Les Deux Coeurs de Louis XVII par Laure de La Chapelle








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Un coup de théâtre : la lettre du Père Bole

Rien de moins aisé que de pénétrer les arcanes du château de Froshdorf et de sonder les arrière-pensées de la famille royale en exil. Repliée sur elle-même, ouverte à ses seuls partisans fidèles, méfiante depuis toutes les secousses politiques qu’elle avait dû subir, elle évitait par prudence de s’exposer à de nouveaux coups du sort.

Dans cette ambiance surréaliste où s’agitait en vase clos une cour fantôme, et où l’on prit la précaution de soustraire aux importuns après sa mort, les papiers du comte de Chambord, nul document indiscret ne pouvait parvenir à la postérité.

Seul le hasard d’une confidence faite au cours d’une correspondance privée conservée dans les archives d’un ordre religieux leva un coin du voile sur ce qui se passait à Froshdorf.

Et cette confidence, ce fut le confesseur du comte de Chambord lui-même, le père jésuite Bole, qui la fit à un de ses amis, le père Marin de Boylesve.

Le père Bole s’était déjà attiré les foudres de René de Monti de Rezé, un des intimes du comte de Chambord :

Bien qu’il fût médiocre d’intelligence et commun en toutes choses, le père Bole avait su,

à force d’intrigues, capter rapidement la confiance absolue de Madame la comtesse de

Chambord et devenir le confesseur du couple royal… Chaque jour, il conférait avec

Madame, qui n’avait aucun secret pour lui, et dont la maladresse obstinée a toujours

égalé la parfaite loyauté d’intentions…

Après la mort du prince, Madame, possédant Froshdorf avec son contenu, laissa les

mains libres au père Bole, pour disposer des précieuses archives qui y reposaient. Aussi,

quelques années plus tard, Madame et le père Bole disparus, quand M. François

Laurentie, autorisé par le prince don Jaime, duc de Madrid, petit neveu et héritier de

Madame, vint faire des recherches historiques au château, il ne trouva plus dans les

archives que des miettes insignifiantes du passé. (Souvenirs sur le comte de Chambord,.

Cte René de Monti de Rezé )

Accusation sans preuves : bien au contraire, l’entourage du comte et de la comtesse de Chambord prit, après leur mort, toutes les précautions nécessaires, ainsi que s’en plaint le père Bole dans une lettre au père de Boylesve du 2 juillet 1886 :

J’étais à Goritz, quand j’ai reçu la nouvelle : la mort de Madame, ses royales

funérailles, la visite de cent Français accourus à ses obsèques, les préparatifs de mon

départ pour Froshdorf, ma réinstallation provisoire dans ce château devenu par la perte

de ses augustes maîtres un vrai tombeau ; l’apposition des scellés par le grand

maréchalat, l’impossibilité de remplir les volontés testamentaires du Roi, qui me

nommait examinateur de ses archives et de tous ses papiers, afin d’en brûler les pièces

compromettantes, ces occupations et cent autres analogues ont absorbé tout mon temps

et précipité mon départ.

C’est le 28 mai que j’ai quitté Froshdorf, après y avoir passé 17 ans…

Si les intimes des Bourbons en exil se méfiaient tant du père Bole, c’est qu’il avait partagé sans conteste l’intimité des princes : c’est ce qui donne toute sa valeur à la lettre où il parle de Louis XVII.

Datée du 17 octobre 1885, deux ans après la mort du comte de Chambord, elle est également adressée au père Marin de Boylesve. M. Paul Eric Blanrue l’avait citée en 1995 dans son livre Lumières sur le Comte de Chambord…mais en l’amputant des deux tiers et en changeant la signification de la phrase

principale. Nous allons donc devoir citer ce texte dans son intégralité.

Lettre du P. Bole au P. de Boylesve

(Troisième page de la lettre autographe envoyée de Froshdorf le 17 octobre 1885)

Je connais parfaitement tout ce que vous me dites de Louis XVII ; vous croyez à son

évasion, moi non, sans entrer dans le fond de la question qui du reste a été traitée

parfaitement et jugée plusieurs fois en pleine connaissance de cause, comme on peut le

voir dans les considérants du jugement condamnant Naundorf et les plaignants.

