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Correction D.S. n°7
Vous trouverez dans cette correction deux propositions d’introduction pour les deux sujets proposés, « 1519, année symbolique de la Renaissance » et « L’Eglise aux XVe et XVIe siècles ».

Pour l’exercice 2, je vous propose un exemple pour toutes les sous-parties du plan. Vous avez donc beaucoup de chances, car ce n’est rien de moins qu’une « composition-type » et, cerise sur le gâteau, il y a une conclusion.

Certains d’entre vous remarqueront peut-être que j’ai utilisé des extraits de leur devoir, lorsque je les trouvais satisfaisant, pour rédiger cette conclusion. Merci à vous !!


Introduction du sujet « 1519, année symbolique de la Renaissance »
Quel est le point commun entre Léonard de Vinci, Magellan, Luther et Cortés ? Tous ont vu un instant décisif de leur destin se dérouler en 1519, en pleine Renaissance, période historique à la lisière entre l’époque Médiévale et les Temps modernes.

Cette période, dont l’appellation subjective renvoi à une perception négative d’un « Moyen-Âge » s’achevant, et laissant place à un renouveau des arts, des sciences et des cultures, n’a pas de limites claires dans l’espace et dans le temps. Elle démarre en Italie mais s’étend en Europe puis dans le monde, suite à l’expansion des Européens entre les XVe et XVIe siècles. Des événements marquants comme la chute de Constantinople, l’invention de l’imprimerie en 1453-1454 ou la découverte de l’Amérique en 1492 nous permettent de nourrir une réflexion sur les débuts de la Renaissance. Mais l’intérêt de ce sujet est bien de s’attacher à la seule année 1519 pour distinguer des éléments représentatifs, symboliques d’un mouvement à plusieurs dimensions.

Cette année « prétexte », puisque d’autres pourraient avoir la même fonction, doit néanmoins nous permettre de mettre en lumière les différents aspects d’événements et de courants de pensées décisifs dans l’histoire de l’Humanité et de nous demander ainsi comment la Renaissance s’incarne t’elle au cours de l’année 1519 ?

Cette année très dense nécessite une approche thématique afin de mieux cerner la renaissance des horizons géographiques qui s’exprime à travers les explorations, les conquêtes et les colonisations de 1519. Au cours de cette même année, la renaissance culturelle et technique s’incarne paradoxalement à travers la mort de Léonard de Vinci, personnage à la croisée des chemins entre artiste et humaniste. Enfin, la question religieuse dans la Renaissance trouve en 1519 un formidable écho dans le combat théologique de Luther contre sa propre Eglise.

Introduction pour « l’Eglise aux XVe et XVIe siècles ».
Alors qu’au début du XVe siècle, en 1417, l’Eglise se trouve en Europe Occidentale à la fin du Grand Schisme dont les cicatrices sont encore tenaces, elle est deux cents ans plus tard présente sur tous les continents du monde, à l’exception de l’Océanie. Tout cela en ayant entre temps vécu la plus profonde crise de son histoire.

L’Eglise Catholique Apostolique et Romaine est une institution religieuse composée du clergé et des laïcs, les fidèles. Son nom complet induit plusieurs éléments ; Catholique, qui se veut universelle, Apostolique se réfère à la continuité des apôtres de Jésus. Enfin, Romaine suggère l’autorité centralisée du pape à Rome, premier évêché de la Chrétienté. De Ecclesia, qui veut dire assemblé en grec, le terme Eglise désigne un groupe, une communauté de croyants, mais aussi un pouvoir et un dogme.

Très présente dans la société, détentrice de forts pouvoirs temporels et spirituels, l’Eglise quitte une époque médiévale éprouvante pour elle, où sa mission d’apporter la paix sur terre et le Salut dans les cieux aux laïcs paru difficile à tenir. Pourtant, c’est en son nom qu’au cours des débuts des Temps Modernes et plus précisément pendant la période de la Renaissance de nombreuses expéditions sont menées, des campagnes d’évangélisations à l’échelle mondiale, des ventes d’Indulgences à leur contestation, des guerres de religion pour des questions théologiques. Par attraction ou opposition, cela est à définir, nous pouvons néanmoins nous interroger sur la place qu’occupe l’institution de l’Eglise au cours des XVe et XVIe siècles dans un monde en mutation ?

