Littérature québécoise








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Antoine Gérin-Lajoie

Jean Rivard, le défricheur

récit de la vie réelle


BeQ

Antoine Gérin-Lajoie

1824-1882


Jean Rivard, le défricheur

récit de la vie réelle
roman

La Bibliothèque électronique du Québec

Collection Littérature québécoise

Volume 9 : version 1.4

Du même auteur, à la Bibliothèque :
Jean Rivard économiste

Le jeune Latour


« De tous les romans canadiens du dix-neuvième siècle, Les Anciens Canadiens exceptés, Jean Rivard est celui qui a obtenu le plus de succès auprès des lecteurs, du moins si l’on en juge d’après le nombre des éditions ou réimpressions qu’il a connues : pas moins de seize depuis sa parution jusqu’en 1858, dont une en feuilleton dans Le Monde de Paris en 1877 (ce fut la première en France d’un roman canadien reconnu comme tel) et une autre en bandes dessinées (par J. McIsaac dans un journal d’ici). »

René Dionne

Image de la couverture :

Cornelius Krieghoff (1815-1872)

Settler’s Log House 1856

oil on canvas

62.2 x 92.7 cm

Gift of Reuben Wells Leonard Estate,

Toronto, 1937

© 2001 : Art Gallery of Ontario.

Jean Rivard, le défricheur

Édition de référence :

Montréal, Beauchemin, 1932.

Préface


La première édition de Jean Rivard, le Défricheur, a été publiée dans Les Soirées Canadiennes, en 1862. Le but de l’auteur était de faire connaître la vie et les travaux des défricheurs, et d’encourager notre jeunesse canadienne à se porter vers la carrière agricole, au lieu d’encombrer les professions d’avocat, de notaire, de médecin et les comptoirs des marchands, comme elle fait de plus en plus, au grand détriment de l’intérêt public et national. Afin d’en rendre la lecture moins aride, l’auteur crut devoir mêler à son récit certains détails de la vie intime et divers incidents qui ont eu l’effet de faire considérer ce récit comme une fiction. L’intention de l’auteur toutefois n’a jamais été de faire un roman, et il peut assurer que dans les faits et incidents qu’il raconte, il s’est appliqué avec un soin scrupuleux, au risque même d’ennuyer les lecteurs frivoles, à ne rien dire qui ne fût strictement conforme à la réalité.

Cette nouvelle édition diffère peu de la première. On a cependant supprimé quelques pages et fait quelques légers changements, en vue de rendre l’ouvrage plus acceptable à la classe de lecteurs auxquels il s’adresse plus spécialement.

Avant-propos


Les pensées d’un homme fort et laborieux produisent toujours l’abondance ; mais tout paresseux est pauvre.

Salomon.

La hardiesse et le travail surmontent les plus grands obstacles.

Fénélon.

Jeunes et belles citadines qui ne rêvez que modes, bals et conquêtes amoureuses ; jeunes élégants qui parcourez, joyeux et sans soucis, le cercle des plaisirs mondains, il va sans dire que cette histoire n’est pas pour vous.

Le titre même, j’en suis sûr, vous fera bâiller d’ennui.

En effet, « Jean Rivard »... quel nom commun ! que pouvait-on imaginer de plus vulgaire ? Passe encore pour Rivard, si au lieu de Jean c’était Arthur, ou Alfred, ou Oscar, ou quelque petit nom tiré de la mythologie ou d’une langue étrangère.

Puis un défricheur... est-ce bien chez lui qu’on trouvera le type de la grâce et de la galanterie ?

Mais, que voulez-vous ? Ce n’est pas un roman que j’écris, et si quelqu’un est à la recherche d’aventures merveilleuses, duels, meurtres, suicides, ou d’intrigues d’amour tant soit peu compliquées, je lui conseille amicalement de s’adresser ailleurs. On ne trouvera dans ce récit que l’histoire simple et vraie d’un jeune homme sans fortune, né dans une condition modeste, qui sut s’élever par son mérite, à l’indépendance de fortune et aux premiers honneurs de son pays.

Hâtons-nous toutefois de dire, mesdames, de peur de vous laisser dans l’erreur, que Jean Rivard était, en dépit de son nom de baptême, d’une nature éminemment poétique, et d’une tournure à plaire aux plus dédaigneuses de votre sexe.

À l’époque où se passent les faits qu’on va lire, il approchait de la vingtaine. C’était un beau jeune homme brun, de taille moyenne. Sa figure mâle et ferme, son épaisse chevelure, ses larges et fortes épaules, mais surtout des yeux noirs, étincelants, dans lesquels se lisait une indomptable force de volonté, tout cela, joint à une âme ardente, à un cœur chaud et à beaucoup d’intelligence, faisait de Jean Rivard un caractère remarquable et véritablement attachant. Trois mois passés au sein d’une grande cité, entre les mains d’un tailleur à la mode, d’un coiffeur, d’un bottier, d’un maître de danse, et un peu de fréquentation de ce qu’on est convenu d’appeler le grand monde, en eussent fait un élégant, un fashionable, un dandy, un cavalier dont les plus belles jeunes filles eussent raffolé.

Mais ces triomphes si recherchés dans certaines classes de la société n’avaient aucun attrait pour notre héros, et Jean Rivard préféra, comme on le verra bientôt, à la vie du lion de ville celle du lion de la forêt.

I



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