1re annéE – N° 6 – Septembre 1895








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Bulletin
du
Comité
de Madagascar


1re ANNÉE – N° 6 – Septembre 1895



LES ÉVÉNEMENTS DE MADAGASCAR

JUILLET
Commencement de juillet. – À la suite des deux combats de Tsarasaotra (29 et 30 juin), l’ordre général suivant a été adressé aux troupes :
Le général commandant en chef cite à l’ordre du corps expéditionnaire, pour leur belle conduite dans les combats des 29 et 30 juin, autour de Tsarasaotra :

Service d’état-major. – M. le capitaine Aubé, du service des renseignements, pour avoir sollicité le commandement de la principale contre-attaque, l’avoir dirigée avec la plus grande énergie et avoir réussi à conserver jusqu’à l’arrivée des renforts, un point très important pour la défense. (Combat du 29 juin.)

Régiment d’Algérie. – MM. le commandant Lentonnet, pour l’intelligente énergie avec laquelle il a défendu le poste confié à son commandement. (Combat du 29 juin.)

Le lieutenant Grass, pour être arrivé des premiers sur la crête derrière laquelle se trouvait le second camp hova, s’être jeté avec quelques hommes sur un groupe ennemi qu’un chef ramenait au combat et avoir tué ce chef d’un coup de revolver. (Combat du 30 juin.)

Le sous-lieutenant Kacy, pour avoir conduit une des contre-attaques et avoir fait subir à l’ennemi des pertes importantes en tués, blessés et prisonniers. (Combat du 29 juin.)

Les sergents Chéreau, Moktar-ben-Daïf et Brochet ; les caporaux Redersdorf et Mohamed-M’Ahmed, pour avoir, des premiers, escaladé une crête rocheuse défendue par un ennemi très supérieur en nombre, l’avoir chargé à la baïonnette et l’avoir coupé de son camp.

Le caporal Camisard pour, étant blessé à l’attaque d’une crête défendue par un ennemi supérieur en nombre, avoir poussé son escouade en avant, sans se préoccuper de rester seul. (Combat du 30 juin.)

40e bataillon de chasseurs. – M. le capitaine Delanney, pour avoir poussé la chaîne qu’il commandait jusqu’à 200 mètres de l’ennemi, sans riposter, et, après quelques feux bien dirigés, l’avoir résolument chargé à la baïonnette. (Combat du 30 juin.)

10e escadron de chasseurs d’Afrique. – MM. le lieutenant Corbumel, pour avoir défendu avec ses hommes à pied une des faces du camp et avoir, par son sang-froid, arrêté l’ennemi qui le prenait d’écharpe (combat du 29 juin) ; le maréchal des logis Millet, le brigadier Clavere, pour avoir très vigoureusement secondé leur officier de peloton, qui défendait avec ses hommes à pied une des faces du camp. (Combat du 29 juin.)

16e batterie. – M. le capitaine Chamblay, pour avoir, après une longue marche de jour et de nuit, amené sa batterie au combat, en triomphant de tous les obstacles du terrain et avoir réussi à éteindre par son feu celui de l’ennemi. (Combat du 30 juin.)

Le maréchal des logis Lesage, pour avoir montré une grande énergie dans la conduite de sa pièce et le réglage du feu, donnant à tous le meilleur exemple de sang-froid et de bravoure. (Combat du 30 juin 1895.)
D’autre part, l’état-major du corps expéditionnaire communique la note suivante, relative au ravitaillement et à l’état sanitaire des troupes :
Le corps expéditionnaire étant échelonné sur la route qu’il doit suivre, on peut se demander comment il ne marche pas en avant alors que la distance de Tananarive ne demanderait pas plus d’un mois pour être franchie. C’est qu’il n’existe encore là que des sentiers de bœufs ; il faut donc créer de toute pièce une route, et celle-ci est terminée aujourd’hui de Majunga à Suberbieville ; mais elle a rencontré des difficultés énormes qui ne sont d’ailleurs que des jeux d’enfants à côté de celles qu’on trouvera au col d’Ampasiry et aux Ambohiménas.

On est donc obligé d’ouvrir le chemin par sections qui se rejoignent et qui sont exécutées par le génie, les chasseurs, les tirailleurs et la légion. Dès aujourd’hui, des reconnaissances sont envoyées du côté d’Ampasiry et la route sera dirigée sur Andriba. L’ancien conducteur des travaux de M. Suberbie, M. Émile Haberer, a été adjoint au capitaine Pons, qui dirige les travaux du génie, et sa compétence pour ces régions est remarquable.

D’autre part, le corps expéditionnaire est arrivé, à Suberbieville, à sa seconde base de ravitaillement ; il faut donc y accumuler 3.000 tonnes de vivres. À l’heure présente, il existe ici 100.000 rations « carrées » c’est-à-dire complètes ; en d’autres termes, il y a quinze jours de vivres. On voit qu’on n’a pas perdu de temps.

