Un Grand Homme pour un Grand Siècle








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date de publication03.04.2017
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Romain Duris dans Molière de Laurent Tirard
Sommaire

Un Grand Homme pour un Grand Siècle 2

Un Grand Homme 2

De Jean-Baptiste Poquelin à Molière 2

Des débuts difficiles 3

Après la pluie le beau temps 3

Un Grand Siècle : le XVIIème 3

La peinture des mœurs du XVIIème siècle : 4

Lumière sur… 4

Le mouvement libertin 4

La préciosité 4

M comme moderne ? 5

« Quand les originaux font supprimer la copie » , Molière face à la censure 5

Une révolution dans la forme 5

Autour de Molière 6

La langue de Molière 6

De la scène à l’écran 6

Molière dans le monde 6

Les Molières 7

Molière l’Italien 7

Molière et les italiens 7

Le goût de Molière pour la Commedia dell’arte 8

L’Italie dans son oeuvre: 8

1 • Qui suis-je ? - niveau  14

2 • Méli-mélo - niveau  15

3 • Mot caché - niveau  15

15

4 • Quiz - niveau   16

5 • Rébus - niveau  17

6 • Charade - niveau  17

À moutarde ou de chambre, mon premier est toujours utile. 17

7 • Mots Lierres - niveau  19

8 • Question subsidiaire visant à départager les concurrents ex-aequo 20

Comment s’appelle le téléphone portable de la comédienne dans le spectacle « M comme Molière » ? 20

1 • Qui suis-je ? - niveau  22

2 • Méli-mélo - niveau  22

4 • Quiz - niveau   23

5 • Rébus - niveau  23

6 • Charade - niveau  23

7 • Mots Lierres - niveau  24



Un Grand Homme pour un Grand Siècle

Un Grand Homme

De Jean-Baptiste Poquelin à Molière



Jean Baptiste Poquelin est né le 15 janvier 1622, dans une famille bourgeoise assez fortunée. Son père, « tapissier ordinaire du roi » dispose de revenus confortables. En ce temps, il est coutumier pour un père de transmettre à son fils sa charge et son métier. Jean-Baptiste sera donc tapissier ! En attendant, il achève ses études à Paris et engage une licence de droit qu’il obtient à l’âge de 20 ans. Il hésite alors : doit-il obéir à son père et perpétuer la tradition familiale ou au contraire suivre ses envies et réaliser son rêve d’enfant : devenir comédien ? La légende raconte en effet qu’adolescent, Jean-Baptiste aimait traîner sur le Pont Neuf où le fameux Tiberio Fiorelli, dit Scaramouche, déchaînait l’hilarité de tous par ses pantomimes. Une rencontre met un terme à ses hésitations : Madeleine Béjart et sa famille de comédiens lui proposent de constituer une troupe. Préférant donc la vie risquée de comédien à celle, mondaine, de tapissier, Jean-Baptiste devient directeur de la troupe qui prend le nom de l’Illustre Théâtre le 16 juin 1643 et il adopte un nouveau nom, celui de Molière.

Des débuts difficiles


La troupe commence par de faibles recettes et se retrouve confrontée à l’avidité des créanciers car elle ne peut plus faire face à ses engagements financiers. Après avoir été emprisonné en 1645 pour dettes, Molière quitte Paris pour le Sud de la France avec l’Illustre Théâtre et la troupe mène pour un temps la vie de comédiens ambulants et gagne en renommée au fil de pièces émouvantes au sujet grave (les tragédies) ou d’autres plus légères et bouffonnes (des comédies ou des farces improvisées à la mode italienne), si bien que de 1653 à 1658 l’équipe est encouragée par un puissant personnage, le Prince de Conti. En 1658 Molière a 36 ans, et après treize années de vadrouille, il rentre à Paris.

