Thèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier








télécharger 0.51 Mb.
titreThèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier
page12/14
date de publication07.07.2017
taille0.51 Mb.
typeThèse
ar.21-bal.com > documents > Thèse
1   ...   6   7   8   9   10   11   12   13   14

Utilisations et débouchés

Les fibres de ramie peuvent être transformées en fils ou cordages, remarquables pour leur solidité. Les fils à coudre peuvent être utilisés pour la maroquinerie, la confection des chaussures, mais aussi pour la confection de filets et de dentelles. Après tissage et teinture, ils sont employés à la fabrication de linge de maison ou la confection d’étoffes pour l’habillement ou l’ameublement.

Grâce à leurs propriétés d’imputrescibilité et d’absorption, les fibres trouvent un nouveau débouché dans le secteur des textiles alimentaires : égouttage et affinage des fromages et même du caviar. Les fibres de ramie sont aussi présentes dans les billets de banque auxquels elles donnent un « craquant » particulier et une bonne tenue. Enfin, on les trouve souvent en mélange avec d’autres fibres naturelles ou chimiques.

  1. Le jute

Le jute ou « chanvre de Bengale » est connu depuis la préhistoire. On le trouve notamment dans les temps bibliques, où il servait à la confection de « robes de bure ». Cultivé depuis longtemps dans la région du golfe du Bengale, il est exporté vers l’Europe dès 1970 ; les premières manufactures du filage du jute sont créées en 1822 à Dundee en Ecosse. A partir d 1850, l’Inde développe ses propres filatures.

      1. La plante et sa culture

Le jute est une dicotylédone appartenant à l’ordre des malvales, de la famille des malvacées, genre Corchorus. Deux espèces principales sont cultivées : C. capsularis, ou jute blanc, et C. olitorius, ou jute rouge. On peut signaler que deux autres malvales, de la famille des malvacées, Hibiscus cannabinus (kénaf) et Urena pobata, peuvent être utilisées comme des succédanés du jute.

Le jute est une plante herbacée annuelle, qui mesure 3 à 4 m de hauteur et 3 cm de diamètre. Les tiges sont droites, les feuilles ovales et les fleurs jaunes de petite taille.

Sa culture nécessite un climat tropical, chaud et humide, et un sol alluvial ou argilo-sableux, ce qui explique son implantation préférentielle dans la région du golfe du Bengale. En Inde, les semis ont lieu de mars à mai après plusieurs labours. La récolte s’effectue d’août à septembre, après la floraison. Les plantes sont coupées au ras du sol, attachées en bottes, puis mises à sécher sur le sol pendant trois à six jours. Le rendement moyen est de 1,6 tonne à l’hectare avec apport d’azote. La fibre représente environ 6% du poids de la masse verte. La plantation mondiale de jute a diminué depuis 1970. L’Inde cultive 800 000 hectares, le Bangladesh 650 000 hectares. Le reste de la culture, qui représente 260 000 hectares, est assuré par de nombreux pays : Chine, Myanmar, Népal, Ouzbékistan, Pakistan, Bhoutan, Cambodge, Vietnam, Thailande, Iran, Egypte, Cameroun, Brésil.

      1. La fibre, localisation et caractéristiques

Les fibres élémentaires, localisées en périphérie de la tige, sont péri- et intraphloémiennes et groupées en faisceaux. Elles sont très courtes, 2 à 3 mm de long environ et 16 µm de large, à section polygonale et sont fortement lignifiées (24%). Comme pour toutes les fibres précédentes, la paroi secondaire est très épaissie. De structure tripartite, elle est de nature cellulosique. Les fibres sont unies entre elles par une lamelle moyenne pectique imprégnée de lignines. La couleur de la fibre varie selon l’espèce, du blanc perle (C. capsularis) au brun noir avec toutes les teintes intermédiaires (C. olitorius). Elle se teint et se blanchit facilement. La fibre est raide, relativement grossière et rêche à cause de sa forte teneur en lignines, mais il existe des qualités supérieures moins lignifiées qui sont douces et lisses. Sa solidité est moindre que celle du lin, de la ramie ou du chanvre. La fibre doit être conservée à l’abri de l’humidité qui l’altère et la désagrège.

      1. De la plante à la fibre

L’extraction de la fibre technique se fait entièrement manuellement. Après séchage, les tiges effeuillées subissent un rouissage en eau stagnante pendant 10 à 30 jours suivant les conditions climatiques. Elles sont ensuite écrasées et décortiquées, ce qui permet d’extraire la filasse. Celle-ci mesure environ 2m ; elle est lavée puis suspendue pour sécher au soleil avant d’être mise en balles.

      1. Utilisations et débouchés

La principale utilisation est celle des saces de transport pour produits agricoles, café, cacao, riz, fèves etc. Les sacs de jute sont préférables à ceux de polypropylène, car ils sont perméables et biodégradables. Cependant, l’utilisation d’huile et de lubrifiant pour assouplir la fibre en filature pose le problème des résidus risquant de contaminer les matières agricoles transportées. Aussi l’Organisation internationale du jute a-t-elle proposé, en 1998, un standard pour les sacs de jute et l’huile autorisée (non toxicitée, absence de composés chimiques pouvant engendrer saveurs ou odeurs indésirables).