Les vivres sont apportés de deux manières : par la voie fluviale et par la voie de terre. La première, de Majunga jusqu’à Ankaboka par des navires d’au moins 200 tonnes. Ensuite, les vivres sont pris par des chalands remorqués par des canonnières, dont le montage est aujourd’hui complètement terminé. Jusqu’à Marololo il y a des difficultés considérables de navigation ; cependant la Poursuivante a pu arriver jusqu’à Suberbieville. En tout cas, l’achèvement de la route permettra prochainement de mettre en circulation 2.000 voitures Lefebvre, qu’on peut charger en moyenne chacune à 200 kilos.

Voici maintenant les situations officielles relatives à l’état sanitaire. Il y a 1.500 malades, c’est-à-dire le dixième de l’effectif. La mortalité est très faible. Ce sont des fiévreux et des anémiés qui meurent. On ne peut pas évaluer à plus de cent le nombre des Européens morts de maladie. Sur les 1.500 malades dont il est parlé plus haut, 390 ont été rapatriés le 1er juillet par le Notre-Dame-du-Salut1.
4. – Le général Duchesne télégraphie que la proportion des hospitalisés est environ du quinzième, celle des malades à la chambre du trentième de l’effectif, y compris les coolies, soit, au total, un dixième de l’effectif indisponible.

Les coolies entrent pour une forte proportion dans le nombre des indisponibles ; ils supportent mal la fraîcheur des nuits. Sur la demande du général Duchesne, le ministre de la guerre leur a fait expédier, dès le 23 juin, des vareuses de laine.
6. – En raison du nouvel appel qui vient d’être fait dans toutes les armes pour envoyer à Madagascar des détachements de volontaires, chacune des dix-neuf brigades d’artillerie devra fournir une trentaine d’hommes pour renforcer les batteries du corps expéditionnaire ; c’est un contingent presque égal à celui que ces brigades ont déjà envoyé au mois de février dernier.

Cette fois, les hommes de la classe 1893, incorporés en novembre 1894, sont admis à partir ; de sorte que le nombre des volontaires qui se présenteront dépassera certainement les besoins.
7. – Le Journal officiel publie l’état nominatif des officiers, assimilés et employés militaires du département de la guerre désignés par le tirage au sort pour concourir à la relève du personnel des troupes et services du corps expéditionnaire de Madagascar.

Le tour de départ de ces officiers, assimilés et employés militaires sera fixé d’après leur ordre d’inscription et suivant les besoins de la relève du corps expéditionnaire.

Toutefois, il pourra être apporté aux tours de départ ainsi déterminés les modifications que nécessiterait éventuellement l’intérêt du service.

La relève des troupes et services du corps expéditionnaire qui ne figurent pas dans l’état publié par le Journal officiel fera l’objet de dispositions spéciales.

Une fête de bienfaisance au profit des ambulances de Madagascar a eu lieu à Lyon. Cette fête, donnée sur la place Bellecour, a laissé disponible une somme d’environ 19.000 francs.

Le même jour, une brillante cavalcade a parcouru les rues d’Ivry. Cette réjouissance avait lieu au profit des soldats de l’expédition de Madagascar. La quête a été très fructueuse.
10. – Sur la proposition du ministre de la guerre, le lieutenant-colonel de Nonancourt, attaché à l’état-major du corps expéditionnaire, est promu officier de la Légion d’honneur.

Sont nommés chevaliers : les capitaines Bulot, du régiment d’Algérie, Ranchier, du train des équipages militaires, et le lieutenant Baruzy, du 200e régiment.

D’autre part, le ministre de la guerre a adressé la dépêche suivante au général Duchesne :
À l’occasion du 14 juillet, sont nommés :

Au grade de divisionnaire, le général Metzinger ;

Au grade d’intendant, le sous-intendant Thoumazou ;

Au grade de médecin-inspecteur, le docteur Emmery Desbrousses.

Transmettez nos félicitations.
11. – À cette date, on mande de Tananarive, au Times :
Le gouvernement fait secrètement des ouvertures pour la paix ; mais, craignant une révolution, il masse des troupes en dehors de la capitale et il déclare qu’il résistera aux Français jusqu’à la mort.

Les sentiments d’hostilité pour les Européens augmentent.

Le vice-consul britannique, M. Porter, a convoqué aujourd’hui un meeting : il a donné aux sujets anglais le conseil de partir pour la côte, parce que, plus tard, il ne pourrait plus répondre de leur sécurité et ils ne trouveraient plus eux-mêmes de porteurs pour les servir. À la suite de cette réunion, quelques missionnaires ont renvoyé à la côte leur femme et leurs enfants ; les autres ont décidé qu’ils resteraient à leur poste avec leurs familles.

