Rapport d'étape de thèse








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Tableau 3 : récapitulatif des mandats





Date de paiement

Bénéficiaire ou exécuteur

Motif

Montant

191 B

14v

12 décembre

Arnaud Luet

menues dépenses

ff. 65 ss12

193 B

14v

12 décembre

Arnaud Luet

dépenses

ff. 56 ss. 14

197

14v

13 décembre

Gonin, pâtissier

banquet à l’hôtel de ville

ff. 22 ss. 21

200 B

16v

13 décembre

capitaine du pont

dépenses faites pour l'ambassade envoyée à Marseille au-devant du duc de Valentinois

ff. 321 ss. 10 dd. 6

209

16v

17 décembre

Arnaud Luet

dépenses menues pour la ville dont des robes pour les danseurs

ff. 68 ss. 20 dd. 9

210 P B

16v

17 décembre

Arnaud Luet

dépenses qu’il a payées

ff. 341 ss. 10

22094 B

*

14 décembre

Pierre de Sarrachana

échafauds à la porte Saint Lazare

ff. 22 ss. 16

222 B

16v

17 décembre

Paul de Sandro

confitures pour la réception à l’hôtel de ville

ff. 340 ss. 16 dd. 6

228 B

16v

12 décembre

sans nom

cadeau fait à César Borgia

ff. 2857 ss. 4

245

19v

24 décembre

Gabriel de Tullia

jeu

ff. 31 ss. 19 dd. 4

247

19v

24 décembre

Nicolas Damnyan

peinture des armes

ff. 50

282

21v

24 janvier

Pierre Bons, drapier

drap

ff. 32 ss. 6

287

21v

24 janvier

François, apothicaire

besognes qu’on lui a prises

ff. 13

302 P

23v

24 janvier

Me Jacobin Sertre

costumes des mauresques

ff. 20 ss. 21

374

27v

22 mars

Pierre Chapus

bois de construction

ff. 34

376 P

27v

22 mars

Jean Lorin

mauresque à l’hôtel de ville

ff. 6 ss. 20

509 P

35v

5 juin

Melchior du Molar

drap de soie

ff. 509 ss. 16

510 P

35v

5 juin

Melchior du Molar

soie prise à sa boutique

ff. 281 ss. 18

B : Mandats ayant fait l’objet d’une édition par Gustave Bayle ; P : Mandats ayant fait l’objet d’une édition par Pierre Pansier ; Mandats cités pour la première fois par Gustave Bayle ; Mandats cités pour la première fois par Pierre Pansier ; Mandats inédits.
      1. Les entrées du roi René


Nous disposons de moins d’informations concernant les entrées du roi René, mais celles-ci se trouvent dans des sources complémentaires par rapport aux documents avignonnais. En effet, en ce qui concerne les préparatifs pour l’entrée du roi René à Toulon en 1449, puis en 1450 (le roi n’était pas venu l’année précédente et on croit alors qu’il va repasser par Toulon), les seules mentions que nous ayons se retrouvent dans les délibérations du conseil de Ville (série BB), qui sont très lacunaires pour Avignon et ne nous donnent que rarement des informations. En revanche, pour Toulon, nous n’avons pas de traces de dépenses dans la comptabilité municipale, sans doute parce que, les entrées ne s’étant pas réellement produites, tout est resté à l’état de projet.
        1. Dans les archives royales


En ce qui concerne les archives du roi René, il est difficile de repérer avec certitude des dépenses se rapportant à une entrée dans la mesure où elles se trouvent confondues dans une liste globale de dépenses faites en diverses occasions. On trouve notamment des dépenses faites afin de récompenser des jeunes filles ayant conduit le roi en tel ou tel endroit ou afin de gratifier tel ou tel comédien ou danseur qui s’est produit devant le roi. Il est parfois simplement fait mention d’une ville mais seule un étude approfondie des différents comptes municipaux nous permettra à l’avenir de recouper ces dépenses et de savoir à quelle occasion elles se sont produites.

Ce que l’on peut toutefois indiquer, c’est que les comptes royaux ne comprennent pas à proprement parler de dépenses concernant l’organisation en elle-même d’une entrée comme on peut le voir dans des sources municipales. Nous avons donc bien confirmation que les entrées sont entièrement à la charge des villes et que le pouvoir royal ne participe pas au financement de sa propre « mise en scène » lors d’une entrée. On peut toutefois noter une mention dans les comptes du roi René en janvier 1478 :

Au paintre Alemant, la somme de dix florins pour rabiller l’abillement de la moresque des serènes qui fut joué devant le roy, le dimanche des brandons, et dont la ville de Masseille a paié autres dix florins, pour ce ff. X95

Nous ne savons pas si la présence du roi à la fête des Brandons96 à Marseille en 1478 a fait l’objet ou non d’une entrée solennelle à part entière, mais il est intéressant de noter que le roi participe pour moitié au financement d’une festivité qui a déjà été financée pour moitié par la ville, et sans doute organisée par elle. René tient sans doute à participer financièrement en doublant les frais de textile de cette danse pour donner encore plus de faste à la performance à laquelle il assiste.
        1. Dans les délibérations du conseil de Ville de Toulon

          1. Contexte général et préparatifs

Comme nous l’avons mentionné plus haut, on trouve deux mentions intéressantes dans le registre BB 41 (1442-150) des archives communales de Toulon, aux folios 209, 210 et 256. En juillet 1449, on reçoit l’annonce de la venue prochaine du roi et de la reine de Provence. Détail intéressant, on nous signale que le « seigneur évêque » est chargé d’accueillir les souverains « au nom de la ville », et non pas donc uniquement en son nom propre. Le terme employé est celui de « faire réception ».

