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- Histoire du Maghreb ottoman -

- Du début du XVI è siècle au début du XX è siècle -



Vendredi 28 janvier 2011.

Fascicule distribué.

Lectures obligatoires pour le cours :
André RAYMOND, « Les provinces arabes (XVI è siècle – XVIII è siècle) », Histoire de l’Empire ottoman, Paris, Fayard, 1989, p.343-418.
Lucette VALENSI, Le Maghreb avant la prise d’Alger, Paris, Flammarion, 1969, Tunis, Cérès, 2004 (réédition).
Contrôle continu :

Rendre un commentaire de document au choix :


  • Document 2 p 15 pour le 17 février 2011.


Lectures recommandées :
Tawfik BACHROUCH, Formation sociale barbaresque et pouvoir à Tunis au XVII è siècle, Tunis, Publications de l’Université de Tunis, 1977.
André RAYMOND, Tunis sous les Mouradites. La ville et ses habitants au XVII è siècle, Tunis, Cérès éditions, 2006.


  • Document 5 p 24 pour le 28 avril 2011.


Lectures recommandées :
Nora LAFI, Une ville du Maghreb entre ancien régime et réformes ottomanes. Genèse des institutions municipales à Tripoli de Barbarie (1795-1911), L’Harmattan, 2002.

EXAMEN FINAL : Un commentaire de texte ou une dissertation au choix.
*****


Comment l’autorité ottomane s’est installée au Maghreb au cours du XVI è siècle ?
I- Le contexte et les motifs de la conquête : l’affrontement entre Ottomans et Habsbourg d’Espagne
1- Le contexte méditerranéen : les luttes entre Ottomans et Espagnols
Contexte méditerranéen d’affrontement entre l’Empire ottoman et le domaine des Habsbourg d’Espagne. Les Habsbourg sont une très grande famille connue par Sissi l’impératrice, l’une des branches de la famille d’Autriche (Vienne) et une autre d’Espagne (Madrid) :

Charles Quint souverain espagnol qui règne à partir de la péninsule ibérique. Il est né en Belgique avec des origines bourguignonnes, il est aussi empereur germanique et possède un domaine colonial aux Amériques, ‘l’empire où le soleil ne se couche jamais’.

C’est une force catholique en Méditerranée : ce qui caractérise les Habsbourg est leur fidélité au catholicisme. C’est donc une puissance catholique, impériale au XVI è siècle, lutte contre l’islam et aussi le protestantisme (hors programme).

La force espagnole est déterminante en Méditerranée, puissante financièrement du fait de l’or des Amériques finançant les guerres espagnoles. L’Espagne catholique est une royauté qui s’est construite par l’expulsion progressive des Musulmans (1492 : Découverte des Amériques et chute de Grenade, les convertis de force sont appelés les Mauresques).

C’est une monarchie qui contrôle différents territoires en Méditerranée : Les Espagnols contrôlent des territoires en Italie, notamment les îles : la Sardaigne, la Sicile, le royaume de Naples, et, commencent à avoir des positions fortifiées au Maghreb : Melilla (1497), Mers El-Kebir (‘Mers’ rappelle ‘Marsa’ le port et de même forme du nom de lieu ‘maf’al’ venant de a/r/s: arsenal, lieu maritime) (1505), Oran (1509) : occupée jusque la fin XVIII è siècle avec une rupture au XVII è siècle, Bougie (1510), Tripoli de Barbarie (1510).

L’empereur d’Espagne, ayant des positions en Italie, Maghreb et péninsule ibérique, doit donc sécuriser la circulation entre les différents des territoires, et ne pas laisser une autre puissance contrôler le bassin occidental de la Méditerranée.
Remarques :


  • Les Portugais ont aussi des positions au Maghreb : Ceuta (1415) alors que le Maroc est aussi une enclave espagnole, Falstri (1458), Arzila(1471).

  • Graves conflits entre Espagne et Portugal.

  • A partir, de la fin du XVI è siècle, l’Espagne et le Portugal se fondent, car le Portugal n’a plus de successeur dynastique et le fils de Charles Quint devient aussi souverain du Portugal.


