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St Dié, Vosges.

La proposition de Le Corbusier est rejetée et il s'en vexe. Il voulait reconstruire la ville autour d'un centre très ouvert. Le centre regrouperait les fonctions principales ; mairie, théâtre... Le reste de la ville serait par zone de travail et de logements en immeubles. Mais les habitants aspiraient à un tout autre style; des maisons individuelles avec jardin en pierre de taille. Le Corbusier se retire du projet. Choc culturel entre les habitants qui ont besoin de retrouver des repères et la logique moderniste de l'architecte.

La charte d'Athènes, rédigée en 1933 au cours du 4eme ciam est publiée en 1943 par le Corbusier. C'est la référence pour la construction d'une ville moderne.

La question de la reconstruction qui est une période marquante pour l’histoire de l’urbanisme en France. Les chantiers menés à cette époque ont été générateurs de nombreux débats tant pour ce qui est de la forme de la ville reconstruite que pour la physionomie des bâtiments. Pénurie en main-d’œuvre et en chantier, le traumatisme de la guerre. Le Corbusier s’est vu refuser un certain nombre de projets notamment pour la villa Saint Si dans les Vosges. Il va mettre en place 4 unités d’habitation qui ont été construites entre 1947 et 1966 à Marseille. Il y a aussi une unité d’habitation à Briey-en-forêt entre 1957 et 1961. Il y a aussi une autre unité à Firminy 1959 et 1966. A travers ces unités d’habitations Le Corbusier montre comment il conçoit l’habitat collectif et résultent de toutes ses recherches, c’est une synthèse de son travail. Il va créer une sorte de manifeste de l’habitat collectif comme il l’avait fait pour les habitations privées (Villa Savoye).

* La « Cité Radieuse », Marseille, 1945-1952, Le Corbusier

C’est l’unité d’habitation la plus. Le projet de Le Corbusier a été proposé en 1947. L’inauguration a eu lieu le 14 octobre 1952. Le chantier n’a pas été facile car manque de matériaux et un certain nombre de procès attentés à Le Corbusier, procès attentés par la Société pour l’Esthétique Générale de la France, qui refusait cet énorme unité d’habitation entachait la ville de Marseille. Il y a eu beaucoup et a ralenti les travaux. Ces procès ont créé des lenteurs, des tensions dans l’exécution du chantier, cela a néanmoins permis de médiatiser le chantier et le bâtiment. Cette médiatisation a eu pour corollaire d’attirer de nombreux hommes politiques ainsi que des artistes tels que Picasso qui est plusieurs fois venu apporter son soutien à Le Corbusier, des architectes également. Cela a permis de faire connaître le travail de Le Corbusier.

L’extérieur, la structure

C’est un grand bâtiment rectangulaire ressemblant à un paquebot : 127m de long, 24m de large et 56m de haut. C’est un bâtiment qui va compter en tout 18 niveaux habités avec de nombreux appartements desservis par des « rues intérieures ». En dehors de ces appartements deux niveaux sont réservés à des espaces communs : un motel, un bureau de poste, qui se trouvent au cœur du bâtiment qui apportent un certain confort. Il y a 326 appartements dans cet immeuble. Toutes les mesures de ces appartements ont été construites selon le Modulor, qui est un système de mesure inventé par Le Corbusier en 1944. Il part de l’idée qu’une mesure de base correspond à un homme d’une taille d’1.83m et 2.26m de hauteur avec les bras levés : plus haut est inutile et plus bas n’est pas confortable. Idée d’une mesure parfaite de l’espace. Ensuite il y a tout un système de hauteurs sur lequel il va construire ses appartements, organiser l’intérieur. C’est très caractéristique de Le Corbusier, c’est sa signature.

