Examen final








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Document 2 page 15

Jeudi 17 février
Pour le 24 mars : document 4 page 20.

Pour le 5 mai : document 9 page 24.

L’auteur écrit dans l’une de rares chroniques de l’époque sur le XVII è siècle. Il évoque l’émergence d’une dynastie de gouverneurs à Tunis.
QUELQUES NOTES DURANT LA LECTURE DU TEXTE:
Hafside : dynastie avant l’arrivée des Ottomans : 1228-1574.

‘/r/b veut dire ici bédouin, et non arabe.

Caïd qui veut dire lieutenant, mais qui renvoie aussi à la fonction de bey.

‘uluj faire référence à un converti à l’islam.

Les mamelouks sont des esclaves.

Science pour deviner les traits physiques.

Le dey de Tunis de l’époque.

Al-Saghayr : secrétaire, donc très important.

Les tombeaux sont des lieux sacrés et donc un enjeu.
BROUILLON :
A près lecture du texte, il se dégage une question : Comment une dynastie de gouverneurs apparaît ?
L 1 à 3 : la réorganisation de la mhalla et l’importance de l’institution.

L 4 à 5 : Les bédouins sont puissants traduit la faiblesse de l’autorité ottomane à l’intérieur du pays.

L 6 à 8 : Le premier bey de Tunis : Ramadan bey.

L 9 à 13 : L’appui du bey sur les mamelouks.

L 14 à 16 : Il insiste sur Murad Bey.

L 16 à 18 : Un des facteurs de l’ascension, de la succession est les traits physiques: la physiognomancie = firasa.

L19 à 22 : La concurrence entre les prétendants à la succession, les officiers.

L 23 à 24 : La puissance financière de Murad.

L 25 à 26 : L’ascension de Murad Bey.

L 26 à 34 : Chaque prétendant s’appuie sur les famille de secrétaires qui sont très importants car ils sont lettrés et rédigent en arabe les lettres, la comptabilité. Compétition entre officiers pour obtenir l’appui des secrétaires.

L 34 à 35 : La puissance financière de Murad Bey.

L 36 à 39 : La compétition devient militaire.

L 39 à 41 : L’accès au titre de pacha, titre honorifique et lié au gouverneur.

L 42 à 43 : La mise en place d’une dynastie et désignation du fils pour la transmission.

L 43 à 45 : La fondation du tombeau familial qui conduit aussi à la dynastie.
I- Un pouvoir ottoman qui s’installe, faible, avec plusieurs prétendants à sa tête
1- La puissance des tribus bédouines sur le pays

2- L’utilisation de la mhalla de l’époque Hafside à l’époque ottoman, entre les mains de plusieurs caïds

3- Un chef qui vient de la province voisine d’Alger et qui s’appuie sur des mamelouks qui sont des esclaves étrangers
II- La montée en puissance Murad Bey : les facteurs
1- Un successeur désigné par son maître (L 16 à 18)

2- La puissance financière de Murad Bey (L 23 à 25 et 34 à 35)

3- Victoire sur les concurrents

a- L’appui sur les secrétaires (L 23 à 24)

b- Victoire militaires (L 36 à 39)
III- La fondation de dynastie muradite
1-Accession au titre de pacha de l’Empire ottoman

2- La désignation du fils comme successeur (L 42 à 43)

3- L’érection d’un tombeau familial (L 43 à 47)
COMPOSITION :
[Ne pas faire de plan apparent]
[Introduction]
[Accroche] La province de Tunis est la première à passer sous l’autorité une dynastie de gouverneurs, à partir de 1620.

[Ouvrage] La mise en place est décrite dans des extraits de chroniques, c'est-à-dire de récits historiques qui évoquent des évènements classés par règne généralement, c’est un genre littéraire et historique connu. La chronique Kitab al-mu’nis fi akhbar Ifriqiyya wa Tunis est une des rares chroniques de Tunis, elle est même la plus précieuse de cette période. Les historiens s’appuient sur des chroniques pour Alger et Tripoli. Cette chronique est organisée par règne de deys et s’arrête en 1681, durant le règne d’Ali b. Bey.

[Auteur] Ibn Abi Dinar est proche de la dynastie muradite et son père est un savant religieux de Kairouan. Il a été lui-même cadi à Sousse, Kairouan entre 1966 et 1675. Il est familier de la cour de Ali b. Bey.