Un orateur indigène fait des efforts pour inciter les soldats à massacrer les Anglais.
12. – Le paquebot Iraouaddy, courrier de Madagascar, part de Marseille. Les soldats embarqués sont l’objet de chaleureuses ovations.
13. – Le général Duchesne télégraphie au ministre de la guerre :
Envoie vifs remerciements pour décorations et promotions accordées.

Le pont sur pilotis du Betsiboka (400 mètres) est achevé.

La route est tracée jusqu’à Beritsa et sera entièrement carrossable jeudi. Je reprends demain, lentement mais sûrement, la marche sur Ampasiry. Elle ne sera plus, j’espère, interrompue.
Le ministre communique, en même temps que ce télégramme, la note suivante :
Après avoir solidement organisé sa base de ravitaillement à Marololo-Suberbieville, le corps expéditionnaire a ainsi repris la marche en avant le jour même de la fête nationale.

Les opérations vont reprendre activement.

Pour les faciliter, le ministre de la guerre, après avoir consulté le général Duchesne et d’accord avec le ministre de la marine, vient de prendre les dispositions suivantes pour la relève et l’évacuation des malades et convalescents.

Les détachements destinés à assurer la relève des équipages, des canonnières et des différents corps de troupes seront embarqués dans les premiers jours d’août sur le transport le Vinh-Long.

Le paquebot des transports maritimes Provence, actuellement en déchargement à Majunga, sera affrété pour rapatrier, aussitôt que possible, un certain nombre de malades et des convalescents du corps expéditionnaire.
14. – Arrivée de la Provence à Majunga.

La Provence, steamer des Transports maritimes, était partie de Marseille le 20 juin avec 4 officiers, 6 sous-officiers et 120 hommes du 200e régiment. À Alger et Philippeville, il avait embarqué 500 mulets dont 8 seulement sont morts pendant la traversée.
– M. Bompard, ministre plénipotentiaire, directeur des consulats, ancien résident général à Madagascar, est nommé officier de la Légion d’honneur.

M. le docteur Besson, ancien médecin de la marine, vice-résident de France à Fianarantsoa, est nommé chevalier.
Mi-juillet. – Le correspondant du Times à Tananarive lui adresse des lettres portant les dates des 7, 12 et 14 juillet :
La nouvelle de la défaite des Hovas à Mevatanana, dit M. Knight, vient de nous parvenir. Les soldats de la reine avaient été mis en déroute par le feu terrible des Français, et, d’après un témoin oculaire, les balles françaises balayaient les rangs hovas « comme l’eau qu’un jardinier répand dans un jardin au moyen d’un arrosoir ».

La cavalerie française (arme complètement ignorée des Hovas et qui leur inspire la plus grande terreur) avait coupé la retraite aux fuyards. On en avait fait un terrible massacre et ceux qui avaient échappé, officiers et soldats, s’étaient enfuis dans un état complet de nudité. C’est, en effet, une coutume chez les Hovas, avant d’aller au combat, de retirer leurs vêtements et de les laisser dans leurs tentes. De sorte que, maintenant, des centaines de malheureux errent tout nus dans la montagne, exposés aux orages et aux brouillards glacés, offrant une proie facile à la fièvre et à la pneumonie.

L’animosité contre les Européens croît tous les jours. Il est dangereux pour un Anglais de visiter le marché du vendredi ou de se rendre là où les indigènes sont réunis en grand nombre. Même les missionnaires les plus respectés, lorsqu’ils traversent leur quartier, sont accueillis par des insultes et des menaces. Jusqu’à présent, le peuple n’a pas le courage suffisant pour attaquer un blanc ; il se contente d’exercer sa colère sur nos domestiques indigènes.

Le 9 juillet, M. Porter, vice-consul anglais, qui avait envoyé lettre sur lettre au premier ministre sans obtenir de réponse, a fini par être reçu. Il lui demanda un avis catégorique sur les instructions qu’il devait donner aux sujets anglais. Comme d’habitude, le premier ministre exprima ses sentiments de profonde affection pour le gouvernement et le peuple anglais et répéta que le gouvernement hova n’avait et n’aurait jamais l’idée d’entrer en arrangement avec les Français, mais il ne se montra plus aussi certain que ceux-ci n’arriveraient pas à la capitale ; il avoua même qu’un jour pourrait venir où il serait hors d’état de protéger la société européenne ; il ne pouvait nier que, si les résidents étrangers retardaient leur départ, ils pourraient se trouver eux-mêmes dans de grands embarras ; il alla même jusqu’à confesser qu’il ne pourrait protéger la propriété des Européens.
20. – Le paquebot Djemnah, courrier de Madagascar et de la côte orientale d’Afrique, arrive à Marseille, avec 224 passagers, dont 450 malades ou convalescents rapatriés de la Réunion, Tamatave, Majunga et Diego-Suarez. Il n’y a eu aucun décès en route. Parmi les passagers se trouvait M. Kingdon.