Après la pluie le beau temps


L’Illustre Théâtre qui compte alors dix acteurs et actrices devient la « troupe de Monsieur », le frère de Louis XIV. Sous ce patronage, Molière joue devant la cour et a le bonheur de plaire au roi, grâce à une farce qui le fait mourir de rire : le Docteur Amoureux. Ce succès lui permet de s’installer dans la salle du Petit Bourbon, puis dans celle du Palais Royal.
Il produit alors les Précieuses Ridicules (1959), Tartuffe (1664), à l’origine d’une vaste querelle, et Dom Juan (1665) : autant de pièces majeures. Molière reçoit enfin la suprême consécration de ses succès : sa troupe est nommée « troupe du Roi ».

Les succès se succèdent à un rythme accéléré avec le Misanthrope en 1666, l’Avare en 1668, le Bourgeois gentilhomme en 1670, les Fourberies de Scapin en 1671, Les femmes savantes en 1672 puis le Malade Imaginaire en 1673. C’est lors de la quatrième représentation de cette dernière pièce le 17 février 1673, que la maladie eut raison de l’énergie moliéresque. À l’époque, les comédiens n’ont pas le droit d’être enterrés en cimetière chrétien. On fera exception pour Molière, mais ses funérailles auront lieu de nuit, sans grande cérémonie. Malgré cela, près de 800 personnes suivront l’enterrement à la lueur des torches.

Un Grand Siècle : le XVIIème



Le slogan le plus célèbre que l’on attribue à Louis XIV « L’État c’est moi ! » permet d’ores et déjà d’entrevoir sa vision de la France à l’époque. En effet, Louis XIV renforce la monarchie qui devient monarchie absolue de droit divin (régime politique où le roi concentrait entre ses mains tous les pouvoirs, gouvernait sans aucun contrôle). Cette période est marquée, en Europe, par la terrible guerre de Trente Ans, et par un ensemble d’autres guerres par lesquelles les rois et les princes des différents pays cherchent à détrôner les rois étrangers afin de récupérer un maximum de pouvoir. Mais c’est aussi une période de très grand changement du point de vue culturel. La culture française rayonne en Europe, dans tous les domaines, appuyée par la création d’Académies : la littérature, les arts, les sciences. Le français est confirmé comme la langue des grands écrivains. La peinture, la sculpture, l’architecture et la musique sont florissantes. Les artistes et les intellectuels français sont alors au cœur des réseaux culturels européens. C’est la raison pour laquelle le XVIIème siècle est quelques fois appelé en France le Grand Siècle.

La peinture des mœurs du XVIIème siècle :


L'œuvre de Molière, entre autres traits originaux, présente la particularité de peindre les mœurs, ce qui lui permet de faire écho à une certaine actualité, petites questions ou grands débats de son temps. C'est ainsi, par exemple que Les Précieuses ridicules font référence à la mode de la préciosité, L'École des femmes à l'éducation des jeunes filles, Le tartuffe à la question de l'hypocrisie religieuse, Le Bourgeois gentilhomme au snobisme des bourgeois voulant imiter les gens de qualité, Don juan à la critique du libertinage et George Dandin aux mésalliances de paysans enrichis qui ont pris femme dans la noblesse.

Lumière sur…

Le mouvement libertin


Relecture des théories du philosophe grec Epicure, le libertinisme est un courant de pensée né au XVIème siècle. Matérialistes, les libertins considèrent que tout dans l’univers relève de la matière, laquelle impose seule ses lois. Ils estiment donc que la compréhension du monde relève de la seule raison, reniant, pour beaucoup, la notion de créateur. Alors que la monarchie française repose sur une légitimité divine, on comprend facilement la menace que pouvaient représenter des individus se voulant indépendants de toute règle imposée du dehors par la morale ou la religion, établie par l’Eglise, l’Etat ou la Tradition. Progressivement, certains ne se contentent pas de se libérer de toutes contraintes imposées par la tradition pour penser mais aussi pour agir à leur guise en limitant les freins moraux, en particulier dans le domaine de la sexualité. C’est le libertinage des mœurs incarné par le personnage de Don Juan.