L’Empire ottoman peut être interprété comme le second empire islamique après les Abbassides (leur pouvoir s’effondre au XIII è siècle), c’est donc une seconde poussée islamique.

‘Ottoman’ vient d’Othman : maison d’Othman, les Ottomans sont nés d’une maison guerrière, née en Anatolie à partir du XIII è siècle, au moment où le pouvoir abbasside s’effondre. Progressivement, ils vont s’étendre d’Anatolie contre les Byzantins (hors programme), et apparaissent comme des défenseurs de l’islam sunnite contre l’islam chiite, implanté dans le domaine persan principalement.

C’est une puissance musulmane qui s’affirme à partir d’une région militaire. C’est aussi une puissance présente sur trois continents : en Asie à partir de l’Anatolie avec la prise de Constantinople aux Byzantins en 1453 (évènement très important car capital de l’Empire romain), implanté aussi en Europe avec le contrôle progressif des Balkans et d’une partie de l’Europe de l’Est, en Egypte à partir du début du XVI è siècle.
Deux puissances se confrontent en Méditerranée orientale et surtout occidentale, au moment même où les pouvoirs maghrébins ‘effondrent et se divisent.
2- Les contextes locaux : la décomposition des pouvoirs au Maghreb
Maghreb oriental : territoire de l’Ifriqiya, au début du XVI è sicle sous l’autorité des pouvoirs hafsides à partir de leur capital. A cette période, les Hafsides ont un recul de l’autorité : au sortir de la région de Tunis, ce sont soit des tribus qui dominent dans les campagnes, soit des activités maritimes des corsaires sur le littoral, dans les villes. Ce n’est pas un effondrement du pouvoir, amis c’est un recul, alors que pendant la période médiéval il fut très puissant.
Maghreb central :

Région de Constantine : Cheikh de la dynastie Hafside mais autonome, indépendant de Tunis au début du XVI è siècle.

Région d’Alger : al jazair vient du nom d’ensemble des îles. ‘Algérie’ : Les Ottomans définissent un pays par la ville où est implanté le gouverneur, le pacha. Ville tenue par des marchands andalous s’appuyant sur une tribu arabe installée dans la région de la Mitidja : tribu des Tha’aliba.

Région de Tlemcen : Sous l’empire des Espagnols depuis la prise d’Oran en 1509.
Maghreb occidental : Le pouvoir des Wattasisdes est affaibli par l’offensive portugaise, permettant l’émergence d’une nouvelle dynastie de sultans : les Saadiens avec la prise de Fès en 1549/1554.
On retient une division profonde du Maghreb qui va favoriser l’intérêt des Espagnols, puis Ottomans. Il n’y a pas de force homogène. C’est une division due à la force des tribus, à la force des corsaires dans les ports, au développement des confréries religieuses, une faiblesse démographique, une faiblesse de la marine (il n’y a plus de marine centrée comme à la période médiéval, la flotte est surtout chrétienne).
Remarque : Quand on parle de ‘confréries religieuses’, ‘tribus’ et ‘forces corsaires’, on est dans une interprétation de l’histoire consistant à dire ‘ ce qui est important ce sont les Etats : les Etats sont forts, les Etats centraux,…il n’y a point de salut à part l’Etat’. ‘Les forces tribales ne seraient pas organisées, sans vraiment d’autorité’, c’est une vision coloniale.
L’Empire ottoman ne vient pas au Maghreb par l’Est ni par l’Ouest, mais par le centre. Ce n’est pas une conquête volontaire, ce sont des aventuriers, des corsaires qui appellent à l’aide. C’est un élément déterminant de la présence de l’Empire ottoman au Maghreb qui n’est pas une présence directe. C’est une marge de l’Empire ottoman, ce n’est pas une marge centralement stratégique, c’est en périphérie de l’Empire ottoman. Ce sont des corsaires qui appellent à l’aide et le Maghreb devient une place de la course (activité d’attaque des navires ennemis) à partir du XVI è siècle jusqu’en 1820.

