Bulletins Officiels de l’Education Nationale








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AGREGATION D’HISTOIRE-GEOGRAPHIE. EXTRAITS DE RAPPORTS DE JURY.

EPREUVES ORALES ;
Le rapport du jury est une des lectures essentielles de l’agrégatif. Afin de faciliter le travail de chacun, j’ai compilé dans un seul même document, dont le rapport de 20061 constitue l’armature principale, différents rapports (2003 à 2008) qui souvent se reprennent (c’est la loi du genre…) mais qui chaque fois donnent des exemples différents et intéressants. Vous trouverez ainsi en annexe de ce document une série de « leçons réussies » (notée à 15 ou plus) qui pourront vous inspirer. On rappellera que les rapports de jury sont consultables en intégralité sur le site http://www.education.gouv.fr/personnel/siac2/jury/default.htm ou publiés chaque année dans la revue Historiens et géographe. 2
« EPREUVES ORALES

Préparation : 5 heures,

Durée : 1 heure (exposé et entretien)

Epreuve collège : coefficient 2

Epreuve lycée : coefficient 2
L’oral à l’agrégation interne d’histoire et géographie doit refléter une pratique enseignante de qualité articulant maîtrise scientifique et réflexion didactique. Le réussir ne dépend cependant pas uniquement d’une expérience professionnelle, aussi riche soit-elle, mais nécessite une préparation spécifique à des épreuves de haut niveau : le jury souhaite en préciser les exigences, dans leur fonctionnement et leurs contenus. » (Rapport 2006)
« LA NATURE DES EPREUVES

Elle est définie par les Bulletins Officiels de l’Education Nationale N° 32 du 29 septembre 1988 et N° 30 du 28 juillet 1994. Il s’agit d’« épreuves portant sur la didactique de l’histoire [et] de la géographie et consistant dans la présentation d’une séquence d’une ou plusieurs heures, sur un thème et pour un niveau donnés, dans le cadre des programmes de lycée [et] de collège ». On ajoute que « le candidat situe un thème donné dans une progression d’ensemble, précise ses objectifs, détermine le contenu scientifique et en fait l’inventaire, expose sa problématique, choisit ses documents…prévoit leurs techniques de présentation et leur exploitation, conçoit des travaux pour les élèves et des exercices d’évaluation…. ». (Rapport 2006)
« Comme dans l’épreuve écrite de commentaire, d’analyse et d’utilisation pédagogique de documents historiques ou géographiques, on se situe par conséquent en amont de la classe. L’exercice est l’occasion pour le candidat non pas de simuler un cours mais d’expliquer à haute voix ses choix et sa démarche. Pour reprendre l’éclairante métaphore du rapport 2003, « le jury veut voir et entendre la mise en place du spectacle, pénétrer dans les coulisses plutôt qu’assister au spectacle lui-même » (Historiens et Géographes N° 384, octobre 2003, p.107). Trop de prestations négligent ce principe et mêlent sans les distinguer les niveaux scientifique et didactique, ce qui entraîne des exposés insuffisants sur les deux plans. La réflexion sur la place de la question dans l’histoire des disciplines, les enjeux qu’elle représente et les concepts qu’elle mobilise reste pauvre, voire absente. La transposition didactique se réduit à une déclaration de pieuses intentions : « avec la classe, je ferai ceci, ou cela » ; ou, trop souvent, « le document montrerait que », ce qui traduit une conception trop illustrative de sa fonction.
UNE NECESSITE : SE PREPARER SUR LE LONG TERME