Trois choses me donnent une certitude morale de la mort de Louis XVII au Temple.

C’est d’abord la persuasion qu’en ont eu tous les membres de la famille royale. Ni

Charles X, ni le duc ni la duchesse d’Angoulême ni H V (Henri V) ni sa soeur n’ont

jamais élevé le moindre doute là-dessus et tous les Princes et Princesses sont morts sans

l’ombre de remords, que dis-je ? sans même y penser. De plus, ces jours derniers,

j’entendais Madame (la comtesse de Chambord) répéter pour la centième fois que la

duchesse d’Angoulême avait toujours affirmé de la manière la plus formelle et la plus

énergique la mort de son frère au Temple, qu’elle n’en était, hélas ! que trop certaine !

Ensuite les procès-verbaux des 4 médecins désignés pour faire l’autopsie du cadavre et

dont deux ont déclaré avoir parfaitement reconnu l’identité du jeune Prince.

Enfin l’enlèvement du coeur (souligné dans le texte) de ce royal enfant par le Dr Pelletan

chargé par ses collègues de faire l’autopsie, pieux larcin fait au péril de sa vie.

Se serait-il exposé à un si grand danger s’il n’avait pas été absolument certain que le

coeur était bien celui du Prince qu’il avait connu et soigné ?

Ce coeur, Monseigneur (le comte de Chambord) l’a reçu après avoir fait examiner

toutes les pièces et documents qui en constatent l'authenticité.

(Archives de la Compagnie de Jésus à Vanves)

Ce texte prouve à l’évidence qu’à la date de cette lettre, le 17 octobre 1885, existait à Froshdorf un coeur supposé être celui de Louis XVII prélevé par le docteur Pelletan en 1795 au cours de l’autopsie de l’enfant mort au Temple.

Le comte de Chambord étant mort le 24 août 1883, le coeur était aux mains des Bourbons au moins depuis cette date.

Or nous savons que le coeur prélevé par Pelletan, conservé par les héritiers de son fils Gabriel et proposé en vain à la famille royale par Maître Barre, était resté à Paris dans le coffre du notaire jusqu’en 1895, date à laquelle il fut remis à Don Carlos de Bourbon Parme au palais Lorédan à Venise.

Il fut donc accepté et reçu par un Bourbon dix ans après la lettre du père Bole.

De quel coeur parle donc le père Bole ?

La comtesse de Chambord étant morte en 1886, et le père Bole lui-même en 1890, aucun d’eux n’a pu intervenir dans l’arrivée d’un nouveau coeur qui s’est ajouté en 1895 à celui qui était déjà détenu par la famille royale.

S’il y a eu à Froshdorf deux coeurs dits tous deux « coeur Pelletan » la première question qui se pose est la suivante : de quel coeur a-t-on prélevé l’A.D.N. en l’an 2000 ?

Pour y répondre, nous allons devoir remonter le temps et revenir en 1830, époque où les coeurs des deux frères, Louis Joseph et Louis Charles, se trouvaient ensemble à l’Archevêché, dans le bureau de Mgr de Quelen.

CHAPITRE 6

Retour en 1830 : la filière de Pierre Pelletan

Les coeurs des deux frères, répétons-le, se trouvaient ensemble chez Mgr de Quelen, avant le pillage de l’Archevêché, ainsi que le révèle Maurice Pascal dans l’article déjà cité du Littoral de la Somme, et dans une lettre à Paul Cottin, que ce dernier ne démentira pas dans les colonnes de la Revue Rétrospective :