Le jute est également utilisé pour la corderie, la confection des dos de tapis, de toiles et de fils. La fibre se prête al à la fabrication de textiles en raison de sa forte teneur en lignines. Cependant, après délignification et mélange avec d’autres fibres, comme le coton, le chanvre ou le lin, on peut obtenir des fils utilisables, dans la confection de vêtements ou autres tissus. Des débouchés plus récents sont apparus. Dans les domaines géotextiles, les fibres servent à la confection de maillages larges et biodégradables à poser sur le sol pour limiter l’érosion et protéger les racines et les graines. Dans le domaine des plastiques, la fibre est ajoutée aux dérivés chimiques du pétrole dans des proportions pouvant aller jusqu’à 40%. La matière plastique ainsi obtenue revient moins cher et utilise moins d’hydrocarbures ; elle peut être utilisée dans l’industrie automobile, par exemple. Dans les domaines des substituts du bois, le jute peut entrer dans la fabrication de papiers ou la confection de planches par collage à chaud des fibres, donnant un matériau résistant au feu, aux insectes et de faible conductivité.

La production mondiale de fibres de jute est concentrée surtout en Inde et au Bangladesh en raison du climat tropical humide et de l’abondance de la main d’œuvre. L’Inde assure 60% de la production mondiale avec un peu plus de 1,5 milliard de tonnes. Ce sont aussi les premiers exportateurs, non seulement de fibres mais aussi de produits finis (fils, tissus, sacs…). Le commerce de la fibre a nettement diminué depuis 1970 en raison de la compétitivité des fibres synthétiques, en particulier le polypropylène, mais aussi parce que les pays producteurs assurent de plus en plus la transformation de la fibre. Cela explique que le commerce des produits finis a moins fortement diminué que celui des fibres.

  1. Textiles extraits des feuilles



  1. Les agaves

Originaires des régions désertiques du Nouveau Monde, plus précisément du Yucatan, les agaves comme le sisal et le henequin (henequèn au Mexique) donnent des fibres dures, déjà utilisées par les civilisations précolombiennes et inca.

      1. Les plantes et leur culture

Le sisal est une monocotylédone appartenant à l’ordre des asparagales, famille des agavacées, genre Agave (A. sisalana). Les agaves sont des plantes à tige souterraine ou rhizome, portant de grandes feuilles épaisses, charnues, pouvant mesurer jusqu’à 2m de longueur et capables d’emmagasiner de grandes quantités d’eau. Ces feuilles sont pérennes, hérissées de pointes à leur extrémité et disposées en rosette. La base des feuilles emboîtées forme un tronc court et épais.

La plante ne fleurit qu’une fois dans sa vie. La hampe florale part du centre de la rosette et peut mesurer de 10 à 12 m de hauteur. Elle porte une grappe de fleurs verdâtres.

Le sisal est une plante des régions tropicales et subtropicales arides, cultivées au Mexique, au Brésil, au Kenya, en Tanzanie et à Madagascar. La plante se multiplie par fragmentation du rhizome ou par drageonnage (formation de drageons, ou pousses aériennes, sur un organisme souterrain).

      1. La fibre, localisation et caractéristiques

Les fibres élémentaires sont hétérogènes : ce sont l’ensemble des cellules formant les faisceaux conducteurs et leur gaine plus ou moins sclérifiée. Ces faisceaux sont disséminés dans toute l’épaisseur de la feuille. Les fibres sont courtes, de 2,5 à 3,5 mm de longueur et 20µm de section en moyenne. Les cellules ont des parois cellulosiques (de 50 à 60%) et lignifiées (de 10 à 14%). La fibre technique est d’un blanc crémeux ; elle est raide et brillante, supporte bien la teinture, est résistante à l’usure, mais difficile à nettoyer.

      1. De la plante à la fibre

Le sisal subit plusieurs étapes de transformation avant d’être utilisable. La coupe des feuilles est une opération complexe et délicate ; elle s’effectue manuellement à l’aide de grands couteaux recourbés, en commençant par les feuilles externes les plus âgées. Les feuilles doivent être sectionnées le plus près possible du tronc sans l’endommager. Elles sont ensuite assemblées en paquets d’une vingtaine de feuilles et mises à sécher. Le défibrage permet d’extraire les faisceaux de fibres par écrasement et grattage des feuilles. Les fibres techniques ainsi obtenues sont lavées puis séchées. Elles mesurent en moyenne 1,50 mètre. Dans une feuille pesant environ 1 kg, on récupère 25g de fibres mouillées ou 15g de fibres sèches. Les fibres sont brossées mécaniquement ce qui permet de séparer les fibres longues des fibres courtes et des débris.

      1. Utilisations et débouchés

La fibre du sisal est utilisée pour la fabrication de ficelles et de cordages, en sparterie pour la fabrication de tapis, nattes, stores, hamacs, sacs et chapeaux, mais aussi en brosserie et pour la fabrication de disques de polissage, pour la fabrication de papier, spécialement au Mexique.


  1. Les bananiers

Les bananiers sont connus pour leurs fruits, mais certains, comme l’abaca, ou « chanvre de Manille », sont cultivés depuis longtemps aux Philippines pour leurs fibres textiles.

      1. Les plantes et leur culture

L’abaca est une monocotylédone appartenant à l’ordre des zingibérales, famille des musacées, genre Musa (M. textilis). La plante, comme tous les bananiers, ne possède pas de tige véritable, mais un pseudotronc de 7 à 8 mètres de hauteur, formé par l’enroulement des gaines foliaires (bases des feuilles) les unes autour des autres. Les feuilles sont grandes et allongées, faiblement découpées. L’inflorescence, ou régime, contient de bas en haut des fleurs femelles, des fleurs hermaphrodites et des fleurs mâles, protégées par une grande bractée, ou spathe. C’est une plante tropicale d’origine asiatique et océanique, cultivée principalement aux Philippines et en Equateur. L’abaca se multiplie naturellement par drageonnage.

