Examen final








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Quelles sont les raisons des conquêtes, en voyant quelle a été la réaction du pouvoir ottoman aux défaites ? La conquête de l’Algérie serait accidentelle.


I- Les différentes réactions au Maghreb
De façon générale, il n’y a pas de plan global de conquête française, c’est au départ une série de circonstances.
1- La conquête de l’Algérie : la résultante de conflits diplomatiques
On peut évoquer les raisons d’un conflit entre le consul de France à Alger : Deval et le dey Husayn Dey : les dettes de la France sur l’achat de blé venant de la province d’Alger. La France achète du blé dans les 1790’ car c’est la période de la Révolution. Les zones rurales françaises ne produisent pas assez, le commerce est désorganisé, et il faut nourrir la population. Mais c’est aussi une tradition française d’acheter dans les pays méditerranéens.
a- Raison financière
Deux négociants juifs : Bacri et Busnach qui ont des intérêts à Marseille et à Livourne. Ils livrent le blé à des conditions très intéressantes. La France règle progressivement ses dettes en favorisant les intérêts des deux familles, en lésant les intérêts du dey d’Alger, sachant que les deys précédents ont versé de l’argent. Les intérêts du dey ne sont respectés ni par les négociants ni par la France.
b- Le port de la Calle
Le port est dans l’est de la province d’Alger, près de ‘Annaba, qui survient en 1827, qui survient en 1827. La Calle est tenue par des négociants français. Masi les Français agrandissent la Calle et installent des armements sans prévenir le dey d’Alger. La Calle est ainsi armée par des négociants. C’est un parent du consul Deval qui est installé. Le dey fait détruire les aménagements français.
c- Le conflit diplomatique
Le consul Duval veut défendre les intérêts maritimes du Pape. Excédé par les actions de Duval et du fait qu’il ne remettrait pas les lettres du dey à Paris, excédé aussi par son attitude lors d’une entrevue, le dey frappe Deval d’un chasse-mouche : l’affaire de l’éventail. D’après les archives, Ageron démontre que Deval n’a pas l’impression d’être insulté, ce qui ne fait pas non plus scandale auprès des Européens, car il a mauvaise réputation (argent, proxénétisme en faveur du dey,…). Le dey demande le rappel de Deval car il est hostile. Mais la France ne veut pas entendre et ne mène pas d’enquête sur cette affaire. La position française est problématique. A partir de cette crise de 1827, les relations Alger-France se détériorent, et un blocus maritime d’Alger se met en place, pas très efficace mais coûteux à la France. On peut donc interpréter de deux façons différentes. La diplomatie française est indécise. En 1829 accepte une négociation avec le dey. Mais le dey fait attaquer à coup de canons un bateau français. Le dey est trop obstiné par la suite, alors qu’avant il était prêt à la négociation.

d- Le contexte politique français
Il faut aussi comprendre la prise d’Alger par le contexte de la politique intérieure française. En 1830, c’est la période de régime de Restauration née en 1814/1815 qui suit l’Empire de Napoléon Bonaparte et en fin de course en 1830, c'est-à-dire que le régime de Charles X est très contesté car c’est un souverain qui veut restaurer les prérogatives du roi et ultra-catholique. Donc son régime est impopulaire. Et c’est dans ce contexte que l’on perçoit l’expédition à Alger comme une diversion. Le ministre français de la guerre de l’époque Clermont-Tonnerre pense faire à Alger une ultime diversion aux difficultés de cacher ces problèmes politiques, ce contexte politique très complexe, d’autant qu’à l été 1830, il y a des élections.
e- Les rivalités coloniales
Deux puissances n’ont pas intérêt à la prise d’Alger : Istanbul et l’Angleterre.

-L’Angleterre veut maintenir des communications en Méditerranée et une force navale, car les Indes sont le joyau britannique, il ne faut donc pas qu’émerge une puissance qui s’impose : ni les Français ni les Russes. En 1830, l’Angleterre accepte si Paris reconnaît l’indépendance de la Belgique. Cette affaire n’est pas sue puis comprise au départ par les Ottomans alors que c’est contraire à son intérêt, et quand les ambitions françaises se précisent, Istanbul favorise la négociation et n’a pas intérêt à l’affrontement.