Hier, j’ai passé toute ma journée à la bibliothèque de l’Arsenal ; Paul Cottin,

bibliothécaire à l’Arsenal, et auteur de brochures sur le coeur de Louis XVII, m’a reçu

fort aimablement…D’une intelligence très cultivée et très vive, il a parfaitement compris

l’extension qu’il fallait donner à certains faits, laissés beaucoup trop dans l’ombre, et

souvent même insoupçonnés. Ainsi, la lenteur de l’enquête sous la Restauration…la

difficulté et la longueur de temps pour retrouver les témoins du drame ; la prudence

exigée pour n’être point trompé après un pareil bouleversement ; l’acceptation très

réelle que la famille royale avait faite du coeur en 1828 ; la même filière qu’avait suivie

le coeur de son frère aîné, et ce, sur ordre de Charles X... (Arsenal ; ms.14029 /35)

Qu’était donc devenu l’autre coeur, celui du frère aîné de Louis XVII, le premier Dauphin Louis Joseph ? Avait-il disparu pendant le pillage de 1830 ? Personne ne semblait s’être inquiété de son sort, d’autant que sa présence à l’archevêché en même temps que le coeur Pelletan n’avait guère été notée par les historiens.

Dans la chronique scientifique d’un journal local, aujourd’hui bien oublié, l’Aveyron Républicain, daté du 2 décembre 1892, l’auteur d’un article sur le coeur de Louis XVII faisait une révélation stupéfiante :

un coeur aurait été retrouvé au cours de l’émeute par Pierre Pelletan, le fils aîné du docteur Philippe Jean Pelletan ! Cet article donnait la référence d’un témoignage de base, publié dans la Gazette Médicale.

Comme le journaliste de Rodez n’en donnait ni la date, ni l’auteur, et que les Gazettes Médicales abondent en France, la recherche ne fut pas des plus aisées.

Mais, en novembre 2002, ce texte capital était débusqué, grâce à l’aide du Service Historique de la Médecine, dans les colonnes de la Gazette Médicale de Paris de l’année 1891. (Gazette Médicale de Paris , 62ème année, 7ème série. Cote 90182)

Son auteur était le docteur Alexis Antoine Emmanuel DUREAU(1831-1904) -celui-là même à qui Me Barre avait eu affaire- qui fut nommé bibliothécaire en titre de l’Académie de Médecine en 1886 et chevalier de la Légion d’Honneur en 1897. C’est donc quelqu’un qui représentait la plus haute autorité officielle en matière de publications médicales et l’on peut à juste titre estimer qu’il n’a pas apporté son témoignage à la légère. Il le publia d’ailleurs à la demande de confrères non moins éminents, dont

le professeur Paul Jules TILLAUX, titulaire de la chaire de Clinique Chirurgicale, à l’occasion de sa leçon d’ouverture de médecine opératoire en 1890.

Le docteur Dureau fit paraître sa réponse à la demande de renseignements du professeur Tillaux sur le coeur de Louis XVII, dans la rubrique qu’il dirigeait et dont le titre est significatif : Documents pour servir à l’histoire de la Médecine

Voici ce document qui est capital dans la question si controversée des deux coeurs.

M. le professeur Tillaux, sympathique à tous, a inauguré son cours de clinique

chirurgicale par une leçon très bien faite dans laquelle il a jeté un coup d’oeil sur

l’histoire de cette clinique. Un détail de cette leçon nous a intéressé tout

particulièrement : il s’agit du coeur de Louis XVII. L’on sait que Philippe Jean Pelletan,

le grand chirurgien, émule et successeur de Desault, avait été chargé de faire l’autopsie

du pauvre enfant mort au Temple et qu’il avait conservé le coeur du dauphin.

Pendant la restauration, Pelletan fit toutes les démarches nécessaires pour rendre à la

famille royale le coeur conservé, mais d’une part, il n’était pas bien en cour, de l’autre il

fallait démontrer l’authenticité de l’organe et Pelletan mourut en 1829, laissant à son

fils, professeur comme lui, le soin de continuer les démarches.

M. le professeur Tillaux demande, avec notre confrère Corlieu, ce que le coeur de Louis

XVII est devenu, je puis le leur dire.

