Etude du contexte physique du projet d’architecture








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4 les espaces bâtis de la ville

Nous allons mettre en relief et étudier les espaces architecturaux qui constituent l’espace urbanistique, c'est-à-dire les objets d’architecture en rapport avec l’espace urbain qu’ils créent essentiellement par les caractéristiques de leurs enveloppes : les façades qui constituent la peau de la ville

Les programmes


Les techniques

Le baroque contemporain

La concomitance de toutes les techniques

4.1 Les Caractères architecturaux



Les caractères architecturaux des éléments bâtis du secteur urbain analysé dépendent d'une grande diversité de facteurs que nous allons définir et dont nous préciserons une méthode d'analyse.

4.1.1 les matériaux utilisés



Ils donnent " la couleur", l'ambiance d'un bâti ils participent à définir l’ambiance d’un lieu, d’un site urbain par exemple, d’un fragment de ville, ils sont immédiatement perçus lors de la lecture superficielle, « spontanée », visuelle et évidente de l'architecture. I

ls composent l'enveloppe des objets d'architecture et de l'espace urbanistique privé et public qui y est afférent.

On recherchera les matériaux, utilisés dans le quartier, qui constituent les différentes parties des constructions, les façades , la peau, l'enveloppe qu'il faut considérer dans sa totalité c'est à dire en y intégrant la toiture.

On mettra en évidence les différents types de revêtements , les matériaux constituant les murs : les matériaux constructifs ou les revêtements et parements recouvrant ces derniers, les différents produits utilisés dans la matérialisation des occultations partielles ou totale des percements, ( les portes, les fenêtres, les volets, les brise soleil, les persiennes…) L'ensemble de ces matériaux peut être caractérisé au cas par cas par leur texture, leur couleur, leur mise en œuvre , leur structure.

Ces matériaux donneront des informations sur leur date de mise en œuvre, sur la qualité et la raison sociale du maître d'ouvrage et du maître d'œuvre, sur les références régionalistes des styles, sur les traditions constructives liées aux relations sociales et aux racines géographiques du lieu. Par exemple, l'utilisation de différentes pierres de pays ou de lieux d'extraction plus éloignés, de plâtre, de formes particulières de tuiles ou d'ardoises, sont des indications qui dénoteront l'appartenance de l'architecture considérée à un corpus de traditions locales et historiques données. Les particularités des mises en œuvre et des détails qui lui sont afférents renforceront ces indications.

Ces matériaux pourront être utilisés pour leurs qualités esthétiques et visuelles propres ou pour leur représentation symbolique particulière.

Au contraire l'utilisation de ces matériaux en parement donne une fausse image, une impression donnant référence à une réalité autre ( immeubles hausmaniens toulousains en brique enduite dont la modénature est celle des immeubles parisiens de pierre, enduit de plâtre sur un tout venant de pierre donnant une impression d'appareillage de pierre de taille dans certaines villas de Palladio, habillage de pierre ou de dalles béton des structures de Meyer, habillages en verre de Nouvel, habillage en placo de certains poteaux constructifs de Meyer……) . Ces matériaux naturels peuvent aussi être peints ou masqués.

Certains de ces matériaux ayant par exemple diverses utilisations peuvent présenter diverses images.

On fera la distinction entre les matériaux qui sont particulièrement durables et renouvelables et les autres .

4.1.1.1 La pierre


Le matériau et la modularité

« Un module mesure et unifie ; un tracé régulateur construit et satisfait »34

Elle pourra avoir des qualités très différentes et même contradictoires en fonction de ses caractères physiques , de ses lieux d'extraction.

La couleur, le grain, la dureté les caractériseront.

Des indications seront données par la façon dont elle sont mises en œuvre, le type d'appareillage, la découpe, les dimensions des blocs, le calepinage du mur.

