La litterature du XVI siècle








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LA LITTERATURE DU XVI siècle
Précis de littérature française du XVI de Robert Olotte

Rabelais (trad de Guy Demerson)

Du Bellay, Ronsard

Défense et illustration de la langue française, Du Bellay

Montaigne

Trois notions sont animatrices de la réflexion sur la littérature du XVI :

- la renaissance

- l'humanisme

- les réformes
I Un siècle de réformes

L'Evangile, la Réforme

Et d'abord le livre, l'Ecriture : c'est le texte primordial qu'il faut rendre à son énergie originelle. Edition, traduction, impresssion : la Bible, traduite et imprimée, circule et permet à chacun de se déterminer, en toute conscience. Monde nouveau que la lecture, dans ces conditions : dialogue d'un homme et d'une page. L'évangélisme , cette attitude intellectuelle commune à tous les courants qui visent à réformer le christianisme, est la promotion d'une relation individuelle, personnelle, de l'homme à Dieu par le moyen priviligié qu'est la lecture, l'absorption individuelle de cette Parle : l'Evangile.

Dieu est-il absent de ces mondes nouveaux que l'homme forge à sa mesure, et de ses propres mains ? Le paradoxe est le suivant : l'homme est en même temps exalté et diminué. C'est une même époque qui montre l'homme capable et libre d'explorer, de conquérir, de s'enrichir, et qui le décrète radicalement indigne et pécheur devant Dieu, incapable de gagner son salut. Toutes les consciences du siècle vont avoir à choisir; les réponses vont d'un athéisme rationaliste presque avoué, qui place l'immortalité sur la terre et dans la mémoire historique, à la théologie de la grâce de Luther et de Calvin : rien de ce que l'homme peut faire ne pouvant lui gagner son salut, c'est Dieu qui le sauve, gratuitement. Pour Calvin, le travail humain, et l'art lui-même, ne font pas un mérite à l'homme; mais ils manifestent la grâce de Dieu et sanctifient sa Création : ainsi se trouvent conciliées l'indignité de l'homme et son aptitude à produire, à connaître. C'est ainsi que le protestantisme sera, en Allemagne, en France (avec les églises calvinistes), en Angleterre, l'un des moteurs de la croissance économique.

C'est un mouvement religieux qui, au XVI siècle a soutrait l'obédience de l'Eglise de Rome une partie de la chrétienté européenne et est à l'origine des Eglises protestantes. La Réforme fut l'oeuvre, au départ, de Martin Luther, dont la doctrine se répandit dans les pays germaniques et scandinaves après la publication de ses thèses en 1517. Avec Zwingli et Bucer, Zurich et Strasbourg devinrent les deux foyers importants d'où rayonnèrent en Suisse et en Alsace les idées nouvelles. Les pays francophone, très tôt touchés, trouvèrent en Calvin l'homme capable de mener à bien le renouveau religieux; son action, tant à Genève qu'auprès des huguenots (nom donné aux protestants français pendant les guerres de religion) français, fit de la Suisse et la France le bastion d'un type nouveau de protestantisme (le calvinisme), dont le rayonnement atteignit la Pologne, la Bohême, la Hongrie, les îles Britanniques, et marqua la Réforme anglicane (anglicanisme), qui apparaît comme une voie moyenne entre le catholicisme et le protestantisme. C'est sans doute à cause de cette situation particulière que l'Eglise d'Angleterre joue un rôle de premier plan dans le mouvement oecuménique (oecuménisme). En marge des trois grands courants de la Réforme (Réforme luthérienne, Réforme calvinienne, Réforme anglicane), constituant des Eglises organisées, se développèrent des courants parallèles, rebelles à tout embrigadement institutionnel : tels sont les anabaptistes et les mouvements se rattachant à l'illuminisme et au millénarisme.

La Réforme a eu historiquement des conséquences durables dans la pensée chrétienne. L'ébranlement qu'elle a provoqué a été une ouverture à une réflexion nouvelle sur la théologie et la vie chrétiennes.
L'Humanisme fournit un cadre philosophique à des mouvements de rénovation religieuse. Le désir de trouver des formes de piété plus personnelles et de pratiquer une religion plus spirituelle que rituelle, prend appui sur la redécouverte des Pères de l'Eglise : le MA connaissait saint Augustin surtout, mais le XV siècle découvre les Pères grecs : Origène, Grégoire de Nysse, Jean Chrysotome; appui également sur la diffusion de la Bible et des Evangiles. La volonté de rénover l'Eglise prend une forme radicale dans la Réforme protestante (Luther, Calvin), mais connaît aussi en de nombreux lieux des formes modérées (groupe de Meaux autour de Briçonnet).


