus de 150 000 habitants
Ethnie
La population d’origine étrangère résidant sur la commune de Foggia a augmenté à partir de 2003 suivant ainsi la tendance nationale.
On compte 2732 étrangers sur la commune représentés de la façon suivante :

Roumains 540 Polonais 204

Ukrainiens 331 Marocains 140

Albanais 319 Pakistanais 70

Macédoniens 307 Tunisiens 46

Chinois 232
Langues et Dialectes
Le dialecte foggian (ou Dauno Apennins) parlé à Foggia mais également dans différentes communes de la province est classé dans les dialectes poullais septentrionaux qui appartiennent aux dialectes italiens méridionaux.

Il se caractérise par de nombreux éléments des Abruzzes et napolitains, dus surtout aux échanges continus pendant des siècles par la transhumance des bergers.
Religion
La majorité de la population est de religion catholique ? La commune fait partie de l’archevêché de Foggia-Bovino avec 35 de paroisses

L’autre confession chrétienne est protestante.

Foires et manifestations
Toutes les foires et manifestations d Foggia, à l’exception de la foire de Sainte Catherine, se déroulent dans le quartier des foires de Foggia.
Foires les plus importantes :

  • Foire internationale de l’agriculture

  • Foire d’octobre

  • Foire de Sainte Catherine


Culture
Sur le plan culturel, Foggia compte 3 festivals importants :

  • Festival du cinéma indépendant

  • Espace Giovanni Live Festival

  • Foggia Jazz festival : premier festival de jazz en Italie qui en est à sa 29e édition.


Enseignement
Depuis 1999 Foggia est le siège de l’université.

De 1990 à 1999 Foggia était une annexe de l’université de Bari. Selon une étude Foggia occupe le 44e rang en Italie.
Elle propose 6 choix : lettres et philosophie, droit, économie, médecine, agriculture et sciences. Elle compte environ 11 000 inscrits, 300 enseignants et 450 employés (techniciens et administratifs).
Les différentes facultés ne sont pas concentrées en un seul campus mais éparses sur le territoire communal et également dans quelques communes de la province.

Mais cela ne suffit pas à endiguer l’émigration estudiantine vers d’autres universités. C’est pourquoi la ville abrite d’autres résidences universitaires :

  • Polytechnique de Bari (siège de Foggia) installée depuis 1992 propose aujourd’hui une licence en ingénierie mécanique, électrique, civile

  • La Libera Università des études de San Pio V de Rome (pôle de Foggia), installée depuis 1999, propose une licence en sciences politiques, économie et droit du travail

  • L’Ecole supérieure Grégoire VII avec un diplôme de traducteurs et interprètes

  • Le centre Servizi e Learning : école supérieure d’interprètes


On trouve également un enseignement artistique et musical :

  • Académie des beaux arts de Foggia ouverte depuis 1970 dans un élégant palais ancien siège de la Banque d’Italie

  • Conservatoire National de Musique Umberto Giordano qui partage avec le Musée Civil le palais situé Porte Arpano (ou porte royale). Fondé en 1914 il devient conservatoire national en 1977.


Deux établissements dispensent une formation religieuse :

  • Institut supérieur des sciences religieuses Jean-Paul II avec la faculté de théologie des Pouilles

  • Le séminaire diocésain Sacré Cœur


Bibliothèque
La ville compte 8 bibliothèques.
Musée
Le musée civil et la pinacothèque communale abrite 3 sections sur plusieurs niveaux.

  • Au rez de chaussée a été emménagé le lapidaire avec la tombe de la Méduse, transportée depuis le site archéologique d’Arpi, et plusieurs autres pièces archéologiques qui témoignent de la naissance de Foggia au néolithique, Daunia romaine et médiévale.