      1. La fibre, localisation et caractéristiques

Les fibres élémentaires sont de deux sortes : celles appartenant au sclérenchyme qui forme une couronne sous-épidermique ; celles qui représentent l’ensemble des cellules formant les faisceaux conducteurs et leur gaine plus ou moins sclérifiée. Ces faisceaux sont répartis dans toute la graine foliaire. Ce sont des fibres courtes mesurant en moyenne 4 à 6 mm de longueur et 20 µm de section. Les cellules ont une paroi cellulosique (de 50 à 60%) et lignifiée (5%). La fibre technique est lustrée, de couleur blanche plus ou moins teintée selon les qualités. Elle est solide, souple, résiste bien à l’humidité et assez bien l’eau de mer. Etant légèrement acide, elle peut être corrosive et elle est en contact avec le métal.

      1. De la plante à la fibre

Lorsque le pseudotronc arrive à maturité, il est coupé, et les gaines foliaires sont récupérées. Les fibres sont extraites manuellement par raclage et lacération au couteau. Elles sont ensuite mises à sécher. Les fibres techniques obtenues forment de grandes lanières pouvant mesurer jusqu’à 4,5 m de longueur.

      1. Utilisations et débouchés

L’abaca est utilisé en corderie et dans la confection de filets, chapeaux et chaussures. Depuis les années 1970, il est apprécié en papeterie où il entre dans la confection de papiers très solides. Un débouché récent est le tissage pour des tapis et fauteuils, où son aspect naturel rappelle celui du jute.

  1. Les nouvelles fibres textiles d’origine végétale

  2. Le bambou

      1. Aspects botanique

Le bambou fait partie du règne des Plantae, division des Magnoliophyta, Ordre des Poales et famille des Poacées (anciennes graminées), il est donc apparenté aux plantes qui constituent notre gazon, et à toutes les céréales. On recense environ 90 genres, dont plus de 1 300 espèces différentes. On les trouve principalement en Asie tropicale et subtropicale.

Le rhizome est une tige souterraine à partir de laquelle se développent les racines et la partie aérienne.

Il stocke les réserves nécessaires à la croissance des turions (pousses). Ces derniers, très tendres, sont protégés au cours de leur croissance par des écailles imbriquées appelées graine.

Le chaume est la désignation de la tige dans la famille des Poacées. Chez les bambous, il est aussi appelé canne. Elle peut mesurer jusqu’à 20 mètres de haut. Les tiges s’arquent souvent dans leur partie supérieure et présentent à l’emplacement des nœuds des ramules flexibles portant des feuilles linéaires denses. La cicatrice visible à la base des nœuds est la trace de la gaine des feuilles tombées. Certaines espèces peuvent avoir une vitesse de croissance spectaculaire, jusqu’à 1 mètre par jour.

La feuille comprend une gaine, comme toutes les feuilles des plantes de la famille des Poacées. Le fourreau qui enveloppe le chaume présente à son sommet une ligule et des oreillettes plus ou moins développées.

Les fleurs sont assez insignifiantes et ont des caractéristiques particulières. La floraison peut être espacée de plusieurs dizaines d’années. Pour certaines espèces, elle peut se produire simultanément dans toute une région.

      1. Quelques précisions sur la « fibre »

Bien que la culture de la plante semble relativement inoffensive, la fabrication de la fibre de bambou ne paraît pas si écologique que cela et génère des pollutions chimiques dans les pays producteurs.

Les premières alertes de l'Organisation des Nations Unis sur le risque de déforestation sont éditées depuis quelques temps déjà, dues à l'exploitation de plus en plus importante du bambou.

Il est important de différencier la fibre de bambou, très chère, et la viscose de bambou, un dérivé nécessitant des traitements chimiques et beaucoup d'eau.
Cette viscose, bon marché est utilisé dans les couches lavables (ce qui est une aberration écologique). Comme toutes les formes de viscose (utilisation de la cellulose contenue dans un végétal), il nécessite de nombreux traitements chimiques et beaucoup d'eau avant de devenir une fibre tissable. Rien ne garantit que les fabricants, pour la plupart asiatiques, soient encouragés à développer des processus comprenant de moins en moins de produits chimiques.
A l’opposé, la fibre de bambou est très chère et est additionnée au coton dans des vêtements haut de gamme. Elle est produite avec des méthodes de traitement naturel comme la vapeur et l'ébullition. Le tissu en fibre de bambou naturel, complètement différent des viscoses de bambou qui viennent de traitements chimiques, est extrait directement des tiges du bambou.

La fibre ne contient pas d'additif chimique. Elle a des caractéristiques uniques: antibactériennes, déodorantes, chromatiques et élastiques. On peut noter sa ventilation et absorption de l'humidité.
Actuellement, en Chine, une seule société produit commercialement des fibres de bambou naturel, qu'elle exporte vers les Etats-Unis et l'Europe, en utilisant des fibres 100% bambou ou mélangés à d'autres matériaux comme le coton (65 % bambou / 35% coton) , sous la forme de tissus en toile de bambou de différentes couleurs et styles.

Les tissus à base de fibre de bambou restent bien plus chers que ceux en coton.

      1. Composition chimique de la fibre

Le bambou a une forte teneur en composés minéraux et particulièrement en silicium sous forme de silice (SiO2). L’exsudat bamboosil ou tabashir) contient de l’hydrate de l’acide silicique, de l’oxyde de calciul, du peroxyde de fer, du carbonate de potassium. La tige elle-même consiste presque entièrement en cellulose, hémicellulose et lignine. En dehors des constituants végétaux habituels (protides, glucides et lipides), on y trouve des composés azotés organiques, des vitamines B1, B2, B3 (thiamine, riboflavine, niacine), de la vitamine C (acide ascorbique), de la choline (un des constituants de base de la lécithine), de la bétaïne, des enzymes et un glucosinolate.