Pour traiter cette question, une étude chronologique semble plus appropriée et le découpage s’opérerait en trois temps. La première période est caractérisée par le besoin de réformes et l’exposition des grandes difficultés du clergé principalement le XVe et le début du XVIe siècle. La montée des contestations avec l’éclosion du protestantisme constitue la seconde période, aux débuts du XVIe siècle. Enfin, il convient d’étudier dans un dernier temps la réforme catholique, en association avec les conséquences du protestantisme.

Proposition de correction autour du sujet « 1519, année symbolique de la Renaissance ».

I Une renaissance des horizons géographiques.

Durant l’année 1519, la Renaissance s’incarne particulièrement bien autour de la question des horizons géographiques et marins. Il faut savoir qu’au milieu du XVe siècle, les populations vivant sur les littoraux voient encore massivement la mer comme un espace porteur de dangers, pirates ou soldats ennemis, démons ou mythes imaginaires en tous genres. On distingue la mer Méditerranée du vaste monde océanique, bien plus dangereux et inconnu.


  1. La poursuite des explorations maritimes.

Après la prise de Constantinople en 1453, un problème se pose aux plus riches des Européens pour la pérennité des approvisionnements en denrées en provenance des Indes. Seuls les marchands vénitiens et génois ont l’autorisation de commercer via la Sublime Porte et les prix des épices s’en ressentent.

Les premiers explorateurs maritimes portugais partent donc dans l’espoir de trouver une nouvelle route commerciale pour les Indes. Bartolomeu Dias atteint le Cap de Bonne Espérance en 1487, Vasco de Gama les Indes en 1498 et entre temps Christophe Colomb est parvenu jusqu’aux Antilles en 1492 pour le compte de la couronne d’Espagne, pensant se trouver aux Indes. Ces différentes explorations connues permettent de prendre conscience de la méconnaissance des Européens sur le monde au-delà de la façade Atlantique et dans l’océan Indien.

C’est avec cet état d’esprit que s’élance Fernand de Magellan (1480-1521) en 1519 dans un voyage qui a pour destination à nouveau les Indes mais avec un itinéraire encore inédit, par un cap Sud Ouest, pour naviguer en contournant l’Amérique du Sud. Malgré une méconnaissance des dimensions de notre planète, plus de 250 hommes d’équipages l’accompagnent sur cinq navires embarquant toute la technologie rendant envisageable une telle aventure.

La boussole, ou l’astrolabe sont parmi les plus notables des innovations de l’époque. En réalité, ce ne sont pas des inventions propres à la Renaissance mais plutôt des appropriations et des perfectionnements dans les usages qui permettent de faciliter la navigation, et de faciliter la connaissance du positionnement des navires dans l’espace.

La première circumnavigation se clôt en 1522 avec le retour d’un seul navire avec à son bord 18 hommes d’équipage. La fin tragique du capitaine aux Philippines et l’absence de retour financier pour les investisseurs n’empêchent pas une prise de conscience objective et durable dans la société d’un monde rond, vaste, encore largement inexploré, et rempli de richesse à exploiter. Surtout, l’année 1519 marque une réelle confiance dans les ambitions des hommes pour l’exploration de terres inconnues.


  1. Conquêtes et colonisations.

Après cette première étape, les Portugais et surtout en 1519 les Espagnols, se mettent à conquérir et à coloniser ces nouveaux territoires.

Après le traité de Tordesillas, conclu en 1494 entre les royaumes ibériques sous l’égide, l’autorité du pape Alexandre VI, qui partage le Nouveau Monde en deux territoires à coloniser, les Européens s’élancent dans une grande vague de migration. Dès cette année là, près d’un millier de colons arrivent sur Hispaniola (Haïti) dans l’espoir d’une nouvelle vie, de richesse, d’aventure ou pour propager la foi catholique.

En 1519, dans les îles qui ne constituent pas encore la Nouvelle-Espagne, un système d’organisation et d’administration est déjà en place. Il est constitué d’un gouvernorat au nom du roi et d’encomienda, des exploitations offertes aux colons avec des indiens pour exploiter la terre. Cuba est une de ses îles déjà colonisées, à partir de laquelle embarque Hernan Cortés en 1519 avec pour mission d’explorer les côtes du Mexique et de ramener des informations sur la présence d’éventuelles richesses.