  • Au 1er étage a été reconstituée une maison type sur le modèle de celle des Terrazani. En outre, dans différentes vitrines on trouve des bijoux et des bibelots, des statues de saints appartenant à des citoyens de Foggia qui, au cours du temps, en ont fait don au musée

  • Au 2e étage il y a deux galeries avec dans la première un grand nombre de pièces archéologiques provenant de l’ancienne Arpi, mais pas seulement de là, des statues, des ustensiles, des objets en bronze, de la vaisselle et des représentations d’habitations primitives. Dans la deuxième galerie on trouve des œuvres d’artistes de Foggia comme celles de Francesco Saverio Altamura, Domenico Caldara, Vincenzo Dottoli.


Les médias


  • 3 quotidiens

  • 6 hebdomadaires

  • 11 mensuels

  • 7 sites nets

  • 4 TV locales

  • 5 médias locaux


Les saints Patrons


  • La Madone des sept voiles : sainte patronne de la ville et du diocèse de Foggia. C’est une très vieille image de la Madone, peinte sur une plaque de bois, entourée de 7 voiles et enfermée dans une châsse rectangulaire pourvue d’une toute petite fenêtre ovale. Cette icône fut retrouvée dans un plan d’eau en 1062 (ou 1073) par des bergers attirés par 3 flammes qui brulaient sur l’eau (ce qui devint le blason de Foggia). Cette icône repose dans la cathédrale depuis 1855

  • Guglielmo et Pellegrino s


Il y a deux jours de fêtes patronales : le 22 mars et le 15 août en souvenir de l’apparition de la Madone des 7 voiles aux habitants de Foggia qui l’implorèrent de les sauver de la peste et d’un séisme catastrophique (1731).
San Michele Arcangelo est le patron de la province ecclésiastique de la Capitanata. Son effigie trône sur le blason de la province et sur ceux des provinces religieuses.


Personnalités Liées à Foggia
Foggia compte beaucoup de personnalités dans les domaines de la culture, de la musique, de la littérature, du journalisme, de la politique, de la religion, des sciences, de l’histoire, des sports, du spectacle.
La foire de Foggia 
Annuelle, la Foire Internationale de l’Agriculture est la plus importante de l’Italie du Sud mais aussi la plus ancienne car fondée par Fréderic II. Cette foire attire des milliers de visiteurs.
Autres événements


  • 03/02 : commémoration de San Biagio, ancien patron de la cité

  • 22/03 : fête patronale de la Madone des 7 voiles

  • Vendredi saint : avec procession en l’honneur de Jésus Christ

  • 26/04 : fête de San Guglielmo et San Pellegrino

  • 22/05 : bénédiction des roses de Sainte Rita dans l’église Sant’Eligio

  • 13/06 : feux d’artifice en l’honneur de Saint Antoine de Padoue

  • 21/06 : feux d’artifice en l’honneur de Saint Louis Gonzague

  • 15/07 : fête de la Madone Addolorata, salvatrice du cholera

  • 26/07 : fête de la Sainte Anne

  • 15/08 : fête patronale de l’Assomption

  • 23 au 25/11 : foire de la Sainte Catherine

  • 08/12 : journée de l’Immaculée Conception.



ECONOMIE
Généralités
Le secteur portant de la cité et de son arrondissement est l’agriculture et au XXe siècle le « Tavoliere » a été défini comme le grenier de l’Italie. Cette importance se caractérise par la superficie totale du territoire communal utilisée par l’agriculture selon le recensement agricole (en 2000) : 46 274.57 hectares étaient utilisés par ce secteur d’activité.
Industrie
Foggia n’a historiquement aucun rapport avec l’industrie. A l’époque de la monarchie Foggia était simplement le siège de la douane aux ovins pendant la transhumance et les activités agricoles étaient bannies. Beaucoup de terrains étaient marécageux (paludisme).

Sous le fascisme ce territoire a été asséché.