Le bâtiment est monté sur des pilotis creux en béton armé brut de décoffrage. Le béton garde sa couleur grise et on voit les stries sur la surface des pilotis, traces des planches laissées au décoffrage. Ces pilotis sont associés par deux à chaque travée. On a aussi créé un sol artificiel, l’ensemble de la structure repose sur ce sol lui aussi creux. Dans ce sol artificiel passent toutes les gaines, mécanismes des ascenseurs etc. Cela permet à Le Corbusier de créer un espace technique sous les appartements. Ensuite sur ce sol on a donc une ossature primaire qui est elle aussi en béton armé, avec le système des poteaux, des poutres et des dalles en béton armé. Au-dessus on a une deuxième ossature en acier, dans laquelle viennent se glisser les appartements, conçus pour être véritablement « glissés » dans la structure de métal. Cela créé un vide d’air entre l’ossature secondaire et les appartements : cela garantie une isolation thermique et phonique. Il y a une très grande majorité des appartements qui sont en duplex et qui sont traversants : ils occupent toute la largeur du bâtiment et ont une ouverture sur chaque façade qui donne une bonne vue sur la mer et sur la montagne. Les appartements sont sur deux niveaux et s’encastrent les uns dans les autres. La rue intérieure sert le duplex montant et le duplex descendant. C’était à l’époque une proposition très intéressante et innovante de la part de Le Corbusier.

L’agencement intérieur

Les espaces intérieurs sont plutôt lumineux, assez généreux pour l’époque par la configuration en duplex. Ils sont aussi remarqués et remarquables par leur aménagement des cuisines dessinées par Charlotte Perriand et André Wogenscky, collaborateurs de Le Corbusier pendant de nombreuses années. Les cuisines sont toutes intégrées, petites mais très fonctionnelles avec tout ce qu’il faut pour le rangement, cuisson, vaisselle. Tout est très bien agencé de manière à rentabiliser l’espace. On aimait à cette époque les couleurs flashy (orange, vert, formica lisse et brillant). Système de loggias avec des balcons sous des avancées de la façade, qui apporte beaucoup de lumière et séparé de l’espace intérieur avec une cloison amovible. On pouvait ouvrir l’espace vers le balcon, possibilité d’avoir une ouverture par cette cloison amovible : très apprécié. Cela créé des sortes d’alvéoles (vu de l’extérieur). On a aussi ajouté un système de chauffage, de ventilation.

A mi-hauteur il y a des lames en béton « brise-soleil » que Le Corbusier a inventé dans les années 30-40. C’est un élément architectural important à l’époque. Il y avait trois ascenseurs dans l’immeuble, trois monte-charges, un hôtel, un bureau de poste, et sur le toit il y avait une crèche garderie, une école maternelle, un théâtre de plein-air, un gymnase. Les habitants avaient tout à disposition et pouvaient presque vivre en autarcie. C’est une structure confortable pour l’époque moderne et Le Corbusier avait envie de proposer tous ces agréments. C’était pour lui important de veiller au confort des habitants.

La politique des grands ensembles

On voit se mettre en place la politique des grands ensembles qui amènera la France à une véritable industrialisation des bâtiments. Elle va d’ailleurs choquer. Elle est réalisée dans une optique de modernisation de la France. C’est le baby boom à l’époque donc on n’a pas assez de logements. De plus, parmi ceux qui existent beaucoup sont vétustes. De nombreux logements n’ont pas de sanitaires ni d’eau courante : les conditions sont limites. Les gens vivent nombreux dans ces logements (plusieurs générations cohabitent) et au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale les gens ne veulent plus de cette vie. En 1950 il manque 3 millions de logements : situation d’extrême urgence. L’une des réponses apportées par l’Etat à ce problème de société est la politique des grands ensembles.