Au moment où le paquebot est parti de Majunga, il ne restait plus que six affrétés dans la rade.
21. – Arrivée du Concordia à Majunga.
22. – Le général Duchesne fait télégraphier au ministre de la guerre, de Majunga :
Je continue marche sur Andriba. Construction route cause de grandes difficultés ; néanmoins elle atteint dès à présent Andiadia. La brigade Voyron sera arrivée le 25 au confluent.
Andiadia est un petit groupe de cases situé au bord d’un lac, à 10 kilomètres environ au nord de Suberbieville.
– Extrait d’une correspondance adressée au Temps :
Le quartier général est toujours à Mevatanana, ou plutôt à Suberbieville.

Que fait-on à l’arrière ? Que fait-on à l’avant ?

Les travaux du génie militaire. – À l’arrière, de Majunga à Suberbieville, la route est complètement terminée et le pont du Betsiboka, long de 450 mètres, est livré à la circulation des voitures Lefebvre. Enfin, elles arrivent ! Mais au prix de combien de peine ! Les troupiers et le génie le savent, eux qui ont payé ces immenses travaux de leur santé. On ne se rend probablement pas un compte exact, en France, de la somme d’efforts et de dévouement dépensée par ces braves gens. Ils ont fait plus que leur devoir. Honneur leur en soit rendu ! Jamais de mémoire d’homme des soldats n’avaient remué autant de terre sous les tropiques. Je ne sais qui a dit : « Remuer le sol des régions intertropicales, c’est y creuser sa tombe. » Cette parole, heureusement, ne s’est pas vérifiée ; nos terrassiers improvisés en ont été quittes, pour la plupart, en attrapant la fièvre ; mais c’est encore trop quand, après avoir remué le sol, il faut porter le sac et se battre. Et ce ne sont pas seulement les hommes qui ont mis la main à la pâte, mais aussi les officiers. J’ai vu, sur le pont du Betsiboka, un capitaine et un lieutenant aidant leurs soldats dans le transport et la pose des matériaux de construction. Ce simple fait a son éloquence et montre combien grande est la solidarité, combien puissant est l’effort chez tous ces vaillants du corps expéditionnaire.

Le ravitaillement. – Pendant ce temps, le Betsiboka et l’Ikopa sont parcourus par une flottille de grandes et petites canonnières, de canots Vorus, de chalands et de pirogues. A Ankaboka, sur la rive gauche du Betsiboka, de petits bâtiments et des boutres venus de Majunga, déchargent incessamment des tonnes et des tonnes d’approvisionnements, pendant que de grandes canonnières remorquent des chalands, portant chacun 25 tonnes, jusqu’à Ambato, où ces chalands sont repris, en raison de l’abaissement des eaux du fleuve, par de petites canonnières qui les conduisent à Marololo, sur l’Ikopa. Là, le chargement est réparti sur des convois de mulets qui suivent la voie de terre et sur des pirogues que des canots Vorus remorquent au petit port de Mevatanana ; de sorte que par ces deux moyens parallèles, puis convergents, les magasins de Suberbieville débordent d’approvisionnements dont l’entassement méthodique est du plus rassurant effet et permet d’espérer que nos soldats n’arriveront pas le ventre vide à Tananarive.

D’autre part, les Sakalaves, séduits par l’appât du gain, se sont enfin décidés à nous amener des bœufs. Les parcs qu’on a construits aux environs de Suberbieville en contiennent près de deux mille ; mais il faut les garder, et les garder militairement, car les Sakalaves qui nous les ont amenés seraient capables, une belle nuit, de nous les voler pour nous les revendre quelques jours plus tard. En tout cas, ce moyen d’approvisionnement de viande sur pied est instable ; la source en peut tarir du jour au lendemain. Se fier au Sakalave, c’est compter sans son hôte. Jusqu’ici il a consenti, non sans peine, à nous procurer des bœufs contre de bel argent monnayé ; mais, comme le voilà presque riche sans grand effort de sa part, jamais il ne se résoudra à se mettre à notre service en qualité de coolie, ce qui contrarierait singulièrement ses idées d’indépendance et de fainéantise.