La principale expérience industrielle à Foggia dans les années 30 fut l’installation de la Sté INCEDIT qui produisait de la cellulose à partir de la paille du blé selon le procédé de l’ingénieur Umberto Pomilio.
Le secteur industriel principalement développé dans cette zone devrait donc être celui de l’alimentaire pour exploiter la production agricole. Mais à part quelques industries alimentaires (dont le fabriquant de pâtes Tamma et Barilla), le raisin, les tomates et les légumes sont transformés respectivement en Toscane et au Piémont et dans la région de Naples.
La zone industrielle, bien que peu développée, abrite des établissements importants comme la SOFIM du groupe FIAT/IVECO et Alenia Aeronautica qui est en croissance continuelle et travaille pour Boeing, ATR et Airbus. Cet établissement est spécialisé dans la technologie composite et fibres de carbone à usage civil et militaire.

Depuis avril 2008 la Société AR, spécialisée dans la production de tomates pelées, s’est installée dans cette zone industrielle. C’est l’usine de conserve la plus grande d’Europe.
A la périphérie nord-est de la ville, il faut citer le « Village d’Artisans » qui comme son nom l’indique est basé sur l’artisanat.
Institutions
Foggia est le siège de l’Institut Zooprofilactique des Pouilles et de la Basilicate, suite au DL n° 248 du 31/12/2007 (article 11) de l’Agence Nationale de la Sureté Alimentaire.
Chambre de Commerce
Pour garantir et promouvoir le développement économique de Foggia et de la Province, par un bureau autonome d’intérêt général.
Infrastructures et Transports
Les transports dans Foggia sont assurés par l’ATAF.Spa (Agence de Transports Automobiles de Foggia) qui dessert en plus de la ville les communes et bourgades voisines, même si elles se trouvent sur le territoire d’autres communes de la province comme Borgo Mezzanone (hameau de Manfredonia)…
Voies de communications routières
La ville de Foggia se trouve au centre d’une vraie toile routière de grande importance pour les liaisons entre Sud-est de l’Italie et le reste de la Péninsule.
L’autoroute A4 est très importante car elle représente la voie fondamentale de liaison entre les régions de l’Adriatique. Dernièrement il a été question d’une possible ouverture d’un deuxième péage correspondant à la zone industrielle de l’Incoronata plus au sud du péage actuel afin d’alléger le trafic.

Une alternative à l’autoroute à péage c’est la RN 16 Adriatique en rocade ouest de la ville et la RN673 en rocade est.

Dans la direction Nord-Sud, on trouve la RN17 et la RN645.
La RN 655 est la voie de communication la plus importante avec la partie occidentale de la péninsule ; en fait elle permet les liaisons avec Candela, avec une portion de l’autoroute à péage A16 qui va vers Naples. L’alternative gratuite à l’A16 est la RN90.
La RN89 Garganica est la principale voie de communication qui va vers Manfredonia et c’est une voie express. Dépassée Manfredonia, elle se transforme en Route Départementale 53 Mattinata-Vieste suivi de la RD 54 Vieste-Peschici. Ces routes permettent de parcourir tout le Gargano en suivant le littoral.
Ne pas oublier la RD73, appelée » route de la mer », parce qu’elle est la plus proche de l’embouchure maritime sur le territoire de Manfredonia entre les localités de Ippocampo et Scalo dei Saraceni.
Réseaux ferroviaires
Depuis toujours la gare de Foggia est considérée comme un important carrefour de communication du sud de l’Italie. Reconstruite après les bombardements par les forces alliées en 1943 elle est un pivot fondamental des transports ferroviaires italiens.

Les différentes ramifications dans la banlieue de Foggia permettent à celle-ci d’être reliée à différentes destinations.