La culture à maîtriser est étendue. Les collègues doivent faire un gros effort pour s’imprégner en particulier des programmes du cycle dans lequel ils n’enseignent pas. Le jury est conscient de l’ampleur de la tâche, mais l’agrégation est un concours sélectif et les deux épreuves orales pèsent lourd : il est exclu de les réussir sans s’y être préparé sur le long terme.
Cela suppose en premier lieu la familiarité avec les publications qui manifestent la vitalité de nos disciplines. Les courants, les auteurs, les travaux qui ont marqué leur histoire doivent être connus. Il faut connaître les grandes collections de manuels d’enseignement supérieur ; la consultation régulière de revues telles que L’Information géographique, Mappemonde, L’Histoire, Historiens et Géographes est nécessaire. S’agissant de la revue de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie, les numéros récents sont disponibles en bibliothèque et trop rarement utilisés alors que la recension critique des publications et les excellents numéros thématiques - Guerre d’Algérie (n° 388), Histoire de l’immigration en France au XXème siècle (n°s 383-4-5), histoire des femmes (n°s 392-3), l’Europe centrale et orientale post-communiste (n°s 377-8), Métropolisation et mondialisation (n°374)…-seraient d’une aide précieuse.
Tout candidat doit aussi se familiariser avec les publications destinées aux enseignants du secondaire, que la bibliothèque met également à sa disposition : dossiers de la Documentation Photographique ou Textes et Documents pour la classe. Enfin, les Documents d’accompagnement des programmes, sont trop rarement mentionnés et exploités alors que les commentaires qu’ils font des thèmes du programme et la bibliographie qu’ils proposent constituent la meilleure des entrées en matière pour nombre de leçons. La fréquentation assidue de ces ressources familiarise avec les exigences de l’épreuve. La meilleure préparation consiste en vérité à élaborer ses cours au long de l’année en inventoriant systématiquement les concepts, les problématiques et démarches clés, les sources, le renouvellement des savoirs avant de construire les séquences pédagogiques en s’interrogeant sur les notions, repères et méthodes à transmettre et les activités et supports documentaires appropriés. Il va de soi que sur tous ces points, la participation des candidats aux formations et aux stages mis en place par les IUFM et l’inspection, aux colloques et journées d’études de l’APHG ou autres associations du monde enseignant est des plus utiles.
Il ne suffit pas toutefois d’être un enseignant expérimenté pour réussir l’épreuve. Elle a des règles et un tempo spécifiques. Mieux vaut les avoir éprouvés en ayant assisté si possible l’année précédente à quelques passages (les oraux sont publics, et Châlons en Champagne vaut bien une visite), en simulant un passage avec des collègues, ou, mieux, en expérimentant vraiment les conditions de l’épreuve dans le cadre des oraux blancs organisés par les centres de formation, mais ce sans attendre les résultats de l’écrit : le délai est trop bref pour opérer alors les ajustements nécessaires.
Faut-il rappeler enfin qu’un professeur d’Histoire et Géographie doit être un esprit ouvert, ayant une vaste culture générale et curieux de son temps ? « L’historien n’est pas un antiquaire » (H.Pirenne). Tout agrégatif doit donc continuer à lire la presse, à fréquenter musées, théâtres, expositions... Répondre à une question sur le chantage gazier exercé par Moscou à l’encontre de l’Ukraine en décembre 2005 par un «vous comprenez, je préparais l’agrégation, je n’ai pas eu le temps de suivre l’actualité », c’est méconnaître la finalité intellectuelle de notre enseignement : éclairer le présent en mobilisant dans l’espace et le temps les éléments qui le rendent intelligible, ce qui ne se confond pas pour autant avec le commentaire journalistique vers lequel dérivent trop d’exposés qui méconnaissent l’objet propre de la géographie.
UN IMPERATIF : TRAITER EXACTEMENT LE SUJET