Des flavonoïdes (vitexine et orientine) ont été isolés d’une espèce voisine, Bambusa edulis.

      1. Données pharmacologiques et observations

        1. Utilisation médicinale

Il faut prendre garde lors de l’utilisation du bambou, de ne point absorber les poils minuscules se trouvant sur certaines parties de la tige ou des feuilles .Ces poils constituent en effet  des éléments toxiques dangereux qui peuvent se fixer dans la gorge et le tube digestif, provoquant alors des troubles pouvant entraîner la mort.  

En ce qui concerne son utilisation :

  • Les feuilles servent à la préparation d'une décoction recommandée contre les rhumes accompagnés de toux ou les catarrhes chroniques. Cette  décoction se prépare de la façon suivante : mettre une poignée de feuilles fraîche dans un demi - litre d'eau et laisser bouillir dix minutes. Laisser tiédir avant de sucrer (au sucre roux) et consommer deux à trois grandes tasses par jour.

La décoction des feuilles est également utile comme bain de bouche pour raffermir les gencives ulcérées.

  • Une incision au niveau des nœuds laisse exsuder un liquide mielleux qui coagule en formant de longues gouttes brunes. Ce liquide est réputé curatif  de  la dysenterie et des troubles de la sécrétion biliaire .

        1. Propriétés pharmacologiques

Le silicium joue un rôle primordial dans l’organisme ; c’est l’un des composés les plus importants des tissus conjonctifs. Les os, le cartilage et les tendons sont plus riches en silicium que les tissus parenchymateux. Il est également présent dans la peau et les phanères (ongles et cheveux). Les interactions entre silicium et métabolisme osseux sont connues depuis longtemps : la silice est impliquée dans la fixation du calcium et la synthèse du collagène et des protéoglycanes (comptant parmi les principales protéines du tissu conjonctif) ainsi que dans la formation des os.

Bien que les données ne concernent pas B. arundinacea, il semble que les propriétés hypoglycémiantes soient générales pour les espèces du genre Bambusa. Des essais sur des rats avec des extraits aqueux de B. vulgaris ont montré un net abaissement du niveau de glucose dans le sang, l’effet maximum se manifestant 3h après administration.

        1. Emplois

Le bambou est bien connu pour son utilisation comme matériau de construction (maisons, échafaudages, objets divers), pour ses jeunes pousses comestibles mais c’est aussi une plante médicinale.

En Chine et dans la médecine ayurvédique, la racine est considérée comme astringente et rafraîchissante : on l’utilise pour soigner les inflammations articulaires, l’asthme, les infections respiratoires et comme tonique pour la débilité physique généralisée ou pendant une convalescence.

La feuille est utilisée pour stimuler les menstruations et son pouvoir antispasmodique soulage les douleurs qui y sont associées.

Elle est aussi utilisée pour tonifier et renforcer la fonction stomacale et pour éliminer les vers intestinaux. Elle a également une réputation d’aphrodisiaque. Les jeunes pousses, tendres et comestibles, soulagent les nausées, les ballonnements, l’indigestion et on peut en faire un cataplasme pour drainer les plaies infectées. L’exsudat, riche en silice, aide à la reconstitution des cartilages en cas d’ostéoarthrite et d’ostéoporose.

        1. Sécurité

Les études menées tant sur les animaux que sur l’homme montrent que la toxicité orale du silicium est très faible et qu’il n’est ni mutagène ni carcinogène même chez des souris recevant de la silice à 5% de leur régime alimentaire.

Une hyperconsommation de pousses de bambou n’est sans doute pas souhaitable si l’on en juge par les effets notés sur des rats où un hypothyroidisme avec début de goitre (les glucosinolates captent l’iode et empêchent sa fixation thyroidienne) a été observé et où la fertilité des mâles se trouve diminuée. Toutefois, aucune contre-indication n’est à relever pour une alimentation normale en bambou qui fait partie du régime alimentaire quotidien en Asie.

  1. Le Lenpur®

Le Lenpur® est une fibre issue de la pulpe du pin blanc du Canada. Cette fibre est jugée écologique car le bois utilisé provient uniquement des branches de sapins élaguées et non de sapins abattus. Il n’y a donc aucune opération de déforestation.
Elle possède de nombreuses propriétés : toucher extrêmement doux, bon pouvoir d'absorption et d'évacuation de l’humidité, anti-odeur...

Aujourd'hui, le Lenpur® est utilisé pour de nombreux marchés, de la lingerie au prêt-à-porter homme et femme, en passant par les vêtements de sport.


  1. La fibre issue du soja

      1. Aspects botaniques

Le soja appartient à la famille des légumineuses papilionacées dont la plupart atteignent une hauteur de 80 à 100 cm. Ses fleurs sont rouges ou blanches, mais peuvent également être violettes. Les graines poussent en cosses qui se développent sous forme de grappes de 3 à 5 cm, chaque cosse contenant généralement 2 à 3 graines. Ces graines sont tantôt petites, tantôt grosses, longues, rondes ou ovales et leur couleur peut également varier. Certaines sont jaunes, d’autres sont vertes ou encore brunes ou violettes, voire même noires ou tachetées.

