Rapport sur le processus electoral et demonstration de la victoire du president etienne tshisekedi wa mulumba a la presidence du 28 novembre 2011








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RAPPORT SUR LE PROCESSUS ELECTORAL ET DEMONSTRATION DE LA VICTOIRE DU PRESIDENT ETIENNE TSHISEKEDI WA MULUMBA A LA PRESIDENCE DU 28 NOVEMBRE 2011
RESUME

Les élections présidentielles et législatives du 28 Novembre 2011 ont été l’occasion pour l’opinion tant nationale qu’internationale de se rendre compte de la détermination du régime de monsieur Kabila et ses alliés de l’intérieur comme de l’extérieur, de confisquer, comme en 2006, les votes des congolais et ainsi perpétuer la misère du peuple par un système caractérisé par la corruption et les détournements du denier public sans commune mesure dans l’histoire de la RD Congo.

Alors que le peuple congolais et toutes les missions d’observation tant nationales qu’étrangères s’accordent sur le fait que c’est soit monsieur Etienne Tshisekedi qui est le vrai vainqueur de l’élection présidentielle, ou que tout le processus électoral manquait de crédibilité puisqu’entaché de multiples irrégularités, la Commission Electoral Nationale Indépendante (CENI, en sigle) et une Cour Suprême illégale, toutes instrumentalisées par le régime de Kabila ont opté de confier la victoire au candidat Kabila aux élections présidentielles, s’octroyant au passage une majorité à l’assemblée nationale, au mépris de la volonté et du choix du peuple et dans l’objectif inavoué de refaire le même tour de passe-passe en 2016, 2021, etc....

Le présent rapport se propose de montrer que non seulement le candidat Tshisekedi est le vrai vainqueur de ces élections de 2011, mais aussi que la victoire déclarée du candidat Kabila est le résultat d’un processus criminel de fraude monté avec préméditation dès 2006

Effet, monsieur Kabila a au travers de la CENI, joué sans gêne sur tous les tableaux afin de garantir sa victoire et celle de son camp et ce au mépris de la constitution et de toutes les lois tant nationales qu’internationales.

Sur le plan des organes et institutions devant intervenir dans le processus électoral comme le parlement, la CENI, la cour suprême, le Conseil Supérieur de l’Audio-visuelle et de la Communication (CSAC, en sigle), etc..,

A la CENI par exemple, le pouvoir de Kabila ne s’est pas gêné de nommer des personnalités non indépendantes ;

Afin de tripatouiller la constitution, l’argent a circulé au parlement; ainsi en moins de 10 jours la constitution a été modifiée pour les besoins de la cause !

Malgré le vote de la loi portant création, attribution et compétence de la Cour Constitutionnelle qui a dans ses attributions le contentieux électoral, monsieur Kabila s’est abstenu de la promulguer ou de la renvoyer pour une seconde lecture, préférant ainsi travailler avec une Cour Suprême devenue inexistante aux yeux de la loi, à l’instar de la Commission Electorale Indépendante qui a continuer à poser des actes alors que la CENI existait déjà !

Le CSAC, censé réguler les médias pendant la période électorale n’a jamais vu ni la monopolisation des médias publics à 86% pour Kabila, alors que Tshisekedi n’a eu droit qu’à 1% ! Et au passage, tout média privé acquis à ce dernier était systématiquement privé de signal sur instruction du ministre de l’information et presse.

Afin de garantir le bourrage des urnes en 2011, les élections territoriales qui devaient avoir lieu en 2006 n’ont jamais été organisées, au contraire, monsieur Kabila a eu contrairement au prescrit de la loi, à nommer les bourgmestres sur toute l’étendue de la République.

Les forces de police ainsi que l’armée étant quant à elles utilisées pour bastonner, tuer et intimider la population et non la sécuriser, ou encore défendre le territoire national.

Quant à la garde présidentielle, truffée des mercenaires étrangers (zimbabwéens, tanzaniens, sud-africains, etc…) et souvent habillée en policiers ou en tenu civil, son rôle tout au long de ce pouvoir étant tout simplement de semer la terreur en enlevant et en assassinant quiconque pense autrement.

S’agissant du processus électoral lui-même, la CENI ne s’est privé de rien, elle a joué sur tous les plans pour favoriser son mandant et ce, malgré la présence des témoins, observateurs nationaux et internationaux.

