Thèse soutenue publiquement par Sang-Ha suh le 10 Juillet 2006








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Système numérique en tant qu’hypertexte

[PLAGIÉ, Konrad BECKER, Gravité et e~vasion]

http://www.lyber-eclat.net/lyber/aaa/gravite.html

Les systèmes de représentation et les images du monde, comme simulation de la réalité, sont des instruments de persuasion hautement efficaces,et de considérables dépenses sont engagées pour y subvenir. Ainsi les cartes, en tant que représentation de la géographie, sont traitées et manipulées pour des raisons stratégiques, et l’accès aux satellites d’observation à haute résolution est des plus restreint.
Les cartes présentent des distorsions dues à la projection de l’espace tridimensionnel sur une surface plane. Les cartes contiennent des informations sur ceux qui les ont créées.

La navigation requiert la manipulation de symboles représentant des structures topologiques. Le contrôle virtuel assure l’hégémonie de l’interprétation.

Les dimensions invisibles sont habituellement traduites dans l’espace visible .Les espaces intermédiaires se réduisent ou s’étendent suivant les changements de perspective dimensionnelle, et correspondent aux plis et aux déformations créées par les forces gravitationnelles dans l’espace dimensionnel.

L’hypertexte connecte les mots et les êtres abstraits à différents niveaux de signification et de méthodes idéographiques de visualisation.
Un hypertexte s’enfle de milliards de sites d’Internet, indexés ou cachés
[PLAGIÉ, Hervé FISCHER]

toujours plus extensifs, à la mesure exponentielle des capacités technologiques, et se révèle ainsi toujours plus éphémère.

Cet hypertexte ne s’organise plus selon une logique linéaire de cohérence de sens, de relation de cause à effet, mais selon des configurations de proximité, des associations d’idées, en arabesque, en arborescence non linéaire, selon une fragmentation syntaxique,dont résultent des séquences aléatoires.
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Les associations d’informations ou de références se diluent et disparaissent dans les tressautes de l’hypertexte, ne constituant plus que des fragments de dans connaissance, des granulosités détachables de leurs liens.

Le nouveau paradigme de l’information et de la pensée, en capsules fragmentées, en pièces détachées, recombinables à l’infini selon le hasard on la nécessité, met en péril les figures de stabilité de la mémoire. Cette déstructuration du sens correspond à nos nouvelles structures mentales de l’époque du numérique. Elle contribue à une dissolution des formes de la mémoire .La syntaxe est une structure essentielle à la mémoire, qu’elle soit formelle, rationaliste ou biographique comme l’a si bien illustré Marcel Proust dans la recherche du temps perdu : c’est ce que défait la non linéarité de l’hypertexte .La mémoire ne procède pas par accumulation ou collage de fragments, mais selon une grammaire agrégative structurante, selon des configurations déjà visitées.
Les cartes multidimensionnelles du monde de l’hyper-espace se situent hors de la réalité globale normative, et dessinent les cultures parallèles et le monde invisible.
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[PLAGIÉ, présentation par INFO AGENDA DESIGN OFFICE]

http://www.archilab.org/public/1999/artistes/info01fr.htmHydeyuki
Yamashita 103 « Nestedcube » à décoder-Boucle de Feed Back vivant Fig. 35
(Figure )

Sur le seul compilatio) 

Deux emplacements séparés, dans le « dialogue », se définissent comme des événements identiques se reproduisant à l’infini, à un niveau chaque fois plus élevé ; c’est un processus analogue aux « ensembles récursivement dénombrables ». dans le « NestedCube » en tant que méthodologie transgressive, l’ensemble récursivement dénombrable à constitué une notion centrale. Un système conceptuel, totalement abstrait, de représentation de l’espace, système qui proclamerait sa perspective potentielle, nous conduit à la question suivante : il pourrait tenter de ne pas nous laisser nous y tenir physiquement, mais seulement de nous faire percevoir une plate-forme phénoménale ; un enchaînement de générations imbriquées sur un moniteur d’ordinateur.
Espace récursivement dénombrable

(FIGURE)

Une connexion de deux paires de caméras et de moniteurs en boucle donne l’image de deux cardages différents se répétant l’un
103 Hydeyuki Yamashita : Architecte japonais, depuis 1989, il travaille sur la notion de mise en abyme de l’espace architectural. En 1993, il développe le projet Nested Cube in Process, structure à l’intérieur d’une autre structure, qui se constitue selon une progression géométrique, par un jeu de miroirs , intégré à ce projet de maison, le Nested Cube reflète et projette les espaces comme un prisme.



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l’autre, visualisant « l’emplacement A » relié à « l’emplacement B » relié à « l’emplacement B », ect. Fig.36 
Cette méthode vise une incorporation complète dans l’espace réel en tant que système d’emboîtement. La notion « d’espace récursivement dénombrable » s’appuie principalement sur la reconnaissance de l’architecture traditionnelle japonaise, la structure poteau poutre et le système de cloisons coulissantes. Chaque élément croît, résultant lui-même des éléments précédents par l’application répétée de règles. Il s’agit là d’une manipulation typographique simple mais fondamentale.

