Examen final








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Jeudi 05 mai


I- Présences ottomanes au Maghreb
Les migrants qui viennent du centre de l’empire vers le Maghreb, concernant deux catégories principales : les janissaires et les esclaves caucasiens (Circassie et Géorgie) et grecs, les chargés de mission.
1- Les janissaires
C’est la migration la plus visible et la plus régulière du centre de l’Empire ottoman vers le Maghreb. Elle commence à partir de 1518 pour Alger, conquête d’Alger avec environ 2 000 janissaires. Puis à Tunis, après de 1574 avec 3 à 4000 janissaires s’installent à Tunis. Comme ils sont tous amenés à mourir, ils sont renouvelés périodiquement. Les beys de Tunis de caravansérail (d’auberge à deux étages : khans en turc, funduq en arabe) à Izmir/Smyrne : ils regroupent ces hommes et les emmènent ensuite à Tunis. Ce recrutement permet de maintenir un corps turc, une identité turque dans ces provinces. C’est à Alger que cette identité turque est la plus maintenue car les fils des soldats turcs avec les femmes locales ne connaissent pas une forte ascension, ils sont bloqués (Koulghlis). Parmi les turcs, il y a aussi des renégats italiens, français, espagnols, mais aussi grecs convertis à l’islam. Mais progressivement, ces populations s’intègrent à la société locale, par les mariages et aussi en donnant des positions aux fils, qui ne sont pas considérés comme des locaux à proprement dit, mais ils permettent d’entrer dans la société locale, et leur position varient selon les villes : si à Alger leur ascension est bloquée, en revanche, à Constantine ils connaissent une forte promotion, de même à Tripoli.
2- Les esclaves caucasiens et grecs
a- Les voies d’approvisionnement
La question est peu traitée car les esclaves sont encore moins nombreux que les janissaires. Ils sont achetés dans les marchés, à Istanbul et Izmir. Mais leurs régions d’origines sont différentes : les Géorgiens viennent de régions d’origine chrétienne et sont raptés par des tribus en territoire géorgien. En Circassie, les Tchérkesses s’islamisent, ce qui pose problème car on n’asservit pas un Musulman, donc le maintien de l’esclavage est difficile. Mais c’est une société féodale, avec un principe de propriété et donc le propriétaire peut décider de vendre un membre de sa famille : ils sont beaux, chers, ils vont avoir une belle carrière. Les Grecs asservis ne le devraient, car ils sont protégés par le sultan en tant que dhimmis. Mais s’ils se révoltent, comme en 1820, le sultan les considère comme des rebelles, et sont donc vendus. On peut dire aussi que l’esclavage grec s’arrête aussi dans ces années, de même vers la fin de l’esclavage. La grande période est le XVIII è siècle et s’arrête vers 1850. En 1850, la Russie est en guerre contre l’Empire ottoman pour la région caucasienne, la Crimée : c’est la guerre de Crimée. L’Empire ottoman est soutenu par la France et l’Angleterre. Les Anglais ont mené beaucoup de luttes contre l’esclavage des Africains de l’Ouest et des Caucasiens. Quant aux Circassiens, l’esclavage s’arrête à partir de la fin des années 1860, car la Circassie a été conquise par les Russes et les Circassiens ont quitté leur terres d’origine en masse pour s’installer en terres ottomanes, et vont essayer de vendre leurs enfants, ce qui crée de l’instabilité politique, des troubles, c’est pourquoi l’esclavage cesse. Mais on vend beaucoup de femmes circassiennes réputées pour leur beauté, leur talent,… Elles sont même éduquées pour être vendues chère.
b- Un trafic contrôlé
Les Ottomans connaissent les langues caucasiennes et géorgiennes, et ont des intermédiaires dans les régions. Ils décident de ne plus laisser des Maghrébins d’aller chercher des esclaves, ils contrôlent comme en Egypte, car il y a des taxes douanières, mais aussi car il y a des associations de vendeurs d’esclaves : des guildes, chef de corporation d’esclaves qui décide des prix avec des vendeurs, jusqu’en 1846.
c- L’utilisation des esclaves
Ils sont utilisés dans la domesticité. Les femmes servent de femmes de foyer, voire plus, comme pour enfanter. Les hommes deviennent des gardes du corps ou des militaires, et ce jusqu’à Alger. La blancheur de peau est un signe de beauté.
3- Les chargés de mission politique
Exemple : Arrivée de Tahir al-Pacha en 1830, avant la prise d’Alger, pour négocier avec la France. Autre exemple, en 1864, Istanbul envoie Haydar Effendi à Tunis, car il y a une révolte et qu’il faut de l’aide aux sujets locaux. Des émissaires viennent d’Istanbul, mais ne restent pas, donc c’est un type de migration très provisoire, qui ne dure pas.
II- La place des Maghrébins dans le Levant ottoman et à Istanbul
Pour les Maghrébins, ce sont des communautés dispersées, sans être dans des lieux précis.
1- Des communautés dispersés
Par exemple, Tripolitaine attire des gens de Tunis. Mais le plus important est la province du Caire est la principale ville, c’est la province la plus riche. Le Caire s’impose car c’est un lieu de passage de la Mecque. Alexandrie est aussi un des lieux qui attire les Maghrébins. Et dans un cas particulier, la Syrie (Syrie, Liban, Palestine) attirent des migrants, mais dans une moindre mesure et plus tardivement, avec le départ d’Abdelkader vers Damas, d’Oran et de Kabylie, jusqu’aux années 1880, par fuite de la colonisation française. Les Maghrébins sont attirés par des cités arabophones. Ils sont présents à Istanbul, mais ils ne parlent pas l’arabe donc peu y vont. Le Caire est donc choisi pour la langue et aussi pour l’enseignement de la religion, alors qu’à Istanbul il n’est pas aussi prestigieux. Et puis, c’est la voie de passage vers la Mecque, des gens sont alors des intermédiaires, et les marchandises sont revendus par des marchands maghrébins, c’est donc aussi un lieu de commerce, par des marchandises apportés par les pèlerins cf article d’André Raymond. Enfin, ce sont les questions politiques qui amènent la fuite, c’est le cas des Algériens, mais aussi l’arbitraire des pouvoirs locaux, injustes ou tyranniques.

