Les Deux Coeurs de Louis XVII par Laure de La Chapelle








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Les coeurs à l’Archevêché

Malgré toutes ses démarches et les assurances successives qu’il crut obtenir, Pelletan n’aboutit à rien.

Et pourtant…

En 1817, le ministre secrétaire d’Etat à l’Intérieur écrivait au Garde des sceaux :

L’intention du Roi était que le coeur de ce prince ( Louis XVII ) et celui de S.A.R. le

Dauphin, fils aîné du Roi Louis XVI, qui se trouve dans les mains du maire du 12ème

arrondissement, soient transportés à Saint Denis sans pompe et néanmoins avec les

cérémonies convenables...

Plus tard, c’est l’archevêque de Paris, Mgr de Quelen, qui assure à Pelletan :

Qu’on devait très incessamment rendre au culte l’église du Val de Grâce et y faire la

bénédiction ; que le projet était d’y placer le coeur du frère aîné de Louis XVII, qu’un

avocat qu’il me nomma avait heureusement conservé ( le sieur Thévenin ?) et que son

intention et celle de M. de Clermont Tonnerre (ministre de la Guerre) étaient d’y faire

placer en même temps le coeur de Louis XVII.

La cérémonie au Val de Grâce eut lieu, en avril 1826, mais aucun coeur n’y fut placé, comme le constata amèrement Pelletan qui avait été invité.

( Le caveau des Bourbons de cette église ne renferme toujours aujourd’hui que deux coeurs, celui du chirurgien Larrey et celui d’une Anglaise, miss Damby.)

Il faut remarquer que dans tous les projets de cérémonies funéraires, les sorts des coeurs des deux frères royaux étaient toujours liés ;

Nous allons pouvoir constater qu’ils le restèrent.

Désespéré de ne pas aboutir, Pelletan finit par obtenir de l’archevêque de Paris, Mgr de Quelen, qu’il accepte le dépôt de son coeur à l’archevêché , accompagné d’un Mémoire justificatif. La décharge qu’en donna Hyacinthe de Quelen à Madame Pelletan le 23 mai 1828 est un document important :

Je, soussigné, reconnais avoir reçu comme un dépôt sacré…un vase de cristal rempli

d’esprit de vin, renfermant un coeur desséché, que M. Pelletan assure par serment être

celui du jeune roi Louis XVII, lequel coeur avait été soustrait et conservé par lui, ainsi

qu’il en a tracé l’histoire dans un Mémoire qu’il m’a aussi remis.

Ce vase est composé de deux parties : la partie inférieure, semblable à un verre à pied,

est garnie, au pied, d’un cercle de vermeil élaboré. Sur les deux côtés du vase, sont

gravés, d’un côté, le chiffre de Louis XVII, surmonté d’une couronne royale ; de l’autre,

un coeur entouré de rayons. La partie supérieure se compose d’un couvercle, aussi de

cristal, surmonté d’un cercle formant couronne, sur laquelle sont gravées dix-sept

étoiles , et d’un bouchon orné d’une fleur de lys de vermeil ;

Ces deux parties sont réunies par un cercle de vermeil dentelé en la partie supérieure,

Les Deux Coeurs de Louis XVII par Laure de La Chapelle

qui semble sceller l’endroit où les deux parties se rapprochent . L’une et l’autre partie

sont enfin réunies par un ruban blanc de soie, scellé du cachet de M. Pelletan, qui

empêche d’ouvrir le bocal…

M . Pelletan se trouvant indisposé, et ayant d’ailleurs épuisé tous les moyens qui étaient

en son pouvoir pour remettre ce dépôt à la famille royale, m’a prié de le recevoir, mais

je ne le reçois qu’à condition que je pourrai moi-même le rendre au roi, et je promets, si

je ne puis réussir, de remettre ce dépôt à M. Pelletan ou à sa famille.