Le destin de cette expédition est bien connu, sa rencontre progressive avec le monde aztèque, la surprise qui en découle de part et d’autre, la complexité des enjeux et la méconnaissance respective. Le sort des armes penche alors du côté des Européens et la mise au pas d’un vaste empire s’effectue en un temps record.

Ce cycle de conquête puis de colonisation, à l’échelle continentale s’effectue en de nombreuses décennies mais les premières années et notamment 1519 sont facilitées par l’ampleur du choc microbien, une dévastation sanitaire provoquée inconsciemment par l’apport de nouvelles maladies européennes comme la grippe ou la variole, contre lesquelles les populations américaines n’avaient peu ou pas de système immunitaire. On considère que près de 90% de la population est victime de cette épidémie entre les XVe et XVIe siècles.

L’ensemble de ces découvertes, des fruits de ces explorations et des colonies en devenir semble en 1519 être très prometteur. Les puissances européennes sont ambitieuses et confiantes, et les répercussions sur les territoires d’émigrations répondent à toutes leurs promesses. Un immense courant d’échange se structure autour de nouvelles denrées comme les pommes de terre, maïs, tomates et surtout autour de la canne à sucre, récemment implantée et qui nécessite tant de main d’œuvre pour extraire ce sucre, pour produire ce rhum dont les Européens sont si friands.
A travers l’année 1519 existe donc une approche particulière des nouveaux horizons géographiques européens. Une confiance et un désir de découverte, d’enrichissement d’appât du gain diront certains, de curiosité bien humaine pour d’autres. La question n’est pas de juger mais plutôt de constater que l’élément marin apporta en Europe un souffle nouveau, une perspective et un horizon dont la représentation populaire et sociale change. D’un espace obscure et répulsif, le grand large océanique est désormais le « Nouveau Monde » où tout est possible.


II Une Renaissance culturelle et technique.

Mais c’est bien en Europe que se développe une véritable Renaissance des arts, de la culture et des sciences. Entamée dès le XVe siècle, cette dernière est à son apogée sur le plan pictural et intellectuel au tout début du XVIe siècle.


  1. Des artisans aux artistes…

Nous pouvons observer, à travers le changement de statut pour certains artisans en artistes, en quoi s’incarne l’esprit de la Renaissance en 1519. Cette année est particulière dans la mesure où Léonard de Vinci s’éteint, à l’apogée de sa gloire et de sa notoriété. Les multiples compétences dont il pouvait se prévaloir font de lui une des plus grandes figures de cette période.

Né en 1452, Léonard de Vinci n’a de cesse de s’instruire après des plus grands dans de multiples domaines comme l’orfèvrerie, la fonderie, la peinture ou la sculpture. Il travaille pour de riches mécènes tels Laurent de Médicis ou Ludovic Sforza et s’éteint en 1519 sous la protection du roi de France François Ier à Amboise.

D’une part, une pluralité de talents lui est reconnue de son vivant, ce qui lui permet d’entretenir des relations multiples dans un vaste cercle d’artistes, de scientifiques et de mécènes. Mais Léonard de Vinci est surtout reconnu pour son génie artistique poussé à très haut niveau. Des chefs-d’œuvre comme la Joconde ou la Cène lui apportent un crédit d’autant plus grand qu’il entoure les pratiques innovantes de son art par un caractère et des actes assez sulfureux. Ayant recours à la dissection de cadavres pour l’étude de l’anatomie humaine, il s’attire par exemple les foudres de l’Eglise.

A l’instar de Michel-Ange (1475-1564) et de Raphaël (1483-1520), il s’agit d’un artiste au génie reconnu, dont la production d’ouvrage confirme la maitrise des techniques les plus pointues de son temps, notamment le sfumato, un effet de pénombre sur l’arrière-plan. L’époque elle-même est à la recherche d’une certaine perfection dans la représentation picturale à travers la place des humains, leurs détails et leurs finitions.


  1. dans une société humaniste.