Ainsi, en déclarant avoir recensé plus de 32.000.000 d’électeurs, à aucun moment la CENI n’a prouvé aux yeux de quiconque qu’elle avait dans son serveur central plus de 32.000.000 d’empreintes et photos distinctes ; toutes les démarches de l’UDPS en particulier pour auditer ledit serveur ne se sont soldées que par la répression, des assassinats et des arrestations !

En réalité, le fichier électoral n’a jamais existé tout comme les 32.000.000 d’électeurs, sauf dans la tête de Ngoy Mulunda et de son patron.

Comme un crime parfait n’existe pas, on a vu ci et là :


  • - une cartographie qui ne collait pas aux 32.000.000 d’électeurs attendus ;

  • - la naissance des bureaux fictifs ;

  • - des électeurs avec carte d’électeurs mais ne sachant où voter ;

  • - des témoins des partis politiques obligés de faire des photocopies des

document d’accréditation dans des contrées où il n’y a ni courant et

bien sûr ni photocopieuses ;

  • - des témoins des partis politiques chassés des bureaux de votes ;

  • - des témoins et observateurs interdits d’accès aux Centres Locaux de

Compilation des Résultats (CLCR) et au Centre National de Traitement

(CNT) ;

  • - interdiction par la CENI d’afficher les résultats de compilation dans les

centres locaux de compilation;

  • - le Centre National de traitement qui n’a jamais fonctionné ;

  • - les résultats des CLCR étaient directement transmis au bureau de la

  • CENI pour tripatouillage et non au CNT ;

  • - Plein de bureaux n’ayant jamais fonctionnés mais dont la CENI a

publié des résultats ;

  • - plein de bulletins pré-cochés pour le candidat Kabila dans les mains

des collaborateurs de Kabila, et souvent arrêtés par la population ;

  • - des bureaux de votes qui manquaient des matériels ;

  • - parfois même des bulletins de vote où le candidat n° 11, Tshisekedi ne

figurait pas ;

  • - plusieurs des bureaux non compilés par la CENI ;

  • - plusieurs plis de des votes abandonnés ;

  • - la facilité avec laquelle la CENI a parfaitement récoltés et compilés les

résultats des coins perdus de la République où il n’y a ni route, ni

courant ;

  • - les votes à 100% pour Kabila même dans le village d’origine de

Tshisekedi ;

  • - des taux de participation dans certaines circonscriptions qui

dépassaient les 100% ;

  • - la diminution du taux de participation alors que les bureaux de votes

  • étaient su toute l’étendue de la République pris d’assaut par la

  • population dès 5 heures du matin ;

  • - la falsification des PV avec le transfert systématique des voix de

  • Tshisekedi vers le candidat Kabila ;

  • - une liste de dérogation avec plus de 3.200.000 électeurs, une véritable

pépinière des votes fictifs pour le compte de Kabila ;

  • - toute une rhétorique tendant à faire croire qu’il y avait des provinces

favorables à Kabila et ayant le poids électoral élevé, et celles

favorables à Tshisekedi et ayant un poids électoral faible ;

  • une campagne médiatique tendant à manipuler le monde

francophone en sortant la phrase de la version française du rapport

du Centre Carter de son contexte, et selon laquelle les irrégularités

constatées ne changeraient pas l’ordre d’arrivée des candidats ;

  • - la permanence de l’UDPS pillée et saccagée le 23 Décembre 2011

pour emporter toutes les preuves de la victoire de son candidat ;

  • - les experts américains obligés d’écourter leur mission face au refus de

la CENI de leur communiquer les informations utiles à la réévaluation

du processus électoral ;

  • - le tripatouillage des votes des législatives décrié même par les

candidats kabilistes ;

  • - etc…

Comme on le voit, rien n’a été laissé de côté pour arriver à la victoire de Kabila ; la détermination dont a fait montre le camp Kabila pour gagner les élections à tout prix indique clairement le caractère prémédité et donc criminel de cette entreprise.

Il suffit de se rappeler qu’à aucun moment de la proclamation des résultats, soit partiels, soit provisoires en encore moins définitifs, en aucun endroit de la République, personne n’a vu une liesse populaire célébrant cette victoire ; et depuis, le peuple qui sait pour qui il a voté, vit dans la tristesse et dans l’angoisse.

En République Démocratique Congo, l’église catholique est la seule institution la mieux organisée sur toute l’étendue de la République ; c’est d’ailleurs pour cette raison que la plupart de bureaux de votes et de dépouillement étaient dans les écoles de son réseau.