La préciosité


La préciosité est née au sein des salons du XVIIème siècle. En effet, entre gens de bonne société, le désir de se distinguer passe avant tout : c’est vouloir « donner du prix » à sa personne et à son langage. Il est évidemment difficile d’étonner par l’originalité de la pensée. C’est pourquoi les précieux s’attachent surtout à la forme de leurs propos. Ainsi s’instaure un véritable jargon précieux. Les esprits recherchent les bons mots et des expressions peu communes.

Les richesses du vocabulaire par exemple sont source d’inspiration pour les précieux. On veille donc à épurer son style ; on renie les termes réalistes qui éveillent des images insupportables : « charogne, vomir, balai... ». Ceci amène à périphraser et faire preuve d’une grande ingéniosité : « les dents = l’ameublement de la bouche... ». Mais quand ces moyens ne suffisent plus à combler les belles dames, les néologismes en tous genres sont la preuve irréfutable d’un esprit hors du commun : « féliciter, enthousiasmer, savon, anonyme, incontestable... ».

Le principal sujet de discussion des précieuses est l’amour. Elles aiment la galanterie, les convenances respectées et l’amour romanesque. Néanmoins, la préciosité à son propre style littéraire.

Mais les autres grands esprits de l’époque attaquent les précieux sans « pincettes ». Notamment Molière qui, dans sa pièce « Les précieuses ridicules dénonce « les extravagances de mauvais goût ». En effet, les dames comme Mlle de Scudéry portent des costumes chargés, voulant se distinguer même par l’habit. Elles portent des coiffures en pointe, à la picarde ou à la paysanne ; elles brandissent d’un air badin de petites cannes et abusent de rubans...les hommes ne sont pas en reste. En effet, la perruque longue, les plumes extravagantes au chapeau sont à la « mode ». Pour couronner le tout, on abuse de parfums et de fards.

M comme moderne ?

« Quand les originaux font supprimer la copie » , Molière face à la censure



Dans un contexte comme celui-ci l’impertinence de Molière fait mouche. Son Tartuffe, hypocrite et faux dévot, connaît un vif succès auprès des spectateurs, mais fait éclater la colère de la cabale menée par la Compagnie du Saint Sacrement qui prône un retour à la « moralité du théâtre » et qui parvient à faire interdire la pièce par le roi. « Les originaux enfin on fait supprimer la copie » comme le dit si justement Molière lui-même. Malgré son caractère comique, la pièce reste révolutionnaire par sa mise en cause d’une religion qui deviendrait dictatoriale.

La tension monte à nouveau avec la création de Dom Juan, en raison d’une longue tirade prononcée par le héros sur l’hypocrisie et sur le bien fondé de la religion. Ses détracteurs s’empressent de demander « Y a-t-il une école d’athéisme plus ouverte ? (…) L’auteur confie la cause de Dieu à un valet à qui il fait dire, pour la défendre, toutes les impertinences du monde. » La fureur des dévots est à son comble ; on menace Molière dans un sonnet anonyme, de lui crever les yeux et de l’enfermer à Bastille avec un vautour qui le déchirerait.

Ces différentes attaques font prendre à l’auteur un tournant dramaturgique puisqu’il cesse des 1965 de s’attaquer à de puissantes cabales pour ne fustiger que des vices de caractère et des mœurs privées.