Les réformateurs sont des personnages désignés comme voulant réformer quelque chose : l'Eglise, la vie de l'église, la vie des chrétiens. Il y a de grands problèmes religieux au XVI.. La vie d'avant ne se passait pas sans la religion. La religion est une dimension qu'on ne peut pas exclure.

Ü réformation
On peut inventorier = réflexion doctrinale (contenu de la foi). Ce sont des réflexions socio-culturel, des réflexions sur la façon dont est vécu la doctrine. (altercation entre saint Paul et Saint Pierre). De tout temps, il y a eu une volonté de donner forme à la foi.

Au XVI, il y a un anoncellement des questions et les réformateurs veulent répondre. Il y a des controverses telles qu'il fallait essayer de revenir au source même du christianisme. Les pensées réformatrices s'appuient sur la nécessité de revenir au texte fondateur : l'évangile. La pensée s'était peut-être emballée avec le commentaire du commentaire etc. Il faut donc mettre de côté ce que les autres siècles ont apportés et tenir compte d'inspiration nouvelle. Il faut vivre en priant Dieu sans passer par des pratiques.

Au XV siècle, il y a un texte qui est autant édité que l'évangile : L'imitation de Jésus-Christ de Thomas A. Kampis. C'est une suite de poèmes qui crée l'envie d'imiter JC : c'est une pensée très poussée. Ce texte a couru tous les siècles et il avait presque remplacé l'évangile. Cela montre le besoin d'un rapport entre la créature et le créateur. C'est un désir que les réformateurs prennent en compte.

Tout intellectuel de l'époque faisait parti d'un courant, et par là même, il s'engageait lui-même et son courant. Mais viennent se greffer des idées politiques. On est entré dans des controverses :

- partisans du conservatisme

- partisans d'un besoin de faire éclater tout ça

- partisans évangélistes

Ü rupture entres les réformateurs et Rome

Il y a alors l'apparition d'une hérésie : fondation d'une autre Eglise : l'église réformée ce qui entraîne des guerres de religion.

II L'Humanisme

Sous l'influence de l'Italie, les traditions intellectuelles se trouvent bouleversées. L'accroissement des échanges (par le commerce et les guerres), l'habitude pour les étudiants aisés d'aller faire leurs études à Padoue, Rome et Florence, la mobilité constante des professeurs, favorisent la diffusion entre 1450 et 1500 des valeurs nouvelles de l'Humanisme :

- redécouverte des textes de l'antiquité grecque et latine, étudiés en entier et dans leur langue originale.

- vulgarisation de la philosophie néo-platonicienne (première traduction complète de Platon en latin par Marsile Ficin)

- exaltation des capacités de l'Homme (d'où le mot "humanisme") , considéré comme un résumé du monde et apte à le dominer, aussi bien qu'à comprendre Dieu par sa création (thèmes développés par exemple chez Pic de Mirandole).
La diffusion rapide des idées nouvelles s'explique par le rôle actif de l'imprimerie. D'abord consacré à multiplier ce que le MA considérait comme fondamental ( livres de piété, théologie scolastique, arts de bien mourir), elle passe au service du "modernisme" à partir de 1500. Entre 1470 (installation de la première imprimerie parisienne à la Sorbonne) et 1540, tous les livres anciens deviennent accessibles à la classe aisée et aux étudiants , grâce à l'activité immense de traducteurs tels qu'Erasme à Louvain, Lefèvre d'Etaples et Budé à Paris.
C'est une notion plus complexe et une vision plus intellectuelle des choses.