* La Cité Rotterdam, Strasbourg, 1951-1953, Eugène Beaudouin et son équipe

C’est le premier grand ensemble construit en France après la Seconde Guerre Mondiale. Cette cité va être le moyen de tester ce concept des grands ensembles : il s’agit là d’une surface de 10 hectares abritant 800 appartements. Ces grands ensembles sont de gros immeubles composés également de commerces, gymnases etc. Beaudouin réussit à construire vite et à pas cher, en maintenant un budget raisonnable. A partir de 1958 on a produit 300 000 logements par an. Cela coûte moins cher de concevoir de très nombreux logements au même endroit avec un budget restreint. Idée de simplification des modèles pour économiser, tant pour ce qui est de la physionomie des logements eux-mêmes (plans type très simples que l’on reprend d’un appartement à l’autre), que par l’utilisation de façades préfabriquées en usine pour gagner du temps au moment de la construction. Ce sont des bâtiments de formes très linéaires. Rationalisation maximale du chantier, des matériaux. Rapidité et économie sont les maîtres mots de cette politique des grands ensembles. On est sur des techniques de construction très industrielles et économiques. Le béton est produit en très grande quantité et est le matériau par excellence de l’économie.

Aujourd’hui on fait un mauvais procès à ces grands ensembles mais il faut garder à l’esprit qu’il s’agissait d’une logique d’économie. Les architectes étaient exigeants mais devaient se plier à la logique de rentabilité. Mais certains ont essayé de donner au bâtiment des physionomies inédites pour ne pas entrer dans le systématisme des formes simples.

* Les Grandes Terres, Marly-Le-Roi, 1955-1958, Marcel Lods et ses associés

C’est un plateau qui domine la Seine. Il s’agit de 9 groupes de 3 bâtiments. Pour chacun de ces groupes il y a deux grandes « barres » parallèles. Cette entité est répétée neuf fois sur le site. Chacune de ces entités regroupe une population de 600 habitants, sachant qu’il y a 1 500 logements sur cet ensemble. On voit un petit parc, jardin au cœur de chacune de ces entités (une entité = deux « barres parallèles »). Ces 9 groupes sont organisés en V avec le parc au cœur, les attractions pour les enfants, etc. Il y a aussi sur ce site des gymnases, commerces, bureau de poste… On veut éviter la monotonie que l’on attribue généralement aux grands ensembles. L’idée est de passer d’un horizon d’un immeuble à plusieurs immeubles qui se font face. Dans une perspective d’ensemble sur ce grand V on veille à un « système d’enchainements spatiaux hiérarchisés » pour créer une complexité dynamique pour éviter l’atmosphère oppressante des immeubles classiques. On veut créer un système spatial agréable pour les habitants.

* La cité des Courtillières, Pantin, 1955-, Emile Aillaud

Certains architectes vont créer des groupes immeubles de différentes formes comme le serpentin que va créer Emile Aillaud. Cet architecte est influencé par les architectes modernistes brésiliens. Oscar Niemeyer par exemple avait créé une chapelle au Brésil. Le parc des Courtillières est un des premiers grands ensembles d'habitation construits en région parisienne.

Le serpent en béton de plus d'un kilomètre de long compte 655 logements et entoure un parc de 4 ha. Le quartier est doté de plusieurs établissements scolaires et équipements publics (crèches, écoles, collège, bibliothèque, maison de quartier, centre de soins), conçus et construits par Émile Aillaud en même temps que les immeubles d’habitation.

* Le Haut-du-Lièvre, Nancy, 1956-1962, Bernard Zehrfuss

C’est un grand ensemble qui se trouve sur le plateau de la Haye. Il s’agit de deux grandes « barres » qui s’appellent le Cèdre bleu et (?). L’une fait 400m de long et l’autre 300m. Elles comprennent 3 388 logements. C’est un immense ensemble de bâtiments. Les logements possèdent tout le confort : cuisines équipées, eau courante, sanitaires. A l’époque c’était formidable d’avoir ce type de logement doté de tout le confort nécessaire. Il y avait également une mixité sociale même si par la suite les riches sont ensuite partis. Les plus pauvres sont restés ici et on a lamentablement parqué les immigrés dans ces grands ensembles. Le problème de ces HLM est qu’on prenait sur le budget de la ville donc ça s’est un peu « ghettoïsé », ça a mal tourné.