Les champs de soja sont bruns au début de la récolte parce que les feuilles de la plante sont sèches avant que les graines soient arrivées à maturité. Le reste de la plante ne se compose que tiges et de cosses

Les plantes de soja peuvent être regroupées en deux grands types de base, les déterminants et les indéterminants, tous deux principalement cultivés dans des climats tempérés. Les variétés de déterminants fleurissent à une certaine époque de l’année, généralement lorsque les jours commencent à raccourcir. Quant aux variétés d’indéterminants, elles continuent à fleurir et à porter des fruits jusqu’à ce que le temps décide qu’il convient d’écourter la croissance de la plante. Il existe de nombreuses variétés différentes qui permettent de produire le soja dans diverses zones de maturité qui s’étirent du Nord Dakota (latitude 49°N) à la Louisiane (latitude 30°N) aux Etats-Unis.


Une des caractéristiques agronomiques majeures du soja réside dans la capacité de la plante à absorber l’azote de l’air et à le fixer pour pouvoir l’utiliser.


      1. La fibre de soja


Cette fibre, à base de protéines de la graine de soja, est produite selon le même processus que toutes les autres fibres cellulosiques : extraction des protéines de la graine de soja et extrusion, par voie humide, des fibres protéiniques générées.

Ses principales propriétés sont une bonne transmission de l’humidité (séchage rapide), de bonnes caractéristiques à l’élongation (supérieures à celles de la laine, du coton et de la soie), un toucher doux, une brillance proche de celle de la soie et une bonne isolation calorifique (retient naturellement la chaleur).


  1. Les fibres chimiques issues de matière première végétale

      1. Les fibres synthétiques non pétrochimiques

Ayant commencé à réfléchir sur les moyens de se passer du pétrole pour obtenir des fibres synthétiques, les chercheurs des grandes firmes chimiques internationales ont créé de nouvelles matières qui font écho aux notions de développement durable et d’éthique. Etant conscients du rôle qu’ils ont à jouer dans la préservation de notre planète, les fabricants internationalement connus ont développé des solutions pour produire des matières qui soient moins dommageable pour les écosystèmes.

Ainsi, les nouvelles fibres, synthétiques mais non pétrochimiques, sont fabriquées à partir de ressources 100% renouvelables chaque année par la nature, donc en principe inépuisables. Elles pourraient permettre de satisfaire la demande du monde entier en textile et assurer les besoins des générations futures, tout en contribuant à protéger notre environnement.

Issues du maïs pour la plupart, elles sont biodégradables et, de ce fait, moins polluantes que les fibres synthétiques classiques, obtenues à partir du pétrole. Il en existe aussi qui proviennent du riz, du blé ou de la betterave. Théoriquement, toutes les substances qui fermentent peuvent être transformées en fibres « plastiques » non pétrochimiques. Ces fibres cumulent les caractéristiques et les propriétés des fibres naturelles, le coton, la laine, la soie, celles des fibres semi-synthétiques comme la viscose, et celles des fibres synthétiques, par exemple le polyamide et le polyester.

        1. Fabrication

Le procédé de fabrication consiste à extraire le carbone emmagasiné dans l’amidon de la plante pour obtenir l’acide lactique qui, une fois polymérisé, donne l’acide polylactique (PLA en anglais ou APL en français). On utilise un micro-organisme spécifique pour provoquer la fermentation du mais et obtenir de la sorte les ingrédients nécessaires à la fabrication du thermoplastique qui, avant le filage, se présente sous forme de chips. En résumé, les fibres textiles non pétrochimiques sont obtenues par le filage de la matière synthétique tirée de la nature et non issue du pétrole.

        1. Application

Cette fibre se substitue aisément au nylon et au polyester. Elle a été d’abord utilisée en chirurgie, pour fabriquer des fils de suture biodégradables. Actuellement, les applications sont très diverses, elles vont de l’habillement à l’ameublement, en passant par les emballages jusqu’à la vaisselle jetable et biodégradable.

        1. Utilisation

Avec cette fibre, on donne dans la grande diversité :

  • vestes, pantalons, T-shirts, robes

  • duvets, couvertures, housses de matelas, tapis

  • étoffes non tissées,

  • articles jetables,

  • emballages divers,

  • vaisselle jetable

Propriétés :

  • toucher naturel

  • tissus confortables et respirables

  • transfert d’humidité favorisé

  • résistance et solidité

        1. Les exemples

          1. Lactron®

Le Lactron® est une innovation sortie de la recherche effectuée dans les laboratoires japonais. Il s’agit d’une fibre synthétique de nouvelle génération, biodégradable et écologique. Elle a été créée il y a quelques années par Kanebo Gohsen au Japon et est composée à 100% d’acide polylactique (PLA).

Application

Le Lactron® convient très bien pour la fabrication des articles courants et pour celles des articles jetables, dont la gamme est vaste. Il a un potentiel de développement important, vu l’essor de ce secteur.

Utilisations

Mouchoirs, serviettes de bain, sous-vêtements, T-shirts, chaussettes.

          1. Sorona®

DuPont de Nemours propose le Sorona®, variante de polyester ayant aussi comme base la mais, ou plus précisément les sucres de maïs. Après fermentation de la plante grâce au micro-organisme approprié, on obtient du 1,3-propanediol (PDO) à partir duquel on fabrique une fibre synthétique, qui est plus douce que le polyester. Elle offre une grande résistance aux ultraviolets et une bonne reprise de forme.

Utilisations 

Dans l’habillement, sous forme de tapis ou dans les intérieurs de voiture

          1. Ingeo®

Le groupe international Cargill Dow, alliance de deux partenaires, Cargill – groupe agroalimentaire et producteur de mais – et Dow – groupe des technologies des polymères dans les secteurs emballages, films, fibres –, a lancé sur le marché l’Ingeo®, une toute nouvelle fibre révolutionnaire, entièrement dérivée de matières naturelles. Elle est arrivée sur le marché au début 2003 et fut présentée à New York et à Paris.