À Suberbieville. – Pendant que vivres et matériel s’accumulent à Suberbieville, la brigade de marine presse son mouvement en avant. Déjà le général Voyron est arrivé à Marololo ; sous peu de jours, toutes ses troupes y seront concentrées. Après avoir laissé des forces suffisantes sur la ligne de communication, à partir de Marololo et jusqu’à hauteur de la brigade de tête, 18 échelons de chacun 150 voitures Lefebvre, chargées de vivres, vont sans tarder être répartis d’étape en étape ; leurs mouvements seront, en quelque sorte ininterrompus. Un échelon plein ira, jusqu’à moitié route, au devant d’un échelon vide, lui passera son chargement et rentrera, vide à son tour, à son gîte d’étape. Ce sera un va-et-vient de navette qui amènera chaque jour à l’avant-garde 30 tonnes de vivres ou de munitions. Ces 18 échelons sont suffisants pour atteindre Andriba à raison de 12 kilomètres environ par étape, dont 6 chargés et 6 à vide, ce qui permettra aux mulets de n’être pas surmenés.

Sur la route de l’Ambohimenakely. – Voyons maintenant ce qui se passe en avant.

Suberbieville, où se trouvent l’état-major, le service des subsistances, les magasins et l’hôpital n° 3, est gardé par un bataillon du 200e de ligne, la batterie de montagne et la section de 120.

Comme la route directe entre Tsarasaotra et Ampasiry présente des difficultés considérables, la brigade Metzinger, tout en se gardant de ce côté, s’est engagée sur le chemin de l’est qui passe sur le massif du Beritsa, pendant qu’une forte avant-garde composée d’un bataillon, d’une batterie de montagne et de deux pelotons de chasseurs d’Afrique s’est établie à Anjiajia, à hauteur d’Ampasiry, pour permettre aux tirailleurs de confectionner la route en toute sécurité ; les travaux sont menés rapidement ; la route jusqu’à Anjiajia sera livrée vers le 27 juillet, et la marche en avant s’accentue tous les jours.

L’armée hova et son nouveau chef. – Tandis que nous concentrons nos troupes et nos vivres pour nous porter en avant, que deviennent les Hovas ? À quelle résolution se sont-ils arrêtés ? On les croyait bien loin, et ils sont encore tout près. Nos reconnaissances ont aperçu les leurs, et dans l’extrême lointain on a pu distinguer un de leurs camps. Certainement, ils résisteront. Des renforts (le corps d’armée des Sisaony) sont descendus de Tananarive ; un corps important de 4 à 5.000 hommes est en voie de formation vers Andriba, et un nouveau général a surgi à l’horizon, c’est Rainianjanoro. Les Hovas font vraiment une singulière consommation de généraux. Celui qu’ils nous opposent cette fois n’est pas le premier venu. Ce Rainianjanoro est un tsiarondahy, c’est-à-dire un esclave de la couronne, ce qui ne l’empêche pas d’être 12e honneur. C’est l’âme damnée du premier ministre, son Olivier le Daim, l’exécuteur de ses hautes et basses œuvres. Noir comme l’ébène, les cheveux crépus, l’encolure forte, les muscles saillants, il a l’aspect d’un de ces vigoureux nègres de la Nubie dont l’audace le dispute à la force. Son intelligence est développée, son astuce incomparable ; on le dit doué d’une volonté de fer, d’une énergie intraitable. Il a fait ses preuves de courage et d’intrépidité dans la dernière expédition contre les Sakalaves de Tuléar. En relations suivies avec les chefs sakalaves du Menavava, auxquels il est lié par le fatidra (serment du sang), il est certain de trouver des appuis dans les régions que nous parcourons et qu’il connaît dans ses moindres parties pour y avoir fait travailler l’or en concurrence avec M. Suberbie, dont il est l’ennemi déclaré…

La lutte promet donc d’être, sinon acharnée – ce qui n’est pas supposable, étant donné le peu de consistance de l’armée hova – du moins d’être menée plus habilement et plus énergiquement que dans la première partie de la campagne.

Les circonstances, à la vérité, sont tout autres. À mesure que nous nous éloignons de notre base d’opération et que nos communications deviennent longues et difficiles, les Hovas se rapprochent de l’Imerina, où ils trouvent sous la main hommes, vivres et munitions. Leur défensive est alimentée par tous les éléments dont l’absence ou l’éloignement retarde et paralyse notre offensive. C’est pourquoi il nous faut frapper un grand coup et un coup décisif. À cette fin, l’emploi d’une colonne mobile, avec tous les animaux de bât disponibles, s’impose. Talonner l’ennemi en fuite, l’empêcher de se reformer, de se reconnaître, changer sa retraite en déroute, l’affoler par la rapidité de notre marche, tel doit être notre plan à partir d’Andriba ou, au plus, d’Ampotaka. On serrera sa ceinture d’un cran, mais mieux vaut, quand le résultat est si proche, si certain, une fatigue excessive, mais courte, pour obtenir ce résultat, qu’une inaction longue et déprimante à l’excès, qui en éloigne.