[Contexte] Le texte est rédigé après la période de l’installation et la consolidation de l’autorité ottomane à Alger et à Tunis. Dans ces deux provinces, ce sont donc les deys qui sont chefs de l’armée ottomane, qui s’imposent dans les provinces au bey. Les provinces maghrébines connaissent entre 1620’ et 1630’ l’apogée de la course maritime, des activités corsaires.

[Problématique] Les conditions de la formation d’une dynastie de gouverneurs à Tunis et le passage d’un pouvoir militaire à un pouvoir familial.

[Annonce du plan] Nous suivrons le passage d’un pouvoir militaire à un pouvoir dynastique, en trois étapes, avant, pendant et après la montée en puissance de Murad Bey et de sa dynastie.
[I- Un pouvoir ottoman qui s’installe, faible, avec plusieurs prétendants à sa tête]
[1- La puissance des tribus bédouines sur le pays]
Le chroniqueur Ibn Abi Dinar expose la situation de la province telle que [Nous citons le texte] « les Arabes (bédouins) étaient puissants, ils dominaient la majeure partie du territoire ».

[Nous examinons la question des bédouins par un apport de connaissances historiques]. Cette situation de forces de bédouines est ancienne. Le pouvoir Hafside avait déjà perdu le contrôle sur l’intérieur de l’Ifriqiya. Dès la fin du XV è siècle et début du XVI è siècle, le sultanat hafside perd le contrôle de l’intérieur des terres au profit des tribus bédouines. De la même manière, l’autorité ottomane est surtout forte dans le nord de l’Ifriqiya. On parle de cette région de Watan al-qibli. D’ailleurs, dans la même chronique, Ibn Abi Dinar détaille les guerres, les conflits des Ottomans contre les tribus, notamment des Muradites contre les tribus bédouines. On qualifie cette tribu de malfaisante, d’être à l’origine de corruption. Le but n’étant pas d’éliminer ces tribus, mais de négocier avec elles et d’arriver à ce qu’elles reconnaissent l’autorité ottomane, qu’elles versent l’impôt, sinon qu’elles deviennent une tribu makhrzen.

[Nous pouvons aussi ajouter, mais c’est facultatif] C’est durant la période de Murad Bey, durant les premières décennies, que les frontières de la province de Tunis se dessinent, durant les prières décennies de Murad, notamment l’appartenance de l’île de Djerba : en 1613, la Sublime Porte tranche en faveur de Tunis contre Tripoli, de même avec la frontière d’Alger à l’Oued Sevrat.

[Transition] Il y a donc une répression ou des compromis avec les tribus. Cette tache de maîtrise du territoire est facilitée par l’institution de la mhalla.
[2- L’utilisation de la mhalla de l’époque Hafside à l’époque ottoman, entre les mains de plusieurs caïds]
Ibn Abi Dina exlique que [Nous citons] « à l’époque ottomane, le pays fut divisé entre les caïds et le plus grand d’entre eux commandait la mhalla chargée de lever les impôts ». [Nous rectifions] Or les caïds existaient avant l’époque ottomane, puisque c’est une institution Hafside. Les Ottomans ne font que reprendre une institution hafside. Tout le système n’est pas changé, l’Empire ottoman reprenne d’anciennes institutions locales. C’est sa capacité à s’adapter et à reprendre l’ancien système. Dans ce texte, ce qui est appelé caïds est aussi synonyme de beys : lieutenants militaires, gouverneurs locaux. On retrouve cette division de beys dans la province voisine d’Alger, ce qui montre des évolutions différentes, puisque dans la région de Tunis, il n’y a qu’un seul bey, ou au plus deux beys, et des caïds.

[Transition] Parmi ces caïds émerge le caïd commandant la mhalla, Ramdan Bey.
[3- Un chef qui vient de la province voisine d’Alger et qui s’appuient sur des mamelouks qui sont des esclaves étrangers]
Ramdan Bey s’appuie sur des éléments étrangers [Nous citons] L 6 à 8, n’étant lui-même pas de la région, il s’appuie sur des hommes extérieurs, achetés et non des autochtones. La province de Tunis apparaît, dans ce texte, comme une terre neuve, c'est-à-dire qu’une partie de son encadrement vient de la province d’Alger. [Nous expliquons qu’Alger considère Tunis comme appartenant à son orbite] Les dignitaires d’Alger se sont souvent considérés comme ayant une autorité sur la province de Tunis. Les hommes circulent entre les provinces de l’Empire ottoman. Les provinces ne sont pas cloisonnées. De plus, Ramadan Bey s’appuie sur des ‘uluj = renégats, dans le sens de conversion à l’islam (reniement de leur religion). Ces hommes viennent de la course et qui peuvent être très loyaux, contrairement aux locaux qui ont une famille. Mais ils n’ont pas pour autant coupé avec leur famille car ils envoient de l’argent à leur famille d’origine. Par ailleurs, il y a aussi une relation de wala’ entre le maître et l’esclave même après l’affranchissement, c’est un droit mutuel.