Composée à 100% d’acide polylactique issu du mais, elle porte bien son nom, puisque le terme Ingeo® signifie « ingrédients de la terre ». L’avenir de cette fibre est très prometteur, car son prix devrait être compétitif par rapport à celui des fibres synthétiques classiques. Pour des raisons d’éthique, le groupe Cargill Dow se refuse à utiliser du riz, du blé ou de la betterave pour la fabrication de ses fibres textiles synthétiques non pétrochimiques. Il recherche plutôt à développer la transformation des déchets agricoles.

Certification

Face aux qualités de l’Ingeo® et aux garanties présentées en terme de développement durable et d’éthique, cette nouveauté a reçu la certification Oeko-Tex 100 Class 1.

Application

Récemment arrivé sur le marché, l’Ingeo® doit encore se faire sa place. Il se présente sous forme de jersey, de tissus molletonnés, denims, toiles diverses.

Utilisation 

Vestes, pantalons, jupes, robes, T-shirts et literie

Propriétés

Les propriétés de l’Ingeo® sont équivalentes à celles des matières venant de la pétrochimie :

  • bonne résistance générale,

  • solidité, mais avec la spécificité d’être biodégradable,

  • possibilité d’être utilisée pure ou mélangée à des fibres naturelles telles que le coton ou la soie,

  • résistance aux rayons UV et aux tâches,

  • capacité d’évacuer l’humidité,

  • séchage rapide.



      1. Lyocell®

Le Lyocell® est une découverte importante du début de ce millénaire. Il s’agit d’un nouveau groupe générique de fibres, dont le nom est formé de LYOphilisation et CELLulose. Cette fibre, très avancée technologiquement, est la troisième génération de fibres cellulosiques après la viscose et le modal. Elle présente de nettes améliorations par rapport aux générations précédentes, ce qui a créé une émulation évidente chez les fabricants de viscose. En effet, grâce à sa fibrillation du type peau de pêche ou de daim et à sa fibrillation bloquée du type surface bien lisse, ils ont pu développer des produits nouveaux tant par leur aspect que par leur toucher.

        1. Fabrication

Le Lyocell® est tiré du bois, en général de l’eucalyptus, et produit par régénération de la cellulose. Sa fabrication, plus rapide que celle de la viscose, ne nécessite que de l’eau et un solvant, réutilisés plusieurs fois, ce qui réduit l’impact sur l’environnement (cf Tencel® et Lenzing Lyocell® ci-après).

Ainsi, par sa fabrication plus « propre », il possède de nombreux avantages écologiquement parlant :

  • économie d’eau et de solvant,

  • pas de traitement « easy-care » à base de résine pour éviter le retrait du tissu,

  • matière première provenant de forêts régénérées,

  • fibres biodégradables.

Exemples : Tencel®, Lenzing Lyocell®, New CELL®, Alceru®

        1. Propriétés

Le Lyocell®, « fibre du bien-être », a relancé les fibres cellulosiques semi-synthétiques grâce à ses qualités fort appréciables qui en font son succès :

  • souplesse et très bonne résistance à l’état mouillé

  • grande facilité d’entretien

  • froissement faible

  • fluidité et douceur au porter, surtout pour les peaux sensibles

  • possibilité de modifier la surface du tissu par différents traitements pour leur donner des effets veloutés, genre peau de pêche, peau de daim ou soie délavée



        1. Tencel®

Le Tencel®, marque déposée la plus connue du nom générique Lyocell®, a été développé en Grande-Bretagne en 1992 par Courtaulds Fibers – actuellement Acordis – , grand fournisseur international de viscose. Mais, en 2004, le fabricant autrichien Lenzing racheta la marque Tencel®, ce qui fut un évènement majeur dans le monde de l’industrie textile. En effet, par cette acquisition, Lenzing est devenu le leader de la fabrication du Lyocell®.

On peut considérer le Tencel® comme la première nouvelle fibre depuis une trentaine d’années. On la retrouve partout au niveau mondial, surtout dans le domaine du sportswear (jeans) et du prêt-à-porter. Bien entendu, la base de cette fibre est la cellulose issue de la pâte de bois, dont la résistance à l’état sec ou humide est nettement supérieure à celle du coton. Même après un blanchiment très élevé, le Tencel® reste solide, tandis que le coton se déchire, raison pour laquelle de nombreux jeans délavés se font en Tencel®. De plus, les dénims en Tencel® sont beaucoup moins lourds que les denims en coton.

Fabrication

Puisque que le Tencel® appartient à la famille du Lyocell®, sa production a naturellement beaucoup moins d’impact sur l’environnement que celle du coton, du modal ou, bien sûr, de la viscose. De plus, il est totalement biodégradable. Cette fibre a des avantages écologiques essentiels, car le solvant utilisé est recyclé et récupéré pratiquement en totalité, vu que le procédé repose sur le filage en solution à circuit fermé. Le fait que le solvant accomplisse un cycle quasiment complet constitue le côté révolutionnaire de ce processus de production de fibres cellulosiques.

D’abord, la pâte de bois est broyée finement, puis elle est dispersée dans un solvant non toxique, le NNMO (N-méthyl-morpholine-oxyde), pour y être dissoute. La masse obtenue est ensuite extrudée par des filières. Par ailleurs, la fabrication entre autres des tissus en Tencel non fibrillé, désigné par A100, requiert, de manière significative, moins de teinture et produit moins d’effluents que celle du coton par exemple. De la sorte, le Tencel A100®respecte les restrictions concernant les substances contaminantes pour l’environnement, et les industriels sont autorisés à utiliser le label Oeko-Tex® sur les produits qui en découlent. La Tencel® ne cesse d’évoluer et de s’améliorer, tout comme les méthodes de filage, de tricotage, de tissage, de teinture et de finissage.