Le Ministre des Affaires Etrangères Polignac veut profiter de l’affaiblissement de l’Empire ottoman, pour le décomposer et se le partager avec d’autres puissances, dont l’objectif est aussi d’affaiblir la marine britannique. Mais l’Angleterre est au courant. Polignac veut établir en secret un empire arabe sous la conduite de Muhammad-Ali du Caire (Alger-Tunis-Tripoli). Ce projet de conquête par les troupes égyptiennes est dessiné en 1829. Son deuxième projet est de se partager Alger à la France et Tunis-Tripoli au Caire. A partir de là, Muhammad-Ali ne veut plus de ce projet pour ne pas intervenir auprès d’Européens et devenir impopulaire, il ne veut pas participer à la prise d’une terre musulmane. La France n’a pas d’idées claires sur ce qu’elle veut d’Alger. L’ambassade de France reçoit à Istanbul en 1827 une déclaration de guerre à Alger, mais pas davantage. En 1829, l’ambassadeur à Istanbul doit demander au sultan ottoman une autorisation d’intervention de Muhammad-Ali au Maghreb. Toujours dans cette réaction ottomane, Istanbul accepte l’intervention du pacha au Maghreb, en pensant restaurer l’ordre. Mais Istanbul comprend que cela va accroître la puissance de Muhammad-Ali, et décide d’isoler le cas algérien des deux autres provinces. Il opte pour une politique de médiation, et fait envoyer un émissaire Tahir al-Pacha qui a déjà servi parmi les janissaires d’Alger, pour régler le différend. Mais cette médiation en fait voulue par les Anglais et non tellement par les Ottomans, est un échec, car le pouvoir ottoman ne veut plus de cette médiation. Le pouvoir turc veut une commission franco-turque siégeant à Alger pour régler le problème. L’émissaire Tahir al-Pacha subit une série d’obstacles dans son parcours : l’ambassade de France ne lui donne que très lentement son passeport, à Tunis aussi on le bloque pour motif d’une quarantaine, et car Paris exige que Tunis soit neutre dans cette affaire, Tahir al Pacha arrive le 20 mai 1830 à Alger et on lui empêche de franchir le blocus et est emmené en quarantaine au port de Toulon, jusqu’au début juillet quand l’offensive est lancé.
2- Les conquêtes des autres composantes
a- Tunisie
Dans le cas de la Tunisie, dans les années 1870’-80, la Tunisie est l’objet de deux concurrents : la France et l’Italie. Elle est une province jusqu’en 1881, voire même la Première Guerre mondiale. Elles ont en concurrence directe. Les Britanniques se retirent de ses rivalités. On perçoit cette concurrence entre des milieux d’affaires marseillais et génois. Ce sont des concurrences constantes notamment pour la construction d’un chemin de fer entre Tunis et la goulette, de les lignes télégraphes, ou de grands domaines fonciers comme celui de l’ENFINDHA, lieu où est implanté le nouvel aéroport ‘Benali’. L’Angleterre va aller plus pour les Français déjà implantés à Alger, mai elle ne veut pas l’Italie des deux côtés du détroit de Sicile. L’Angleterre a en plus des ambitions sur l’Egypte et elle y impose sa tutelle en 1882. L’Angleterre s’avance aussi avec la France contre l’Allemagne qui monte en puissance.