Le mode d'extraction peut les caractériser, pierre éclatée, pierre sciée. Les différentes manières de traiter le parement les caractériseront, elles peuvent être posées brute de sciage, éclatées, polies, sculptées, bouchardées, gravées…

Le mode de constitution des ouvertures dans un mur, par arc, par linteau droit ( pierre, bois, acier, béton armé…)ou à l'aide d'une platebande. L'usage de la pierre en plus des murs, en sol ou en toiture, en placage ou en pleine masse, donnera de l'objet architectural des images constructives très connotées localement et historiquement.

Sols de Florence

Blocs de gabions dans les soutènements autoroutiers utilisés en sous bassement de certaines constructions contemporaines

Dalles de pierres des toitures des églises romanes

Taliessin de Wright

Pierre poncées en sols

4.1.1.2.le béton



Il pourra apparaître lui aussi sous différentes textures, couleurs, formes, mises en œuvre. Chaque apparence dénotera des volontés différentes faisant souvent référence à des périodes précises de l'évolution de la stylistique architecturale. Dans cet esprit le béton brut de décoffrage qui sera caractérisé par les qualités du coffrage qui apparaîtra comme l'un des symboles représentatifs du mouvement moderne et de l'architecture dite brutaliste. Les dessins du coffrage seront relevés par le veinage des planches et les traces des écarteurs de banche ou encore les éléments en retrait évitant les bavures du béton lors des reprises de coulage.

Un travail maniériste caractéristique d'une période plus contemporaine associera ces marques à un travail roccoco de la forme sans soucis de l'aspect constructif que ces traces connotaient( les écarteurs de banches seront multipliés sur la surface du béton et ornés de cabochons métalliques divers…).

Le béton lissé sera caractérisé par les qualités de ses agrégats, la couleur, le lissage, le désactivage ou le sablage de sa surface.

Le béton poli qui pourra être lazuré sera transformé à partir de la couleur d'origine des agrégats en un amalgame d'une certaine préciosité qui sera mis en valeur.

Le béton pourra être encore sablé, bouchardé, éclaté ces traitements de surface ont des connotations stylistiques particulières . Selon les architectes il permettra une mise en lumière particulière des murs.

La façon dont les matériaux sont assemblés donnent de puissantes indications formelles. Dans ces assemblages de matériaux, l'utilisation par répétition d'un module de base comme la brique ou la pierre ( dans le mur par exemple ) déterminent des dessins représentatifs. Les combinaisons possibles de ces différents appareillages utilisés seuls ou avec d'autres matériaux ( bois, acier, tuiles ,…) induisent une palette très importante de solutions combinatoires potentielles.
Exigence et contexte des exercices de l’analyse
Repérer sur un plan du secteur les différents revêtements et matériaux utilisés sur les bâtiments. Faire apparaître les typologies d'usage des matériaux ( calepinage des façades , détails) au moyen de croquis ou de photos de détails et de façades.

4.1.1.3 Autres matériaux



D'autres matériaux apparaissent sur le secteur, ils sont souvent liés à des parties fonctionnelles précises telles que:

- les toitures et le revêtements correspondant : la tuile, l'ardoise, la pierre, l'acier, le bois selon les lieux et les époques.

- les ouvertures où les menuiseries de bois ont aussi diverses couleurs et servent à composer des fenêtres et des occultations ( volets ou persiennes). Elles peuvent aussi être en acier en aluminium ou en matériaux de synthèse , elles ont des dimensions de vitrages variables.

- Les balcon et leur garde corps qui peuvent être réalisés avec divers matériaux , tels que bois, pierre, béton, acier, fonte …

- la zinguerie des évacuations d'eau, des cheminées et de certaines toitures peut compter dans ce travail de recensement.

4.2. les proportions et les échelles



L’ordre est une des nécessité de la raison

« Le tracé régulateur est une assurance contre l’arbitraire. Il procure la satisfaction de l’esprit .Le tracé régulateur est un moyen »35

Dans cette partie on analysera aussi bien les proportions et les différentes échelles des façades elle mêmes dans leur comparaison avec l'espace urbain immédiat les contenant ( la rue ou la place ), le quartier ou le secteur d'étude, que les proportions relatives de leurs éléments constitutifs tels que: le sous bassement, la partie noble, l'attique ou la toiture.