Propriétés

  • grande solidité à l’état sec ou mouillé,

  • très bonne résistance à la déchirure,

  • tissu aéré et confortable, d’où sensation de bien-être,

  • douceur, fluidité et drapé,

  • résistance au froissement,

  • pouvoir absorbant analogue à celui d’une fibre naturelle,

  • blanchiment sans effets secondaires,

  • tissu biodégradable



        1. Tencel® fibrillé

Une des plus importantes propriétés physiques du Tencel® est sa capacité de fibrillation. Ce procédé consiste à diviser la fibre dans le sens longitudinal. La fibrillation s’effectue lorsque la fibre est à l’état humide. Par une action mécanique et une dégradation enzymatique, cette opération laisse apparaître quelques petites fibres détachées, ce qui augmente la douceur du tissu. L’effet blanc givré provient des fibrilles très fines qui deviennent pratiquement transparentes sous l’effet de ce traitement.

La fibrillation joue un rôle déterminant concernant l’aspect des différents tissus. En l’adaptant au résultat final recherché, on obtient par exemple un tissu à l’aspect peau de pêche ou peau de chamois. Actuellement, on dispose du Tencel® fibrillé pour les denims destinés aux jeans, aux tissus pour les chemisiers, les robes etc. C’est un standard qui correspond à la majorité des tissus en Tencel®.

        1. Tencel® non fibrillé

Ce type de Tencel® porte le nom de Tencel A100®. Son aspect est différent de celui du Tencel® Standard, mais il possède les mêmes propriétés. Le Tencel A100® est lisse. Il se prête bien aux couleurs éclatantes et convient très bien aux noirs profonds, ceux qui résistent aux lavages successifs. Il offre de grandes possibilités d’application, telles que jersey au mètre, bonneterie tissus pour articles de luxe.

        1. Tencel® Natural Stretch

Pour obtenir le Tencel® Natural Stretch, on prend des fibres de Tencel® que l’on crêpe mécaniquement afin de lui donner de l’élasticité appropriée. Ce tissu est alors stretch, mais ne contient pas d’élasthane.

Utilisation

  • denims pour pantalons et chemisiers en jean,

  • vêtements de loisir et sport chic,

  • tissus élégants et souples pour robes ou tailleurs,

  • jersey avec finition peau de pêche ou peau de chamois,

  • tissus de décoration

        1. Lenzing Lyocell®

En 1965, le fabricant autrichien Lenzing, un des plus grands producteurs de viscose au monde, a développé une nouvelle version de celle-ci : le modal. Cette fibre est plus molle, plus douce et plus brillante que le Lyocell®, mais moins solide à l’état mouillé. C’est en 1997 que cette entreprise explore de nouvelles voies, produit alors le Lenzing Lyocell® et introduit ainsi dans la gamme des tissus une matière plus proche du coton que de la viscose, tout en demeurant plus fine que le Tencel®. La fibre, qui mesure de 34 mm à 38 mm, est dotée d’une frisure permanente. On peut la comparer au coton ; ses couleurs sont profondes et brillantes. Pour ses produits dont la fabrication est respectueuse de l’environnement, Lenzing a reçu l’Eco-Label de l’Union Européenne. C’est la première fois que ce label est décerné à une fibre semi-synthétique.

Fabrication

La fibrillation du Lenzing-Lyocell® est facilement contrôlable. Selon le mode de traitement opéré, des fibrilles plus ou moins fines se forment à la surface de la fibre.

On a donc la possibilité de modifier la surface du textile, ce qui permet d’étendre l’éventail des produits et donne une grande variété d’applications. Les possibilités visuelles et tactiles sont donc pratiquement illimitées. Par exemple, on trouve les genres laineux et cotonneux, ainsi que des tissus peau de pêche.

Propriétés

  • Souplesse, moelleux,

  • Confort pour la peau,

  • Stabilité, tout en gardant une grande fluidité,

  • Bonne absorption et évacuation rapide de l’humidité,

  • Solidité et stabilité à l’état humide,

  • Grande diversité possible de son aspect visuel

Applications 

Denims pour jeans, blouses, chemisiers, vêtements décontractés, T-shirts polos piqué nid d’abeille, lingerie, linge de maison, literie

      1. ECO-textile

L’ECO-textile ou fibres BIO ne répond pas seulement à une démarche purement de marketing, mais aussi à un concept de développement durable respectant l’environnement et à celui de commerce équitable. C’est en fait une nouvelle manière de concevoir les échanges entre producteurs et consommateurs. Si ce type de producteurs reste encore marginal, on espère assister bientôt à une croissance rapide de cette filière. Par exemple, à l’heure actuelle, le coton biologique ne représente que 0,03% de la production mondiale, et la culture biologique est mieux connue du consommateur par le biais des produits alimentaires, tels que le café et les bananes, qu’à travers les produits industriels.

        1. Label Oeko –Tex

Il est devenu l’un des leaders des labels écologiques pour les textiles qui ont été reconnus sans substances indésirables.

          1. Oeko-Tex Standard 100

Ce label a été instauré en 1992 par divers instituts de recherche textile, en Suisse et en Europe. De nos jours, les entreprises labellisées se regroupent au sein d’une association internationale de plus de 4200 membres appartenant à l’industrie du textile et de l’ameublement.