La prise de Tunis est souvent interprétée comme une revanche sur la perte de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine, et la France retrouve un peu de sa puissance avec Tunis, mais à nuancer du fait du débat franco-français sur l’opportunité de cette prise. Il faut ajouter la perception des Ottomans de ces affaires qui ont la volonté de ne pas mener de politiques frontales, mais comme dans le cas d’Alger elles se soldent par un échec. Le sultan Abdulhamid II (sultan très intéressant à découvrir) a compris la pression française sur Tunis. Il veut réaffirmer son pouvoir sur Tunis et est prêt à un arbitrage entre la France et le dey de Tunis, quitte à faire reconnaître les intérêts particuliers de la France. Il veut maintenir l’autorité symbolique du sultan. Un des projets avant la conquête est d’installer à Tunis à la place des beys, un ancien Premier Ministre des beys, devenus en 1878/1879 un vizir : Khayr al-Din. Mais le projet est abandonné faute d’accord entre la France et Khayr al-Din. L’autre politique menée fut d’envoyer 20 000 hommes à Tripoli tenus par les Ottomans. Il voulait en mobiliser des hommes à partir de la Tripoli notamment en s’appuyant sur des chefs tribaux du Sud de la Tunisie et de l’Algérie. Ce n’est donc jamais dans l’affrontement. 1881 : traité du Bardo, Istanbul veut envoyer deux navires de guerre vers Tunis, mais demande de rebrousser chemin vers Istanbul. L’autre objectif : les Balkans qui sont une affaire très importante, les provinces arabes ne sont les favorites des sultans car elles sont très peu peuplées. Istanbul a aussi des problèmes avec la Grèce pour fixer les frontières. De plus, Istanbul ne peut jouer des divisions européennes et compter sur les Allemands. Donc Abdulhamid II tente d’obtenir de la France un compromis pour sauvegarder son titre de calife dans le monde musulman, maintenir une autorité même symbolique sur Tunis reconnue par la France. Et de façon secrète, il veut soutenir la résistance des populations tunisiennes, notamment toutes les populations insurgées en 1882, du Sud qui fuient vers la Tripolitaine. Mais comme le soutien ottoman est faible, la plupart des chefs de tribus tunisiennes reviennent et demandent le pardon aux autorités coloniales. En 1887, Khayr al-Din tente d’obtenir une forme de cotutelle franco-ottomane sur la Tunisie. Mais Dans ce projet, la France doit reconnaître que la province de Tunis fait partie de l’Empire ottoman, ce qui n’est pas le cas, et, le gouverneur de Tunis doit être un candidat présenté par Istanbul et accepté par la France. La frontière Algérie//Tunisie/Tripolitaine serait fixé par une commission mixte, et demande que l’armée française quitte la Tunisie. Mais Istanbul n’a pas de réponse.
Jeudi 24 mars

Les rivalités autour de la Tunisie en 1887 : Khayr al-Dine propose une cotutelle, de la France et de l’Empire ottoman sur la Tunisie. Dans cette négociation, la France reconnaît que la province de Tunis fait partie de l’Empire ottoman, et le gouverneur est candidat présenté par l'Empire ottoman et accepté par la France. C’est un échec pour les Ottomans, et ils ‘pensent’ que Tunis est à eux, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. C’est un échec pour le sultan, c’est une dernière tentative.
b- Maroc
Dans le cas de cette rivalité, ce sont davantage de puissances : la France, l’Espagne (proximité et intérêt dans le nord du Maroc), l’Italie (les communautés italiennes sont présentes partout dans la Méditerranée, et espèrent l’échanger plus tard contre la Lybie), et l’Angleterre (c’est la grande puissance commerciale au Maroc jusqu’au milieu du XIX è siècle), l’Allemagne (veut être une puissance africaine et considère le Maroc comme un Eldorado d’investissements). Le Maroc est très partagé, estimé très riche. Mais la France écarte ces puissances.

En 1902 : Les Français aboutissent à un accord avec les Italiens ; ils acceptent que les Italiens s’emparent d’une partie de la Libye : la Tripolitaine, et laissent donc la France manœuvrer le Maroc.

En 1904, les Français parviennent à un accord avec le Royaume-Uni. Les Anglais reconnaissent la prépondérance française sur le Maroc, et en échange les Français accordent une complète initiative aux Anglais en Egypte (ils sont en Egypte depuis 1882), ainsi que le maintien du régime de la ‘porte ouverte’ (1856): maintien de privilèges commerciaux au Maroc pour les Anglais.