La mise en évidence des proportions entre les éléments pleins occupant l'espace et les éléments vides le constituant ou le rythmant se réalisera aussi bien en façade qu'en volume ou en plan.

En façade on mettra en évidence le jeu des percements et des différentes partitions du plan de cette façade ( voir plus loin le chapitre sur les rythmes ).

En volume et en plan on fera apparaître les relations et les proportions entre les espaces occupés par le bâti et les espaces laissés vides.

Ce travail sur les proportions fera référence à l'échelles ou plutôt aux échelles des bâtiments. Ces échelles sont d'abord celles liées à l'homme , l'utilisateur avec ses diverses dimensions de référence ( Le Corbusier 6). Ce rapport de l'échelle de la façade à l'échelle humaine alimente en permanence la création architecturale.

C'est un fil d'Ariane qui permet d'obtenir des détails organisant, composant, le passage de l'échelle du bâtiment lui même à celle de l'homme, condition d'une appropriation de l'espace par l'utilisateur plus fructueuse. Ce rapport entre ces différentes échelles va se lire en fonction de l'utilisation d'un certain nombre de matériaux ou d'objets de construction liés étroitement à la manipulation humaine, à son ergonomie. Les matériaux qui étaient autrefois fabriqués à la main , artisanalement, comme la brique pleine ou la tuile demeurent une référence de l'échelle de l'homme dans les constructions qui les utilisent.

Les éléments de la construction, ayant référence à l'échelle d'un ordre supérieur en dimensionnement et complexité que ceux cités plus haut, vont permettre de donner une autre échelle au bâtiment, celle d'une lecture hiérarchisée par rapport au quartier tout entier , à la rue comme sous ensemble ou à la ville elle même lorsqu'il s'agit d'un monument majeur.

Ce rapport entre plusieurs échelles peut se faire en respectant les passages gradués entre elles ou au contraire en effectuant une rupture d'échelle volontariste qui rendra monumental l'objet architectural qui en est le siège. Ce déplacement de lectures d'échelles différentes ,placées dans un contexte non habituel, crée force et importance symbolique. Il permet au concepteur de donner à son projet des traitements mystificateurs, pervers, qui induiront des valeurs interprétatives ambiguës Quelques exemples témoignent de ce travail particulier sur l'échelle.

A Montpellier sur son opération d'Antigone Ricardo Boffil a regroupé plusieurs fenêtres superposées appartenant à plusieurs appartement en une seule à l'échelle de la façade. Ce stratagème lui a permis de donner une image monumentale en augmentant la perception apparente des hauteurs d'étage dans une lecture ainsi volontairement trafiquées.

Cette monumentalité nécessaire à son dessein que lui a restitué son dessin demeure cependant contradictoire avec le caractère du programme traité. Il réalise comme il le proclame lui même à propos de l'ensemble social de Marne la vallée " Versailles pour le peuple". Ces déclarations tonitruantes qui se fondent sur l'imagerie véhiculée ,la promotion des idées liée aux pratiques des "marchands de concepts", créent une singulière supercherie quand on connaît les dimensions réelles des logements masqués derrière une façade dont les prétentions et le niveau des prestations dissimulent mal la pauvreté rémanente.
- A Rome Michelange et ses successeurs dans la direction de la construction de Saint Pierre, et en particulier Maderna auteur de la façade ont réalisé au XVIème siècle la même acrobatie sur les enchevêtrements d'échelle( en particulier remarquer la fenêtre où apparaît quelquefois le pape au dessus de l'entrée principale à la basilique)..La justification de cette mystification sur les échelles existe dans ce cas car il s'agissait de monumentaliser par tous les moyens la façade de Saint Pierre et de la mettre à l'échelle de la place gigantesque qui la précède. Cette église représentant le siège du catholicisme à l'échelle du monde.