Avec environs 30.000 observateurs déployés, les résultats en possession de l’Eglise catholique, correspondent parfaitement à ceux détenus tant par la population et par les autres observateurs nationaux et internationaux ; et seuls ces résultats sont crédibles car récoltés le soir même du vote, et reflètent la vérité des urnes.

Et selon tous ses résultats, c’est bien M Etienne Tshisekedi qui a gagné les présidentielles 2011 en RD Congo, tandis que la victoire de M Kabila est le résultat d’une entreprise criminelle qui a consisté à tripatouiller, sur tous les tableaux, les votes du peuple congolais.

AVANT PROPOS

Le 28 novembre 2011, le peuple congolais était appelé à se rendre aux urnes pour élire le président de la république démocratique du Congo et les cinq cents députés nationaux.

Le 9 décembre 2011, la commission électorale nationale indépendante « CENI » publiait les résultats provisoires de la présidentielle octroyant à Mr. KABILA 48.95% des voix contre 32.33% au président TSHISEKEDI. Et la cour Suprême de Justice de Mr. Kabila entérinait dans la précipitation ces résultats sans aucun examen ni de forme ni de fond.

Les résultats ainsi publiés ont été vigoureusement rejetés tant par l’UDPS que par les autres candidats à la présidentielle dont certains ont même réclamé l’annulation pure et simple , au vu de l’ ampleur de la fraude.

Les congolais dans leur majorité, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays, ne cessent d’exprimer leur opposition à ces résultats à travers une série de manifestations populaires d’une envergure jamais atteinte. D’ailleurs la tension reste vive, et au pays et dans la diaspora congolaise notamment dans tous les pays d’Europe, au Canada, dans presque tous les Etats-Unis d’Amérique, en Afrique du sud sans parler d’autres pays africains.

Dans leur déclaration datée du 28 décembre 2011, un collectif de 15 ONGDH ont rejeté catégoriquement les résultats des élections tels que proclamés par la Cour Suprême de Justice et soutiennent avec énergie que ces résultats ne peuvent pas être opposables au peuple congolais. Ces ONGDH demandent que ces élections soient purement et simplement annulées, affirment que le pouvoir issu de ces élections est illégitime et que le peuple n’ a pas à s’y soumettre ni à lui obéir.

Les missions d’observations des élections tant nationales qu’internationales comme celle du Centre Carter, de l’Union Européenne, de l’International Crisis Group, de l’Eglise Catholique du Congo et la mission nationale d’observation ont, avec une vive indignation et déception contesté les résultats provisoires publiés par la CENI.

Il sied de souligner ici la légèreté et la précipitation avec lesquelles la Cour Suprême de Justice de Mr. Kabila a confirmé ces résultats en violation de toutes les procédures prévues par les lois en vigueur.

Le compte rendu du 13 décembre 2011 de la Commission des Relations Extérieures de la Chambre des Représentants de la Belgique, par la voix de trois de ses observateurs pour le compte d’AWEPA aux élections du 28 novembre, fait part d’une série d’incohérences inacceptables dans le déroulement des compilations.

Le 16 décembre 2011, la Sous-Commission chargée des Affaires Africaines des Relations étrangères du Sénat américain a critiqué violemment l’arrêt de la Cour Suprême de justice en se déclarant « profondément troublée par cette décision qui a confirmé les résultats de la CENI malgré les rapports d’irrégularités évidentes citées notamment dans les rapports de toutes les missions d’observation électorale ».

Les déclarations diverses des gouvernements britannique, canadien, américain, français, suédois confirment sans ambages que les résultats publiés par la CENI manquent de crédibilité.

De toutes ces réactions, l’UDPS est confortée dans sa conviction, sur base d’une analyse approfondie des données de terrain, que Mr. Kabila et sa famille politique ont adopté et mis en œuvre un processus électoral entièrement fondé sur une volonté délibérée de frauder, dans un climat de violence organisée et planifiée, au mépris du peuple, des dispositions constitutionnelles et des lois de la république.
PREAMBULE
Le présent rapport a pour objectif de :

  • Documenter le mémo signé en date du 12 décembre 2011 par le Président du Parti ;

  • Dépeindre la criminalisation ( montage de la tricherie et de la fraude avec préméditation du processus électoral par Mr. KABILA et sa famille politique ;

  • Démontrer la victoire du Président Etienne TSHISEKEDI à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011.

