Basilique Saint-Jean-de-Latran








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Basilique Saint-Jean-de-Latran

(basilique et cloître)
Histoire religieuse:

Fin de l’Antiquité : À l’origine, cette basilique était connue sous le nom de « Basilique du Saint Sauveur ».

Elle fait partie des 4 basiliques majeures de Rome puisqu’elle a été le premier édifice chrétien construit en Occident. A partir de 320, date de début des travaux sous l’empereur Constantin Ier, elle devient la cathédrale de l’évêque de Rome qui est aussi pape. Elle est terminée en 324 et est publiquement consacrée le 9 novembre 324 par le pape Sylvestre Ier. Elle fut la première à être publiquement consacrée et la première basilique papale. Cette basilique est donc la propriété du Saint-Siège et se trouve contiguë au Palais du Latran.

Son nom de « Basilique de Saint-Jean-de-Latran » provient du nom d’une famille de patriciens de Rome : les Laterani. Leur palais, à proximité, portait aussi leur nom. C’est une place symbolique puisque c’était le cœur religieux païen de Rome. La communauté chrétienne a donc frappé un grand coup en démontrant sa force par la construction de cette église là où on célébrait les anciennes croyances (les dieux romains et grecs en Italie).
Moyen-Âge : Petit à petit, à partir du 12ème siècle, elle fut appelée « Basilique Saint-Jean-l’Evangéliste », par association à son important baptistère (bâtiment, le plus souvent isolé et de plan centré, spécifiquement destiné à pratiquer le baptême chez les chrétiens) voisin, le plus ancien de Rome : le Baptistère de Latran qui a servi de modèle pour tous les baptistères de la chrétienté construits au début du Moyen-Âge (476-1000) ou Haut Moyen-Âge.

Elle est considérée comme la « mère » de toutes les églises de Rome et du monde de par son ancienneté et sa dignité : pendant plus de 10 siècles (jusqu’en 1309, époque durant laquelle le pape Clément V prit ses quartiers à Avignon en Frace), les papes y pratiquaient les offices religieux et résidaient dans le Palais du Latran juste à côté. D’ailleurs, c’est écrit en latin sur son fronton : « mère et tête de toutes les églises de la ville et du monde ». Dans ces murs se déroulèrent plus de 250 conciles (assemblée d’évêques de l’Eglise catholique ou orthodoxe qui établit les règles de la foi et de discipline commune).

Epoque contemporaine : De plus, le 11 février 1929, les accords du Latran y furent signés entre l’Etat italien et le Saint-Siège, le fasciste Mussolini et le cardinal Gasparri aussi secrétaire d’Etat du pape Pie XI. Ils furent ratifiés à partir du 7 juin 1929 et permirent de régler la « question de Rome », une controverse politique quant au rôle de Rome qui était le siège du pouvoir temporel du pape mais aussi la capitale du Royaume d’Italie. Ainsi, l’autorité du pape fut réduite au seul Etat de la Cité du Vatican, et la ville fut mise sous celle du roi. En contrepartie, le catholicisme devint la religion officielle de l’Italie.

Ayant toujours servie sous l’autorité des papes, cette église célèbre donc le culte catholique (et non pas les protestants ou les orthodoxes).
Description :

Elle est située au Sud-Est de Rome, à proximité des remparts. D’une hauteur de 140 mètres pour 100 mètres de long et 65 de large, cette église est encore considérée comme un monument exceptionnel car seule la basilique Saint Pierre de Rome (construite après) la dépasse en taille de nos jours.