Un humaniste est un homme qui fait référence à une culture qui se transmet. Ils ont la conviction que la vie de l'humanité est quelque chose qui passe par des hauts et des bas. La vie a des acquis comme les grands auteurs des siècles passés. Ils ont l'idée que l'histoire n'est pas le résultat d'un hasard mais de la réflexion des hommes. ëtre humaniste, c'est se sentir dépositaire d'un certain savoir. A son tour, on peut transmettre ce savoir. Ce savoir est à envisager comme quelque chose de positif. Le passé peut nous apprendre à mieux vivre.
C'est une notion de culture, de conception de la culture. C'est une hypothèse de travail. On est humaniste ou on ne l'est pas. C'est un tour d'esprit: pour eux, l'histoire de l'humanité a un sens autant dans ses atrocités que dans ses bienfaits. L'homme va s'en servir pour donner un sens à ce qu'il fait. La vie n'est pas le pur produit d'un hasard. La vie peut se construire. On peut accompagner sa vie de réflexions. On n'est pas totalement dépourvu face à des choses horribles.

L'humanisme a cette dimension de construction, d'accompagnement de l'existence.

Il y a comme principe de se tenir à l'écart de certains événements, de certains milieux, : l'ambition est quelque chose de bien dérisoire.

Un humaniste n'a pas seulement du goût face à la poésie ancienne mais c'est quelqu'un qui va s'en nourir pour vivre comme ça : il faut résister à l'adversité (les stoïciens, Sénèque...). Les humanistes ont redécouvert les vertus de la République romaine. La montée de la monarchie absolue a pu être accompagné par les intellectuels.

Les bonnes lettres

Par "humanisme", on entend, strictement, le mouvement intellectuel de retour aux Lettres antiques : découverte, établissement, impression, traduction de textes, telles sont les tâches de l'humaniste, à la fois philologue, philosophe, théologien, historien, juriste, critique d'art etc. Car les "bonnes Lettres" sont bien plus que ce que nous appelons "littérature". Les mêmes règles, la même passion commandent l'accès à tous les textes, juridiques ou médicaux aussi bien que poétiques. C'est toute la culture antique que l'on prétend servir, pour s'en servir, avec la conscience grandissante de la relativité des temps historiques.

L'humaniste de la renaissance se distingue de l'humanisme en général en ce qu'il va accélérer les choses. Il s'agissait de s'intéresser aux lettres (textes pleins d'enseignement qui offrent une beauté : ce qui est bon ne peut pas être laid). Une bonne réflexion politique et morale sera forcément un beau texte. C'étaient des textes qui s'intéressaient à l'homme : lettres d'humanité : litterae huminae, studia huminastis. C'est ce qu'on pourrait appeler les sciences humaines. Ces sciences humaines étaient des sciences de l'esprit : texte avec valeur littéraire réel. L'humaniste est un personnage qui au départ, connaît bien la grammaire et le latin. L'humaniste est quelqu'un qui donnait les moyens et les clés afin de lire avec profit les oeuvres anciennes. Un humaniste était quelqu'un qui avait une culture considérable et qui à ce titre , on pouvait voir confier des titres considérables. C'est un personnage qui prend en charge l'histoire, les acquis positifs de l'histoire et qui a l'ambition de rendre la vie meilleure avec les acquis.

Thomas More, (L'Utopie) humaniste, devient chancelier d'angleterre. Partisan d'une réforme religieuse, Thomas More avait, comme Erasme, le vif sentiment de l'unité de la foi et de l'indivisibilité de l'Eglise. Il refusa de reconnaître le divorce d'Henri VII et de lui prêter serment comme au chef de l'Eglise anglicane. Cela lui valut d'être emprisonné, puis décapité en 1535. Il est allé jusqu'au bout de sa conception des choses.

Tous les humanistes avaient des pensées religieuses. Comment rendre les cités, la vie de chacun, la religion plus humaine ?

Les humanistes se servent du passé pour essayer de répondre aux questions de la vie. Il y a un retour vers l'antiquité : plus c'est ancien, plus ça a de valeur. Il y a une volonté de tirer des leçons.