Aussi, pour ce faire, il est important de revenir sur certains faits qui ont précédé le scrutin.

  1. Elections de 2006 et leurs conséquences politiques

En 2006, la Commission Electorale Indépendante « CEI » avait proclamé Mr. Kabila vainqueur avec 58% de suffrages contre 42% pour Mr. Jean Pierre Bemba au second tour de la présidentielle.

Ces résultats furent contestés et conduisirent à une confrontation armée en pleine ville de Kinshasa entre les troupes de deux chalengeurs avec un bilan macabre de plus de 600 morts selon l’ambassadeur de l’Allemagne à Kinshasa à cette époque.

A l’issue de cette bataille, Mr.BEMBA fut contraint à l’exil et ensuite arrêté et détenu à la Cour Pénale Internationale « CPI » pour des crimes commis par ses troupes en République Centre Africaine.

Désormais, l’opposition institutionnelle était décapitée.

Le processus ayant été jugé vicié pour plusieurs raisons :

  • Absence du recensement de la population

  • Non identification des nationaux

  • Renversement des séquences électorales (élections locales vers les présidentielles)

  • Absence d’une armée nationale et républicaine

  • Le non achèvement de la pacification du pays

L’UDPS, le plus vieux Parti Politique de l’opposition du pays avait décidé de ne pas prendre part à ces élections.

Elle devenait ainsi une opposition extra institutionnelle.

L’absence prolongée de son leader Etienne TSHISEKEDI en Europe pour des raisons diverses a renforcé encore davantage la conviction du régime Kabila de gagner les élections 2011 dès le premier tour.

  1. Retour au pays du président TSHISEKEDI et ses conséquences

Donné pour mort quelques mois auparavant à cause des problèmes de santé, le Président de l’UDPS, Etienne TSHISEKEDI, réussira un retour triomphal au pays le 08 décembre 2010, en pleine forme. Ce qui bouleversera les calculs de la majorité présidentielle.

Son accueil par des centaines des milliers des congolais dans la capitale démontrait à la face du monde et du pouvoir en place qu’il était toujours aussi populaire auprès des masses congolaises.

Bien plus, le premier Congrès de l’UDPS, tenu du 10 au 14 décembre 2010, consacrait Mr. TSHISEKEDI Président du Parti. A la même occasion, il décida de la participation de l’UDPS à toutes les élections et investi Mr. TSHISEKEDI candidat à l’élection présidentielle 2011.

Conséquemment, Mr. Kabila et sa famille politique se trouvèrent dans l’obligation de revoir leurs stratégies électorales par rapport à l’échéance 2011. Et de là, s’ensuivra le montage laborieux d’une architecture de tricherie et de fraudes électorales.

La fraude électorale a été ainsi préméditée, planifiée et donc intentionnelle.

Ce rapport est subdivisé en cinq parties :

  1. Montage de la tricherie et de la fraude électorale ;

  2. Fraude électorale ;

  3. Recours à la terreur et à la délation à des fins électoralistes ;

  4. Dénonciations et indignations nationales et internationales face aux irrégularités et fraudes électorales ;

  5. Conclusion.



  1. MONTAGE DE l’ARCHITECTURE DE LA FRAUDE ELECTORALE



    1. Instrumentalisation de la Commission Electorale Nationale Indépendante « CENI »

La CENI constitue l’organe chargé de l’ organisation du processus électorale notamment de l’enrôlement des électeurs, de la tenue du fichier électoral, des opérations de vote, du dépouillement et de la proclamation des résultats provisoires.

Sous pression de l’opinion tant nationale qu’internationale, la CENI a été mise en place en mai 2010 alors que la Constitution de transition la prévoyait immédiatement après l’installation des Institutions Publiques issues des élections de 2006 en remplacement de la CEI, soit au lendemain de l’installation du Sénat en 2007.

Mise en place dans la précipitation, en écartant la société civile ainsi que l’opposition extra institutionnelle, elle apparaît comme la pierre angulaire du montage de la fraude planifiée par Mr. Kabila et sa famille politique à laquelle appartient d’ailleurs le président du Bureau en sa qualité de co-fondateur du PPRD, parti politique de Kabila.