Comme dans le cas de l’entrée de César Borgia à Avignon, la ville se préoccupe tout d’abord de prévoir un important présent à offrir au roi : vin, volailles, six moutons, un veau, six torches de quatre livres chacune et six livres de chandelles de cire de quatre deniers chacune.

Notre source étant un procès verbal de délibération du conseil de Ville, nous n’avons pas le coût de ce présent. On peut penser qu’il s’agit d’un ensemble moins somptueux que l’argenterie offerte à César Borgia trente ans plus tard à Avignon, et qui avait à elle seule coûté plus cher que toutes les festivités organisées lors de l’entrée. Ceci étant, il faut toutefois préciser que les cadeaux prévus pour le roi René sont des produits de grand luxe, notamment les chandelles de cire, dont le prix était tel qu’on les rapportait en général chez l’apothicaire après les cérémonies pour les revendre au prorata du poids de cire consommé. Il est en outre à noter que le présent est doublé puisqu’il est prévu d’offrir le même à la reine.

On fait également réparer la trompette publique et on l’orne d’un étendard.
          1. Délimitation d’un espace

Mention très intéressante, il est indiqué que l’on doit encorder la rue Droite et la rue de la Mer et que « chacun devra mettre des cordes à sa frontière ». On connaissait déjà pour Avignon des mentions de renforcement de la garde durant les grandes manifestations publiques pour éviter les débordements ou les décisions de couvrir les rues de drap, sans doute à des fins décoratives et solennelles, mais c’est la première mention que nous rencontrons de mise en place d’un système physique pour délimiter clairement l’espace dans lequel passe le cortège et celui derrière doit probablement se tenir l’assistance.

Dans le même ordre d’idée, le procès verbal de la délibération signale que, dans le cas où le couple royal arriverait par la mer (ce qui laisse à supposer qu’il n’y a pas de cérémonial bien précis comme à Avignon où les entrées se font quasiment toujours par la porte Saint Lazare), on devrait réparer le môle et la palissade et construire un pont entre le port et cette dernière. Il s’agit donc vraisemblablement de construire « en dur » un itinéraire permettant au cortège de se rendre à la cité sans encombre sans emprunter un chemin peut-être plus accidenté et moins adapté à une entrée royale.
          1. Aspects financiers

Nous n’avons pas de réelle indication financière sur le coût d’une telle entrée, qui, rappelons-le, n’a visiblement pas eu lieu, ce qui laisse à penser que les dépenses, pour au moins une partie d’entre elles, n’ont pas dû être toutes engagées. En evanche, nous avons en revanche des indications précieuses sur la façon dont la ville compte financer cette manifestation extraordinaire qui n’était visiblement pas prévue dans les dépenses courantes.

On voit ici réapparaître deux phénomènes que l’on décelait déjà à Avignon : l’assignation et l’emprunt. Lors de la première mention de préparatifs pour l’entrée du roi en 1449, on peut lire « Afin de pouvoir payer tous ces frais, on met à l'encan le vingtain du vin ». La ville décide donc d’assigner les frais engendrés par la préparation de l’entrée sur les recettes d’un impôt qu’elle afferme. La mise à l’encan comprend peut-être un prix minimum qui correspond à l’estimation que la ville fait des frais de l’entrée. Nous ne savons pas quelle est cette somme, ni si la personne qui prend le vingtain à ferme sera chargé de payer directement les frais de l’entrée ou s’il reverse le prix à la ville qui effectue les paiements.

En revanche, lors de la seconde annonce de la venue du roi René en1550, on peut lire : « On emprunte 50 florins pour faire les dépenses ». Comme nous l’avons déjà signalé, la réception prévue pour l’année 1550 est la même que celle qui avait été prévue l’année précédente. On peut donc supposer que cette entrée coûte 50 florins, à moins qu’il ne s’agisse d’une simple rallonge budgétaire. On se souvient en effet que l’entrée de César Borgia, bien qu’elle ait lieu trente ans plus tard, coûte beaucoup plus cher. Ce système d’emprunt semble rejoindre le système utilisé à Avignon, où l’on procède même parfois à des emprunts forcés pour payer les grandes performances.

Ces informations nous confortent quoi qu’il en soit dans l’idée qu’une entrée solennelle est un événement que l’on prépare longtemps à l’avance et qui nécessite des préparatifs coûteux : présents, travaux publics et aménagement de l’espace. Ces préparatifs n’entrent donc pas dans les dépenses courantes de la ville et celle-ci doit trouver une source de revenus propres à financer ce projet. L’intérêt de pouvoir trouver ce genre de mention dans un procès verbal de délibération du conseil de Ville, ce que nous n’avions pas pour Avignon, montre bien que le montage financier est bel et bien une décision politique et ne tient pas simplement d’un arrangement pris par le trésorier de la ville d’un simple point de vue comptable. Les conseillers ont conscience du coût réel des manifestations et le prennent en compte dans l’organisation matérielle de l’événement.
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