Une révolution dans la forme


Si la censure témoigne sans conteste de la modernité moliéresque, elle concerne davantage les propos du dramaturge que son écriture. Pourtant, malgré un contenu résolument en avance sur l’air du temps, c’est également par la forme que Molière se distingue.
Molière est le premier à écrire une pièce, le Misanthrope, où le héros s’adresse directement au public. Molière a ainsi inventé un procédé comique aujourd’hui repris par nombre de dramaturges comme Labiche ou Feydeau.
Alceste : « Que de gens assemblés ! Je ne jette des regards sur personne qui ne me donne des soupçons…Quel bruit fait-on là-haut ? »
Cette réplique est l’une des premières dans l’histoire de la dramaturgie à introduire dans une pièce un procédé de théâtre dans le théâtre.
C’est aussi lui, qui le premier qui fit parler ses personnages en prose, allant ainsi à l’encontre des règles de l’art théâtral. « Molière est-il fou ? » aurait dit un duc, « Nous prend-il pour des benêts de nous faire essuyer cinq actes en prose ? A-t-on jamais vu plus d’extravagance ? ». Mais aujourd’hui « l’extravagant » est devenu classique, sa langue une norme, parce qu’elle brise la monotonie du théâtre exclusivement écrit en alexandrin (vers de 12 syllabes). Molière ne fait pas que bafouer la règle il s’en moque ouvertement dans le Bourgeois Gentilhomme, où le protagoniste est tout heureux de découvrir qu’il dit sans le savoir, de la prose depuis 40 ans.

Autour de Molière

La langue de Molière



Langue de Shakespeare, langue de Dante, langue de Cervantès, langue de Goethe ou langue de Pouchkine, ainsi désigne-t-on les grandes langues européennes, comme si chaque nation éprouvait le besoin de se choisir un écrivain porte-drapeau. Mais pourquoi Molière et non Corneille ou Racine ?

L’expression s’est répandue au XVIIIème siècle. Il est vrai que le théâtre de Molière a été le plus joué dans les cours d’Europe, à l’époque où le français était devenu la langue des élites européennes. Cependant, pour les élites artistiques de son temps comme La bruyère, Fénelon, Vauvenargues et Boileau, Molière était un auteur qui bâclait… Ce qui était considéré comme « bâclé » en son temps, peut être envisagé aujourd’hui comme un affranchissement de tout ce qui « pesait » dans la langue française. Molière s’est libéré des règles pour rendre plus véridique ses personnages : il utilise la prose, ses personnages parlent la langue de leur condition (paysans, servantes, valets) et de leur fonction (médecins, apothicaires, philosophes) ; toutes les couches de la société française se sont retrouvées croquées dans leur manière de dire. On comprend dès lors pourquoi on a pu dire de Molière qu’il incarnait la langue française : il incarnait la France à travers les mots.
En plus de l’incarner, il l’a aussi en quelque sorte modelée. Les noms de ses personnages sont devenus par l’usage des noms communs. Rendez-vous à l’exercice « la langue de Molière » en fin de dossier pour les découvrir…

De la scène à l’écran





Nombre de films ont été dédiés tant à Molière lui-même qu’à l’adaptation de ses pièces sur grand écran. C’est Ariane Mnouchkine qui a commencé par réaliser avec la troupe du Théâtre du Soleil, il y a bientôt trente ans une fresque de quatre heures dédiée au dramaturge. Le succès mitigé de ce film tient sans doute au fait que les spectateurs n’y ont pas retrouvé tous les lieux communs qui entourent le personnage de Molière.

Plus récemment, en 2007, c’est Laurent Tirard qui réinvente le personnage, le faisant incarner par Romain Duris, l’un des acteurs les plus courus du moment. La perspective est amusante quoi que quelque peu déroutante puisque vie et œuvre de Molière y sont mélangées. Les scénaristes ont mêlé différentes intrigues issues de ses pièces .
Ces films sont avant tout le témoignage de la place prépondérante qu’occupe Molière dans le champ culturel français actuel.

Molière dans le monde



Rarement une œuvre si associée à l’image de la France a été autant célébrée hors de ses frontières. Le malade imaginaire est régulièrement joué aux quatre coins du globe, de l’Italie à la Russie en passant par la Suède. Le Misanthrope est bien connu en Allemagne où l’on adore aussi Tartuffe tout comme en Espagne. Le bourgeois gentilhomme a conquis jusqu’au Mexique et Georges Dandin ou le mari confondu est chez lui en Hongrie. Alain Niderst, biographe de Molière confirme qu’ « en dépit d’un certain désintérêt actuel pour le classicisme, Molière reste l’auteur français le plus joué dans le monde ». Récemment, le japonais Nobuko Akiyama a d’ailleurs achevé la traduction des œuvres complètes de Molière !