On doit accorder une extrême attention au libellé des sujets. Posés dans le cadre des programmes de tout le secondaire, y compris ceux des séries technologiques, ils sont par nature extrêmement divers. Les uns s’inspirent directement des textes officiels et peuvent être très larges : « Les mutations sociales et culturelles en France depuis 1945 » ; « Les centres majeurs d’impulsion de l’économie mondiale »…D’autres paraissent plus étroits et peuvent ne pas correspondre exactement aux intitulés de programme : « Alexandre le Grand » ; « Tourisme et développement de l’outre-mer français »… » (Rapport 2006)
« On doit accorder une extrême attention au libellé des sujets. Les uns s'inspirent directement des textes officiels et peuvent être très larges : « Les États-Unis, puissance continentale et mondiale » ; « Les centres d'impulsion de l'espace mondial »... D'autres paraissent plus étroits et peuvent ne pas correspondre exactement aux intitulés des programmes : « François ler »; «Les espaces de l'industrie automobile en France»... » (Rapport 2008)
« La liste en est infinie, d’autant que le jury, soucieux d’intégrer le renouvellement de nos disciplines, la remanie chaque année : histoire du phénomène totalitaire, de l’immigration, des représentations et des mémoires, des femmes…; géopolitique, géographie des risques ou de la mondialisation…En histoire, les candidats se montreront notamment attentifs aux approches nouvelles qu’induit depuis plusieurs années déjà la prise en compte du genre, tant dans les objets d’étude que dans le regard nouveau porté sur des questions qui intéressent de longue date les historiens : logiques de stratification sociale, remaniement des identités masculine et féminine à l’occasion des conflits contemporains, structuration des options politiques…
En conséquence, nulle préparation ne peut se fonder sur la mémorisation de fiches prêtes à l’emploi. L’étendue plus ou moins large des sujets et leur inégale difficulté apparente importent peu au fond. La preuve en est que certains, supposés difficiles, ont permis aux candidats de développer une réflexion personnelle leur valant d’excellentes notes, égales ou supérieures à 16 : « Aménager le littoral » ; « Être jeune en France depuis 1945 » ; « Les crises des XIVème et XVème siècles en Europe occidentale » ; « Le Sahara, espace de faible occupation humaine »… Quelle que soit la formulation, l’attente est la même : que soient précisés les enjeux épistémologiques puis pédagogiques du sujet, son amplitude temporelle et spatiale, sa signification exacte, en s’appuyant sur l’analyse des termes l’un par rapport à l’autre, en n’oubliant jamais qu’un sujet avec « et » appelle l’analyse d’interactions. Le sujet « Le roi et la féodalité du Xème au XVème siècles en France » ne doit pas s’organiser autour d’un tableau exhaustif de la féodalité; « La maîtrise de l’eau en Afrique » ne peut se contenter d’aborder l’eau uniquement comme ressource ; « Être catholique en France de 1850 à 1939 »exige d’évoquer la géographie et la sociologie du catholicisme, les différences de pratiques selon l’âge et le sexe, mais surtout de centrer le propos sur les diverses manières d’être catholique dans la vie professionnelle (qu’implique la participation à la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens pour un ouvrier sidérurgiste lorrain de l’entre-deux-guerres ? comment la Jeunesse Agricole Chrétienne a-t-elle formé les cadres du syndicalisme paysan ? ), la République ou la vie culturelle, le tout sans omettre les désaccords et les évolutions, de Falloux à Bidault, de Barbey D’Aurevilly à Claudel ou Bernanos.
Il faut se garder de projeter trop vite sur le sujet les entrées correspondantes dans les programmes : le risque est grand de déplacer ou de restreindre la question et d’appauvrir l’approche scientifique. A titre d’exemples, « Façades maritimes et développement en Asie orientale » exige l’examen à différentes échelles des interrelations entre les deux éléments et non la présentation exhaustive de l’Asie orientale comme aire de puissance en formation ; « Population et société en France depuis 1945 » n’appelle pas à priori de développements sur la culture – sauf à expliquer que celle-ci fait partie intégrante de la vie sociale, ce qui se conçoit dans une certaine approche historique mais doit ici être explicité. » (Rapport 2006)