2 Les différents groupes : les marchands, les exilés, les esclaves d’Afrique de l’Ouest
- Au Caire, à la fin du XVIII è siècle, on estime à 600 le nombre de commerçants qui ont fait fortune : du grand marchand jusqu’au vendeur ambulant « du jus de réglisse » (André Raymond) : Ahmad Abd al-Salam originaire de Fès, à la tête de la corporation des marchands (de l’encens) : la tarbouche, la chéchia, burnus, l’huile, du café (produit en péninsule arabique tenu par des commerçants locaux, ce qui fait que Le Caire s’enrichit beaucoup. En 1883, on estime à 200 le nombre de commerçants tunisiens présents à Istanbul. Il n’ y a pas beaucoup d’étude sur les Triplolitains et Algériens

- Les représentants politiques : Les membres des provinces ont des représentants à Istanbul : Wakil/ukala’ qui sont généralement des commerçants tunisiens et non diplomates, généralement djerbiens : diqpora de djerbiens depuis le XVI è siècle. En plus, de ces hommes là, ils vont essayer de défendre la politique. Des ‘ambassades’ des missions provisoires d’Alger, de Tunis ou Tripoli pour négocier, pour s’entendre avec Istanbul sur une politique commune, mais pour saluer le nouveau sultan quand il change de règne, mais aussi pour un mariage, pour le décès de la mère su sultan : walidé sultan (la mère) qui a des biens partout dans l’Empire ottoman, notamment des ressources à Djerba par des terres notamment.

- Les étudiants en religion ‘ulam et les hommes en religion tulab : Au Caire, ces étudiants se regroupent par nation, on parle de riwaq (corporation, nation) : riwaq de Syrie, riwaq du Maghreb qui avait réputation d’être très pointilleux en religion, et se rassemblent ainsi dans une partie des mosquées. C’est alors au Caire que se forme des confréries religieuses qui se diffusent au Maghreb. André Raymond évoque la halwatiyya (confrérie égyptienne) donnant naissance à deux confréries dans le Maghreb: la tijaniya et la rahmaniya.

