Thèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier








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Les non-tissés

LES TEXTILES NON TISSES

De : Kovacs
Elsevier-Masson , SCIENCES DE LA NATURE , 01/12/1997

Les non-tissés sont des structures textiles constituées d’un enchevêtrement de fibres naturelles ou chimiques réparties directionnellement ou au hasard, qui adhèrent entre elles par des procédés mécaniques, physiques et/ou chimiques (pression, chaleur, addition d’un liant).

La première étoffe réalisée sans tissage ni tricotage est le feutre. Il s’agit d’un enchevêtrement de fibres de laine ou poils d’animaux. Ces fibres sont caractérisées par la présence d’écailles, qui s’entremêlent sous l’action combinée de la chaleur, de l’humidité et de mouvements mécaniques. Les feutres sont utilisés dans la chapellerie, la confection de chaussures, de filtres industriels et dans l’industrie automobile.

        1. Leur fabrication

Les non-tissés proprement dits sont obtenus avec différents types de fibres, chimiques (polypropylène, polyester, polyamide, viscose, etc.) ou naturelles (coton, déchets de laine). Leur fabrication comprend deux étapes : la formation d’une nappe et sa consolidation. La nappe est formée :

  • par voie sèche soit par superposition de voiles de carde de l’industrie textile, soit par dispersion de fibres et agglomération par aspiration ;

  • par voie fondue, utilisée pour les fibres chimiques synthétiques dès leur sortie en filière où les filaments ne sont plus réunis en fils mais étirées et nappés sur un tablier récepteur.

Pour consolider la nappe formée, il est nécessaire de renforcer la cohésion des fibres entre elles. On procède soit par liage mécanique, comme l’aiguilletage (passage de la nappe entre deux plaques munies de crochets puis étirage entre deux cylindres), soit par liage physique ou chimique (adjonction d’un produit liant sous forme solide ou liquide, à sec ou « au mouillé ».

        1. Les utilisations des non-tissés

Ce sont des étoffes légères et infroissables, dont l’aspect varie avec la grosseur et la longueur des fibres utilisées et l’épaisseur de la nappe. Ils ne supportent qu’un nombre réduit de lavages. Les domaines d’utilisation des non-tissés sont extrêmement variés : ameublement (revêtement de murs et sols, rembourrage de matelas), articles ménagers (nappes, lingettes, essuie-tout, filtres des hottes aspirantes), industrie automobile (isolation thermique et phonique, tablettes, revêtement de sols, filtration), agrotextiles (protection des cultures et des semences, paillassons capillaires), géotextiles (stabilisation, drainage, routes et voies ferrées, canalisations), bâtiments (isolation, couverture et protection, stabilisation des sols, enrobage de matériaux), médecine (champs opératoires, blouses, masques et chaussures, pansements, filtration du sang et du plasma, patch), textiles techniques (vêtement de protection) et divers (bagages, emballages…). L’industrie des non-tissés est en pleine croissance. C’est une industrie de haute technologie qui nécessite peu de main-d’œuvre mais une activité de recherche et un développement permanents.

      1. L’ennoblissement

NIEDERHAUSER J.P., FREYTAG R., SCHUTZ R.A. – « L’ennoblissement textile », Encyclopaedia Universalis, 2005.

L’ennoblissement des textiles consiste à transformer les étoffes issues du tissage ou du tricotage afin d’améliorer leurs qualités et de les rendre aptes à leur utilisation finale. On regroupe les différents traitements en plusieurs catégories : les traitements de préparation et de blanchiment, ceux de teinture et d’impression et les apprêts. Les opérations sont multiples et souvent complexes et seules quelques-unes, les principales, sont abordées ici.

        1. La préparation : cas des fibres cellulosiques

          1. Flambage ou grillage

Le but des ces opérations est d’éliminer les duvets à la surface du tissu. On procède par un passage rapide du tissu devant une rampe de brûleurs (flambage) ou devant un corps chauffé à haute température (grillage)

          1. Désencollage ou désensimage

Son but est d’éliminer les colles généralement à base d’amidon qui ont été mises pour le tissage. On procède à l’aide d’enzymes qui les solubilisent par fermentation. Ceci se fait sans attaque de la fibre.

          1. Débouillissage

Son but est d’éliminer les impuretés végétales qui s’opposeraient à la pénétration des colorants. On fait agir des lessives alcalines bouillantes, à l’air (100°C) ou en autoclave (130°C) tout en prenant des précautions surtout pour le dernier procédé afin de ne pas altérer les fibres.