Les Molières




La Nuit des Molières est l'occasion pour le monde du théâtre français de décerner des prix, chaque mois de mai depuis 1987. Cette grande fête du théâtre fut créée par des directeurs de théâtres privés (Jean-Michel ROUZIERE et Jérôme HULLOT) et publics et des critiques. L’hommage à Molière n’est pas dû au hasard, car quoi de plus symbolique que le buste du plus grand dramaturge sculpté dans le bronze pour récompenser les lauréats du théâtre contemporain.






Molière l’Italien




Molière et les italiens


La troupe de Molière jouait à l’origine des tragédies, cependant le succès n’était pas au rendez-vous. Un jour, Molière a l’idée d’ajouter en fin de spectacle un divertissement, Le docteur amoureux. Le jeune roi hurle de rire. C’est gagné ! la troupe s’installe dans la salle du petit-Bourbon, en alternance avec les comédiens italiens dirigés par le célèbre Scaramouche (Tiberio Fiorelli), dont le roi raffole.

Cependant, un an après l'installation de Molière, en 1660, le surintendant des bâtiments du roi, M. de Ratabon, l’a fait détruire sans prévenir la troupe, car il faut agrandir le Louvre et le théâtre gêne les travaux. Mais le roi intervient et, en trois mois, M. de Ratabon remet en état la vieille salle en ruine du Palais Royal, où Molière restera douze ans. Mais Molière n’est sans doute plus le même depuis cette « expérience italienne ». Il est devenu un peu italien car une estime professionnelle réciproque lie les deux directeurs de troupes, qui ne peuvent pas ne pas s'étudier ni s'influencer. D'ailleurs, Elomire (anagramme de Molière) hypocondre, une pièce satirique, rapporte que Molière suit l'enseignement du vieux maître. L’influence de Scaramouche sur Molière est telle que Molière va même jusqu’à copier sa coupe de moustache!

Le goût de Molière pour la Commedia dell’arte


Molière a tant aimé les farces durant toute sa vie qu’on le surnomma parfois « le premier farceur de France ».

La farce – qu’elle soit française ou italienne – était fort en vogue dès le XVème siècle. Si les comédiens français se détournèrent peu à peu de ce genre, il n’en fut pas de même pour les comédiens italiens, qui, en France, et jusqu’au XVIIIème siècle, perpétuèrent les traditions de la Commedia dell’arte : sur des tréteaux de bois, des comédiens masqués improvisés une petite pièce amusante. Ainsi, grâce à eux, Molière put assister aux aventures d’Arlequin, de Polichinelle, de Colombine, du capitan Spavento, d’Isabelle, de Lelio et de tant d’autres qui s’exprimant en italien, devaient donc multiplier les gestes pour plaire à leurs spectateurs français et être compris. Ainsi on peut trouver de drôles de témoignages comme celui des frères Villiers qui assistèrent aux pièces de la troupe de Scaramouche :

«Les postures et les gestes de Scaramouche […] sont capables de faire éclater le monde, quoiqu'on ne sache pas ce qu'il dise !»

Molière prit modèle sur eux au point que, durant toute sa carrière, il affectionna les rôles où il pouvait faire des grimaces, se déguiser et maquiller son visage d’un blanc gras, comme les clowns d’aujourd’hui. Il se servit aussi de sa maladie et du fait qu’il toussait beaucoup pour donner plus de drôlerie encore à ses personnages. Ainsi, grâce au talent de Molière, la farce reprit vie chez les comédiens français.


