La société française du Moyen-âge à nos jours








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Il se proclamait consul puis empereur, mais il maintenait une chambre des députés élue au suffrage universel disposant de peu de pouvoir.
La Révolution industrielle était engagée depuis peu en France, 40 ans après l’Angleterre.
Les milieux d’affaires (Pereire, Rothschild) poussèrent à la construction du Chemin de fer et à la réorganisation des villes. Le baron Haussmann agrandissait et transformait Paris.
L’industrie stimulée, les maîtres de forges (sidérurgistes), les Schneider au Creusot, les De Wendel en Lorraine, profitaient des commandes de l’Etat et des concessions des chemins de fer.

Une bourgeoise industrielle structurait l’espace économique au côté d’une bourgeoisie de la finance.
Le monde ouvrier qui résistait à la surexploitation se développait et s’organisait.
La loi Le Chapelier mise en place pendant la Révolution française (1791) avait interdit les coalitions ouvrières.
Il était donc impossible de créer, comme en Angleterre, des syndicats nationaux.
Des regroupements locaux étaient néanmoins autorisés. Le patronat paternaliste favorisait « les caisses de secours mutuels », dès 1820.
Il s’agissait d’organisme d’épargne qui couvraient les risques maladie et chômage. C’est l’origine du système mutualiste et de la Sécurité Sociale.
Ces caisses se fédéraient au plan de la profession et devenaient le centre de la contestation ouvrière. En 1860, les « Chambres syndicales » se réunissaient avec la relative tolérance de l’Empereur qui leur accorda le droit de grève en 1864. Mais fallait attendre 1884 pour que la loi Le Chapelier soit effectivement abrogée, et que le droit syndical soit reconnu.
C’est en effet sous l’IIIe République que le mouvement ouvrier connaissait un véritable essor.
La Commune de Paris de 1871 allait marquer un tournant dans la société française.
Napoléon III, pour faire obstacle à l'Unité allemande voulait engagée une guerre contre la Prusse. Le chancelier Bismarck lui infligea une défaite humiliante à Sedan (2 septembre 1870). Le régime impérial s’effondrait et la République fut de nouveau proclamée le 4 septembre. Après plusieurs mois d’hésitations le gouvernement républicain signait l’armistice qu’exigeaient les Prussiens.
Durant 3 mois (Mars/mai 1871), les Parisiens, refusant l’armistice s’étaient engagés dans une nouvelle révolution.
Le gouvernement républicain s’enfuit à Versailles et les Parisiens qui prendront le nom de communards s’organisaient.

Les communards formaient un gouvernement à dominante socialiste et anarchiste adoptait des lois sociales.
Adolphe Thiers, chef du gouvernement « officiel », réfugié à Versailles, lançait l’armée contre les communards et écrasait la Commune. Le 28 mai, à l’issue d’une « semaine sanglante », l’ordre était rétabli avec 30 000 exécutions. Près de 100000 Parisiens quittaient la capitale.
La bourgeoisie, l’Eglise et l’aristocratie libérale effrayés par la Commune influençait le nouveau gouvernement, c’est la période dite « de l’ordre moral ».
Une constitution républicaine était néanmoins adoptée en 1875. Mais il fallait attendre 1879 pour qu’un gouvernement formé exclusivement de républicains accède au pouvoir.
Léon Gambetta et Jules Ferry incarnaient ce nouveau pouvoir.
Jules Ferry, socialiste modéré fit adopter de 1881 à 1884 les lois scolaires (école gratuite, laïque et obligatoire), les lois sur la liberté syndicale et sur la liberté de la presse.
Les socialistes modérés allaient être confronté à l’affaire Dreyfus.
Alfred Dreyfus était un officier de l'armée française accusé d'espionnage au profit de la Prusse. Bien que tout innocentait le capitaine Dreyfus, un déluge d'antisémitisme était déversé contre lui. Le fait qu'il était de religion juive en fit une affaire nationale.
Deux camps s’opposèrent, les dreyfusards, convaincus de l’innocence de Dreyfus et les antidreyfusards, défenseur inconditionnels de l'ordre, de l’armée et de l'Eglise.
L’affaire Dreyfus allait radicaliser l’opinion publique. Les socialistes et les républicains radicaux, engagés avec Dreyfus et des intellectuels comme Emile Zola gagneront les élections le 1899. La IIIe République était devenue radicale et socialiste.
Parmi les dreyfusards, les socialistes vont gagner en influence. Jean Jaurès, à leur tête unifiait le mouvement socialiste en fondant en 1905 la SFIO (section française de l’internationale ouvrière).
Le parti socialiste français était né.