A sa mort en 1519, Léonard de Vinci représente le génie par excellence, il incarne, à travers sa soif d’apprendre et de restituer, le symbole d’un nouveau courant intellectuel avec lequel les artistes sont étroitement liés, l’humanisme de la Renaissance.

Comme son nom l’indique ce mode de pensée s’inscrit dans une recherche exacerbée de Savoir, à partir des origines antiques de la civilisation européenne. Avec l’Homme de Vitruve, Léonard s’inscrit directement dans cette inspiration ancienne et y associe une approche scientifique poussée dans la réalisation de ses œuvres. En combinant ses connaissances en architecture, anatomie, chimie, physique, et ingénierie militaire, il parvient à démontrer que le Savoir n’est pas voué à être cloisonné dans différents champs disciplinaires imperméables. Surtout il les associe comme un tout pour concevoir et sortir des traditions.

L’Anglais Thomas More, en 1519 a déjà édité son ouvrage De Utopia deux ans auparavant dans lequel il prêche pour la tolérance et la liberté des hommes. Car l’humanisme est également une prise de conscience de la place centrale qu’occupe l’homme dans sa relation avec Dieu, de sa liberté d’adapter ou pas le message divin. Pour arriver à une telle distance, à un tel recul sur la théologie, il faut revenir au Sac de Constantinople.

Avant et pendant que les envahisseurs ottomans s’apprêtent à piller la ville, de nombreux érudits byzantins s’enfuient avec des manuscrits sous les bras, véritables trésors culturels aux origines antiques. A l’aide de ces outils, une mise en perspective de tout le Savoir, de toute la culture européenne, est entreprise, grâce à d’immenses travaux de recherches, de traductions, de corrections et d’exégèse, dont Erasme, More et même Luther sont les grands représentants.
Ainsi techniquement, artistiquement, l’Europe est en 1519 dans une perspective florissante. En confiance, les nombreux travaux et projets architecturaux, artistiques se poursuivent, entretenus ou initiés par l’humanisme européen. Ce qui provoque des soubresauts dans l’Eglise, une institution centrale de la société.


III Renaissance et divisions religieuses.

En 1519, l’Eglise est véritablement confrontée à la Renaissance et aux divisions religieuses. En ce début de XVIe siècle, le clergé et la communauté des croyants s’inscrivent depuis une longue période déjà dans une recherche de réforme structurelle, et voient éclore le protestantisme dans ce contexte là.


  1. Le besoin de réforme dans l’Eglise.

La fin de l’époque médiévale a provoqué dans la chrétienté catholique un profond trouble. Sont remis en cause les errements des clergés séculier et régulier, accusés de « mal croire » et de « mal faire ».

Le « mal faire », pratiques condamnées le plus souvent par les actes des conciles, sont principalement le nicolaïsme et la simonie.

La première fait état du non respect du vœu de chasteté imposé à tout clerc. Pratique largement répandue, à tous les degrés de la hiérarchie ecclésiastique, elle offusque une partie du peuple laïc comme une part importante des différents individus formant le clergé.

La simonie renvoi à l’achat ou à la vente de sacrements ou charges ecclésiastiques. La visibilité de ce « commerce » est renforcée avec la vente des Indulgences, papiers assortis du sceau pontifical et permettant à son détenteur de raccourcir voir de supprimer le temps du Purgatoire. En 1519, la reprise de cette activité s’effectue depuis trois ans à l’initiative du pape Léon IX pour financer le coût faramineux de la construction de la basilique Saint-Pierre de Rome, au Vatican. A un tout autre degré, la corruption des membres du conclave afin d’acheter les voix nécessaire à l’obtention de la charge de souverain pontife, pratique avérée pour Alexandre VI (Rodrigo Borgia) en 1492, soulève la question de l’existence d’une sacralité spirituelle et morale dans cette institution.

Les travaux des humanistes et la rapidité accrue de la transmission des informations, rendue possible grâce à la multiplication du métier de l’imprimerie dans toute l’Europe, accélèrent le désir de réformer l’Eglise. La traduction du Nouveau Testament par Erasme dès 1516, en s’appuyant sur des écrits grecs antiques nourri la réflexion de beaucoup d’autres intellectuel dans l’idée que le « mal faire » se situe aussi dans l’application d’une liturgie peu maîtrisée, des sacrements invalides, une capacité irréalisable et angoissante à apporter le Salut aux laïcs.