L’Italie dans son oeuvre:


• Nous disions tout à l’heure que Molière avait enrichi la langue française de nouveaux mots, mais il ne les a pas complètement inventés. Molière a été en quelque sorte une passerelle entre la langue italienne et la langue française…

• Scapin par exemple est un des personnages de la comédie italienne qui est passé sur la scène française au XVIIe siècle. Ce nom apparaît pour la première fois sur la scène française dans les Fourberies de Molière.

• Molière a aussi emprunté le nom de « Tartuffe » à l'italien ; Tartufo se trouve dans le Malmantile de Lippi avec le sens « d'homme à esprit méchant » ; le Malmantile circulait manuscrit en France avant le Tartuffe. Tartufo est la contraction de tartufolo, une truffe.
• Les lieux de l’action

Molière a parfois choisi des lieux italiens comme décors de l’action. Ainsi les fourberies de Scapin se passent à Naples, Don Juan dans une ville maritime de Sicile (sans doute Palerme) et dans le Sicilien ou l’amour peintre l’action se déroule à Messine au nord de la Sicile.



Les mots compliqués :
Amant: qui aime

Amitié: amour, affection

Atteinte: coup

Ardeurs: amour

Avaricieux: synonyme populaire du mot "avare"

Bâcler : Faire quelque chose rapidement et sans soin.

Belître: coquin, homme de rien

Bilieux: d'un tempérament emporté, colléreux

Brocard: plaisanterie malveillante

Brûler: être impatient de

Cabale : au théâtre une cabale est un groupement de personnes partageant des intérêts communs organisé dans une salle de spectacle pour faire échouer une pièce ou bien nuire au succès d’un metteur en scène ou d’un acteur.

Coeur: courage

Dépit: rage, amertume

Déplaisir: tristesse profonde, vif chagrin

Dévots: attachés aux valeurs religieuses, dans le Tartuffe, les hommes visés sont les faux dévots, les hypocrites

Disgrâce: malheur

Disputer: discuter

Échiner: casser les reins, tuer

Équipage: costume, tenue

Faquin: vaurien

Feux de l'amour: passion amoureuse

Fieffé: indique que l'on possède un défaut au plus haut degré

Flamme: amour

Foi: fidélité

Fortune: chance

Funeste: triste, dramatique

Galant: élégant, distingué

Hardes: vieux habits


Haut-de-chausses: culotte

Honnête homme: au XVIIème siècle, idéal de l'homme cultivé et bien élevé

Indigence: pauvreté

Inclination: sympathie

Jargon : langage particulier à un groupe de personnes, se distinguant par leur groupe social, leur profession, etc.

Las: hélas

Licence: pleine liberté

Maîtresse: jeune fille aimée, celle qui est la maîtresse d'un coeur

Maraud fieffé: filou au plus haut degré

Objet de ses voeux: jeune fille qu'il aime

Patronage : protection ou aide accordée par une personne influente.

Pendard: vaurien

Perfidie: trahison, fourberie

Protagoniste : Personnage principal de l'intrigue d'une pièce de théâtre.

Pourpoint: vêtement qui couvre le haut du corps, du cou à la ceinture

Prompt: rapide

Question: torture infligée pour obtenir des aveux

Railler: moquer

Ravi: soustrait

Votre sexe: le sexe opposé

Si fait: mais si, au contraire

Touchez-là: mettez votre main dans la mienne (expression employée pour conclure un accord)

Tout-à l'heure: sur-le-champ

Transport: bonheur

Vadrouiller : mot familier signifiant voyager, se promener un peu au hasard, sans but précis.

Vilain: paysan, roturie





Romain Duris et Laura Morante dans Molière de Laurent Tirard

Toutes le scènes du spectacle

Saison 2007/2008


La trame du spectacle



Paris, un soir d’automne. Un miroir, une perruque abandonnée, des costumes et un mobilier d’époque, nous sommes dans une loge de théâtre. Une comédienne célèbre se prépare à entrer en scène pour la première. Une sonnerie de téléphone vient troubler cette atmosphère d’un temps révolu. Excédée, la comédienne ne s’aperçoit pas qu’un homme est entré. …

Rêve ou réalité ? Elle va partager avec cet homme étrange qui se présente sous le nom  de Jean Baptiste  et dit être « chez lui » à la Comédie française, une heure. Une heure pour ré-apprendre à aimer son métier, sa passion : le théâtre.