La marche sur Tananarive. – Ayons donc bon espoir, et le mois de septembre ne s’achèvera pas sans que nous ayons fait notre entrée à Tananarive. Il faut, en effet, songer qu’il n’est pas suffisant d’y arriver avant la saison des pluies, mais qu’il faut encore renvoyer à la côte, avant le 15 novembre et après quelque repos, tous les hommes indisponibles et ceux qui ne doivent pas concourir à la formation du corps d’occupation.

La Fête nationale. – De Majunga à Tsarasaotra, partout sur la ligne d’occupation, nos troupiers ont fêté le 14 juillet.

À Suberbieville, la revue traditionnelle a été passée par le général en chef. Un bataillon de tirailleurs algériens, une batterie de montagne, une section d’administration, un détachement du train, la prévôté et un peloton de cavalerie y ont pris part. Dans l’après-midi, jeux divers, courses de mulets, bagues, baquets, etc. Le soir, réception par le général en chef de tous les officiers présents à Suberbieville.

Le service des renseignements. – Le service des renseignements fait partie de l’état-major où il forme le deuxième bureau. Il est spécialement chargé de renseigner le général en chef sur l’effectif, les emplacements des troupes ennemies, leur état d’esprit, les dispositions du peuple hova ou sakalave, etc.

Le personnel de ce service est peu nombreux, il comprend :

Le colonel breveté d’infanterie de marine de Beylié, chef de service ; le capitaine Aubé, de l’infanterie de marine ; le capitaine de cavalerie Martinie ; M. Bénévent, lieutenant démissionnaire, actuellement lieutenant de réserve, employé précédemment aux mines d’or de M. Suberbie ; M. Jully, lieutenant de réserve, architecte du Gouvernement français à Madagascar ; M. Castex, employé de M. Suberbie.

À ce service sont rattachés un interprète et un secrétaire… et des espions indigènes occasionnels.

Ces officiers sont employés tantôt à l’avant-garde pour organiser le service des guides, tantôt à l’arrière pour conseiller le commandement local, tantôt à l’état-major général.

Le chef du service dispose de fonds spéciaux.

L’état sanitaire. – L’état sanitaire du corps expéditionnaire n’est que médiocre, la fièvre fait de nombreuses victimes, et bien peu en sont complètement indemnes. Le long stationnement imposé à nos troupes par la nécessité du ravitaillement n’est pas étranger à cet état de choses ; aussi la marche en avant vers des climats plus tempérés est-elle vivement désirée de tous.

À Suberbieville, la fièvre paludéenne et l’inévitable cortège des maladies intertropicales sévissent avec une rigueur croissante. Sur un effectif de deux bataillons et demi occupant la position, nous avons en moyenne cinq décès par jour. Je vous laisse à deviner ce qui se passe dans les postes disséminés le long du Betsiboka pour protéger nos communications avec Majunga ! S’il faut en juger par ce que nous avons vu, la situation serait autrement inquiétante ; une compagnie du génie, forte de 225 hommes à son départ de Majunga, est arrivée ici le 17 après avoir travaillé à la construction de la route et du pont sur le Betsiboka ; son effectif n’était plus que de 26 hommes qui se traînaient à peine !

Cette mortalité, le désœuvrement dans lequel on est obligé de laisser nos pauvres soldats, exténués d’ailleurs par les travaux surhumains qu’on a exigé d’eux durant plusieurs mois, le spectacle navrant des longs convois de malades qu’on évacue vers le bas du fleuve, faute de place pour les recevoir, jettent le désespoir dans les cœurs les mieux trempés.

Le médecin en chef de l’hôpital n° 3, arrivé depuis quatre jours, a été navré de cet état de choses et il a voulu y apporter un prompt remède. Après d’infructueuses recherches, à Suberbieville, il a pénétré dans le village indigène de Ranomangatsiaka dont les nombreuses cases étaient inoccupées. Ces cases étaient précieusement conservées pour recevoir les fidèles Sakalaves dont on nous promet l’arrivée prochaine depuis bientôt deux mois ! Le docteur Moine y installe des ambulances et nos malades seront moins mal.

Les responsabilités. – Qui établira jamais le bilan des responsabilités encourues par les organisateurs de l’expédition de Madagascar ? Sans aucune connaissance du pays, sans avoir pris conseil des généraux qui s’étaient consacrés depuis trois ans à l’étude de ce problème, ni des autres personnes connaissant Madagascar, après avoir écarté systématiquement tous les officiers qui avaient pris part à l’expédition de 1885 et qui pouvaient, par conséquent, fournir de précieuses indications sur les ressources de la contrée, les mœurs de ses habitants, on a imposé un plan de campagne élaboré dans ses moindres détails, à Paris, dans les bureaux du ministère de la guerre.