En juillet 1830, il se trouvait sur le bureau de l’archevêque de Paris, de Quelen, et,

l’archevêché ayant été pillé, la nouvelle en parvint à Pierre Pelletan , qui, pendant la

bataille même, se rendit à l’archevêché occupé par la Garde Nationale.

Pelletan se fit connaître de l’officier commandant, et, accompagné par lui, se rendit de

suite dans le cabinet de l’archevêque où, au milieu des papiers et objets divers qui

jonchaient la pièce, il put retrouver la boîte intacte qui contenait le précieux viscère ; il

le remporta chez lui, n’ayant pas le temps de chercher le volumineux dossier qui, jadis,

avait accompagné la boîte.

Pelletan, pour obéir à la volonté de son père, une fois les événements politiques

accomplis, se mit en devoir de reconstituer le dossier perdu, et au bout d’un certain

temps, il entama avec le comte de Chambord, des négociations analogues à celles

commencées avec Louis XVIII et Charles X, mais il mourut en 1845.

Son frère Gabriel Pelletan, que nous avons tous connu, est mort en 1879, laissant à ses

héritiers, avec une belle fortune, le soin de poursuivre les négociations entamées, soin

qui était une sorte de condition du legs.

J’ai eu l’occasion, à cette époque, de voir le notaire chargé de régler cette succession

(Me Barre) ; devenu notaire honoraire depuis peu, il s’était chargé, comme l’un des

exécuteurs testamentaires, de continuer la restitution du dossier réclamé par la famille

du comte de Chambord et il a copié , à l’Académie, les divers documents du temps que

je lui ai mis sous les yeux ; il paraissait satisfait de ses recherches, mais la mort du

comte de Chambord est survenue sur ces entrefaites. Le coeur de l’infortuné Louis XVII

est peut-être encore relégué dans quelque vieux carton d’étude de notaire.

La fin de ce texte a déjà été citée dans le chapitre concernant Gabriel Pelletan : là commence la confusion totale entre les deux coeurs. Le docteur Dureau sait en effet qu’un coeur a été découvert sur place par Pierre Pelletan ; il ignore que l’existence d’un autre va être révélée quelques jours après l’émeute par Lescroart. Il pense donc que le coeur plus tard possédé par Gabriel lui vient de son frère aîné : c’est bien ainsi qu’on peut interpréter la fin de son récit.

Mais les deux frères étaient brouillés et n’avaient plus aucun contact depuis la succession de leur père en 1829 : Pïerre ne sut pas que son frère possédait l’urne et le coeur Pelletan, ainsi que le Mémoire du chirurgien, qu’il chercha sans le retrouver -et pour cause- puisque Lescroart s’en était emparé quelques heures plus tôt sans doute dans la journée.

Pierre Pelletan, qui arriva à l’Archevëché vers quatre heures, en même temps que ses confrères de l’Hôtel-Dieu et la Garde Nationale, put en effet pénétrer sans trop de risques dans le bureau de Mgr de Quelen.

Mais qu’y trouva-t-il ? Ni le Mémoire, ni l’urne, mais la boîte en plomb intacte, autrefois contenue dans un reliquaire en vermeil et pourvue d’une étiquette en cuivre déclinant les noms et qualités du premier Dauphin. (L’étiquette, séparée de la boîte se trouve aujourd’hui au musée Crozatier du Puy en Velay).

Naturellement, étiquette et reliquaire avaient disparu ; seule restait la boîte en plomb qui n’intéressait nullement les pillards.

Pierre Pelletan, qui ne retrouva pas d’autres reliques, pensa sans doute qu’on avait donné au cœur offert à Mgr de Quelen par son père un contenant plus officiel qu’une urne de cristal. L’enveloppe en plomb et le reliquaire en vermeil étaient en effet utilisés pour les princes et certains grands du royaume. Maurice Pascal nous assure d’ailleurs dans sa lettre à Paul Cottin (op.cit.), que la même filière avait été suivie pour les deux coeurs et ce, sur l’ordre de Charles X, ce qui pouvait impliquer, sans pouvoir être affirmatif, la même présentation en vue d’une cérémonie ultérieure.

