Réunion Bimestrielle au Musée Africain le 10 décembre








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date de publication06.07.2017
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CErcle de Namur 
Rappels : Repas de corps à la Citadine le 22 novembre (attention au lieu du 21)

Réunion Bimestrielle au Musée Africain le 10 décembre
Voyage à Saint-Malo du 02 au 06 septembre
Nous voici déjà de retour à Namur après cette belle semaine ensoleillée. Depuis le départ, ciel bleu et 26 à 30° sauf le vendredi où la pluie nous a accompagnés pendant le voyage du retour, comme pour pleurer avec nous de devoir quitter ce beau lieu qu’est Saint-Malo. Si tout s’est bien passé au niveau météo, nous avons eu à déplorer quelques petits accidents, heureusement sans trop de gravité. Quatre de nos participants ont fait des chutes dans leurs douches, glissant sur un sol non adapté. Le gestionnaire de l’hôtel a promis de faire le nécessaire afin de pallier ce manquement qui aurait pu avoir des conséquences plus graves.
Mais revenons sur cette belle semaine. Lundi voyage sans problème avec la halte traditionnelle d’Assevillers et un repas de midi à l’hôtel Kyriad près de Rouen. Arrivée à Saint-Malo vers 18 Hr 45, installation et puis apéritif d’accueil où le gérant de l’hôtel nous présente son équipe, bien sympathique comme il se doit. Le repas du soir annonce déjà une semaine gastronomique autant que culturelle.



Les choses sérieuses commencent le lendemain par la visite en petit train de Saint-Malo Intra-Muros. Le parcours dans les petites rues commerçantes et ruelles nous permet de découvrir de nombreux petits endroits typiques que nous aurons l’occasion de visiter plus tard. Nous pénétrons dans cette cité entourée de murailles par la porte Saint-Vincent, ornée des écussons des armes de Bretagne et de Saint-Malo pour en ressortir 45 minutes plus tard par la porte de Dinan. Après cette visite intra-muros, nous reprenons le car pour, accompagné par une charmante guide faire le tour de la grande ville et de ses quartiers. Nous empruntons la route de Saint-Servan et de la cité d’Alet, berceau de la ville alors occupée par les Celtes, et après un tour au centre-ville et dans les faubourgs, nous nous retrouvons à nouveau le long des remparts et débarquons à la porte Saint-Vincent. La guide nous fait emmène ensuite pour une visite plus fouillée de la ville Intra-Muros dont la devise est dont la devise est « "Ni français, ni breton, malouin suis-je",. L’hôtel de ville, est surmonté du drapeau de Saint-Malo qui domine le drapeau français. Ce privilège a été accordé par Louis XIV à la ville, en reconnaissance de l’appui fourni par les commerçants malouins à ses guerres. En effet, les armateurs malouins, tous extrêmement riches se transformaient en corsaires du Roi lorsque celui-ci s’en allait en guerre, en particulier contre l’ennemi héréditaire, la Grande-Bretagne. Une devise locale illustre particulièrement bien l’importance que les habitants attachaient à l’indépendance de leur ville par rapport au Roi de France « Malouin si, breton peut-être et français s’il en reste ». Nous reviendrons plus en détail sur cette particularité lorsque nous visiterons les belles maisons des armateurs, dans l’après-midi. Nous montons ensuite sur les remparts pour admirer la plage et les différents ilots hérissés de fortins pour défendre l’accès maritime à Saint-Malo : le Grand Bé, le fort La Reine. Lorsque les bateaux arrivaient sur la plage et s’échouaient à marée basse, le déchargement des marchandises pouvait commencer. Le soir à 22 heures, commençait un couvre-feu jusqu’au lendemain à 6 heures du matin. Une vingtaine de molosses étaient alors lâchés sur les plages et malheur à ceux qui s’y trouvaient, car les molosses affamés les déchiquetaient et les mangeaient. Nous quittons les remparts en empruntant une passerelle bifurquant vers l’intérieur de la ville, nous voici au pied de la statue de Surcouf, pointant du doigt la direction de la Grande-Bretagne. Nous continuons par la partie plus ancienne, en traversant le quartier québecquois, passons par la rue du Chat qui danse, qui selon la tradition fut l’unique victime de l’explosion du bâtiment anglais échoué sur les rochers le 26 novembre 1693. Nous faisons une pause devant la maison d’Anne de Bretagne pour nous retrouver ensuite à la maison natale de Chateaubriand où nous déjeunons ensuite au restaurant « France et Châteaubriand ».