Mais c’est l’Allemagne qui pose problème. Elle est hostile à l’alliance France-Angleterre, qui cherche des positions dans le sud du Maroc présenté comme un pays riche. En 1906, se tient la conférence d’Aljaziras, grand port du sud espagnol : la France parvient autour de l’affaire marocaine à isoler l’Allemagne, et se dessinent des zones d’influence au Maroc : Tanger qui devient une ville internationale, contrôlée par plusieurs puissances européennes, puis le nord du Maroc qui est sous influence espagnole, et, le reste qui reviendrait à la France. Les ports marocains sont contrôlés par les autorités policières françaises et espagnoles. La conférence d’Aljaziras internationalise davantage le Maroc, d’autant qu’elle aboutit à la mise en place d’une banque centrale marocaine mais créée avec des participations européennes, l’idée étant de contrôler les finances marocaines. L’Allemagne ne renonce pas jusqu’en 1912.
c- Libye
Les rivalités autour de la Libye : On peut envisager la prise de la Tripolitaine, puis de la Cyrénaïque par les Italiens comme une concession faite par les Européens. Les Français acceptent en échangent du Maroc et les Anglais aussi acceptent car ils veulent un contre-pouvoir à présence de la France sur les rives méditerranéennes. Intérêts libyens à la Tripolitaine :
-Raisons politiques : le pays est unifié dans les 1860’, par exemple : prise de Rome, c’est une nation jeune qui souhaite retrouver la grandeur de l’Empire romain (la côte libyenne est considérée comme la 4è côte italienne). Mais c’est aussi pour les Italiens, qui subissent une défaite humiliante d’Adoua en 1887, face aux troupes éthiopiennes, de se remettre.
-Raisons démographiques : la population italienne connaît une forte croissance, l’émigration se fait vers les USA ont dépassé les 650 000 italiens, donc c’est un pays d’émigrants. (La colonisation va être d’une grande violence)
-Raisons économiques : l’Italie a la deuxième place dans l’économie libyenne, les Italiens s’imaginent la Libye est riche, car les Ottomans bloquent ce qui se passe en Libye, ce qui suscitent l’intérêt des puissances. La banca di Roma investit dans les villes du littoral libyen. Les Libyens de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque sont déçus de l’autorité de l’Empire ottoman, après la Révolution Jeune turque à Istanbul de 1908, les populations libyennes se méfient des pouvoirs installés par la révolution, et craignent que leur province soit bradée aux Italiens.
3- Comment expliquer la lenteur des conquêtes ?
Pour qu’il y ait colonisation, il faut des prétextes d’intervention, il faut des motifs d’intervention.
a- Les hésitations des puissances coloniales
Les membres de la tribu Kroumir qui ont l’habitude d’aller de l’Algérie et la Tunisie, traversent donc la frontière. L’autorité française utilise ce type de déplacement pour dire que la sécurité française est dangereuse. Il va y avoir une série d’incidents à Tunis contre de représentants français, mais en fait on pourrait trouver plusieurs prétextes d’intervention :

Pour le Maroc, c’est aussi ce type d’incident qui facilite la conquête. Par exemple, l’assassinat du docteur français Mauchamp à Marrakech en 1907 provoque l’occupation d’Oujda. De la même manière, des incidents à Casablanca provoquent l’occupation en 1908 du port de Casablanca et de la plaine environnante.

Dans le cas de la Lybie, les Italiens envoient un ultimatum, en 1911 à Istanbul : officiellement, on explique la future occupation par la volonté d’assurer la vie et les biens des Italiens, qui n’étaient pas menacés. Les autorités ottomanes sont accusées de menacer les intérêts économiques, des entreprises italiennes.

b- Violences et revanches

II les Formes de la pénétration coloniale
Algérie 1830/Lybie 1911 par le littoral ; Maroc/Tunisie par la mer et l’Algérie française. Le processus est très long, sauf pour la Tunisie où il ya eu toutefois une rébellion dans le sud.
1- Des logiques communes de pénétration coloniale
a- Pénétration de l’Algérie et de la Libye
On peut percevoir une conquête par la mer, dans les cas Algérien/Libyen :

Dans le cas d’Alger, dès 1808 un officier sous l’autorité de Napoléon, le colonel Boutin repère un point d’accès sur le littoral algérien : Sidi Ferruch, les troupes françaises pénètrent la région d’Alger en 1830 où 27 000 soldats français partant de Toulon en 1830 et qui débarquent. La grande explication serait que le pouvoir du dey ne peut pas compter sur les forces locales, mais le combat a été difficile et non pas forcément inégalitaire d’un point de vue technique. Le 5 juillet 1830, le dey d’Alger capitule et signe une convention par laquelle les Français reconnaissent la liberté des habitants, leurs propriétés, et aussi la liberté religieuse (explique le maintien d’un droit musulman, de statut personnel). Le dey d’Alger obtient la vie sauve, est exilé à Naples, et ne peut apporter qu’une partie de sa richesse : d’où le devenir du trésor algérien. Les janissaires célibataires sont envoyés à Smyrne (actuel Izmir).

Dans le cas de la Libye, c’est aussi par la mer, ils s’installent à Tobrouk occupée le 4 octobre 1911, et à Tripoli occupée le 5 octobre 1911.
b-Pénétration de la Tunisie et du Maroc par l’Algérie française
L’Algérie est une base pour la conquête de Tunisie/Maroc :

Les troupes françaises pénètrent la Tunisie le 24 avril 1881 par la frontière algérienne, avec une offensive maritime, à partir du port de Tunis, de 8000 français, pour que le bey accepte le traité du protectorat. Dans le cas du Maroc, elle est avant même 1912 : occupation d’Oujda en 1907, de Casablanca en 1908 : stratégie mise en valeur par le général Lyautey, il élabore la théorie de pénétration par la tâche d’huile : il place ses pions progressivement : « il faut ne rien faire qui puisse donner l’idée d’une occupation définitive » : pas de postes militaires, aucun télégraphe de fortune, marquer le caractère provisoire de l’occupation. Mais très clairement c’est une stratégie à long terme.