Les sauts d'échelles de celle de l'homme à celle de l" univers" est volontaire ils ont pour objectif de rappeler au visiteur l'humilité dans laquelle il doit demeurer devant le pouvoir de Dieu représenté sur terre par l'Eglise.

4.3. Les rythmes, les proportions le tracé régulateur



Les rythmes
Les rythmes sont issus de plusieurs mouvements conceptuels conjoints :

- Ceux issus des réalités du corps humain qui parcourt la ville avec ses dimensions son ergonomie qui constituent un ensemble fonctionnel de perception, un instrument de mesure et d’appréciation du contexte. Les mesures utilisés de tout temps dans la construction sont accordées sur les différentes parties du corps de l’homme .36

- le corps humain est un ensemble pourvu de proportions entre les éléments qui le composent qui ont toujours a peu prés les mêmes relations entre elles, nous l’habitons et le côtoyons en permanence nous y sommes habitués et sensibles.

- l’usage de modules constructifs liés à la manipulation de l’ouvrier induit des échelles modulaires en relation avec celles du corps, la main, la coudée, le pied, le pouce, le pas...
La qualité des rythmes qu'une architecture engendre participe à créer l'ambiance des lieux.

Ces rythmes, eux aussi, sont perceptibles à plusieurs échelles.
L’échelle modulaire, l’échelle humaine
Les rythmes peuvent être perçus à partir des positionnements et mise en structure des éléments modulaires composant la construction

Les murs constitués de pierre, de briques, d’éléments en bois, en acier en verre, donnent par la répétition de l’élément modulaire « manipulable » une première lecture de l’échelle de la structure de la construction qui demeure malgré certains dévoiements contemporains à l’échelle du corps.

Plusieurs évolutions « modernes »37 de la construction contemporaine ont dévoyé cette référence aux dimensionnements modulaires développés à partir de celles du corps humain.

Tout d’abord l’invention et l’utilisation massive du béton armé, qui est un matériau isotrope, un matériau qui peut prendre toutes les formes que lui confère son coffrage, seuls les éléments modulaires du coffrage font encore référence aux manipulations techniques de l’homme.

Nous avons eu récemment deux dérives maniéristes éliminant une référence authentique aux modules en architecture. L’une qui a sacralisé sur les façades en les recomposant après coup, les dimensionnements d’éléments décoratifs soulignant les traces des écarteurs de banche. L’autre issue d’une volonté délibérée propre à la « starification38 » du métier d’architecte, qui a consisté, dans la construction de la « Très Grande Bibliothèque »39 de Bercy, à couler des poteaux de quinze mètres de haut en une seule fois, éliminant les traces jugées inopportunes de coffrages coulissants et donnant ainsi à son «  concepteur » un « record » pour les qualités de ses ouvrages de coffrage qui subissaient ainsi des poussées extravagantes en pied d’une colonne de 15 mètres de béton de haut en lieu et place de colonnes superposées et qui auraient pu prendre pour module (par exemple) la taille de l’homme debout

Cette dérive de la démesure des éléments modulaires et des bouleversement des proportions techniquement acceptables est aussi une constante dans le travail d’un Pritzker français friand des « records » ; Jean Nouvel qui nous a donné les façades vitrées aux plus grands vitrages jamais alors pour les « galeries Lafayettes » qui lors d’un de mes passages en 2003 à Berlin en Août se décrochaient sous l’effet de la dilatation, et aussi des records des plus grands appartement sociaux français au « Némausus » à Nimes, assortis des prix de construction et de loyers les plus importants aussi que les organismes sociaux aient connu, la « Tour sans fin »40 et j’en passe...
le nombre et la variété des percements, à la lecture des différentes fenêtres, des différentes entrées de leurs dispositions et de leurs dimensions relatives.