 

Si les extraits choisis de l’œuvre de Molière peuvent sembler difficiles à la lecture, quand le geste et le jeu des comédiens se mêlent aux mots, ces mêmes scènes deviennent plus légères et accessibles à tous. Il faut d’ailleurs se rappeler que Molière écrivait pour un large public qui, parfois,  maîtrisait mal la langue française. A l’aise sur le parvis des églises, les places de village ou des les salons dorés de la monarchie, Molière mieux que quiconque a su parler à son public. Nous vous invitons à sivre ses pas dans cette nouvelle création du Théâtre français de Rome.

Le Dépit Amoureux (Acte 4 sc.4)

16 décembre1656
L’Ecole des femmes (Acte 2 sc.5)

26 décembre1662
Dom Juan (acte 2, sc. II et IV)

15 février 1665

Le Médecin malgré lui (acte 1, sc. 1)

6 août 1666

George Dandin (acte 3 sc. 6)

18 juillet 1668
L’Avare (acte 4, sc.3 et 7)

9 septembre 1668
Le Bourgeois Gentilhomme (acte 2, sc. 4)

14 octobre 1670
Les Fourberies de Scapin (acte 3, sc. 2)

2 décembre 1671

Le Malade Imaginaire (acte 3, sc. 7 et 10)

10 février 1673





Fabrice Lucchini et Vincent Elbaz dans Molière de Laurent Tirard

Grand Jeu Concours

Saison 2007/2008

1 • Qui suis-je ? - niveau 


Relie les points par ordre croissant et découvre le personnage qui t’aidera à résoudre l’énigme finale.



2 • Méli-mélo - niveau 


Remets ces citations célèbres de Molière dans l’ordre…
vos beaux • me font • belle • mourir • yeux • marquise • d’amour

Bourgeois gentilhomme
saurais • je ne • cachez • ce sein • que • voir

Tartuffe
mort • le petit • est • chat

L’école des femmes
dans • que diable • il • cette galère • faire • allait • mais

Les fourberies de Scapin

3 • Mot caché - niveau 


Réponds correctement aux définitions et trouve le mot dans les cases grises. Tu découvriras dans les cases grisées le premier mot-indice pour résoudre l’énigme finale.



  1. Déguisement porté pour incarner un personnage au théâtre

  2. Ce qui sépare la scène du public.

  3. Parties d'un théâtre situées derrière le décor.

  4. Au théâtre, phrase que répond un comédien à un autre

  5. Ensemble de personnes réunies pour assister à un spectacle

  6. Métier du théâtre qui n’existe plus et qui permettait d’éviter les “trous de mémoire”

4 • Quiz - niveau  


1 • Trouve l’équivalent de ces termes en langage précieux et relie-les entre eux :
a les pieds 1 le supplément de soleil

b les fauteuils 2 les chers souffrants

c la chandelle 3 le conseiller des grâces

d les yeux 4 les commodités de la conversation

e le miroir 5 les fenêtres de l’âme
2 • A partir de 1643, la troupe de Molière s’appelle :
a L’Illustre Théâtre

b La Comédie française

c L’Illustre Comédie
3 • Dans les précieuses ridicules, Molière s’en prend :
a aux personnes qui critiquent la préciosité

b à la préciosité

c au roi
4 • Le XVIIème siècle est aussi appelé en France

a Le Grand Siècle

b Le Siècle des Lumières

c Le Siècle des Grands Hommes
5 • Molière a été censuré pour :
a Tartuffe et le Bourgeois Gentilhomme

b Tartuffe et Don Juan

c Don Juan et le Bourgeois Gentilhomme
6 • Dans le Tartuffe, Valère est :
a le conseiller de Marianne

b l’amant de Marianne

c le mari de Marianne
7 • Sganarelle, dans Don Juan
a critique en permanence son maître

b loue sa personne

c joue un double jeu
8 • La Flèche a volé l’argent d’Harpagon :
a vrai

b faux

5 • Rébus - niveau 


Découvre cette célèbre réplique. Le personnage à qui elle s’adresse t’aidera à résoudre l’énigme finale.