Ainsi, le Bureau de CENI, composé de sept membres appartenant tous à des partis politiques, à raison de trois pour l’opposition et de quatre pour la majorité au pouvoir avec cette conséquence que ce déséquilibre suggère déjà un doute sur l’impartialité de cet organe, puisque le standard international exige que l’administration des élections soit confiée à une autorité indépendante et impartiale, fonctionnant en toute transparence pour garantir aux citoyens une participation à un processus électoral démocratique comme le proclame l’article 21 de la Déclaration universelle des droits de l’ homme.

La désignation de M. Daniel NGOY MILUNDA, proche du Président sortant et de son parti le PPRD comme Président du bureau de la CENI participe du dessein arrêté par Mr. Kabila et les siens de s’assurer le contrôle de cet organe.

De ce fait, cette architecture de la CENI a permis à son président de nommer, en toute liberté, les membres actifs du PPRD et alliés , aux postes clefs dans les onze Secrétariats Exécutifs Provinciaux (SEP), dans les 169 circonscriptions électorales ainsi que dans les bureaux de vote et de compilation.

    1. Manipulation du parlement

Du fait de disposer de la majorité numérique confortable au parlement, Mr.Kabila et sa famille politique ont eu la facilité de faire passer les lois qui étaient favorables de manière cavalière, sans un grand débat de fond, sans prise en compte ni de la loi fondamentale ni de l’intérêt supérieur du peuple congolais, et très souvent en l’absence de l’opposition désabusée. Ces lois font partie d’un ensemble de stratégies mises en place pour favoriser la fraude électorale.

Nous citerons pour mémoire :

      1. La révision constitutionnelle du 20 janvier 2011

Cette révision réduisant le nombre de tours du scrutin présidentiel à un seul, n’a pas fait l’objet d’un referendum populaire en violation de l’article 218 de la Constitution. Elle s’est réalisée dans un climat de corruption manifeste pour atteindre les 3/5ème des membres du Congrès.

Vu son caractère trop partisan, sa promulgation a suscité de vives réactions de la part des partis politiques de l’ opposition, de la société civile et de la communauté internationale. En effet, il est facile de comprendre que la majorité au pouvoir espérait, par ce tour unique, de prendre avantage sur les autres candidats à la présidentielle, en comptant sur une hypothétique division de l’opposition.

1.2.2. La loi électorale promulguée le 25 juillet 2011

Cette loi promulguée cinq mois seulement avant la tenue du scrutin, après modification de certaines dispositions de la loi de 2006 relatives à la répartition des sièges venait renforcer les préparatifs de la fraude.

Elle pêche dans la mesure où :

Premièrement, elle n’a pas réglé la discrimination liée au financement des partis politiques ni défini les sanctions en rapport avec d’autres infractions telles que l’achat de cartes d’électeurs.

Deuxièmement, elle n’a pas prévu une procédure contraignante à l’endroit de la CENI en cas de manquement dans son chef vis-à-vis de la loi comme par exemple chasser un témoin du bureau ou du centre de compilation sans motif valable.

Troisièmement, elle exclut les compatriotes vivant à l’étranger pour le simple fait que ces personnes sont acquises au changement et ne peuvent voter que pour le changement.

1.3. Instrumentalisation du Conseil Supérieur de l’audiovisuel et de la Communication « CSAC »

Comme pour les autres organes liés au processus électoral, le conseil Supérieur de l’ Audio visuel et de la Communication a été mis en place avec beaucoup de retard , soit 11 aout 2011.

La composition du CSAC est l’expression de l’ instrumentalisation de cet organe de régulation des médias à travers la désignation de ses membres qui ne répond pas aux critères d’indépendance vis-à-vis du pouvoir.

Dans son rapport annuel 2011 du 28 décembre, Journaliste en Danger « JED » en sigle, en appelle à un état d’urgence pour sauver la liberté de la presse et exige la dissolution du CSAC.

En effet, JED estime que suite aux multiples injonctions des politiques et des services de sécurité, le CSAC a complètement échoué comme instance de régulation de médias spécialement pendant la période de campagne électorale.

Depuis le début de la campagne électorale, le CSAC a sanctionné environs 30 actes de violations médiatiques contre les journalistes de la presse écrite et contre les chaines de télévisons. La sanction la plus remarquable est celle prise contre la RLTV pour avoir diffusé l’interview du président TSHISEKEDI à partir d’Afrique du sud le 07 novembre 2011.