Quelque mal conçu qu’il fût, la réussite de ce plan reposait entièrement sur la liberté de la navigation dans le Betsiboka et l’Ikopa. Quelles précautions a-t-on prises pour l’assurer ? Le matériel fluvial n’a pas été prêt au moment où il était le plus utile ; il était, en outre, insuffisant et comme nombre et comme qualité. Douze canonnières, dont huit ont à peine la force suffisante pour remonter les courants du fleuve en basses eaux, c’est-à-dire quand ils sont le plus faibles, trente-huit chalands (quatre ont coulé pendant le montage dans la rade de Majunga) ne pouvaient pas transporter les hommes, les vivres et le matériel d’un corps d’armée composé de 15.000 combattants, 8.000 auxiliaires et 4.000 chevaux ou mulets. Il fallait autre chose, puisque le corps expéditionnaire tout entier devait suivre cette voie, et on crut que les voitures Lefebvre remédieraient à cette insuffisance ; mais pour les faire circuler, on a dû construire une route, des ponts, etc. Ah ! celui qui fit cette belle découverte peut se vanter d’être l’objet de toutes les malédictions !

Comme conclusion, je ne puis dire qu’une chose : c’est une école à tous les points de vue. Nous arriverons à Tananarive, parbleu ! personne n’en doute, mais à quel prix !
23. – Le Notre-Dame-du-Salut arrive à Alger où il débarque 115 convoyeurs kabyles.
25. – Le Notre-Dame-du-Salut rapatrie à Toulon 315 soldats du corps expéditionnaire. 21 sont dirigés sur l’hôpital de Saint-Mandrier.
23. – L’Agence Havas communique la note suivante, en réponse à divers articles de journaux qui représentaient la situation à Madagascar sous l’aspect le plus inquiétant1 :
Contrairement aux allégations contenues dans certaines correspondances de Madagascar, rendant compte des difficultés du débarquement à Majunga, le ministre de la marine n’avait à intervenir ni dans te transport ni dans l’emploi des canonnières et chalands, ni dans la construction du wharf de débarquement de Majunga.

Son rôle s’est borné à prêter son concours toutes les fois qu’on y a eu recours, notamment en fournissant à l’expédition un ingénieur et des ouvriers.
26. – Le Notre-Dame-du-Salut, venant de Toulon, arrive à Marseille avec 230 malades ou convalescents, dont 20 alités.

Sur la totalité, 100 ont été hospitalisés ; les malades alités restent à Marseille, à l’hôpital militaire. Les convalescents qui demandent un congé et peuvent supporter le voyage sont autorisés à aller chez eux. Tous les autres sont envoyés à Porquerolles où des installations leur ont été préparées.
30. – Arrivée à Marseille du Polynésien, courrier d’Australie et de Madagascar. Il nous apprend que la colonne éprouve les plus grandes difficultés pour se ravitailler, et que le Betsiboka se trouvant presque à sec, nos canonnières ne peuvent plus remonter la rivière.
31. – Dépêche officielle. – La brigade Voyron est partie pour prendre la tête du mouvement.

Les généraux Duchesne et de Torcy quittent Suberbieville avec l’intendant Gaudin.

La marche va se poursuivre sans rompre.
31. – Le service des étapes adresse au ministre de la guerre la dépêche suivante, relative aux transports et aux ravitaillements du corps expéditionnaire :

La flottille fluviale assure les transports en rivière jusqu’à Marololo ; elle a actuellement en service 12 canonnières, 6 canots à vapeur, 33 chalands, plus le Sigurd, le Boeni et des pirogues.

Dans la baie de Bombétoke, les trois affrétés le Baravoa, Kiloa, Gerti, puis l’Ambohimanga, transportent les approvisionnements jusqu’à Ankaboka, d’où la flottille fluviale les conduit jusqu’à Marololo (75 tonnes par jour).

Le service de la rade est assuré par 7 chalands de la guerre et 4 canots à vapeur de la marine.

Pour le service des convois par terre de l’arrière, nous utilisons 3.600 voitures Lefebvre, 40 voitures-citernes, 800 mulets de bât, 7.000 coolies, dont 4.000 conducteurs de voitures.

Malgré les difficultés quotidiennes, les vivres nécessaires pour la marche en avant sont ainsi bien assurés.
– Quatre tirailleurs sakalaves, condamnés à mort pour meurtre de femmes malgaches et incendie, sont exécutés à Suberbieville devant les troupes.
Fin juillet. – Les journaux de Tamatave, publient les nouvelles suivantes :
Le bruit circule avec persistance à Tamatave que le premier ministre aurait réellement envoyé des parlementaires au général Duchesne, mais que ce dernier aurait répondu qu’il n’entendait écouter aucune offre de capitulation avant son arrivée à la capitale. Le premier ministre aurait donné l’ordre à tous les commandants des provinces côtières de rallier définitivement l’Imérina avec tous leurs hommes.
– La reine aurait écrit à Rainandriamampandry d’évacuer Farafate et de gagner l’Imérina avec tous ses contingents.