En mai 1829, peu de temps avant la mort de Pelletan, Mgr de Quelen , embarrassé par ce dépôt, demanda au roi Charles X de bien vouloir ordonner une enquête (La confiance ne régnait toujours pas au sujet du médecin) et de faire déposer le coeur soit à Notre-Dame, soit à Sainte Geneviève, soit à Saint Louis. Notez qu’il n’est pas question de Saint Denis ou du Val de Grâce, qui accueillaient les dépouilles royales.

Il n’y eut aucune décision de la Cour. Que devint le coeur du Premier Dauphin ?

Il avait très probablement précédé le coeur Pelletan à l’Archevêché.

Entrée en scène du petit neveu de Monseigneur de La Fare

.

C’est ce que nous apprend un certain Maurice Pascal dans un article publié dans un supplément du

Littoral de la Somme du 16 novembre 1895 :

Il est inutile de faire remarquer…qu’au moment de la Restauration, après une longue et

minutieuse enquête ; sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le Coeur

fut déposé entre les mains de monseigneur de Quelen, archevêque de Paris ;

or, en cela le Coeur Royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le Coeur de

son frère, le Dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.

Dans la bibliothèque de l’Archevêché, le Coeur de Louis XVII y rencontra le coeur de

son frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la

chapelle de l’Archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus

grande discrétion, en attendant que la Décision Royale leur assignât à chacun, avec les

cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dus, un lieu de repos distinct,

suivant le rang plus ou moins élevé que l’histoire leur avait attribué ; car si l’un des

deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné…

Discrétion, voilà le maître mot de cette affaire de coeurs : et le souci continuel de ne rien révéler entraînera une cascade de conséquences imprévisibles, jusque, et y compris, à l’époque actuelle. Revenons à Maurice Pascal, qui, lui, entr’ouvrit -très légèrement, il est vrai- ce rideau de discrétion.

Il était le fils de Louis Marie Pascal, notaire à Paris (Etude XCIV) de 1866 à 1875, ancien collègue et ami de Maître Barre, lequel prendra une place prépondérante dans l’histoire du coeur Pelletan dans la seconde moitié du 19ème siècle. Mais une autre parenté apparaît plus significative :

M. de Reiset, dans un article du Gaulois de 1906, nous en apprend en effet davantage sur la personne de Pascal :

Enfin, quand on a invoqué le nom du Cardinal de La Fare pour prétendre que la

duchesse d’Angoulême lui avait avoué à sa dernière heure, que son frère n’était pas

mort au Temple et qu’il s’était évadé, on a commis une nouvelle et grave inexactitude .

Le cardinal est mort longtemps avant sa royale pénitente, ce qui suffit à couper court à

toute discussion. Mais en outre, le petit neveu de Mgr de La Fare, M. Maurice Pascal,

qui est en possession de tous les papiers de son grand-oncle, m’a affirmé de la façon la

plus formelle que le cardinal n’avait jamais rien dit ni écrit qui pût faire supposer qu’à

aucune époque il eût reçu de la duchesse d’Angoulême pareille confidence, ni qu’il eût

ajouté foi à l’authenticité d’aucun des nombreux faux dauphins.

Petit neveu et héritier du confesseur de la duchesse d’Angoulême, Maurice Pascal était certainement très bien placé pour savoir comment la belle-fille de Charles X avait décidé, de concert avec le roi, de disposer du coeur du premier Dauphin.

Et tant pis si le petit neveu ignorait les confidences faites par son grand oncle, sous la Restauration , au général d’ Andigné, qui les révéla dans ses Mémoires (publiés, très tard, il est vrai, en 1901 chez Plon ) :

Sous la Restauration, j’en parlai au cardinal de La Fare, archevêque de Sens ; il me

répondit que madame la Dauphine était persuadée que son malheureux frère n’était pas

mort au Temple, et qu’ainsi nous ne pourrions que renouveler ses douleurs sans la

convaincre.