C’est le second mot-indice.





6 • Charade - niveau 


La solution à chaque définition te donnera une syllabe du mot à découvrir.

 À moutarde ou de chambre, mon premier est toujours utile.


 Molière est mort dans mon second.
 Mon troisième est le pays d’origine de 23kg de votre alimentation annuelle.
 Mon quatrième est la plus féminine des lettres de l’alphabet.

Mon tout est un personnage populaire qui apparaît dans un intermède du Malade imaginaire et qui vous servira à résoudre l’énigme finale. C’est le troisième mot-indice.

7 • Mots Lierres - niveau 


Remplis toutes les cases en te servant des définitions. Tu découvriras dans les cases grisées le quatrième mot-indice pour résoudre l’énigme finale.



HORIZONTAL
A - Grand rival de Tartuffe.

B – Tout ce qui n'est point vers est .....

C - Il y a plus de quarante ans que je dis de la prose, sans que j'en susse rien.

E - Récompenses théâtrales.

F - Elle emporta Molière à jamais.

G - Aimée du Misanthrope.

I - Même son à la fin de deux vers.

J - Un personnage théâtral par définition hypocrite.

L - Il est fourbe – Couleur traditionnelle du rideau de théâtre.

VERTICAL
1 - Elles sont ridicules chez Molière.

3 - Connaître un grand succès au théâtre –Scapin .... Géronte, enfermé dans un sac.

5 - Genre qui rend célèbre Molière.

6 - Epouse de Don Juan.

8 - De l’autre côté de la cour – Dramatique, le théâtre en est un.

9 – Mais où est donc ...nicar ?

10 - Nom du soleil à l’époque de Molière.

11 - Opposé de jadis.

12 - Son enfer est à la hauteur des « divines comédies » de Molière.

13 - Il est sacré lorsqu’on brûle les planches.

14 - Le Théâtre de Molière l’était.

15 – Juan et Quichotte.

8 • Question subsidiaire visant à départager les concurrents ex-aequo

Comment s’appelle le téléphone portable de la comédienne dans le spectacle « M comme Molière » ?





FICHE REPONSE
A nous retourner par courrier avant le 1er mars 2008 à :
Grand Jeu Concours / Molière

Centre culturel Saint-Louis de France

Théâtre français de Rome

Largo Toniolo, 20

00186 Rome


Nom de l’école :

Adresse :

Professeur :

Classe :

Nombre d’élèves :

Mèl :



1 • Qui suis-je ? - niveau 


Mot – indice 1 : ---------------------------------------------

2 • Méli-mélo - niveau 


1 •

2 •

3 •

4 •
3 • Mot caché - niveau 


Mot – indice 2 : ---------------------------------------------

4 • Quiz - niveau  


1 • a b c d e
1 2 3 4 5
2 • a b c
3 • a b c
4 • a b c

5 • a b c
6 • a b c
7 • a b c
8 • a b

5 • Rébus - niveau 



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Mot – indice 3 : ---------------------------------------------

6 • Charade - niveau 



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Mot – indice 4 : ---------------------------------------------

7 • Mots Lierres - niveau 





Mot-indice 5 : ------------------------------------------------------------

Les cinq mots-clés te permettront de découvrir la solution de notre Grand Jeu-Concours.

Indice : Elle inspira Molière tout au long de sa vie et fit de lui le plus italien de nos auteurs.
Votre solution : ------------------------------------------------------------
8 • Réponse à la question subsidiaire : ---------------------------------


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