Neuvième conférence

La société française au début du XXe siècle

Le décollage économique
Le monde rural qui représentait plus de 55% de la population en 1900 profitait de l’essor du chemin de fer. Le troisième réseau, mis en place en 1898 reliait les gros villages aux villes et contribuait ainsi au désenclavement des campagnes.
Les gouvernements républicains et radicaux lancèrent des programmes d’assèchement des marais, de construction de ponts et des routes.
On augmentait les surfaces cultivées pour satisfaire la demande croissante des villes. Les revenus agricoles progressèrent sauf en période de crises. La crise du phylloxéra qui ravageait le vignoble obligea les vignerons à exporter leur activité dans les colonies notamment en Algérie. La concurrence du coton américain faisait s’effondrer les cours de la laine, et l’industrie textile devait se réorganiser et améliorer sa productivité.
Pour protéger la production française des importations, le gouvernement adoptait un système de taxes très efficace. Le gouvernement républicain devenait protectionniste.
L’industrie était le moteur de ces transformations. Les secteurs traditionnels restèrent les plus importants (textile, mines..). L’Etat voulait faire de la France et de Paris une vitrine européenne de l’industrie par ses expositions universelles.
Celle de 1900 accueillait près de 50 millions de visiteurs.
L’industrie lourde connaissait néanmoins des difficultés à s’exporter face à la concurrence anglaise et américaine. L’espace colonial y remédia.
La colonisation française
La France était très en retard derrière sa concurrente britannique dans la course à la conquête coloniale.

Ses positions en Algérie dès 1830 allaient lui offrir des opportunités en Afrique du Nord en Tunisie et au Maroc.

Plus au sud, Servognan de Brazza organisait des expéditions qui ouvraient à la France l’Afrique de l’Ouest et d’Afrique équatoriale. Enfin les opérations menées au Tonkin à la fin du XIXe, permit la colonisation de l’Indochine.

L’espace colonisé représentait près de 10 millions de km2 soit 20 fois le territoire français et plus de 40 millions d’habitants s’ajoutant au 30 millions de français, mais avec des droits très différents.
La conquête coloniale constituait un apport démographique indispensable au dire des dirigeants politiques qui s’inquiétaient des taux de croissance de la population française, les plus faibles d’Europe.
Un marché gigantesque assuré par les colonies garantissait une balance commerciale française excédentaire dès le début du XXè siècle.
La grandeur de la France était en grande partie assurée par ses possessions coloniales tant sur le plan économique que stratégique.
« La France de Dunkerque à Tamanrasset ». Dans les esprits, la France était devenu l’Empire français.
1900, la « Belle époque »
Les villes connaissaient une totale transformation et donnait l’illusion d’une société prospère et épanouie et qui ne pensait qu’à s’amuser. La fée électricité leur donnait toute autre allure.
Paris, la ville-lumière, avec son Moulin rouge et son french-can-can incarnait parfaitement ce changement. Les œuvres de Toulouse-Lautrec, la bohème sur la Butte Montmartre, l’insouciance et la plaisir, c’était cela « la Belle époque ».