La lecture de ces rythmes sont aussi composés à partir des éléments de la modénature verticale et horizontale de la façade. Ce sont entre autre les corniches, les encadrements des fenêtres, les pilastres, les poteaux engagés, les colonnes; les marquages des angles, des étages, du sous bassement, de l'étage d'attique…

Cette lecture se perçoit dans un premier temps par la prise en compte des éléments de structure mis volontairement en évidence et qui vont organiser une partition de cette façade. Cette composition va se servir des indications apparentes des plancher, des toitures, des sous sols, des redans, des différents corps du bâtiment.

A l'échelle de la rue toute entière la parcelle sur laquelle est édifiée la maison donne déjà un rythme à la lecture de la façade. Ce rythme est aussi bien visible dans le sens longitudinal, par le marquage du parcellaire, que dans le sens vertical avec les rapports au ciel et au sol qui induisent des variations mineures.

Les rythmes en architecture, par référence à la discipline artistique la plus élaborée qui les utilise comme objets disciplinaires: la musique, peuvent se composer. Cette composition rythmique s'organise au moyen de la répétition d'un élément modulaire, élément particulier dans la façade tel qu'un percement ou une figure décorative par exemple qui joue le rôle du " temps" en musique. Par le jeu de la répétition l'élément choisi comme module de base, découpe l'espace de la façade selon des suites qui peuvent être élémentaires ou savantes et mathématisées, directement perceptible ou plus subtiles. Dans la répétition organisée c'est le standard, l'élément préfabriqué industrialisé ou artisanal qui sert de référent. Le rythme ainsi créé devient sensible lors de sa rupture, l'interruption de la répétition du module par l'Autre introduit une reconnaissance de la série mais aussi de l'unique face à la multitude, un changement dans le rythme Le rythme et sa rupture indiquent l'insistance que l'on donne au marquage physique de la façade ou du plan par cet élément que nous avons désigné par le terme de l'Autre :"l'Unique" qui est porteur d'un autre sens, d'une hiérarchie particulière par rapport à la répétition, à la multitude, au module de base constructif, utilitaire ou décoratif.7. Il participe à organiser des sous ensembles, une symétrie ou tout autre figure de composition primaire ou sophistiquée. Ce changement, cette syncope, ce point d'orgue, cette respiration différente qu'il introduit fait on le voit dans le vocabulaire appel aux références musicales et ouvrent la voie de la composition rythmique que la musique a décodée et qui est à intégrer à la composition architecturale.

Ainsi une façade peut être lue comme une partition de l'espace, nommée encore ainsi par référence à la partition musicale.

Dans cette partition on découvrira les rythmes en place, les répétitions, les éléments singuliers, les vides et les pleins, les silences et les retenues. Tous ces éléments prennent leur importance dans l'énonciation et le développement de l'objectif, les moments de virtuosité ou les changements entre deux lignes mélodiques.

Une lecture hiérarchisée de l'édifice peut s'effectuer à partir de ce travail d'analyse.
Cette lecture critique de la façade devra avoir l'objectivité de prendre de la distance par rapport aux évidences mises en lumière afin de déterminer si ce qu'elle a permis de comprendre était effectivement intentionnel de la part du concepteur ou dans un compromis stylistique entre le concepteur et les tendances de l'époque.

On peut aussi mettre en évidence des cas particuliers précurseurs d'une stylistique en devenir ou témoins d'un passé récent. Enfin certaines apparitions de rythmes et de combinatoires peuvent laisser supposer qu'elles sont là de façon très aléatoire , leur explication relevant d'autres facteurs d'analyse.

Dans la rue, à l'échelle urbaine supérieure, cette analyse nous donnera des renseignements, pour l'ensemble paysagé retenu, sur les rythmes composés par la juxtaposition/ répétition des façades des maisons, éléments à plus petite échelle que celle de la rue.
Exigence et contexte des exercices
Sur des croquis et des photos de façades interprétées l'étudiant mettra en évidence les différences utilisations de rythmes pour un paysage urbain donné en donnant les variations et les interprétations diverses de ces rythmes typologiques de base mis en évidence .Il fera de même à l'échelle de la seule façade du bâtiment faisant éventuellement apparaître différentes typologies de constructions en place sur le secteur d'étude.