Pour les autres fibres végétales telles que le lin, le chanvre, etc. les procédés sont sensiblement les mêmes avec toutefois des aménagements possibles dictés par la nature particulière de la fibre.

        1. Le blanchiment

Le blanchiment a pour but de décolorer les fibres textiles et de les rendre aptes à recevoir la teinture ou les impressions. Attention à ne pas le confondre avec le blanchissage qui est destiné à nettoyer un tissu et à lui rendre sa propreté.

Dans le cas des fibres cellulosiques, qui sont très résistantes, on procède à une décoloration à l’aide d’oxydants, d’hypochlorite de sodium, de chlorite de sodium ou eau oxygénée. Les traitements sont suivis de rinçages abondants. Selon l’origine de la fibre et la durée du traitement oxydant, la blancheur obtenue est variable, allant du blanc crème au blanc complet. Le blanchiment s’effectue sur filés (bobines, écheveaux, nappes) ou sur étoffes, mais peut aussi être pratiqué directement sur les fibres en bourre, comme pour le coton hydrophile. Le blanchiment sur pré, très utilisé autrefois, est pratiquement abandonné de nos jours : les tissus étaient étendus sur l’herbe et subissaient l’action lente de l’oxygène de l’air et de l’eau. Ce procédé donne des toiles très blanches, mais nécessite beaucoup de temps et d’espace.

        1. La teinture

La teinture est un procédé très ancien qui consiste à colorer les fibres textiles de façon uniforme dans toute leur épaisseur. Les premiers colorants dont l’homme s’est servi venaient de la nature. La plupart sont fournis par le monde vivant : par des animaux (les insectes à teinture rouge ou les mollusques à pourpre par exemple) ; par des lichens et des champignons ; mais aussi par diverses plantes parmi lesquelles la carthame (Carthamus tinctorius L.) et la garance (Rubia tinctorium L.) pour les teintures rouges, la gaude (Reseda luteola L.) et le mûrier des teinturiers (Maclura tinctoria L.) pour l’ocre brun, les lianes à indigo (Indigoferia tinctoria L.) et les guèdes (Isatis tinctoria L.) pour les teintures à base de bleu, et les plantes à tanin pour les teintures nuancées du beige au noir. Tous ces colorants naturels offrent une gamme de couleurs très étendue, allant des jaunes et orangés aux rouges, pourpres, violets et bleus.

        1. L’impression

L’impression permet d’obtenir des dessins blancs ou colorés sur une nappe textile, un tissu, un tricot ou un non-tissé. Contrairement à la teinture qui est une coloration uniforme et « à cœur » des fibres, l’impression fixe le colorant en surface.

        1. Les apprêts

C’est l’ensemble des différents traitements mécaniques ou chimiques qui servent à améliorer ou à modifier l’aspect final des étoffes après la teinture ou l’impression. Certains traitements physiques ou chimiques modifient l’aspect ou l’épaisseur des étoffes (calandrage, glaçage, matage, mercerisage, azurage, gaufrage, moirage, grattage etc…).

Les traitements chimiques suivant donnent des propriétés nouvelles :

  • autodéfroissabilité (fibres de résines hydrophobes, résines thermoplastiques ou thermodurcissables, réticulation des polymères à l’intérieur de la fibre)

  • traitements assurant la stabilité dimensionnelle (enrobage des fibres par une résine à base d’urée-formaldéhyde ou mélanine-formaldéhyde par exemple),

  • traitements « antitache » (agents antimouillants, notamment les composés fluorés)

  • imperméabilisation (revêtement de caoutchouc, de résines hydrophobes synthétiques ou naturelles, d’huiles siccatives, de cire ou de paraffine) et hydrofugation (silicones, cires en émulsion, résines thermodurcissables ou produits fluorés)

  • ignifugation, ininflammabilité des étoffes (produits à base de chlore ou de phosphore)

  • traitements antiparasites


Ecorce

Tissu d’écorec

Dans les tropiques, où le climat est trop chaud ou trop humide pour produire de la laine, de la soie ou du coton, on fabrique des « tissus » en battant l’écorce des arbres plutôt qu’en recourant aux techniques de tissage conventionnelles.