[Transition] Dans cette situation de conquête de territoire contre les tribus, de division du territoire entre les officiers ottomans, et l’appui sur les renégats, c’est ainsi que l’on comprend la montée en puissance de Murad Bey.
[II- La montée en puissance Murad Bey : les facteurs]
L’un des premiers éléments est la faveur que le maître donne à son renégat.
[1- Un successeur désigné par son maître (L 16 à 18)]
Pour émerger parmi les autres mamelouks, il faut avoir la faveur du maître. [Nous citons] L17 18. Le recours à cette technique de divination est étrange. Il s’agit de reconnaître dans les traits physiques, l’état moral ou le comportement psychologique à venir. Mais ce passage est étrange car il permet de cacher d’autres critères de sélection qui ont permis l’assentiment du maître, d’autres méthodes de promotions, comme par exemple le mariage. Le mariage permet d’obtenir l’héritage de la fille. Or, le texte ne le mentionne pas. Par ailleurs, le texte n’est pas clair sur la promotion de Murad Bey car il ne donne pas précisément quelle fonction. On pense qu’il s’agit de la fonction de caïd al-Ahmhal.
[2- La puissance financière de Murad Bey (L 23 à 25 et 34 à 35)]
L’argent vient de la mhalla [Nous citons] L 23 24 et 34 35, qui est une colonne armée, une expédition militaire pour récolter l’impôt dans le pays. Elle doit constituer une bonne partie des ressources de Murad Bey, même si on ne dispose pas de statistiques. A Tunis, elle s’organise en deux étapes : celle de l’été vers l’Ouest, et celle de l’hivers vers le Sud. Ce sont généralement des impôts en nature. Mais même des récoltes de blé, par exemple, peuvent être revendu, et les impôts en nature permettent d’approvisionner les militaires. Les deys ont pu se déplacer dans le pays, mais ils ont renoncé progressivement à la conduite de la mhalla. De fait, ils ont laissé aux beys l’usage de ressources financières importantes. L’ascension de beys s’est faite car les deys qui contrôlaient la mhalla y ont renoncé.

Jeudi 03 mars

[3- Victoire sur les autres officiers concurrents]
Les conflits et les rivalités entre le les officiers sont perçus de deux manières : entre militaires pendant les guerres et avec le soutien de chancellerie. Ces rivalités ont d’abord opposé les favoris de Ramdhan Bey L 19 22. En fait, ce que ne montre pas le texte, qui évoque la lecture sur les visages, est que la stratégie de Murad Bey pour se distinguer des autres, est d’obtenir l’affranchissement, et, de prendre des biens de la maison de Ramdhan Bey, en héritant d’une partie de ses biens ; c’est ce que ne montre pas le texte. Mais ce que montre le texte est que Murad Bey s’est affirmé lors d’une victoire. L’ascension de Murad Bey a été permise lors d’une guerre contre les gens d’Alger, citée L36 à 39. A cette époque, fin des années 1620’, Alger revendique sa souveraineté de la ville Le Kef, à l’Ouest de Tunis, pour affirmer son autorité. Les deux parties ne veulent pas d’une médiation d’Istanbul, et lors de la guerre, c’est Alger qui triomphe du fait d’une défection de tribus arabes. Les ‘Algériens’ exigent un abandon de Tunis. La région du Djerid est aussi revendiquée par Alger. Mais au traité 1628, une frontière est établie à partie de Oued Serrat jusqu’à la mer vers le Nord. C’est une guerre très importante et une majorité de l’armée, sont des renégats, d’où la référence aux mamelouks dans le texte qui changent de camps et soutiennent Murad Bey. Cette guerre est aussi un moment d’affirmation de Murad Bey.