Par contre, le CSAC n’a montré aucune rigueur à appliquer les mêmes actes de règlementation en sanctionnant le PPRD pour avoir placé les affiches de KABILA sur les murs de la RTNC qui leur sert de siège à Kinshasa et autres édifices publics à travers tout le pays.

De même, aucune réaction de la part de la fameuse CSAC quant la RTNC et certaines chaines pro Kabila se sont acharnées sur la personne du Cardinal MONSENGO PASINYA après sa prise de position le 12 décembre 2011 contre les résultats provisoires de la présidentielle.

Pour les observateurs de l’Union européenne, la RTNC n’a pas joué son rôle de service public négligeant le principe d’égalité et d’équilibre en matière d’information. Joseph KABILA a ainsi reçu 86% du temps consacré aux candidats présidentiels au journal télévisé contre 7% à Léon KENGO, 3% à V. KAMERHE et 1% à Etienne TSHISEKEDI.

Ceci démontre à suffisance l’instrumentalisation de CSAC pour confisquer les médias publics et en même temps museler les médias privés au profit de Kabila et sa famille politique en vue d’influer sur les élections.



    1. Instrumentalisation de la Cour Suprême de Justice « CSJ »

Alors que la Loi portant création, attribution et compétence de la Cour Constitutionnelle qui a dans ses attributions le contentieux électoral, avait déjà été adoptée par les deux Chambres et transmise au Président de la République pour promulgation, ce dernier s’est abstenu, au mépris des dispositions constitutionnelles, de la promulguer, alors qu’il n’en a même pas demandé une seconde lecture.

Cette Cour, qui devait être, aux termes de la constitution de 2006, supprimée pour être remplacée par une Cour de cassation, un Conseil d’Etat et une Cour Constitutionnelle, assume aujourd’hui le contentieux civil, administratif, électoral ainsi que l’interprétation de la Constitution.

Ce comportement accuse l’intention de son auteur d’éviter la mise en place de cette institution dont les membres doivent être nommés, pour le 1/3 à l’initiative du Président de la République, l’autre 1/3 à celle du Parlement réuni en Congrès et le dernier 1/3 à celle du Conseil Supérieur de la Magistrature, soit 9 au total.

La composition de cet organe ne garantissant pas au mieux les intérêts et la fraude préméditée de Joseph KABILA, a obligé ce dernier à s’en méfier pour s’abriter derrière une Cour Suprême de Justice dont les membres sont discrétionnairement nommés par lui alors que, aux yeux de la loi (articles 137 et 140 ), la Cour Suprême de Justice n’existe plus en République Démocratique du Congo.

Le seul mobile qui compte pour Joseph KABILA c’est de contourner tous les mécanismes en vue de faire aboutir sa fraude.

Pour jouer tous ces rôles, M. Kabila a procédé le 13 octobre à la nomination des 3 présidents et des 17 Conseillers à la Cour suprême. Cette ordonnance a été rendue publique tard le soir du 27 octobre 2011 à quelques minutes de l’ouverture officielle de la campagne électorale. Les magistrats ainsi promus ont prêté serment devant le candidat Kabila battant déjà campagne électorale.

De tout ce qui précède, nous déduisons que le décor judiciaire de la fraude électorale était définitivement planté.

1.5. Instrumentalisation de la Territoriale

La volonté délibérée de frauder était déjà présente dans le refus d’organiser les élections urbaines, municipales et locales prévues en 2006. Ces élections ont été remplacées purement et simplement par des nominations politiques des cadres de la Territoriale de la famille politique de M. Kabila permettant ainsi à monsieur Kabila de les utiliser au moment opportun pour des intérêts partisans.

La combinaison des Gouverneurs de provinces de la famille politique de Kabila avec les structures mises en place par la CENI et celles de la Territoriale, parachève l’architecture administrative du montage des tricheries et fraudes que nous vivons tous aujourd’hui.

1.6. Instrumentalisation de l’armée nationale, de la police nationale et de la garde présidentielle

En violation de l’article 36 de la loi électorale, monsieur Kabila a fait fi du caractère apolitique de la police nationale et des forces armées (art.183 et 188 de la constitution) pour intimider, traquer l’opposition politique et les électeurs et les utiliser pour le pillage des bureaux de vote et le bourrage des urnes.

Mort et désolation étaient au rendez-vous pour la victoire à n’importe quel prix de monsieur Kabila.

A titre indicatif, dans son rapport du 22 décembre 2011,
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