4.4 les détails architecturaux constructifs .



Par définition ce sont les caractères du bâtiment qui sont liés aux problèmes de la construction .

Ils peuvent être liés à des assemblages de matériaux de type modulaire ( éléments industrialisé tels que la brique par exemple), à des formes structurales issues du calcul de la résistance du matériau dans les conditions des contraintes du milieu ( le pilier de l'architecture moderne en V, la poutre à inertie variable chère à Calatrava peuvent être représentatifs de ces formes.)

4.4.1. assemblages de matériaux et de formes particulières d'assemblages



Les appareillages de pierres, d'agglomérés de ciment ou de briques correspondent à ces formes. Ils introduisent des références variées donnant des indications sur l'époque de la construction, le style ou l'imagination du concepteur-, les références locales d'utilisation de ces matériaux. Dans la construction de murs en brique pleine par exemple, les arrangements potentiels du calepinage, du dessin de l'arrangement de ces briques sont infinis. Ces arrangements donnent une homogénéité à un ensemble de façades quand ils correspondent à des particularisme stylistique locaux d'une époque donnée. Ils peuvent aussi donner une hétérogénéité à l'ensemble quand un seul de ces éléments est fondamentalement différent ( par exemple une façade en brique à Montpellier ou une façade en pierre à Toulouse). L'agencement composite de façades réalisées avec plusieurs matériaux donnent aussi un caractère puissant aux paysages qu'elles composent tels que les centre médiévaux réalisés avec des maisons à colombages ( assemblage brique bois ).

Dans le cas de murs à appareils de pierre les indications du calepinage déterminent leur origine romaine, romane ou gothique. On parle même d'appareillage particuliers, locaux tel celui du dix septième siècle à Montpellier.

Les enveloppes des bâtiments ainsi réalisés par assemblages d'un élément modulaire permettent de traduire efficacement les différentes échelles du bâti, l'échelle de la façade par rapport à la rue, l'échelle de la fenêtre par rapport à la façade et enfin l'échelle de l'élément modulaire( la brique par exemple) par rapport à l'homme et à sa main.

Exigence et contexte des exercice
Mettre en évidence sur des croquis ou des photos interprétées l'existence d'appareillages particuliers. Les repérer sur des plans.

4.4.2. les formes structurales



Ce sont des formes qui montrent en façade des éléments participant à un système constructif particuliers et laissés apparents. Cette forme laissée apparente participe à donner une trame, un dessin à la façade, une force issue de la figuration des efforts que subit le bâtiment par certains éléments.

On peut citer entre autre des éléments représentant les planchers, les piliers, les pilastres…

Les planchers par exemple sont figurés par une corniche redoublant un chaînage intérieur dans une construction en pierre ou sont soulignés par la présence horizontales de pièces de bois dans les constructions à colombages. Ces éléments sont particulièrement visibles lorsque l'on à affaire à des balcons en porte à faux les prolongeant.

Les différences d'appareillage ,de briques ou de pierre selon les cas, entre les parties de l'édifice qui sont banales et celles qui ont une vocation structurale plus particulière telles que la voûte la plate bande, les arcs de décharge au dessus des ouvertures aux linteaux monolithes horizontaux, les harpes de pierre marquant aux angles des murs de pierre les raidisseurs, … illustrent cette catégories de formes particulières

4.4.3. formes et fonctions.



Ce sont les éléments architecturaux réalisés selon une forme particulièrement apte à assurer une fonction bien précise. Cette liaison entre des formes particulières et des fonctions précises sont historiquement identifiables . Elles vont apparaître dans des parties biens localisées de l'édifice.

C’est dans l’ensemble des parties que l’on peut considérer comme les articulations des éléments constituant l’architecture que se situent ces fonctions et les façons dont les architectes vont traiter ces lieux spécifiques.

Les appuis de baies


Ce sont les éléments constructifs qui vont au moyen de leur débord sur la façade traiter des problèmes d'étanchéité, de goutte d'eau, de protection de la façade située au dessous et des menuiseries situées au dessus ainsi que des infiltrations d'eau pouvant survenir sur cet appui.