[a- L’appui sur les secrétaires (L 23 à 24)]
Mais il s’impose aussi car il obtient le soutien d’un secrétaire, un descendant d’Abu Sandal L26 à L34. Ce sont des hommes qui tiennent les correspondances administratives, les registres de comptes financiers et fiscaux,… Si Ainsi, si le vizir est assassiné, le secrétaire est préservé pour retrouver toutes traces du prédécesseur. Ces ont des gens qui sont issus de milieu prestigieux. On transmet la fonction de père en fils. L’enseignement est celui des sciences religieuses. C’est ainsi que Murad Bey peut fonder sa dynastie
[b- Victoire militaires (L 36 à 39)]
Une fois, qu’il dispose de toutes ces ressources [1, 2, 3 a], Murad Bey peut fonder sa dynastie.
[III- La fondation de dynastie muradite]
[1-Accession au titre de pacha de l’Empire ottoman]
Murad Bey obtient le titre de pacha. Avant de transmettre la charge de bey à son fils, Murad Bey obtient le titre de pacha L 39 40, le plus haut degré de la hiérarchie. Le titre de pacha lui est donné car il a obtenu des tribus. Ce titre lui donne le premier rang, un des plus grand titre de l’empire ottoman, l’un des plus prestigieux. Il va aussi s’imposer au dey et qui lui permet de transmettre ensuite le titre à son propre fils. C’est une rupture avec la tradition consistant à envoyer des pachas d’Istanbul. Une dynamique très importante est le fait de localiser le pouvoir provincial, c’est un enracinement du pouvoir provincial : a’yan, en donnant des pouvoirs à des familles. Mais l’élément le plus important est de désigner le successeur.
[2- La désignation du fils comme successeur (L 42 à 43)]
Quand Ibn Abi dina affirme L 42 43 (…), le titre de bey lui est donné à Hamud. Ainsi, la province renoue avec la tradition Hafside (depuis 1570). Auparavant, il n’y a pas de transmission de pouvoir de père en fils durant l’occupation ottomane. C’est vraiment un retour à la transmission dynastique. Avant, ce sont des pachas nommés et renvoyés en deux trois, sinon des deys désignés par les janissaires, ou bien la transmission se fait de maître à esclave. Alors les beys ont un avantage sur les deys car les deys restent dépendant des janissaires, alors que les beys choisissent leur nomination qui est moins compliquée et vont ainsi choisir leur successeur. Il peut y avoir une cumulation de génération, il faut renforcer la famille. Mais entre 1675 et 1686, le conflit au sein de la famille est très violent, c’est un conflit de prétendants de membres de la même famille. Donc d’un côté c’est bien de maintenir le pouvoir au sein de la même famille, mais il y a risque de guerre civile que l’on peut éviter en affaiblissant les descendants par un contrôle de leurs fonctions, et en leur donnant le moins de travail à faire. Ils peuvent conduire par exemple la mhalla mais ils sont contrôles. On va plutôt donner des fonctions aux neveux,… pour éviter les rivalités. Ainsi, les fils sont nourris et ont moins de fonctions. C’est aussi une des grandes difficultés à laquelle doit faire face le bey pour imposer une dynastie.
[3- L’institution d’un mausolée familiale (L 43 à 47)]
Le texte montre que cela permet une reconnaissance et une légitimité à Tunis.. L façon de donner une meilleure image que celui d’un converti à l’islam, venu de loin est de monter son mausolée à côté d’un saint local du XV è siècle. Puis son corps est transporté dans un lieu saint : turba (ou mausolée) : L 43 45, et dans un tombeau particulier. Cheikh sidi Ahmad Ibn ‘Arus est un saint du XVè siècle, un érudit, savant et religieux, un soufi qui s’initie au soufisme au Maroc, inhumé dans une Zaouia de la médina de Tunis. Le fait d’être près d’un saint lui donne une bonne réputation après sa mort. De plus, le mausolée est une tradition ottomane. D’ailleurs, la dynastie suivante des Husseinite va aussi avoir sa propre turba, aves les hommes, mais aussi les femmes et les esclaves. C’est une turba qui se visite.
[Conclusion]
[Il faut répondre à la problématique posée en introduction] La dynastie s’est formée par différents éléments : les alliances matrimoniales, les affranchissements juridiques (statut esclave à libre), le texte ne révèle que par l’enrichissement, la concentration financière, la concurrence des autres mamelouks, et, par la transmission d’un fils de bey. Mais le texte masque aussi la fragilité de cette construction. Les deys restent importants au moins jusqu’en 1637 et la dynastie Muradite est victime de nombreux conflits internes.

[Interrogation sur la portée du document ? Est-ce que ce document a eu un impact proche ?] C’est une chronique destinée à des lecteurs d’autres génération, mais surtout qui défend les intérêts de la dynastie, et qui du coup ne prend donc pas assez en compte l’avis des parties adverses, notamment celui des janissaires. La montée en puissance de Murad Corso est comme une ‘mafia’, se fait vis à vis d’une autre famille.
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