Conclusion

Ces éléments sont le fruit d’un contexte et d’une histoire socio-économique complexe. Il y a aujourd’hui des opérations très lourdes menées sous l’égide de l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine (ANRU). Au niveau du patrimoine cela fait aujourd’hui débat : réflexion sur le classement aux monuments historiques. Débats très vifs à ce propos, on s’interroge sur ce qu’est le patrimoine : est-il destiné à nous faire plaisir à un moment donné ? Doit-on classer des bâtiments esthétiquement pas très intéressants ? Oui.

Fin 18e, sensibilité, nouveau regard sur la nature de la part des artistes qui annonce le Romantisme. Apparition d'une préoccupation scientifique.


Ex : Joseph Vernet « Nuit, port au clair de lune »



Thème qu'il chérit. Sensibilité très attentive aux effets naturels. Lumière de la lune qui joue sur les nuages, tonalités. Reflets dans l'eau. Opposition avec la lumière artificielle du feu. Opposition lumière froide/chaude. Volonté d'explorer la représentation de phénomènes lumineux et visuels.

Philippe Loutherbourg « Clair de lune » 1797.

Similaire. Précision dans la représentation.

Effets atmosphériques plus mouvementés, plus spectaculaires. Ex avec l'artiste britannique Cozens et son aquarelle « Tempête entre Bressanone et Bolzano ». Capter au plus près les effets visuels crées par les phénomènes naturels. L'artiste brosse très rapidement, effets de nuées qui passent sur la surfaces, effets de lumières particuliers. Contours et formes noyés. Effets de contrastes, lavis rapide etc → l'ensemble vient donner un caractère de moment capté par le regard de l'artiste et restitué sur la feuille. Importance de la technique de l'aquarelle à cette époque là.


William Turner « Avalanche dans les Grisons » huile sur toile, 1810.



Fait référence à un élément précis dont il a été le témoin. Accompagnera ce tableau d'un très long poème sur l'homme et la nature lorsqu'il le présentera à la royal academy. Paysage composé. Le premier plan a un rôle fondamentale. Hamas de rocher, sapins, toit d'un petit chalet sur lesquels s'abat l'avalanche de neige et de roche. Tout est emporté. Les ¾ supérieurs du tableau sont envahis par ce motif. Pâte picturale d'une très grande audace pour l'époque, propre à Turner. Travail probable au couteau.

Les artistes rompent avec la tradition picturale académique qui prône une peinture lisse, qui ne doit pas laisser de trace du geste. Turner traite la neige avec des mouvements de pinceaux qui se croisent, effet de matière. Grain. Impression de blocs de peinture posés non plus avec un pinceau, mais avec un couteau. On est vraiment dans la cuisine du peintre qui fabrique sa matière picturale. Couteau : façon nouvelle. Matérialité picturale qui vient servir le motif et en renforcer certains effets. Turner vient renforcer le rendu de cette matière, la force, l'opacité, la violence de cet hamas qui s'abat. Œuvre à la fois d'observation scientifique, démarche à la fois d'un appréhension scientifique de la nature par son caractère spectaculaire. Approche picturale de ses outils et de ses moyens tout à fait neuve et originale qui va marquer le 19e siècle.

L'insolite : exemple avec Turner toujours, « Mer de glace, Chamonix » aquarelle – 1801.

Réalisme pointu dans une œuvre qui est quasiment documentaire, paysage insolite. Volonté de noter avec beaucoup de précision la structure géologique. Ciel chargé.

Xavier Leprince « Paysage de Susten canton d'Uri, Suisse ». Randonneurs qui escaladent les Alpes, sans doute les premiers alpinistes. Accoutrements étonnants. Grands parapluies, vestes courtes, pas habillés très chaudement. Énormes sacs à dos. On devine un temps très gris, très froid, très humide. Paysage hostile. Chèvres. Tout ce ceci restitue un effet atmosphérique qui au-delà de l'anecdote est un beau témoignage.