La première ligne du métropolitain (métro) était inaugurée en 1900 et décorée par Guimard, l'un des fondateurs de l’Art nouveau.
Les élégantes investissaient les « grands magasins ». Paris offrait à la bourgeoisie d’affaires ses nouveaux quartiers : « la Chaussée d’Antin, le Boulevard Haussmann ». Les immeubles haussmanniens devenaient de véritables palais pour cette bourgeoisie conquérante.
L’insouciance semblait dominer à la veille de la première guerre mondiale.


L’esprit républicain à la conquête des Français
La Troisième République s’installait pour longtemps. Dès les années 1880 les députés adoptaient des lois fondatrices des grands principes républicains.
La liberté étaient garantie (liberté de la presse, droit syndicale, droit d’association).
La question scolaire était au centre des affrontements entre républicains et conservateurs.

Pour Jules Ferry et Gambetta, « le cléricalisme voilà l’ennemie ». L’école doit être laïque, gratuite et obligatoire. La liberté de conscience exige la fin de l’emprise de l’Eglise sur la jeunesse.

Les instituteurs devenus fonctionnaires de la République étaient chargés désormais d’en défendre les valeurs. On les appelait les « hussards noirs de la République ». Ils s’opposaient souvent dans les campagnes aux curés.

Les élections municipales permettaient aux républicains de partir à la conquête du monde rural. Le maire supplantait le curé et le maitre d'école était chargé d'éduquer la jeunesse.

La guerre scolaire lancée par les républicains accélérait la déchristianisation commencée à la Révolution française.
L’affaire Dreyfus avait largement affaibli les cléricaux de fait antidreyfusards.
Portés au pouvoir au début du XXè siècle les radicaux et le socialistes profitaient de leur influence pour instaurer « la séparation de l’Eglise et de l’Etat » par une loi votée 1905.
Ainsi, les grands principes républicains, hérités de la Révolution française et étendus sous la IIIe République allaient constituer le socle des valeurs de la société française.


Le XXe siècle, la France entre guerres et paix

Provoquée par la faiblesse de la démographie française, disaient les militaires, ou plus certainement par les velléités de conquêtes et de revanche des belligérants, la « Grande Guerre » est un élément pivot de l'Histoire de la France contemporaine.
Le XXe siècle émerge de ce conflit hors normes qui voit la victoire des Alliés sur les forces des empires centraux. On attendait une guerre-éclair, faite de mouvements rapides (train oblige), mais c'est au contraire une guerre de position et de tranchées.

En avril 1917, des mutineries surgissaient dans l’armée française. Elles manifestaient l’impasse dans lequel se trouvaient le conflit et surtout l’incapacité des chefs militaires à réaliser la percée.

Ces mutineries ont été réprimées avec force par le nouveau chef d’état major, héros de Verdun, Philippe Pétain. Longtemps minimisées, voire niées, elles laissent encore aujourd’hui un sentiment amer.

C’était cette guerre que l’on qualifia de « grande boucherie » (9 millions de morts au total dont 1,1 millions de Français) à l’origine d’un fort courant antimilitariste qui se développait dans l’Entre-deux guerre.

Elle était manifestement à l’origine du grand mouvement d’émancipation des femmes car elles avaient remplacé dans les usines et dans la vie courante les hommes.
Les années vingt, les années folles
La grande guerre terminée, il fallait la digérer ou l'oublier. Tant de morts, tant de souffrance et pourquoi? Pas un seul village français n'était épargné. La liste des morts au combat touchait toutes les familles. Les survivants, les familles des survivants avaient décidé que cette guerre serait la dernière. La der des ders...

Ils exprimaient ainsi le profond sentiment de l'absurdité humaine à l'origine de la plus grande boucherie que l'humanité n'avait engendré. Si au moins cela pouvait être la der des ders, elle aura été utile à quelque chose!

Le pacifisme qui n'avait pas réussi à empêcher la guerre, renaissait dans les années vingt, plus fort que jamais.

Les socialistes qui avaient trop vite enterré Jaurès le pacifiste en aout 1914, étaient confrontés à la colère des jeunes qui leur reprochaient leur soumission à l'Union sacrée. Le mouvement socialiste se brisa en deux et le parti communiste voyait en jour en 1920.