« Il nous faut, dit la reine, abandonner momentanément les côtes aux Vazahas, jusqu’à ce que nous puissions régler cette affaire plus tard. Il est donc, en conséquence, inutile d’essayer de résister et il vaut mieux que vous ralliiez l’Imérina avec toutes vos forces, car c’est ici que nous devons nous concentrer pour la défense commune. »

Le gouverneur aurait fait la réponse suivante :

« Reine, ayez confiance ; tant que nous serons ici, aucun Vazaha ne mettra le pied à Farafate. Qu’on tienne partout comme nous tenons ici, et les Français ne sont pas encore maîtres de Madagascar. Nous prenons la résolution d’y tenir jusqu’à la dernière extrémité. »

Les Hovas fuient de tous côtés, et, si leur gouvernement est impressionné par ces échecs successifs, combien plus le serait-il, dit le Courrier de Madagascar, si on donnait l’ordre de prendre Farafate qu’il croit imprenable.
– Le croiseur anglais Marathon est à Tamatave, revenant des ports du sud. D’après les nouvelles qu’il rapporte, le premier ministre songerait à prendre un décret d’expulsion contre les Anglais, les Américains et les Norvégiens, commerçants, missionnaires ou autres, habitant l’Imérina. Il ne voudrait pas assumer la responsabilité des événements qui pourraient se produire si les Français arrivaient jusqu’à la capitale.
*

* *
D’un article du Temps :
Nous devons reconnaître que dans l’expédition de Madagascar tout se passe autrement qu’on ne l’aurait voulu et surtout autrement qu’on ne l’avait prévu. Le plan primitif a dû être refait de fond en comble. Ce n’est point par la voie du Betsiboka que nos troupes ont atteint Mevatanana, mais bien par la voie de terre ; or, pour modifier aussi radicalement un plan préparé de toutes pièces et dans les moindres détails, il fallait une dextérité de main peu commune ; on peut dire que ce tour de force a été accompli avec une suite remarquable dans les idées et une netteté de vues qui fait le plus grand honneur à l’état-major du corps expéditionnaire.

Un malheureux concours de circonstances fâcheuses et d’erreurs, contre lesquelles il nous paraît vain de récriminer aujourd’hui, ayant imposé ce changement de tactique au général Duchesne, il fallait passer à l’exécution et là commençaient les difficultés.

Les voitures Lefebvre, ne pouvant être utilisées, sont allées s’accumuler à Marovoay et il a fallu se débrouiller pour le ravitaillement. Les mulets de trait sont devenus des mulets de bât, le nombre des bagages à transporter a été réduit au minimum, les colonnes rendues ainsi plus mobiles se sont succédé à intervalles réguliers sur toute la route de Majunga à Mevatanana et la jalonnent, en quelque sorte, jusqu’à Suberbieville d’où elles repartiront après avoir repris des forces, une fois le ravitaillement assuré.

Pendant cette longue étape de 200 kilomètres, nos troupes ont marché avec un entrain, une endurance qu’on ne saurait trop admirer. Il faut avoir parcouru cet itinéraire, dont nous avons indiqué sommairement les difficultés à nos lecteurs, pour se rendre compte de l’effort accompli. Jeter des ponts, créer des routes, rendre les bois accessibles, débroussailler partout devant soi, marcher la pioche, la pelle, la hache et la faucille à la main, pousser des reconnaissances dans toutes les directions, livrer, comme passe-temps, quelques escarmouches, telles ont été les occupations constantes de nos soldats d’avant-garde. On peut faire autant, on ne saurait faire mieux.

De Majunga à Suberbieville, la détermination de la route à suivre a été absolument subordonnée à la découverte d’eau potable ; bien que l’état-major eût souvent l’idée de couper au plus court, il a dû modifier entièrement l’itinéraire dressé dans les bureaux de la guerre, mais il fallait, avant tout, songer à procurer de l’eau aux nombreuses colonnes de passage.

Au delà de Suberbieville on a de l’eau partout, mais il est à craindre que le bois fasse défaut, les Hovas détruisant tout dans leur fuite ; c’est une difficulté nouvelle dont la solution ne sera pas facile.

Il résulte très clairement de toutes les lettres qui nous sont parvenues que les Malgaches n’opposent aucune résistance sérieuse ; ils fuient devant nos soldats en laissant derrière eux quelques traînards tout disposés à se rendre. La conduite des Hovas déconcerte tous les plans, et pour plus de sûreté, le général Duchesne trouve bon de s’attendre à tout.
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