Les linteaux


Leurs formes et le choix des matériaux vont permettre de traiter les problèmes de portée libre à franchir mettant en évidence la virtuosité du concepteur dans une stylistique donnée.

Les soubassements


Ces parties de la construction véritables articulations entre le sol et la verticalité de l'enveloppe permettent de régler les problèmes liés à une dénivellation du terrain sur la longueur de la façade.

L'appui de l'édifice au sol est symboliquement marqué par des matériaux ou des appareillages plus rustiques et résistant mieux à l'usure et à la salissure que ceux utilisés dans les parties supérieures.

Ils peuvent masquer et révéler par endroit la présence de parties de l'édifice enterrées.

Les corniches


Les corniche sont des éléments constitutifs des façades hautement symboliques et ornementaux qui marquent différentes partitions de la construction et en particulier différents éléments fonctionnels qu'elles viennent souligner. En particulier on marquera au moyen des corniches ,en débord sur le nu principal de la façade, les planchers, les appuis, la toiture, les soubassements…

La hiérarchie dans l'importance du traitement de ces corniches portant ombre sur la façade trouvera souvent son apogée dans la corniche sous toiture dont l'importance relative permettra de terminer l'édifice sur le ciel d'en découper la silhouette.

Les angles


Ce sont des parties de l'édifice qui avec la corniche sous toiture et le soubassement sont particulièrement visibles. Ils participent à terminer la façade et marquent les soins particuliers mis au raccord esthétique et technique entre deux façades contiguës ou à l'insertion de la façade dans le paysage proche..

Les garde corps
Les poteaux



Les chenaux et descentes d'eaux pluviales



Les balcons



Les loggias



Les corbeaux



Les menuiseries : dimension et matériaux des montants, dimension et couleur des vitrages



Les volets



Les verrières



Les brise soleils, ombrières



Les terrasses



.......


Exigence et contexte des exercice
Faire des croquis ou des photos interprétées des différents détails architecturaux susceptibles d'illustrer les différents éléments analysés, les repérer sur des plans en tirer une analyse quantitative montrant la prépondérance des uns et des autres sur la zone d'étude et ainsi mettre en évidence d'éventuelles typologies d'édifices.

4.5.les détails architecturaux symboliques ou décoratifs



Ces détails architecturaux n'ont pas de formes en relation directes avec l'aspect structurel et constructif, toutefois l'ensemble des détails architecturaux liant forme et fonction sont marquées par cette symbolisation et cette recherche décorative. Les garde corps en fonte coulée et les poteaux en fonte utilisés au dix neuvième siècle par exemple sont des pièces préfabriquées par l'industrie très connotées par leur style, ils étaient disponible en magasin comme certaines pièces d’ornementation des automobiles aujourd’hui et donnaient lieu à de véritables catalogues..

Ces détails, dénotent le lieu et l'époque de construction du bâti qui les supportent .Ils marquent plus particulièrement certaines parties de l'édifice telles que les entrées principales et secondaires, les escaliers, les angles de deux rues qu'ils hiérarchisent lorsque leur importance sont différentes ( façade sur grande rue, façade sur rue secondaire), les étages d'attique, les couronnement et les toitures.

L'ensemble de ces détails architecturaux déterminent pour un lieu et une époque des typologies spécifiques par programmes de construction. A Montpellier on peut décrypter en façade l’appartenance d’une façade à une époque donnée par la forme spécifique que prendra un linteau, une corniche un piédroit ou l’ensemble d’un encadrement de fenêtre ou de porte fenêtre

La manière de traiter un enduit, une façade neutre comme une façade vitrée en mur rideau, en verres collés, en verres agrafés, en verre de couleur, en verre dépoli, en verre imprimé, jouent ce rôle dans certains projets ainsi reconnus comme « modernes ».
Exigence et contexte des exercice
Idem les détails liant forme et fonction

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