Ce label met en valeur les qualités écologiques d’un produit textile et désignes des articles inoffensifs pour la santé. Il indique aussi le respect de l’environnement sur deux plans :

  1. La production, qui respecte les ouvriers et l’environnement,

  2. L’élimination des déchets, qui se fait en protégeant l’eau et l’air ainsi qu’en favorisant la fabrication de textiles recyclables.

Exemples d’homologation : Meryl, Seacell, JRC-Reflex

          1. Oeko-Tex Standard 1000

Par souci d’aller toujours plus loin dans la démarche écologique, en 1995, a été créé le label Oeko-Tex Standard 1000. Il englobe les caractéristiques exigées pour la production de textiles compatibles avec l’environnement et valorise les entreprises qui produisent déjà des articles certifiées Oeko-Tex Standard 100 en leur attribuant le certificat de « Site non polluant ».

        1. BIOfibres

Porteuses de valeurs éthiques, les BIOfibres prennent leur source dans les vergers, les potagers, les océans. Fruits, fleurs, légumes et algues entrent aussi dans la ronde. Grâce au dépôt d’un brevet, un projet européen permettra d’utiliser les surplus agricoles pour les transformer en textiles. C’est une grande première écologique dans le monde de la haute-couture.

          1. Le Seacell®

C’est une fibre produite, dès 1999, par un producteur important de Lyocell®, Alceru, filiale de Zimmer AG en Allemagne. Le Seacell® associe parfaitement la mer, pour ses algues (15% d’algues provenant en général d’Islande et intégrées dans des fibres de cellulose), et la forêt, pour le Lyocell® (85%).

Avec le Seacell®, on entre dans une gamme de textiles dont les vertus conférées par les plantes marines sont un apport de substances bénéfiques reconnu : sels minéraux (calcium, magnésium, sodium, potassium), vitamine E ainsi que des carotènes (vitamine A).

Fabrication

Les extraits d’algues, sous forme de poudre, sont intégrés dans la solution filable de Lyocell®, avant la fabrication du fil. Le procédé mis au point permet aux algues de conserver tous leurs effets. De plus, la fibre de Seacell® offre une excellente aptitude à la fabrication de fils dont la teinture est bien uniforme.

Propriétés

Tissu aux effets thalassothérapeutiques, au contact de la température et de l’humidité de la peau, le Seacell® procure du bien-être en stimulant la circulation sanguine, en purifiant les cellules, en calmant les démangeaisons ou en accélérant le processus de cicatrisation en cas d’inflammations ou d’allergies. Grâce au Seacell®, la peau conserve sa fermeté et son velouté. Outre ses effets bénéfiques, ce tissu possède une bonne absorption d’humidité, fluidité et douceur grâce à la structure ouverte et poreuse de la fibre. Il peut aussi facilement être mélangé au coton ou au polyamide.

L’algue brune Ascophyllum nodosum est la plante à la base du Seacell®. Dans l’eau de mer, elle s’enrichit de divers minéraux que l’on retrouve dans les extraits contenus dans les fibres textiles. Au contact du corps, les principes actifs des algues sont transférés à l’organisme humain.

          1. Seacell Active®

A base d’argent intégré dans la masse filable, il s’agit d’une version antibactérienne et fongique du Seacell®, dont les effets sont durables lavage après lavage – des tests ayant été effectués après plus de 50 lavages – ou même après le nettoyage chimique.

Utilisation

On trouve le Seacell Active® partout où hygiène et propreté sont requises :

  • Vêtements de sport, vêtements de loisirs et de travail,

  • Sous-vêtements,

  • Chaussures, semelles de chaussure,

  • Draps de lit,

  • Matériaux de rembourrage,

  • Tapis et tapis de salle de bains,

  • Chiffons non tissés



  1. De la fibre à l’étoffe

L’industrie textile assure la transformation de la fibre en étoffe, filature et assemblage des fils ainsi que tous les traitements d’ennoblissement, blanchiment, teinture, impression et apprêts.

BERGERON L. – De la fibre à la fripe : le Textile Dans La France Méridionale – Université Paul Valéry – 1998
1   ...   6   7   8   9   10   11   12   13   14

similaire:

Thèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier iconThèse de docteur en Pharmacie

Thèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier iconThèse de docteur en Pharmacie

Thèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier iconTHÈse présentée

Thèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier iconThèse présentée pour l’obtention du grade de Docteur

Thèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier iconThèse de la Faculté des Lettres de l'Université de Paris. Éditions...
«Le goût chinois» à Trianon. — III. Les étoffes, les broderies et les fleurs de Chine. — IV. Les laques. — V. Les porcelaines

Thèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier iconThèse soutenue publiquement par Sang-Ha suh le 10 Juillet 2006
«avec projection», de cette thèse aux membres du Conseil scientifique et à leurs expliquer pourquoi cette thèse ne devait pas être...

Thèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier iconAdresse professionnelle Faculté des Lettres, Département Langues...
«Babes-Bolyai» de Cluj-Napoca et d’Artois, Arras avec une thèse en cotutelle sur «Littérature du moi : métamorphoses de l’écriture...

Thèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier iconDe la franc maconnerie a montpellier
Écrit à son ami Pierre Jacques Astruc, conseiller maître en la cour des comptes, aides et finances de Montpellier

Thèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier iconAttractive, Montpellier l’est assurément
«Fête de la musique» diffusée en direct sur France La qualité de l’espace public de Montpellier, la quiétude de son climat et la...

Thèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier iconThèse soutenue publiquement par Sang-Ha S. le 10 Juillet 2006 Le...
«avec projection», de cette thèse aux membres du Conseil scientifique et à leurs expliquer pourquoi cette thèse ne méritait pas d’être...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com