La route des deux coeurs se sépare : le sac de l’Archevêché de Paris en 1830

Le 29 juillet 1830, une tourbe de plus de deux mille émeutiers investissait les bâtiments de l’Archevêché, situé à l’emplacement actuel du square Notre-Dame. Persuadés d’y trouver des Jésuites et des fusils, ils enfoncèrent les portes des caves, pénétrèrent dans les appartements , forcèrent les meubles, s’emparèrent de l’argent, du linge, des vêtements, et commencèrent à briser glaces, cheminées, poêles, boiseries, portes et fenêtres.

Les livres des bibliothèques et les archives, plus ou moins déchirés, furent précipités dans la cour et les pillards allumèrent un feu sur le quai.

Laissons la parole à Limouzin-Lamothe (Vie de Mgr de Quelen) :

Pendant la dévastation, M. Desportes, administrateur de l’Hötel-Dieu, (dont les

bâtiments étaient contigus à ceux de l’évêché) envoya deux de ses employés pour lui

rendre compte de ce qui se passait. Ils essayèrent , mais en vain, de faire entendre

raison aux émeutiers et signalèrent surtout que le feu, allumé sur le quai par les pillards

et entretenu constamment par les objets que l’on y jetait, risquait d’incendier les

bâtiments et la cathédrale elle-même.

M. Desportes, accompagné du docteur Bréchet, second médecin de l’hôpital, vint alors

et fut assez heureux pour persuader les émeutiers de faire la chaîne afin d’éteindre le

feu qu’ils avaient eux-mêmes allumé.

Cependant le pillage n’était pas terminé...

Après la salle capitulaire et la sacristie, le sac de la cathédrale fut évité de justesse.

La foule continuait cependant son travail de destruction à l’archevêché . Elle mettait le

feu aux appartements, lorsque les docteurs Caillard et Bréchet vinrent le faire éteindre,

en montrant le danger qui en résulterait pour les blessés de l’Hôtel-Dieu.

Vers quatre heures de l’après midi, M. Desportes, accompagné de quelques internes,

arriva à son tour. Il déclara aux émeutiers que l’Hôtel-Dieu ne pouvait plus contenir les

blessés (de la révolution de Juillet) et qu’il fallait installer pour eux de nouvelles salles

dans l’archevêché. Il put ainsi les persuader de se retirer, et secondé par des gardes

nationaux , fit évacuer tous les bâtiments.

Les gardes nationaux purent alors récupérer un certain nombre d’objets précieux que

des pillards emportaient en se retirant.

L’action énergique, tant des médecins que des gardes nationaux, explique parfaitement la suite des événements, tels qu’on peut les reconstituer pour les coeurs déposés dans le bureau de Mgr de Quelen.

Quel fut leur sort et peut-on savoir ce qu’ils devinrent par la suite ?

Disons-le tout de suite : à cet instant précis, leur histoire se sépare, et nous devrons, pour chacun d’eux suivre une filière différente.
CHAPITRE 4

La filière officielle : Gabriel Pelletan

Qui était donc Gabriel Pelletan, qui assura avoir miraculeusement retrouvé le coeur prélevé par son père sur un tas de sable, à l’Archevêché, quelques jours après la fin de l’émeute ?

Rappelons qu’il était fils naturel de Philippe Jean Pelletan.

Le nom de sa mère était peut-être DELATOUR. Nous lisons en effet dans l’attestation du docteur Martellière, publiée dans la Chronique Médicale de 1895 :

A l’occasion des fouilles opérées dans le cimetière Sainte Marguerite, qui firent

découvrir les ossements d’un jeune homme de 16 ans environ, sachant que le coeur de

Louis XVII légué par le docteur Gabriel Delatour à Monsieur et madame Prosper

Deschamps, actuellement possédé par monsieur Edouard Dumont, était à Neuilly, rue

Perronet, j’eus la curiosité de demander à voir ce coeur…

Né le 10 janvier 1792, dans une maison rue de Touraine ( actuelle rue Dupuytren ), il ne fut reconnu par Pelletan père qu’à l’âge de quinze ans, rue d’Hauteville, le 27 mars 1807.