Dans la portion Foggia-Benvenuto, dans la deuxième moitie des années 20, on expérimenta l’utilisation du courant continu 3000 Vcomme système de traction. La réussite de ces expérimentations permit son utilisation à grande échelle en le substituant à la traction en triphasé. Ce système de traction en courant continu est utilisé pour toutes les lignes ferroviaires italiennes.
On trouve à Foggia l’un des 10 ateliers de grandes réparations (OGR) de Trenitalia présents sur le territoire national.
Une ligne ferroviaire à grande vitesse est actuellement en construction sur la ligne Foggia-Bari et une autre en projet pour la ligne Naples-Foggia. Ainsi on espère faciliter le transport des personnes et des marchandises sur le trajet Bari-Foggia-Naples-Rome.
Sports


  • Football : premier pas en 1909. Premier club fondé en 1920 Le Sporting Club de Foggia

  • Basket : Libertas Basket Zulli Ceramiche Foggia en B2

CUS Foggia Basket en D

  • Equitation :

  • Rugby : CUS Foggia Rugby

  • Volley :GS Avis Villa Igea Foggia

ASD Zammarano Sporlab Volley Foggia

  • Escrime : Circolo Schermistico Dauno

  • Tennis : ASD Tennis Club Foggia

  • Baseball : ASD Baseball Club Foggia

  • Patinage GS Arpi Pattinatori Foggia

similaire:

Foggia est une commune italienne des Pouilles qui compte 152 862 habitants, et est le chef-lieu de la province de Foggia iconPeyrusse-le-roc, chef lieu de commune ne compte aujourd'hui qu'une...

Foggia est une commune italienne des Pouilles qui compte 152 862 habitants, et est le chef-lieu de la province de Foggia iconMichel collot «Ouvrir l’horizon du lieu»
...

Foggia est une commune italienne des Pouilles qui compte 152 862 habitants, et est le chef-lieu de la province de Foggia iconChef lieu de la province du Shaanxi, elle avait été capitale de deux...

Foggia est une commune italienne des Pouilles qui compte 152 862 habitants, et est le chef-lieu de la province de Foggia iconSenlis est une commune de presque 16 000 habitants (les senlisiens)...
«Paix de Senlis», est conclu par François II de Bretagne avec le roi de France Louis XI à l'abbaye royale Notre-Dame-de-la-Victoire...

Foggia est une commune italienne des Pouilles qui compte 152 862 habitants, et est le chef-lieu de la province de Foggia iconSenlis est une commune de presque 16 000 habitants (les senlisiens)...
«Paix de Senlis», est conclu par François II de Bretagne avec le roi de France Louis XI à l'abbaye royale Notre-Dame-de-la-Victoire...

Foggia est une commune italienne des Pouilles qui compte 152 862 habitants, et est le chef-lieu de la province de Foggia iconUne dure réalité, au bout du compte, est moins cruelle qu'un faux espoir
«Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu’on ne les a pas tentées.»

Foggia est une commune italienne des Pouilles qui compte 152 862 habitants, et est le chef-lieu de la province de Foggia iconL’utopie est à la fois
«tierra de Jauja» du nom d’une ville et d’une province péruviennes dont la richesse naturelle et le doux climat sont souvent célébrés....

Foggia est une commune italienne des Pouilles qui compte 152 862 habitants, et est le chef-lieu de la province de Foggia iconPartage de la richesse
«L'écart entre riches et pauvres est le plus petit au Québec que n'importe où en Amérique du Nord, ce qui nous assure une plus grande...

Foggia est une commune italienne des Pouilles qui compte 152 862 habitants, et est le chef-lieu de la province de Foggia iconNotes sur le théâtre
«le rôle du poète est de dire non pas ce qui a eu lieu réellement, mais ce qui pourrrait avoi lieu dans l’ordre du vraisemble et...

Foggia est une commune italienne des Pouilles qui compte 152 862 habitants, et est le chef-lieu de la province de Foggia iconSe promener dans les rues de Comitán, c’est faire un retour dans...
«lieu de potiers», dans la période qui a été sous le contrôle des Aztèques. De nos jours, est appelé Comitán de Domínguez en honneur...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com