Le temps passe, l’espace change

(FIGURE)

Les questions de « l’espace-temps » sont rapportées au phénomène d’un cube en quatre dimensions (hyper-cube), ou l’architecture est réorganisée

En une interaction d’espaces séparés. Le cadre structure cubique de « Related space »

Se présente comme l’équivalent de l’expansion continue et infinie de l’espace, malgré la répétition fuyante du cadrage raccourci de l’image. « Related Space » se retrouve dans le « dialogue » précédent des deux emplacements séparés ; le « Neatedcube » est un message à décoder ; « Info-domino » est un schème élaboré conceptuellement au moyen de la technologie informatique. Fig 37
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Une matrice dans une matrice

« Torus » est une forme qui investit différents systèmes de construction ; elle ne les met pas en parallèle, mais les imbrique. Elle se base sur une topologie qui re-normalise un vide à l’intérieur d’un autre vide, et pourrait être décrite comme un système inductif ou une matrice génère en elle une autre matrice. Cette analogie démontre l’ambiguïté de l’architecture, ambiguïté telle qu’un espace extérieur devient subitement un espace intérieur, ou qu’une porte sur l’extérieur se tourne soudain vers l’intérieur.

Ceci n’est pas réaliste, mais suggère une réorganisation de la méthodologie architecturale.

Ensemble et réflexion

Figure
L’espace est re-normalisé (enveloppé - par et enveloppant un autre mode d’espace).

Le « NestedCube » présente un « espace re-normalisé ». Il reflète et projette les espaces associés, comme dans un prisme. Il assemble et réfléchit des espaces réels, de sorte sue leur disposition devienne re-normalisation « Nested cube in process » (projet de maison de campagne à Kyushu, au Japon) prend comme concept central un « NestedCbe » dans lequel deux cubes sont structurés pour former l’unité la plus simple de « Torus. »

Le « NestedCube » devient un espace récursif et le noyau d’un système structurel supportant une combinatoire d’espaces associés. Fig.38
Relation avec l’Hyper-cube

Le dessin axonométrique « fil- de- fer », représentant les principaux membres structuraux du « NestedCube », était tout à fait semblable au

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dessin d’un cube à quatre dimensions déplié (hyper-cube). Bien que l’illusion des quatre dimensions n’ait aucune réalité physique dans l’espace actuel, on est devant une étrange coïncidence au sens géométrique. Bien sur, rien d’illusoire ne pourrait vraiment se produire dans l’expérience physique réelle de l’espace, mais cette analogie a constitué un indice fondamental en architecture.
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UTOPIE ET SYMBOLES DE LA RENAISSANCE
Les harmonies de l’Univers

Pour créer un espace urbain, il faut des éléments d’événement, des rues et des échanges, ce qui implique la concentration à la fois des bâtiments et des hommes. Cependant, il est difficile de définir à partir de quelle échelle, quel nombre d’habitants et quelle densité un espace construit devient un espace urbain. Ces critères changent selon les lieux et les époques.
[PLAGIÉS, Patrice DE MONCAN et Philippe CHIAMBARETTA. Villes utopiques, villes rêvées]

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La perception de l’utopie en matière d’urbanisme évolue très sensiblement suivant les époques. Platon analyse les rapports entre pouvoir et citoyens, alors qu’au Moyen Âge s’impose l’omniprésence de la religion.

L’humanisme scientifique – qui introduit la perspective et la proportion en peinture – ainsi que le développement fulgurant des villes de foires à la Renaissance vont transformer radicalement l’idée de la ville, et le mythe de la Cité Idéale va devenir un thème récurrent.
L’utopie classique, qui fait son apparition vers 1500, ne mérite guère qu’on s’y attarde. Ses ingrédients sont relativement faciles à identifier : une ville idéale, fait d’apocalypse hébraïque et de cosmologie platonicienne. En fin de compte, il s’agit invariablement soit d’un platonisme relevé du message chrétien, soit d’un christianisme platonicien : l’Apocalypse plus la république, ou Timée plus une version de la nouvelle Jérusalem.

L’utopie classique apparaît surtout comme un objet de contemplation. Elle constitue une référence autonome et une puissance informatrice, un dispositif heuristique plutôt que l’outil d’une politique applicable.
Avec la redécouverte, à la renaissance, de l’interprétation des mathématiciens grecs sur dieu et le monde, la figure vitruvienne inscrite

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dans un carré et dans un cerlce – renforcée par la croyance chrétienne selon laquelle l’homme, en tant qu’image de dieu, incarne les harmonies de l’univers-, devient le symbole de la sympathie mathématique existant entre le microcosme et le macrocosme. Comment la relation entre l’homme et dieu, peut-on maintenant se demander légitimement, peut-elle mieux s’exprimer qu’on construisant la maison de dieu en accord avec la géométrie fondamentale du carré et du cercle ?