Il demeura ensuite à Paris rue Saint Christophe, puis 41 rue St André des Arts, domiciles successifs de Philippe Jean Pelletan.

Sous l’Empire, il fut reçu docteur en Médecine et s’occupa principalement de chimie, mais acquit une réputation de praticien. Ses activités scientifiques, en particulier un Mémoire sur la spécialité des nerfs des sens, lui valurent la Légion d’Honneur.(in la Dynastie médicale des Pelletan, de Sonolet et Poulet).

Il participa à la campagne de Russie et fut décoré à 23 ans par le chirurgien militaire Larrey sur le champ de bataille de Waterloo (Delorme, op. cit. p.147).

Il épousa Anne Victoire LANTENOIS le 27 novembre 1827. A l’époque de son mariage, il était âgé de plus de 38 ans et habitait toujours 41 rue St André des Arts, dernier domicile de son père à Paris. Le contrat fut reçu le 26 novembre par Me Bourlier, prédécesseur de Me Barre.

Anne Victoire Lantenois était la fille unique d’Etienne Lantenois, avoué près le tribunal de la Seine, décédé à Paris le 6 janvier 1852, et d’Anne Françoise Louault, décédée à Paris-Passy le 26 novembre 1862 (Inventaires Lantenois des 26-03-1852 et 11-10-1862 ; leur tombe est au Cimetière du Nord).

Après leur mariage, Gabriel Pelletan et sa femme s’installèrent rue d’Hauteville, maison achetée par les beaux parents du médecin le 23 janvier 1828 à Mme Vve Chassagne, à qui Fanny Pelletan fit un legs testamentaire.

Anne Victoire Lantenois mourut à Paris le 2 août 1866. Gabriel Pelletan avait eu de son mariage deux filles :

l Anne Gabrielle, née le 31 décembre 1828, décédée en 1841 sans alliance.

l Fanny, née le 25 juin 1830,décédée sans alliance le 1er août 1876, avant son père, qui fut son légataire universel.

Gabriel Pelletan mourut à Paris le 11 octobre 1879, au 73 rue de Longchamp, sa résidence de campagne (achetée le 21 mars 1845. Acte reçu par Me Bourlier).

Son inventaire après décès révèle qu’il était propriétaire de cinq immeubles à Paris, et que son domicile rue d’Hauteville regorgeait de meubles, d’argenterie, de bijoux et de porcelaines précieuses.

Mais le plus intéressant dans ce véritable bric à brac de montres, de tabatières en or, de châles et de dentelles provenant de la succession de sa fille, ce sont les médaillons représentant Napoléon et les miniatures du Roi de Rome.

Ainsi donc, Gabriel Pelletan était bonapartiste, et contrairement à son père qui avait retourné sa veste aussi vite que se succédaient les régimes politiques, il campait sur ses premières fidélités.

En effet, pas un portrait des Bourbons, pas une miniature de Louis XVII.

Et c’est cet homme qui, selon la Revue Rétrospective, bénéficiaire d’un renseignement inattendu, s’employa avec zèle à remuer des tas de débris dans la cour de l ‘Archevêché pour retrouver intégralement les morceaux de l’urne de cristal et son contenu !

Voyons cela de plus près.

Ce n’est que le 12 février 1854 que Gabriel Pelletan se décida à raconter l’histoire de sa découverte, soit vingt quatre ans après les faits.

Comment s’étonner alors qu’il se trompe de date (1831 au lieu de 1830), et qu’il ne retrouve pas le document permettant d’authentifier ses dires ?

Je fis signer la véracité de ses recherches et l’exactitude de notre heureux résultat par

les personnes présentes. Plus tard, j’ai rédigé une note accompagnant ce certificat, mais

je l’ai si bien cachée que je ne puis remettre la main dessus.

Voilà qui est extrêmement fâcheux !

D’autant que le récit est parfaitement invraisemblable ; nous allons l’examiner.

Un certain Lescroart, ouvrier imprimeur écrivit à Gabriel Pelletan pour lui signaler un hasard singulier qui aurait fait tomber entre ses mains pendant le pillage du palais épiscopal des pièces relatives aux restes du roi Louis XVII.