Dans un deuxième temps : occupations militaires longues et difficiles : dans le cas de l’Algérie, la conquête dure plus de 70 ans, dont le premier objectif est l’Alger et la Mitidja, puis les prises des grandes villes du littoral : Oran en 1831, Beaune (Annaba) en 1832, Bougie en 1833 ; enfin, l’occupation des trois beyliks :

- Beylik de Titteri : Il y un début de résistance du bey mais qui capitule rapidement, le bey refuse de se soumettre aux Français, car ils n’ont pas respecté la liberté de religion, puisqu’il y a eu destruction ou transformation de mosquées (la mosquée de Ketchaoua devient cathédrale), la destruction de cimetières pour faire des routes,…

- Beylik de Constantine : le bey Ahmad Bey résiste jusqu’en 1837 à Constantine, puis maintient sa résistance à partir de Biskra jusqu’en 1848. Ahmad Bey reste fidèle à l’autorité ottomane. C’est un khouloughli et on explique sa résistance car il a une naissance locale et parce que sa population locale peut le suivre.

- Beylik d’Oran : le Bey d’Oran signe un accord de capitulation mais perd toutes ses autorité sur les populations oranaises, la résistance est animée par l’Emir Abdel Kader, dont la famille serait chérifienne (lié au prophète), membre de la confrérie religieuse Qadiriya, il est aussi membre d’une grande tribu. C’est donc un personnage ayant une légitimité religieuse et politique : reconnu chef du jihad à partir de 1832, mais pas par tout le monde (certaines tribus ne veulent pas qu’il s’impose à elles, les habitants de Tlemcen du fait de rivalités urbaines, la confrérie de la Tijaniya). Les Français s’inclinent et lui reconnaissent une autorité sur une partie de l’Algérie en 1837, par le traité de Tafna, soit 2/3 de l’Algérie. Mais en 1839, un conflit surgit où Abdel Kader accuse les Français avoir pénétré une limite territoriale interdite. Et en 1843, il subit une lourde défaite et doit se réfugier au Maroc. Il se rend aux Français en 1847, après que le Maroc cesse de soutenir la résistance algérienne. Abdel Kader se réfugie, après son emprisonnement en France, à Bursa en Anatolie, puis à Damas. Son exil n’est pas isolé car il est accompagné en 1857 de sa famille, ses frères et de toute leur famille, soit : 85 personnes. Damas est le lieu où tous ceux qui s’opposent à l’autorité française, suivent Abdel Kader, notamment des Kabyles en rébellion depuis le milieu du XIX è siècle,… Mais s’installent aussi à Alep (Syrie, Liban) et en Palestine, avec des villages de gens venus d’Alger en Palestine. Abdel Kader devient chef de communauté. Il meurt à Damas en 1883.

- La Kabylie est maîtrisée entre 1851et 1857.

- Une conquête du Sahara entre 1852 et 1917 : territoire extrêmement vaste et sous administration militaire.
c- Occupation de la Tunisie
L’occupation de la Tunisie se fait en 1881, puis est renouvelée en 1882 car il y a un soulèvement notamment dans la ville de Sfax, dans la ville de Kairouan, suscitant une nouvelle action militaire. Puis pendant la Première Guerre mondiale, surtout à partir de 1915 surtout, des tribus bédouines se soulèvent dans le sud, au côté des Tripolitains contre l’Italie et la France. Mais l’armée française ne reprend vraiment en main la région qu’après 1921, en utilisant l’aviation militaire : la répression est violente, bombardement des civils. Cette rébellion qui dure 6 ans, et n’est pas mise en valeur par les nationalistes qui émergent vers 1930’.