L’après-midi commence par la visite de l’hôtel d’Asfeld, grande demeure patricienne épargnée des bombardements américains de 1944. Cette demeure appartenait à un riche armateur, François-Auguste Magon de la Lande (1679-1761). La visite commentée par un guide très en verve d’anecdotes, nous fait découvrir quelques-unes des pièces où se traitaient les affaires, ainsi que les passages « secrets » qui permettaient aux armateurs de négocier. Il nous informe des voyages de ces bateaux qui partaient pour des durées de 2 à 4 années et revenaient chargés de denrées rares et autres biens précieux. Lorsque tous les frais avaient été déduits, le bénéfice de la revente de ces biens pouvait se monter de 300 à 400 %, ce qui finalement faisait de la ville de Saint-Malo la ville la plus riche et la plus puissante de la France, détenant à elle-seule plus de 10 % du produit intérieur brut national. C’est également ce qui a permis aux multiples armateurs de pouvoir renflouer les caisses de l’Etat lorsque le monarque criait à l’aide pour financer ses guerres et ensuite, celui-ci oubliant évidemment de les rembourser, distribuait des titres de noblesse à ces financiers, leur permettant de recevoir encore plus de privilèges. D’autant plus que ceux-ci étaient passés maîtres dans la fraude fiscale et organisaient entre eux des trocs particuliers, échangeant fictivement de la marchandise sur base de fausses factures et communiquant entre eux via des souterrains camouflés reliant les caves de leurs maisons de commerce. Ils étaient également passés maîtres de recruter des membres d’équipage de leurs concurrents dans les différents ports, saoulant ceux-ci et leur offrant des primes significatives pour déforcer les équipages concurrents. Ce phénomène pratiqué par tous était connu sous le nom de ‘Shangaïsation ». Malheureusement, certains de ces armateurs ont également pratiqué l’esclavage et étaient chassés en tant que négriers.


Plan d’arrimage d’un négrier et ferrures qui servaient à attacher les esclaves




Après la visite, un peu de temps libre Intra-muros nous permettait de flâner dans les petites rues et ruelles et de visiter l’un ou l’autre endroit typique dont le fameux bistrot « Le café du coin d’en bas de la rue du bout de la ville d’en face le port- La Java » datant de 1820 et décoré de plus de 2500 poupées, santons et autres objets insolites


Mercredi matin était consacré d’abord à la visite de l’usine marémotrice sur l’estuaire de la Rance inaugurée en 1966. Aujourd’hui, elle est une des seules usines au monde à produire de l’électricité à partir de la force de la marée. L’usine de La Rance assure à elle seule la moitié de l’électricité produite en Bretagne, et alimente l’équivalent de 223000 personnes, soit la population d’une ville comme Rennes.







Après cette visite, nous nous rendons à Dinard, première station balnéaire créée par des Britanniques, dans les années 1840 et boostée par l’arrivée du chemin de fer en 1864. La construction de 5 casinos permet de deviner l’immense essor qu’a pris ce petit coin perdu. De magnifiques villas s’érigent dans de superbes domaines et une promenade guidée sur la digue et sur les collines nous permet de découvrir les charmes de cette station. Après un excellent dîner, nous embarquons pour une croisière en mer dans les baies avoisinantes. Au départ de Saint-Malo et après avoir embarqué quelques passagers à Dinard, nous longeons la côte devant Saint-Servan, la cité d’Alet, le rocher de la Vierge de Bizieux, la tour Solidor, faisons un passage au large du barrage de la Rance et voguons vers Dinard avant de foncer au large vers l’île Harbour, obliquons vers le nord au large de l’île Cézembre et approchons le fort de la Conchée, pour revenir vers le sud et le fort National, longeons les forts et îlots de Grand Bé et Petit Bé pour redéposer nos passagers à Dinard avant d’accoster à Saint-Malo. Une heure et demie de détente au large sous un soleil radieux qui en a assommé quelques-uns, en pleine digestion après le copieux repas de midi.