La présence immédiate de Pierre Pelletan au cours de l’émeute s’explique parfaitement : en effet, il avait hérité de son père une maison au 10 de la rue Saint Christophe ; C’est actuellement l’emplacement du parvis de Notre-Dame, d’où il était à même d’entendre distinctement le grondement de la foule. Et c’est dans cette maison qu’il abrita la relique récupérée, comme le signale Lafont d’Aussonne dans ses Mémoires secrets et universels des malheurs et de la mort de la reine de France (Paris, 1836) :

Le docteur Pelletan, qui avait présidé à l’autopsie, possédait et m’a montré le coeur du

jeune roi Louis XVII et sa jolie chevelure blonde ; M. Pelletan fils possède ces tristes

dépouilles , en sa maison, près la cathédrale de Paris.

C’est donc bien de l’adresse de Pierre Pelletan dont il s’agit : son frère Gabriel résidait, quant à lui, rue d’Hauteville, dans le 10ème arrondissement actuel.

A partir de cette double découverte de coeurs différents, les choses s’embrouillèrent très vite : les noninitiés ignorant totalement l’existence d’un deuxième coeur mélangèrent allègrement les témoignages, comme dans cette «causerie» du docteur Cabanès, publiée dans le Journal de Médecine de Paris le 4 juin 1893 (Bibl. Universitaire de Médecine. Réf. 91.161) : Comment le précieux viscère se trouvait en 1830 entre les mains de l’archevêque de Paris, Mgr de Quelen, c’est ce que nous ne nous chargerons pas d’expliquer. Quoiqu’il en soit, le coeur de Louis XVII, que le docteur Pelletan avait enfermé dans une boîte de plomb, scellée de son sceau et remise à Mgr de Quelen, fut jeté dans la Seine lors du pillage de l’archevêché de Paris le 15 février 1831.

De Beauchesne, au lieu d’une boîte de plomb, décrit un vase de cristal, qui demeura en

dépôt à l’archevêché de Paris, d’où il disparut lors du pillage de cet édifice, le 29 juillet

1830. Le fils de Pelletan, (Pierre) aurait, selon d’autres, retrouvé à terre dans le cabinet de Mgr de Quelen, la boîte renfermant le coeur , qui avait, par un heureux hasard, échappé aux manifestations des insurgés.

Il faut croire que cette dernière version est la bonne, puisque le docteur Jules Pelletan,

au dire du Dr Corlieu, fut assez heureux pour le retrouver et nous le fit voir.

Ici intervient donc un quatrième docteur Pelletan, Jules, le fils de Pierre. Nous le retrouverons un peu plus tard.

Le texte de Cabanès reflète l’incertitude la plus totale :

l le coeur était-il dans une boîte de plomb ou un vase en cristal ?

l le vase avait-il disparu totalement ?

l la boîte fut-elle retrouvée par Pierre Pelletan ?

l Ou fut-elle jetée dans la Seine ? Ce dernier témoignage proviendrait du comte de Lacépède, qui aurait confié au sieur Gruau, ami de Naundorf que :

Le bocal renfermant le coeur, ayant été trouvé à l’archevêché au moment où le peuple

s’y porta avec violence, fut jeté dans la Seine, avec une partie du mobilier de

l’archevêque.

Ce qui arrangeait tout le monde, puisque cette soustraction opportune ne laissait plus qu’un coeur. Malheureusement, cette version de seconde main parle d’un bocal, non d’une boîte. L’urne en cristal ayant bel et bien été retrouvée, nous retombons sur le problème précédent, dont les contemporains de Pierre et Gabriel Pelletan n’entrevirent jamais la solution : Deux coeurs se trouvaient à l’archevêché, l’un dans une boîte, l’autre dans une urne ; ils furent retrouvés dans des circonstances différentes et arrivèrent chacun chez un membre de la famille Pelletan, lesquels s’ignoraient.

Et cela ne s’arrangea pas par la suite !
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