Cette question nous amène à l’intérêt de léonard de Vinci sur l’église à plan centré. Ses nombreux dessins sur le projet sont plus que les études systématiques du plus grand artiste et penseur de la renaissance ; ils sont avant tous, des documents sur la religion de l’époque. L’artiste lui-même reste pratiquement muet sur les idées qui l’on guidé, mais, outre les témoignages fournis par Cesariano et Pacioli, nous savons qu’il connaissait bien les œuvres d’Alberti et de Francesco Di Giorgio. Il y’a aussi la même vision cristalline de l’architecture, la même dévotion à la pure géométrie que chez Alberti, et sans doute reflète-t-elle l’influence directe du De Re aedificatoria. S’il est vrai, comme l’affirme Vasari, que Vinci avait l’intention surélever le baptistère de Florence en le posant sur un socle -l’extravagance même du projet semblant en garantir l’authenticité- cela veut dire qu’il respectait (comme il l’a fait dans tous ses dessins) le principe d’Alberti selon lequel une église doit dominer ce qui l’entoure, et être isolée de la vie quotidienne.
Au début du vingtième siècle, avec le succès du train et l’apparition des automobiles et des premiers engins volants, les architectes et urbanistes privilégient non plus le paupérisme mais les problèmes de circulation dans la ville qui réduisent l’homme à la simple fonction d’un être circulant, susceptible de devenir facteur d’encombrements.

Le problème existentiel pour l’homme dans la ville devient la vitesse des ces communication, d’espace et de temps

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Aujourd’hui, la révolution de la nouvelle technologie explique la vitesse de l’information et de la communication pour le lien du monde.

La ville ne se réalise sur le champ es réseaux de la nouvelle technologie de l’hypermédialisation de type « réalité incarnée ».
Architecture et code symbolique

Dans une première Renaissance, en architecture, Brunelleschi avait institutionnalisé un code architectural conçu comme un système symbolique reproduisant des règles de l’antiquité classique. Ce qu’il édifie à Santa Maria dei Fiore (à Florence, en 1420) c’est dés lors, au sens premier, un monument de ce qui rappelle à l’esprit les valeurs emblématiques. Ce monument est, pour ce faire dessiné hors de toute contingence avec le tissu existant, détaché de lui pour être absolu dans sa forme, clairement délimité dans sa signification globale et dans la perception que le spectateur peut en avoir.

Selon Tafuri, cette rupture avec le tissu existant peut être interprétée comme une discontinuité historique (M. Tafuri, Théories et Histoire de l’architecture, 1968, Trad.Fr.Sadg,Paris, 1976), si l’on considère la ville du Moyen Age comme un énoncé qui se développe de façon continue par juxtaposition et superposition d’édifices contigus mis bout à bout comme les mot d’un texte, les objets projetés par Brunelleschi sont comme des figures autonomes qui viendraient en contredire la progression et le sens.

Dans la suite, Alberti entend universaliser le langage classique et faire de ses formes claires et distinctes des figures dessinée de telle sorte qu’en percevant une partie de l’édifice on comprenne la structure du palais Rucellai (Florence, 1446- 1451), il l’impose dans un contexte, non pas comme une œuvre isolée et singulière, mais comme une transformation …
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majeure de la ville existante qui, tout en redéfinissant son tracé, n’en rompt pas la continuité, mais l’ordonne selon un modèle défini à une échelle globale.

Alberti codifie le langage classique dans un traité, le De re aedificatoria (L.B .Alberti, De re aedificatoria, 1453, réed. Et trad. Ital. Polifilo, Milano, 1996. Mais il n’est pas le premier des architectes de la Renaissance à écrire un traité, Filarete, notamment, l’a précédé dans cette réinstalaltion du traité en architecture. A. Filarete, Trattato di Architettura, 1464, réed. Et trad.Ital. Polfilo, Milan, 1972), ou Alberti détermine les dimensions de classement sur lesquelles le savoir architectural opère ( firmitas, commoditas, venustas) il définit aussi le modus operandi de son intervention, l’unification des mesures données à la chose édifiée, variant du caractère universel au caractère particulier des différences présentes dans la communauté humaine

Avec ce langage totalisant, Alberti entend établir en quelque façon une nouvelle continuité, ménageant une place aux éléments préexistant qui peuvent s’inscrire dans la structure nouvelle de la cité et à ceux-là seulement. Le langage classique, en les rapportant à des règles antiques qu’il reformule, sélectionne non seulement les éléments d’un nouvel énoncé, mais aussi certain parmi les éléments d’un nouvel énoncé, mais aussi certains parmi les éléments d’un contexte déjà là, auxquels il donne une autre sens. Il instaure celui de la référence à l’antique et celui de la persistance contextuelle.
PAGES 302 à 306 [PLAGIÉ, Manfredo TAFURI. Projet et utopie ]
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