Nous voici déjà jeudi matin, pour visiter une de ces 120 malouinières, propriétés de très riches armateurs et dont une douzaine se situe dans le petit village de Saint-Coulomb. Nous sommes accueillis à la Malouinière de la Ville Bague par Eric Lopez, compagnon de la propriétaire. Il nous dresse succinctement l’historique de la propriété. Construite vers 1670, la maison fut abandonnée par ses propriétaires qui fuirent en 1789 lors de la Révolution française et fut abandonnée. En 1975 Jacques Chauveau et sa femme Madeleine achètent la propriété et entreprennent un long travail de restauration de la Malouinière et du parc. Sans subventions mais grâce à la Loi Malraux, la Ville Bague retrouve sa splendeur et est aujourd'hui ouverte au public qui vient du monde entier admirer ce fleuron de l'architecture malouine. Deux tornades ont dévasté le parc en 1987 et 1999, mais Madeleine et Jacques Chauveau ne perdront pas courage et rendront sa superbe au parc grâce au travail de Jean-François Chauvel, jardinier en chef depuis 1980. Monsieur Lopez nous fait visiter d’abord la Chapelle Sainte-Sophie. Construite en 1690 par Julien Eon, Sieur de la Ville Bague, et consacrée par l'évêque de Dol en 1695, la chapelle Sainte-Sophie date de l'ancien manoir qui se tenait à la place de l'actuelle malouinière. On dit qu'elle est semi-enclose car elle est en partie extérieure à la propriété. Elle possède deux entrées, une pour la famille Eon et une autre pour les habitants du village de Saint Coulomb. Cette chapelle servait de remise à pommes de terre dans les années 1960 et était dans un état de délabrement avancé à la limite de la démolition. Nous nous séparons ensuite en deux groupes dont l’un est pris en charge par la propriétaire, Marie-Hélène Chauveau, pour visiter le monumental immeuble.
Le papier peint du grand salon date de 1820 (Manufacture Dufour et Leroy) et représente l'arrivée de Pizarre chez les Incas. Il fut posé dans les salons de la Ville Bague à la demande de Hiacynthe de Penfentenio, marquis de Cheffontaines et de son épouse Julie- Marie-Rose Eon à leur retour d'exil. Exemplaire exceptionnel dans sa version intégrale, ce panoramique est classé monument historique. Il fut déposé et vendu en 1972 et retrouvé à vendre sur le marché de l'art en 1976. Très endommagé, il a été restauré par les Beaux-Arts à Paris qui, par chance en possédaient un autre exemplaire intact au musée des arts décoratifs. Son entretien est donc définitivement à charge de l’Etat, ce qui réjouit la propriétaire actuelle.
Depuis plus d’une vingtaine d’années, Monsieur Lopez, véritable passionné continue le travail de Jacques Chauveau, immensément riche, qui tout au long de ses multiples voyages a réussi à acquérir de multiples meubles, vaisselles, œuvres d’art. Nous avons également la surprise de rencontrer l’épouse de Jacques Chauveau, âgée de 89 ans mais d’une vivacité remarquable. Nous sortons ensuite pour visiter le pigeonnier, construit fin du XVIIe siècle en tant qu’orangerie et rehaussé en 1715 par un colombier comprenant 320 boulins, ce qui correspondait à 160 Ha, car chaque noble n’avait droit qu’à 2 pigeons par Ha.




L’après-midi libre permet à tous de déguster soit un plateau de fruits de mer, un homard, une crêpe, une salade, un sandwich, dans l’un des multiples restaurants et d’approfondir la visite de l’Intra-Muros en visitant le musée d’histoire au Château de Saint-Malo ou gravir les escaliers du donjon pour dominer la baie. Certains ne résistent pas non plus à s’offrir des glaces surdimensionnées, dont l’une s’appelle « Je craque », tout un programme, n’est-ce pas Jacques ?

La soirée se termine par un drink d’adieu à l’hôtel et la remise d’un cadeau souvenir de Saint-Malo à Guy, en remerciement pour l’organisation parfaite de ce voyage superbe, sans oublier Anne, sa fidèle et dévouée collaboratrice.

Le retour se passe sans problème avec un repas gastronomique au restaurant « Le Michel’s » à Deauville Saint-Gatien. Chacun regagne ses pénates, en pensant déjà au voyage de l’année prochaine.



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