Il ne reste rien de l’église antique, les incendies ravageant à de multiples reprises Rome ayant tout brûlé, sans oublier les invasions qui la laissaient vidées de ses biens, comme pour d’autres grands monuments de la culture romaine. Cette basilique subit donc de nombreuses rénovations et ce que nous pouvons en voir date pour la plus grande partie du 17ème siècle grâce au pape Innocent X qui avait commandé à Borromini la rénovation intérieure. La façade principale a été ajoutée dans les années 1730 par Galilei.
Façade principale : De style baroque, elle est faite en travertin (pierre blanche calcaire). Elle est ornée de pilastres (support carré terminé par une base et un chapiteau, encastré dans un mur) et de colonnes qui la divisent en 5 espaces, nous renvoyant donc à l’architecture antique romaine, une volonté de l’architecte d’exposer au grand jour les origines de ce bâtiment. Les portes sont surmontées d’une loggia (élément architectural = renfoncement en retrait de façade formant un espace spacieux à arcades à colonnes, souvent couvert, comportant une fermeture au moins sur l’une de ses faces et souvent une communication vers le bâtiment sur lequel elle est adossée), elle-même surmontée d’une balustrade portant 15 monumentales statues représentant les docteurs de l’église, Saint-Jean, Saint Jean-Baptiste et le Christ au centre, monté sur un imposant piédestal. La porte centrale est en bronze et provient de l’Antiquité car donnée par le Sénat romain. La porte latérale droite, quant à elle, est la Porte Sainte, qui ne peut être ouverte que les années Saintes (une célébration ordinaire prenant place tous les 25 ans, c’est une année de liesse et d’action de grâce en même temps qu’une année de pardon et de rémission des péchés).
La seconde façade : Elle a un aspect bien différent de la façade principale puisqu’elle est de style renaissance et non pas baroque. Elle a été construite dans les années 1580 par Carlo Fontana sur ordre du pape Sixte Quint. Mais il existe des similitudes car elle aussi est décorée de pilastres et il y a une loggia au premier étage qui sert à la bénédiction pappale le jour de l’ascension. Elle est cependant surmontée de deux campaniles (tour abritant des cloches et servant à appeler les fidèles à la prière) provenant du 13ème siècle.
Intérieur de l’église : Il est de style baroque car datant de la restauration en 1650 opérée par Borromini qui voulait le moderniser pour passer d’un style médiéval au style baroque de son temps. De cette manière, le nombre d’arcades de la nef fut presque divisé par 3, passant de 14 à 5.

Les espaces comblés furent remplacés par de larges niches abritant et exposant les statues monumentales des 12 apôtres.

Le superbe sol de style cosmatesque du 15ème siècle (style de pavements typiques de l’époque moyenâgeuse en Italie et particulièrement à Rome = prendre le marbre des ruines romaines antiques et en arranger les fragments pour former des décorations géométriques) a été conservé, ainsi que le plafond en bois sculpté et doré provenant cette fois ci du 16ème siècle.

A la croisée du transept se trouve l’autel papal gothique et son baldaquin provenant du 14ème siècle, supporté par des colonnes et contenant deux bustes reliquaires avec les crânes de Saint Paul et de Saint Pierre.

Le transept a conservé une grande partie de sa décoration du 16ème siècle avec quelques fresques représentant la fondation de la basilique.

La décoration de l’abside est composée d’une très belle mosaïque du 4ème siècle mais largement restaurée durant le 13ème siècle. Elle est chargée de symboles avec, par exemple, le visage du Christ placé au-dessus d’une croix sur laquelle coule les eaux du baptême dont le flot se divise en 4 fleuves symbolisant les évangiles irriguant la Terre. Marie et Joseph sont représentés de part et d’autre de la croix. Cependant, l’abside n’est pas remarquable uniquement grâce à sa décoration grandiose mais aussi par ce qu’elle contient : le trône pontifical que nous pouvons admirer.

De la nef, en vous délestant d’une petite obole, vous pourrez accéder au magnifique cloître de Saint Jean de Latran. Datant du 13ème siècle, il est de style gothique et en a conservé ses belles colonnes droites et torsadées avec des incrustations de style cosmatesque là aussi. Nous pouvons encore retrouver ce style sur la mosaïque faisant le tour du cloître.
Cette église se caractérise par un plan rectangulaire simple divisé par des par des files de colonnes qui définissent quatre bas-côtés et une nef principale plus large venant butter sur le transept, ce qui lui donne une forme de croix. Ce type de plan basilical s'inspire du modèle romain de la basilique, un bâtiment civil qui a pour avantage principal d'accueillir des foules nombreuses. Les dix-neuf colonnes séparant la nef principale étaient couvertes de granit rouge, tandis que les vingt-et-une colonnes séparant les nefs latérales étaient couvertes de granit vert. Le nef principale, plus haute que les bas-côtés et couverte par un toit à double pente, se termine par une abside semi-circulaire. Les bas-côtés étaient couverts d'un toit plat percé de baies en demi-lune. Le décor était constitué de peintures murales et de plaquages de marbre précieux et coloré.

Il ne reste plus rien de la basilique constantienne et de son décor de peinture. Seule la peinture de Dughet représentant l'intérieur de l'église permet de donner une idée de l'intérieur avant 1650.

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