Pourquoi s’adressa-t-il à Gabriel et non à Pierre, le fils aîné et légitime de Philippe Jean ?

Pour cette première difficulté, la réponse est simple. Maurice Pascal, toujours lui, raconta que Lescroart avait jadis été bien soigné - le cas n’était pas si fréquent - par Pelletan père.

Le nom du chirurgien apparaissant à toutes les pages du Mémoire, il est en tout cas certain que Lescroart adressa son billet à la dernière adresse parisienne de Philippe Jean.

Ce dernier étant mort l’année précédente, la lettre parvint à sa fille, Elisabeth Françoise , qui habitait encore rue St André des Arts. Brouillée avec son frère Pierre, elle s’empressa de faire bénéficier du renseignement son demi-frère Gabriel (rappelons qu’il sera son héritier, au détriment de l’aîné) Gabriel, en effet, avait quitté le domicile qu’il partageait avec sa soeur et habitait depuis son mariage en 1827 rue d’Hauteville. Pour autant, faut-il croire Gabriel quand il nous raconte qu’aidé de Lescroart, et des personnes de garde au poste d’entrée de l’Archevêché, il retrouva une certaine quantité des débris

de l’urne en un tas isolé , près de l’église et dans un amas de sable entre la porte attenant à la grille et l’église , le coeur entièrement intact. Voilà qui est déjà extraordinaire.

Mais relisons le récit de Gabriel :

On trouva que les livres (de la bibliothèque de Mgr de Quelen) cachaient derrière eux un étui en bois et un rouleau de papier ; Lescroart s’en saisit , et dévissa l’étui…

Cet étui, qu’est-il devenu ?

Qu’on ne nous dise pas qu’il n’a pas été retrouvé ! Dans la décharge donnée à Edouard Dumont par le duc de Madrid le 22 juin 1895, Me Paul Tollu note soigneusement la remise :

1° D’une boîte cylindrique en bois dur, jaune et verni, ayant dix centimètres de hauteur,

non compris un centimètre en retrait, avec pas de vis. Cette boîte, fendue en deux

endroits, de bas en haut, est retenue d’un côté par une bordure de papier blanc collée au

bois et deux fils de laiton en cuivre serrant latéralement en bas et en haut ladite boîte ;

laquelle est garnie intérieurement de velours grenat ;

2° Enfin de cinq morceaux du même bois jaune et verni paraissant être la partie

supérieure du cylindre de la boîte ci-dessus ; sur l’un de ces morceaux, non garnis de

velours, on lit, en caractères d’une écriture difficile et à la main Boîte brisée du coeur

de L. Ces débris sont accompagnés d’un fil de laiton de cuivre semblable à ceux ci-dessus décrits, et d’un autre fil de coton avec une petite bande de soie sur laquelle est un petit cachet en cire noire aux initiales G.P.

A qui fera-t-on croire que, non content d’avoir miraculeusement retrouvé un coeur dans du sable, et quinze morceaux ( dénombrés par Me Tollu ) d’urne en cristal, Gabriel Pelletan avait découvert en même temps un étui fendu en deux endroits et cinq morceaux formant le couvercle , sans doute en un tas isolé pour faciliter les recherches ! Les émeutiers mettaient-ils l’évêché à sac ou préparaient-ils un rallye ?

Il est impossible de suivre Gabriel Pelletan dans sa version des faits. Il est plus probable que Lescroart, poursuivi et frappé par un garde national, récupéra sur les lieux mêmes ou dans une rue adjacente tous les morceaux que lui disputait le soldat et les négocia avec Gabriel Pelletan.

Mais quelqu’un vit l’intérêt qu’il n’y ait aucune solution de continuité entre l’urne et le Mémoire cachés dans la bibliothèque de Mgr de Quelen et leur découverte par un successeur immédiat du chirurgien Pelletan. Et ce quelqu’un, ce fut Maître Barre.
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