Wolf « Le lac de Thoune et le Niesen » 1776. Opposition bande rocheuse sur la gauche, insolite, et ce vaste paysage sur la droite. Lac, montagne, neiges. Paysage qui peut apparaître anodin et d'une très grande simplicité. Pas de présence humaine. Ou peut-être juste une petite barque discrète au milieu du lac.

Michallon, peintre français « Lac et montagnes » pas d'identification des lieux par les spécialistes. A sans doute travaillé d'une terrasse ou d'une fenêtre. A l'époque ces représentations étaient tout à fait nouvelles et audacieuses. Effets de lumière et d'atmosphère très précis voulus par les artistes, ici sentiment de brume et de lumière.

Célèbre tableau de Friedrich « La mer de glace » 1823-1824.

Vision étonnante de la représentation de la banquise qui est curieuse car on trouve au premier plan un hamas de glace marqué par des mouvements si violents qu'on se croirait face à un hamas de pierre. Très dur. Au contraire au second plan espèces d'icebergs qui semblent surgir de la banquises. Formes étonnantes. Violence marquée par ces formes très aiguës, très pointues. Lignes obliques qui se heurtent les unes les autres. A droite on aperçoit la coque d'un bateau complètement absorbée par cette masse. Travail extrêmement précis et descriptif qui nous apporte la sensation d'une observation très sensible, très attentive du paysage, de la nature, qui lui donne une dimension romantique, presque fantastique ? Réflexion sur la mort, la nature très hostile, la fragilité de la nature humaine avec la coque du bateau. Sensibilité quasi mystique.

Turner « Tempête de neige. Hannibal franchissant les Alpes » 1812.
Grandes dimensions, peinture d'histoire. Miroir des états d'âmes humains. Observation d'une nature dans sa réalité, dans sa mobilité. Captation des effets de lumière et de couleur. Approche romantique de la nature par la dramatisation de la scène. Sorte de nuée, de tsunami terrifiant qui semble vouloir tout recouvrir, même le soleil qui perce à peine en haut à gauche. Les hommes sont à peine visibles.

Rôle des artistes des pays anglo-saxons et germanistes dans l'émergence du paysage dans la peinture de l'époque est très importante. Le sublime va rejoindre une quête qui lui est propre, une recherche spirituelle, plus symbolique que descriptive. Ce sont des artistes qui sont à la fois plus sensibles à l'idéal classique, réfractaires à certains idéaux du siècle des lumière. S'agacent du rôle un peu trop important que l'on veut donner à la raison à l'instar du spirituel mais en même temps sont très attentifs à la réalité des choses. Positions très paradoxales. Vont beaucoup s’intéresser au Moyen-Age. Motif de la cathédrale va beaucoup se développer. Ils sont assez nombreux. Ils vont évoquer une spiritualité cachée dans la nature dans leurs traités. Combattent les théories scientifiques physiques de Newton. Introspection méditative presque psychologique que l'on note surtout dans les œuvres de Friedrich. Né la même année que Turner. Refuse de faire le traditionnel voyage en France et en Italie. Rejette la trop forte influence du modèle italien préférant : « Les honnêtes gens qui ne sont pas allés à Rome, qui ont des yeux en bonne santé et qui étudient la nature d'après la nature et non d'après des tableaux. » Revendication de son territoire (concepts de nation et de patrimoine apparaissent à ce moment là en Europe). Dans la nature tout est manifestation de Dieu, tout a une signification symbolique et religieuse extrêmement précise.

Le Moine au bord de la mer Friedrich

Cet artiste privilégie une représentation de paysage, et abandonne le pittoresque pour tendre vers une sobriété, qui est très expressive. Le moine est seul sur une bande de terre, sans qu'il y est de végétation. Ciel immense, qui marque l'immensité que suscite la composition. Sentiment d'infini divin. On devine la présence du soleil derrière les nuages.