Le « mal croire » est donc lui aussi nécessairement liés aux divers résultats des travaux humanistes. Des troubles existent dans la société et la peur de se voir damner aux Enfers après sa mort s’exprime dans la multiplicité des processions, pèlerinages, intercessions auprès des saints, des reliques, des indulgences.

Martin Luther, profondément angoissé par son salut dans l’Au-delà, peut se confesser jusqu’à huit heures par jour afin d’absoudre ses pêchés dans une sincère confession. Mais cela demeure toujours de vaines tentatives pour ce jeune moine allemand conscient des limites de l’âme humaine.


  1. L’éclosion du protestantisme.

Suite à des années d’études studieuses, d’ascèses intensives et blessantes, de rigueur morale absolue, Luther n’est toujours pas satisfait. La réforme protestante en éclosion en ce début XVIe siècle doit tout à l’impossibilité pratique pour ce théologien troublé de répondre à ces troubles eschatologiques personnels, avec les moyens traditionnels à sa disposition.

La « révélation » de Luther constitue un tournant dans l’histoire de la chrétienté mais aussi dans l’histoire universelle car elle symbolise la capacité d’un seul homme à contester avec réussite aux yeux et aux vues du plus grand nombre une institution millénaire, en faisant appel à une argumentation raisonnée et érudite.

En 1519, deux années après la propagation de ses 95 thèses, Luther est confronté au théologien Johann Eck lors de la disputatio de Leipzig. Les principales différences doctrinales entre les deux hommes concernent la place conférée aux décisions des papes et des conciles, faillibles pour Luther, infaillibles pour Eck. Le rôle des indulgences est également soulevé et finalement la rupture est consumé, aucun retour en arrière n’est possible.

En insistant sur l’importance de l’Ecriture sainte, (Sola Scriptura, seulement les Ecritures) Luther et ses partisans en appel à un retour aux origines, en l’occurrence antique de la chrétienté et de ses premiers témoignages écrits, les Evangiles. Ils s’en tiennent à ce qu’ils considèrent être une approche plus rationnelle et fidèle de la foi et de la croyance religieuse, dont la finalité, le Salut de l’âme, serait mieux respectée.

Le bouleversement qui s’ensuit se traduit par une division plus ou moins nette dans les Etats chrétiens, Espagne catholique, France en pleine guerres de religions à la fin du XVIe siècle, ou Angleterre gallicane à partir de 1534.

Surtout, nous observons une multiplicité de dissidences et d’autres courants, comme les calvinistes pour les plus nombreux, notamment en France, mais aussi les anabaptistes ou les partisans de Zwingli. Leur propagation sur les terres Outre-mer assure également une extension de leurs idées et croyances. Mais nous n’en somme pas encore là.
En 1519, l’Eglise catholique est donc empreinte de méfiance et d’attirance face à ce jeune moine revendicatif mais elle est consciente de son besoin important de changement pour répondre aux besoins nouveaux d’une époque en mutation.


Conclusion.
L’année 1519 est donc à bien des aspects un moment charnière où s’entrecroisent de nombreux événements révélateurs d’une époque, celle de la Renaissance. L’ouverture et les promesses grâce aux nouveaux horizons géographiques, encore incertains et lointains mais tellement prometteurs que les projets de Cortés et de Magellan sont entamés en cours d’année. Avec la mort de Léonard de Vinci s’éteint un destin fulgurant mais son œuvre continue à nourrir la société cultivée et les inspirations humanistes résonnent encore dans les nombreuses imprimeries européennes. C’est d’ailleurs au sein de la corporation des imprimeurs, artisans lettrés et fortement à la pointe des innovations idéologiques de leurs temps que la pensée luthérienne trouve un foyer actif de propagateurs. Alors que l’Eglise ressent le besoin de se réformer, 1519 voit Luther se détacher lucidement et consciemment d’une Eglise dont l’emprise morale commence à se déliter.

Reste à se demander comment celle-ci est-elle néanmoins parvenue à pérenniser sa présence dans tout l’Occident après le traumatisme de ce schisme.

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