III La Renaissance

Nom donné au mouvement artistique et intellectuel qui apparut en Italie au XV et qui y donna naissance à une brillante civilisation dont le rayonnement s'étendit progressivement , au XVI s , à l'Europe entière. Cette nouvelle culture "renaissante" se caractérise par la recherche, la découverte et la résurrection des valeurs de l'Antiquté gréco-latine, qui semblaient avoir été ignorées durant tout le MA. En fait, la culture antique avait survécu tout au long du MA parmi les "clers" et avait déjà connu d'autres "renaissances" avant la grande renaissance des XV et XVI s., par exemple la renaissance carolingienne et la renaissance du XII s. La Renaissance s'est manifestée dans tous les domaines de l'art : peinture, sculpture, architecture, musique et aussi en littérature et dans la pensée religieuse et philosophique.
L'apogée de la Renaissance : "humanistes" et poètes

Les thèmes et les sources philosophiques de l'Humanisme érudit sont déjà bien établis dans le milieu intellectuel quand s'affirment deux groupes de poètes dont l'idéal est d'unir les vérités nouvelles à des formes "modernes" françaises : le groupe lyonnais et le groupe angevin-parisien de la Pléiade. Ils sont ainsi en rupture volontaire avec l'internationalisme des intellectuels, pour promouvoir l'esthétique et les valeurs nationales. Le groupe lyonnais (Heroët, Scève, Louise Labé) est le premier témoignage d'une littérature de l'Humanisme,influencée surtout par l'Italie. La Pléiade ets plus marquée par la littérature antique; elle regroupe des élèves de l'hélléniste Dorat (Baïf, Ronsard, Du Bellay, Peletier, Belleau, Jodelle, Pontus de Tyard) : devenus poètes de Cour, ils tentent une poésie érudite, ornée, mythologique.

Qui dit renaissance dit naissance. Il y a eu invention de l'époque de la renaissance. Ils se sont autoproclamés homme de la renaissance. Ils étaient convaincus qu'ils vivaient à une époque où il se passerait quelque chose. Les lettres humanistes italiennes et française. Il y a une idée de renouveau, de résurection.

Florence : idée de la Fleur, de l'éclosion; cité de la fleur, sensibilité aux signes. Les choses voulaient dire quelque chose. Leurs noms n'étaient pas arbitraires (avant Saussure). A Florence pouvait éclore quelque chose de nouveau. Florence était le seul endroit où il y avait un régime républicain qui était le seul depuis la république romaine : ils font revivre l'histoire de Rome.

C'est une révolution de philosophie d'histoire, astronomique, géographique. Ils changent la conception de l'histoire des hommes d'avant. Il y a une mise entre parenthèse de dix siècles d'histoire (400 à 1400 car ça n'avançait pas).

Il y a une vision de l'histoire en trois temps :

- temps où les progrès étaient continus : Virgile, Horace Antiquité

- l'âge gothique : obscurité Moyen-Age

- l'âge nouveau Renaissance

Visée patristique : comment ces cités sont dépositaires d'un grand héritage (romain).

Visée esthétique : l'écriture de l'histoire ne se fait plus sous le regard de Dieu mais sous le regard de grands historiens comme Tite-Live.

Ü il se dégage une conception de l'histoire, une conception de la culture qui permet de mettre en évidence cette vision, cette hypothèse concernant l'antiquité, le MA et la renaissance.
Conclusion

Le concept de renaissance fut élaboré par les italiens. Ils remarquèrent que leur époque était marqué par un progrès dans les lettres (élargissement du champ des connaissances). Rien n'avait été fait de semblable, de si déterminé : concept volontariste.

Cette révaluation esthétique va être de type humaniste : témoignage de l'art antique dans ses splendeurs. Les ruines de Romes sont liées au pillage. A la renaissance, des humanistes archéologues font des fouilles. Il y a une promotion de ces intellectuels florentins. L'europe va être d'accord pour adopter la conception humaniste italienne. Duren (?) a déclaré que la peinture avait été perdu pendant mille ans.

Mais attention, le MA n'a jamais perdu contact avec l'antiquité. Le germaniqu gothique n'était pas sur le point de s'exhumer à la fin du MA. C'est même à la fin du MA qu'il y a eu la plus grande effervescence gothique. L'art gothique était en plein essor. Il y a toujours eu un contact entre l'orient et l'occident.

Le concept de renaissance a une nuance polémique : Italie contre le reste de l'Europe, le modernisme contre les temps obscurs. Il y a un essor déterminant de l'occident par rapport au reste de la planèt (developpement économique). La civilisation de l'Europe a dépassé de beaucoup le niveau atteint de l'antiquité et des autres civilisations. Il y a eu en Espagne, Italie, France, Germanie, GB, un essor considérable. Les italiens se sont appropriés les raisons de cet essor. Il y a un renouvellement des choses, et un élargissement du champ de connaissances.
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