Pour le Maroc, les grands moments de ‘pacification’ (terme colonial) est longue du fait des reliefs de l’Atlas, mais aussi parce que la prise Maroc intervient à la veille de la Première Guerre mondiale, alors que l’effort français doit aussi se mobiliser vers la métropole. Lyautey concentre les efforts militaires sur le littoral. Ce qui ralentit c’est aussi le soulèvement dans le Rif à partir de 1921, animé par Abdelkrim (de son vrai nom Ben Abdelkrim) lutte contre les Espagnols, lui-même est lié à l’administration espagnol, c’est un fils de cadi et ancien journaliste, et a fait même partie des services de renseignements espagnols dans le nord du Maroc. A partir de 1921, il anime la résistance, en commençant par la défaite d’Anoual qui est un choc pour les Espagnols. Des milliers d’Espagnols sont morts, leurs armes espagnoles sont prises ce qui permet de maintenir la résistance. Cette défaite et a un large écho dans le monde musulman. Sa victoire est rapprochée de la figure Ataturk. Abdelkrim n’engage le combat contre la France qu’à partir de 1925. Son soulèvement est écrasé en 1926, par la conjonction des forces françaises et espagnoles. La répression est opérée par Pétain, général vainqueur de la Première Guerre mondiale, il faut aussi préciser : l’utilisation des armes chimiques, déjà utilisées en 1914-&918.. Le Haut-Atlas n’est pacifié qu’en 1934. Enfin
Enfin, dans le cas de la Lybie : les Italiens annexent a Tripolitaine et la Cyrénaïque, en 1911, elles sont déclarées parties intégrantes. Les Italiens n’occupent que le littoral de façon fragile, car une résistance animée par les Tripolitains, mais aussi en secret par les Turcs qui mettent une place une organisation spéciale, pour soutenir les tribus tripolitaines. Dans cette organisation spéciale en 1912, se trouve Ataturk (Mustapha Kémal) ce qui montre le lien avec l’Empire ottoman. On note l’ambivalence des Ottomans qui ont signé un traité avec les Italiens: traité d’Ouchy en octobre 1912 : les Turcs abandonnent l’administration Libyenne, mais conservent une souveraineté sur la Libye, c’est dans la logique ottomane où le titre est parfois plus important. Les Italiens n’occupent que les villes du littoral en aout 1915: Benghazi, Berna et Tobrouk. C’est après la Seconde Guerre mondiale que les Italiens doivent s’assouplir et mettent en place en 1919: la République de Tripolitaine et une République de Cyrénaïque, très autonomes, et, le Sud revient au chef de la confrérie Sanusiya. Dans un troisième temps, à partir de 1921, les Italiens reprennent militairement en main la région, avec une reconquête extrêmement violente. Enfin 1929-1930 : occupation du Fezzan, et 1932 : la fin de la résistance aux Italiens en Cyrénaïque, menée par Omar Mukhtar. Les années 1930’ ce sont les années de plus fortes de colonisation et d’occupation des Italiens.

Jeudi 31 mars

3- Comment expliquer la lenteur des conquêtes ?
a- Les hésitations des puissances coloniales
Les hésitations des puissances coloniales sont surtout visibles pour le cas algérien entre 1830 et 1834. Le gouverneur général Clauzel en 1830 souhaite attribuer les beyliks de Constantine et d’Oran à la famille des beys de Tunis. Ces hésitations ne sont pas forcément d’autres cas les lenteurs sont aussi liées aux violences et revanches.
b- Violences et revanches
Dans les conquêtes coloniales, il y a des forces profrançaises et antifrançaises de rebellions et résistances. On parle surtout de ces dernières, on parle très de parler des collaborations. Or il y a ceux qui ont collaboré, qui naissent de divisions intérieures aux sociétés maghrébines. Par exemple, Tlemcen qui refuse Abdelkader, les tribus qui se divisent entre antifrançais et profrançais. Donc les divisions internes ralentissent aussi les conquêtes coloniales. On n’insiste pas assez sur la grande violence de la conquête de l’Algérie en 1830, avec des massacres de populations civiles : 1832 massacre de la tribu d’El Oufia où toute la tribu est assassinée, avec une commission d’enquête française en 1833 concluant que les Français ont dépassé les barbares en barbarie. L’importance de ces massacres est aussi à prendre en compte. Pour le Maroc, la guerre de conquête, 1907-1934 qui fait près de 100 000 morts marocains et 20 000 soldats de l’armée française. Dans le cas libyen au début 1930’ en Cyrénaïque, la répression italienne des combattants de la foi commandée par Umar Mukhtar aboutit à des exécutions massives et publiques de chaque libyen pris les armes à la main. Cette violence aboutit aussi à des déplacements de population vers les côtes libyennes.
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