On se sert en Indonésie et en Polynésie de l’aubier du mûrier à papier, Broussonetia papyrifera, et en Afrique centrale d’une espèce particulière de figuier, Ficus natalensis. En Afrique, une feuille d’écorce est ainsi prélevée sur l’arbre, passée à la vapeur pour la ramollir, puis déposée sur un tronc d’arbre et battue avec des maillets de bois pourvus de rainures jusqu’à ce que les fibres s’emmêlent pour former une sorte d’équivalent végétal du feutre. Comme elles sont disposées longitudinalement, les battre provoque un élargissement de la feuille d’écorce.

Dans les îles Tonga, on fabrique du tapa en dépouillant un jeune arbre de toute son écorce, qui est ensuite plongée dans l’eau de mer pendant quinze jours ; après quoi on en ôte l’aubier, qui est découpé en minces bandes que l’on dépose sur un support pour les battre avec un maillet de bois dur. Un tel processus, là encore, permet d’obtenir une sorte de feutre végétal, à la fois solide et souple, et d’une largeur presque doublée. Les bandes sont ensuite collées ensemble à l’aide d’arrow-root pour en faire un tissu très large, peint, à la main ou au pochoir, avec la sève de certains arbres, de couleur noire ou brune. L’écorce du figuier s’oxyde pour donner ces bruns rougeâtres si typiques des tissus africains, tandis que celle des tapa reste blanche.

Fibre d’écorce

Les indiens Tlingit et Kwakiutl des côtes nord-ouest des Etats-Unis tissaient des couvertures à partir de l’écorce du cèdre rouge. Les Aïnous du Hokkaido, au Japon, portent des vêtements traditionnels réalisés avec la mince écorce de l’arbre atsui, ou des fibres d’écorce d’orme.

http://textilemuseum.ca/apps/index.cfm?page=exhibition.detail&exhId=142&language=fre

Clématite

Autres fibres

http://www.fao.org/

http://www.zetika.com/repertoire/vetement-equitable/298-cooperative-fibrethik-plateau-mont-royal-montreal/voir-details.html

http://www.zetika.com/commerce-equitable/coton-conventionnel-vs-coton-equitable.html

http://www.fibrethik.org/

Conclusion

Avec un chiffre d'affaires annuel de 200 milliards d'euros et plus de 177 000 entreprises employant plus de 2 millions de personnes, l'industrie du textile et de l'habillement joue aujourd’hui un rôle important dans un certain nombre de régions de l'Union européenne.

Au cours des dernières années, les entreprises du textile et de l'habillement des États membres de l'UE avant l'élargissement du 1er mai 2004 ont délocalisé leurs installations de production vers les pays candidats ainsi que vers d'autres pays tiers, en poursuivant des activités de sous-traitance. Pour ces entreprises, l'élargissement renforce en effet les possibilités d'investissement.

Le secteur du textile et de l'habillement a dernièrement subi des transformations liées à la compétitivité qui recouvrent essentiellement:

  • des changements technologiques;

  • l'évolution des différents coûts de production;

  • l'émergence de grands concurrents internationaux (par exemple la Chine)

  • un long processus de restructuration, de modernisation et d'intégration des progrès technologiques.

En 2005, les quotas textiles (mesure prise dans le cadre de l’OMC, restreignant le volume des importations notamment en provenance des grands pays producteurs, la Chine en tête) ont été supprimés dans le cadre des accords de l'OMC ; cependant, en particulier en France, cette levée des quotas a atteint durement l’industrie textile francaise et a donné lieu à des renégociations des accords sur dix catégories de produits textiles et d’habillement dans le cadre de l’Union Européenne. Ces nouveaux quotas ont été réintroduits officiellement le 11 juillet 2005, par le commissaire européen au Commerce, limitant jusqu'en 2007 la hausse des importations de 8 à 12,5 % par an.

Cette renégociation des accords remet en question le rôle de l'OMC, dont la politique de libre-échange se voit confrontée aux secteurs en crise des pays développés, qui mettent en œuvre tous les moyens de pression pour constituer des barrières protectionnistes en fonction de leurs intérêts.

Thèse soutenue le 30 septembre 2008



DE LA FIBRE VÉGÉTALE À LA FIBRE TEXTILE



Résumé




Mots-clefs
Fibre

Etoffe

Gossypium

Linum usitatissimum




Jury
Président :

Madame Chantal MARION
Assesseurs :

Madame ????

Madame ???? Émilie


Maître de conférences



UFR des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques – Université Montpellier I

15 avenue Charles Flahault
BP 14491
34093 MONTPELLIER Cedex 5




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