Voyageur au dessus de la mer de nuages

Toujours la personne seule, face à l'immensité, tournant le dos au spectateur. La figure invite le spectateur à rentrer dans l'oeuvre. Paysages que l'on peut identifier. On retrouve le motif du premier plan de la terre ferme et donc du monde concret, mais en même temps celui des roches, qui pour l'artiste sont le symbole de la foi, socle solide sur lequel peut s'appuyer l'homme. L'homme est tourné vers la lumière divine. Il y a beaucoup de brume, de brouillard traduisant l'incertitude des hommes, leur difficulté à trouver leur place dans le monde.

Retable de Tetschen 1810

L'artiste renonce aux modes de représentation habituels, avec la foule se pressant autour des croix. Au contraire, il donne au paysage le rôle spirituel. Tout se fait au profit d'un paysage où l'on retrouve la montagne et le rocher. Le chemin doit mener l'homme vers le Christ. La forêt représente le monde des croyants, des fidèles. Il y a un soleil couchant derrière la montagne, on voit les trous rayons vers le ciel. Lumière vers laquelle le Christ est tourné. Il tourne le dos aux spectateurs. Sur le tour du retable on trouve des motifs traditonnels (angelots...). La nature a une fonction symbolique très importante.

Paysage de montagne avec arc-en-ciel 1810

Jeu formel et symbolique de cet arc qui veut représenter un arc-en-ciel, motif symbolisant le passage entre la terre et le ciel. L'homme est seul, nous tournant presque entièrement le dos. Scène nocturne. On aperçoit la lune, et ce serait un arc-en-ciel lunaire, très rare. C'est un paysage observé, dont les éléments sont restitués dans une optique de réalisme.

"Deux hommes sur la grève au clair de lune" 1817

"Deux hommes au crépuscule" 1830-35

Deux tableaux d'un ensemble qu'il a pu réaliser sur le motif d'hommes se trouvant face à un paysage. Il y a la présence de l'eau, de la mer. C'est une source de lumière avec les reflets que l'on retrouve souvent dans les oeuvres de l'artiste. On a des formes très bien découpées, très nettes, avec des effets de lumière qui témoignent d'une grande observation. C'est un artiste qui étudie toutes les variations de la nuit, du jour, du matin...

Gustave Carus Monument à la gloire de Goethe

Il publie un petit ouvrage: "9 lettres sur le paysage". L'homme s'engage dans une chose mystique. Brume qui se lève, importance du ciel, de la lune, des motifs des arbres. Répond à une représentation du mystique. Sur le plan technique, ces artistes restent traditionnels.

Carus Nocturne à Rügen. Vue sur la mer, à la ligne d'horizon il y a juste une petite bande de terre. Il y a deux mouettes en bas à droite qui viennent donner l'échelle et qui reprend le thème du voyage de la vie, de la naissance à la mort, vers le Paradis.

Schinkel KF Rive de la Spree près de Stralau

On a très souvent dans les tableaux de cette période, marquée par le romantisme, des compositions de vignette. Le dessin est entouré par un demi cercle noir. C'est très serein, très poétique, avec des effets de contrejour, des effets dans l'eau. Réplique presque parfaite de l'élément principal.

Dahl Port de Copenhague au clair de lune

Présence de l'encre au premier plan. Certains y voient le symbole de la foi. Ce serait un soutien terrestre pour les hommes.

Les artistes germaniques et britanniques jouent un rôle important dans le motif du paysage. Il y aura le paysage romantique, et le paysage réaliste.

Gritin Château de Bamburg fin du 18°

Romantisme: aucune végétation ne peut pousser dans ce lieu, rendu impressionnant. Roche imposante et ruine d'un ancien château. Les effets de lumière renforcent les effets pittoresques et dramatiques de ce tableau.


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