«  Comme en dissertation d’écrit, un bon moyen de cerner le sujet consiste à envisager des libellés proches, de façon à déterminer par différence le sens exact du sien. Comme à l’écrit également, on doit considérer que tout énoncé implique une problématique. Elle est parfois suggérée : couplage de deux éléments, question. A défaut, il appartient au candidat de la dégager à la lumière des programmes. « La Guerre d’Algérie » ne peut être exhaustivement présentée en 40 minutes : après en avoir rappelé les diverses dimensions, il faut retenir un axe d’étude : Pourquoi le règlement de la question algérienne fut-il aussi difficile ?, Les Français et la guerre d’Algérie… « Jules Ferry » exige une réflexion sur la culture républicaine, ses fondements et ses thèmes, en liant des axes instruction et colonisation, que dissociait mal la fin du XIXè siècle. « Les espaces de faible densité de population en Asie » appelle, au-delà de l’inventaire, une réflexion sur le peuplement qui existe malgré tout dans ces espaces (y compris, à échelle locale, sous forme de noyaux urbains très denses), les enjeux que représentent la mise en valeur de leurs ressources (hydrocarbures, minerais) et leur position stratégique (par exemple, le Tibet, pomme de discorde entre la Chine et l’Inde).
UTILISER JUDICIEUSEMENT LES 5 HEURES DE PREPARATION.
Dans le quart d’heure qui suit le tirage, le candidat ne doit pas donner la priorité à la recension hâtive des ouvrages dont il aura besoin, mais bien plutôt à l’analyse de son sujet, de façon à sélectionner les publications utiles en fonction d’une problématique claire, sur le double plan scientifique et didactique. Quiconque aura mené dans l’année le travail décrit précédemment y parviendra aisément. » (Rapport 2006)
« Le jury rappelle, enfin, que dans chaque salle de préparation le candidat dispose de dictionnaires usuels et des textes des programmes » (Rapport 2008)
Guidée par cela, et par la visite effectuée la veille, la recherche au sein du fonds documentaire des ouvrages utiles en une heure au plus, sera facilitée. Rappelons qu’on peut alors se procurer : une carte murale, deux manuels du secondaire et cinq ouvrages autres, deux dossiers de la Documentation Photographique, des diapositives et cartes topographiques à différentes échelles3. On constate cette année encore que des instruments de travail fort utiles semblent mal connus : les TDC, les encyclopédies et dictionnaires spécialisés, les annuaires statistiques de l’INSEE (Tableaux de l’économie française, annuaire statistique de la France…) ou les Images économiques du monde, nécessaires pour actualiser les chiffres, les atlas (par exemple les 14 volumes de l’Atlas de France), les livres d’art…Il est exclu de fonder tout son travail sur les seuls manuels du secondaire ; les ouvrages de fond enrichissent la réflexion et comportent des documents susceptibles de nourrir tant l’exposé scientifique que la partie pédagogique. Le candidat doit éviter aussi de se perdre dans une bibliographie scientifique qu’il ne maîtriserait pas, au risque de proposer un plan alambiqué ou trop partiel. La recherche dans le fonds documentaire sera efficace si elle suit une ligne directrice méditée précédemment.
Revenu dans la salle de préparation, le candidat doit ensuite affiner sa problématique. Il préparera le plan de son exposé en dégageant quelques idées fortes. Cette étape est indispensable avant de se plonger dans la lecture des ouvrages empruntés. Sans doute commencera-t-il par s’assurer qu’il n’omet rien d’essentiel en recourant à un manuel scolaire, puis à des ouvrages de synthèse – des collections telles que Que sais-je ?, Campus ou Repères sont sous-utilisées. Il construira son propos en ayant soin d’appuyer son argumentation sur des documents soigneusement sélectionnés et veillera à dégager des éléments essentiels de réponse à la problématique. Ce sera aussi l’occasion de vérifier les références et les auteurs cités, les sources et la nature des documents choisis, les localisations et le vocabulaire utilisé afin d’être en mesure de justifier ses choix durant l’entretien.
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