Les jeunes artistes exprimaient avec leur art cette colère. Après une première réunion en 1920 chez le dadaïste Tristan Tzara, ils se regroupaient à Paris autour de Breton et de Max Ernst et fondaient le mouvement surréaliste en 1924. L'art de la révolution, la révolution dans l'art, c'était leur programme.

Les femmes avaient aussi bénéficié des changements dans les mentalités. Les suffragettes avaient sagement attendu la fin de la guerre pour revendiquer, de nouveau de droit de vote. Faute de l'obtenir elles organisaient des suffrages parallèles lors des consultations électorales. Ces élections fictives maintenaient vivace cette exigence d'égalité. N'avaient-elles pas, pendant quatre longues années, assuré, comme les hommes le fonctionnement des usines, des trains, des hôpitaux, des écoles?

Les femmes avaient définitivement abandonné le corset. Coco Chanel l'avait acté officiellement. Elle pratiquait le sport de haut niveau. Elle pilotait les aéroplanes comme Hélène Boucher.

Les années trente ne seront pas plus généreuses. Une parenthèse néanmoins lorsqu'une femme a été pour la première fois nommée ministre. Il s'agissait d'Irène Joliot-Curie, ministre de la recherche scientifique en 1936. Bien que ministre, elle n'avait toujours pas le droit de vote.

Elles allaient devoir attendre la prochaine guerre pour que la société française fortement machiste évolue un peu.
La grande crise de 1929 se diffusait en France avec son cortège de misère. Le chômage touchait tous les secteurs de l'économie. Les classes moyennes n'étaient pas épargnées car le franc avaient été dévalué de 80% en 1928 ce qui avait provoqué une très forte inflation alors que les revenus des petits rentiers étaient resté fixes.

Les pensionnés de guerres se trouvaient dans la même situation.
Le mécontentement renforçait les organisations nationalistes qui espéraient se créer les mêmes conditions qu'en Italie et qu'en Allemagne. Ces "ligues" rendaient responsables les socialistes, les radicaux, les communistes, les juifs et les étrangers des malheurs de la France.

Ces mouvements de type fasciste connaissaient un relatif succès dans les milieux conservateurs. En 1934, l'affaire Stavisky leur donnait l'occasion de passer à l'acte. Une simple affaire d'escroquerie allait se transformer en affaire politico-financière et déstabiliser le gouvernement Daladier. Les ligues tentaient un coup d'état le 6 février en prenant d'assaut la chambre des députés. Le pouvoir parlementaire était leur cible. Les combats firent 15 morts et plus de 1500 blessés. Daladier devait démissionner mais le régime tenait bon. Le 12 février une grève générale était déclenchée par les partis de gauche et les syndicats sur le mot d'ordre: "Le fascisme se passera pas".

Le pouvoir parlementaire était sauvé et l'unité des communistes et des socialistes renversait le rapport de force en leur faveur. Deux ans plus tard, en mai 1936 ils gagnaient les élections et formaient un gouvernent de Front populaire.

Dans le même temps, une grève générale paralysait le pays obligeant le patronat à d'importantes concessions. Les ouvriers obtenaient la semaine de 40h, 15 jours de congés payés et des augmentations de salaire. Se sont les conquêtes sociales les plus importantes obtenues en une seule fois déclarait Léon Blum, le président du conseil socialiste, le 7 juin 1936.

Le Front populaire ne durait qu'un an, tombé face au « mur de l'argent». Daladier revenu au pouvoir en 1938 suspendait les 40h, rassurait les marchés financiers et la France se préparait à la guerre de la pire des façons, en signant les accords de Munich. Les intellectuels français, antimunichois à l'instar d'Emmanuel Mounier écrivait:" On ne comprendra rien de l'état d'esprit de cette bourgeoisie si on ne l'entend murmurer à mi-voix: vaut mieux Hitler que Blum."(Lendemain d'une trahison 1er octobre 1938).
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