Jeudi 3 février

II- Les conquêtes ottomanes
1-Alger
Il n’y a pas d’Algérie, mais une province ou un territoire d’Alger. Cette conquête n’est pas voulue par Istanbul, elle est liée à l’appel à l’aide des populations d’Alger et de leurs chefs de l’époque : les deux frères corsaires Barberousse : ‘Aruj (celui qui garde la gloire éternel) et Khayra al-Din. Ces deux personnages parviennent dans la région d’Alger en 1576. Ils sont originaires d’une île grecque (Lesbos). Ils prennent possession d’Alger et ils doivent faire face à l’occupation espagnole de la forteresse de Pénon en face d’Alger. Ils s’emparent de l’arrière pays d’Alger : la Mitidja, et plus au Sud : Ouarsenis.

Très vite Khayra al-Din s’impose puisque ‘Aruj meurt en 1518, quand il échoue à prendre la ville de Tlemcen. Il faut savoir situer les villes maghrébines. Khayr al-Din a un coup de génie, en s’isolant des Espagnoles, en demandant la protection de sultans ottomans (Salim 1er) qui lui donne le titre de gouverneur : beylerbey (le bey des beys, titre honorifique pour dire monsieur, sieur ; le dey : l’oncle). Il va aussi obtenir des troupes ottomanes : un corps de janissaires d’environ 2000 soldats, qui sort de l’Empire ottoman pour l’aider. Ces troupes lui permettent de conquérir une bonne part du territoire du Maghreb central. Il prend tardivement Tlemcen à la fin des ‘1540. Oran reste espagnole jusqu’en 1708, puis 1792.

La conquête ottomane n’est pas volontaire, le Maghreb est un peu le mal aimé de l’Empire ottoman elle est liée à la course : pirate (pour son compte) ≠ corsaire (pour un gouvernement). Khayr al-Din est un corsaire pour l’autorité ottomane, contre l’Espagne. La conquête du Maghreb n’est pas volontaire mais quand elle est possible, elle s’appuie sur les activités corsaires des Maghrébins. Khayr al-Din intéressait les Ottomans car il avait une force maritime qui permettait de lutter contre les Espagnols. D’ailleurs il quitte Alger et est nommé en 1533 capitaine de la mer c'est-à-dire commandant suprême de la flotte ottomane, c’est une des flottes les plus importantes.

En parallèle, des dates importantes à retenir :

1529 : Siège de la ville de Vienne par les Ottomans : échec car dans cette ville assiégée habite une partie de la famille Habsbourg. Rappelons qu’à Madrid aussi règne cette famille, et l’Empire des Habsbourg a l’impression d’être attaqué par sa face orientale et par la Méditerranée occidentale. Donc les Espagnols ont intérêt à ce que les Ottomans reculent, en terme de stratégie internationale.

1551 : Prise de Tripoli par les Ottomans.

2- Tripoli
Tripoli est prise aux chevaliers de l’Ordre Saint Jean de Jérusalem créé dans le contexte des croisades pour défendre Jérusalem, puis se replie à Chypre, et Charles Quint leur attribue la défense de Tripoli ou encore les chevaliers de Malte. A partir de 1530, les Espagnols quittent la ville de Tripoli car ils n’arrivent pas à la défendre du fait de la distance, et la donnent aux chevaliers de Saint Jean de Jérusalem pour qu’ils la défendent. Or derrière Tripoli, on est en milieu « hostile » du fait des tribus bédouines qui veulent s’en emparer, et, de l’autre côté, il faut s’approvisionner par la mer car c’est difficile par la terre. Les chevaliers abandonnent Tripoli et rejoignent Malte.

Ces chevaliers étaient un ordre riche de nobles possédant des terres dans l’ensemble de l’Europe, des forêts,…
3- Tunis
Tunis est l’objet de plusieurs attaques à la fois ottomanes et espagnoles. Les sultans hafsides étaient alliés avec les monarques catholiques espagnols. Mais en même temps, ils pouvaient faire la course, à partir du littoral tunisien. C’est un territoire incertain car tantôt avec les Espagnols, tantôt avec les corsaires.