- Les exilés politiques (très peu nombreux, du Maghreb vers l’Empire ottoman) : Les Africains de l’Ouest qui sont faits esclaves passent par le Maghreb et sont soit revendus dans le centre de l’Empire ottoman, soit offerts en cadeau, par exemple à un grand dignitaire pour obtenir des faveurs.

- Les militaires en campagne : Les gouverneurs maghrébins envoient des soldats vers le centre de l’Empire : conquête de l’Île de Crête en 1845, combat très long contre les puissances européennes, ou encore la guerre conte les Grecs dans les années 1820, avec la bataille de Navarin en 1827, qui est une énorme défaite ottomane, où les gouverneurs maghrébins perdent des troupes et combattants, notamment venant de Tunis, et enfin la guerre de Crimée : les forces viennent de Tunis, qui sont des armées régulières, les corps des soldats turcs n’existent plus, ce sont donc des gens recrutés localement.
3- Des migrations influencées par les relations avec Istanbul
- Les migrations sont influencées par les relations avec Istanbul. Istanbul détermine le nombre de soldats envoyés au Maghreb, qui vend les esclaves, qui n’a donc pas tant besoin du Maghreb. Mais dans le me^me temps, les Maghrébins n’obéissent pas qu’au centre, Il y a plusieurs hiérarchies : Au Caire, les Maghrébins sont organisés en corporation et forment une communauté ; A Istanbul ils obéissent aux gouverneurs ; Damas avec l’arrivée d’Abdelkader qui est le chef suprême des Algériens, il sert d’intermédiaire ave les autorités centrales.

- A partir du milieu du XIX è siècle, beaucoup des relations Maghreb/Istanbul doivent être renégociés. A partir des 1830’, les corps des soldats turcs sont supprimés, car remplacés par des armées régulières, donc le lien est relâché puisqu’il n’y a plus e venues régulières de soldats turcs. Il y a aussi la fin de l’esclavage qui marque un certain type de relation entre Istanbul et le Maghreb.
III- Les caractéristiques des autres migrations à partir du Maghreb
1- Les Ouest Africains au Maghreb : une majorité d’esclaves
Il y a des pèlerins ouest africains et des étudiants en religion ouest africains en religion qui viennent à Tunis, Fès, ils y aussi des commerçants. Mais leur trace est moins importante en nombre que celles des esclaves africains passés par le Maghreb. Il est difficile d’évaluer la présence des libres. Mais aussi une forme d’arabe est déplacé : la hasaniyya : langue connue des commerçants, diffusée par les voies saharienne. Selon, Ralph Austen a estimé à 17 millions d’esclaves quittant leurs terres traversant le Sahara et la Mer Rouge. Pour la seule période du XIX è siècle : 1 million 200, ce qui est un regain d’esclavage et non un déclin. Ce n’est pas un moment de rupture, mais e regain de l’esclavage. 1820-1900, on estime 350 000 esclaves africains allant vers l’Afrique du Nord, ce qui est un nombre important. Ils sont moins bien payés, et exercent des fonctions domestiques, rurales dans les oasis.
2- La diversité des présences européennes au Maghreb
Il y a des présences forcées : des captifs (avec une rançon) et esclaves, on estimé à près d’un million le nombre d’esclaves chrétiens entre 1500 et 1800, l’estimation est contestable car il est idéologique. Les négociants européens d’autant plus qu’ils sont plus importantes au Maghreb que celles des Maghrébins, d’autant qu’ils ont entourés de consuls. Enfin, les militaires et les médecins encore plus visibles au XIX
3- La faiblesse des présences maghrébines en Europe
La présence maghrébine musulmane est difficile à voir, souvent on la voit par des visites provisoires, par des ambassades, en plus il n’y a pas de tolérance religieuse (juive et musulmane) jusqu’à la seconde du XVII è siècle. Les Musulmans ne veulent pas non plus être persécutés ou peu curieux du monde selon Lewis. Il n’y a pas beaucoup d’archives. Donc leur nombre apparaît comme modeste : A Marseille, on compte 43 négociants XVIII è siècle qui viennent du levant ou de Barbarie (Maghreb) sur un total de 489, et ils sont à majorité juifs pour ceux qui viennent du Maghreb, et, d’origine grecque et arménienne venant du levant


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Semestre 2 – Licence 2 Cours de civilisation de M. Oualdi

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