Il y a une première tentative de conquête en 1564 par Khayr al-Din après avoir été commandant de la mer, mais c’est un échec. La véritable conquête est véritable en 1574.

1574 : c’est la véritable conquête ottomane : pour Tunis [1551 : Tripoli et 1518 : Alger].

‘1570 : Le pacha d’Alger conquiert Tunis puis, en 1573 : la cible est reprise par les Espagnols. C’est une ville qui a suscité beaucoup de convoitises et une forte énergie pour l’avoir.
4- Le cas à part du Maghreb occidental
Il n’y a pas de domination ottomane directe. Il y a des tentatives de démontrer le contraire, que le Maroc était un protectorat ottoman. Ce n’est pas une province ottomane, mais la présence ottomane est plus importante qu’on le pense. Les Ottomans interviennent dans les affaires à de nombreuses reprises :

- 1545 : Un membre de la famille des sultans wattassides, Bouhassun, rend hommage au sultan Soleiman Le magnifique, et, en 1554, Bouhassun reprend Fès (ville centrale pour le pouvoir au Maroc), avec l’appui des Turcs, mais qui ne sont pas très appréciés car les Maghrébins ont l’impression d’être en terrain conquis..

- Dans la dynastie des Saadiens, des descendants de reprennent le pouvoir au Maroc, grâce à des Ottomans, en 1576 et envoient des tribus à Istanbul jusqu’en 1581, et peut-être jusqu’en 1587. Depuis la reprise du Maroc par certains membres de la dynastie des Saadiens, il y a une forme de vassalité du pouvoir Maroc vis-à-vis d’Istanbul.

Bataille des 3 rois.
III- Les premières conséquences
1- L’installation des forces ottomanes au Maghreb
1571 : grande défaite navale ottomane à Lépante, au large de la Grèce. L’Occident pense que c’est une tragédie. Mais en 1573 : prise définitive de Tunis. A partir de là, selon l’historien Braudel montre qu’à partir de cette période 1571-1573, il n’y a plus d’affrontement direct Ottomans-Espagnols, du fait des problèmes internes, du coût de la guerre,… A la guerre classique succède la course : les corsaires maghrébins doivent s’en prendre aux forces chrétiennes alliées aux Espagnoles (par exemple, pas la France qui a signé avec l’Empire ottoman).

Le Maghreb devient une marge de l’Empire ottoman, mais une banlieue très stratégique qui a une fonction militaire, de perturber les adversaires.

1570-‘1630 : période d’apogée de la course maghrébine.
2- Une rupture de la Méditerranée ?
Si le Maghreb devient un pôle militaire, il y a-t-il pour autant une rupture du commerce ? L’Empire ottoman pousse le Maghreb et les provinces à lutter contre les adversaires. C’est une idée à nuancer car les échanges commerciaux sont rompus, mais les Ottomans vont favoriser le commerce, car Istanbul a besoin du commerce. C’est une ville des plus importantes de la Méditerranée de l’époque (400 000/600 000, ce qui est important pour l’époque). Un autre ville très habitée : Naples : très peuplée (environ 400 000) surtout pour entretenir les infrastructures, l’eau, la nourriture,… Donc ces villes sont difficiles à organiser, à approvisionner. Elles dépendent des provinces arabes et balkaniques et de toute façon aucun pouvoir ne peut se passer de commerce. De la même manière le Maghreb ne peut se passer de commerce, du fait des douanes qui rapportent des revenus. L’Empire ottoman ne peut avoir créer de division.

L’Empire ottoman permet de réinstaller des pouvoirs Maghrébins (Tlemcen, jusqu’à Istanbul et les provinces balkaniques). L’Empire ottoman permet de réinstaller un Empire méditerranéen, ce qui montre une certaine homogénéité au sud de la Méditerranée. Il y a une autorité centrale, avec des autorités locales qui y réfèrent.

Le Maghreb devient une question contre les adversaires chrétiens mais le commerce est maintenu.
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