Thèse Présentée à la Faculté de Pharmacie de Montpellier








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Caractéristiques technologiques de la fibre

  1. La fibre élémentaire

L’élément essentiel du fil de lin est la fibre élémentaire. Il convient donc d’identifier cette unité architecturale. Une fibre élémentaire normale possède une forme cylindrique sur la plus grande partie de la longueur, les extrémités sont généralement effilées, mais il se produit très souvent qu’une des extrémités se termine brusquement en pointe, en spatule ou s’arrondisse. L’examen microscopique en coupe fait apparaître le canal transversal ou lumen, dont l’importance dépend des conditions de culture de la plante et de l’état de croissance de la fibre. Généralement, plus il est petit, meilleure est la qualité. Cet examen fait apparaître également des stries concentriques. Certaines cassures effilochées montrent que ces stries correspondent à un emboîtement de cylindres pariétaux, les cassures produisent alors un déboîtement de ces cylindres. Un examen microscopique longitudinale révèle, outre l’aspect lisse des parois, un aspect très caractéristique de la fibre élémentaire. On relève, en effet, un nombre très important, jusqu’à 800 par fibre, de dislocations ou nœuds en forme de X. Cette structure se distingue encore plus nettement en lumière polarisée. L’origine de ces fissurations est très discutée. Pour certains, elle est physique et provient d’une transformation de l’état de cristallinité de la matière ; pour d’autres, elle est chimique et dénote un brusque changement de composition des molécules. D’origine chimique ou physique, ces dislocations n’en sont pas moins les tendons d’Achille de la fibre de lin et l’usure des tissus a prouvé que l’érosion mécanique commençait toujours à ces endroits, surtout quand elle s’associait à une action chimique, en l’occurrence, les lessives de lavage.

En ce qui concerne les caractéristiques mesurables de la fibre élémentaire on distingue : la longueur, la finesse, la ténacité, la charge de rupture rapportée à l’unité de surface transversale, la longueur de rupture, la charge de rupture, l’élasticité.

          1. La fibre technique

Le terme fibre élémentaire est presque une notion abstraite dans la mesure où, pratiquement, on ne voit jamais cette fibre. On ne connaît, en fait, dans les filasses ou même dans les fils, que les fibres techniques qui sont des assemblages de cellules élémentaires liées entre elles et enrobées dans des ciments non fibreux. Ces fibres techniques possèdent évidemment des caractéristiques très différentes des fibres élémentaires. Lesquelles caractéristiques peuvent d’ailleurs différer selon le mode d’extraction et de préparation des fibres.

En anticipant un peu, disons que ces traitements peuvent être de trois sortes :

  • Le rouissage, qui, par voie microbienne ou fungique, décolle le bois des fibres et subdivise les faisceaux fibreux. On pratique immédiatement après, le teillage qui élimine le bois et permet d’obtenir les fibres rouies ;

  • Le teillage en vert, qui sépare directement sur les tiges récoltées le bois des fibres vertes ;

  • Le dégommage, qui, par voie chimique, affine et divise les fibres vertes ou peu rouies. On obtient alors des fibres dégommées.

  • La fibre verte est la plus résistance, car les faisceaux fibreux sont restés intacts :

  • La fibre dégommée est la moins résistante, parce que les ciments qui assurent la cohésion des fibres élémentaires se trouvent très dégradés.

Enfin il convient de citer parmi les qualités spécifiques de la fibre de lin son excellente hydrophilie qui lui permet d’absorber au repos une fois son poids d’eau.


      1. Techniques de production et de transformation

        1. La culture

          1. Les lieux

Les lins textiles sont cultivés sous des climats tempérés et humides. En Europe, ils sont localisés sur le littoral de la Baltique, de la mer du Nord et de la Manche. En France, ils se trouvent surtout :

  • Dans la région du Nord, principalement dans le Pas-de-Calais et les Flandres ;

  • En Normandie, dans les départements de Seine-Maritime, Calvados et Eure, où ils sont renommés pour être les meilleurs du monde et couvrent plus du tiers des surfaces cultivées en France.

  • Au nord de l’Ile-de-France où, bon an mal an, ils représentent 20 à 30% de la production nationale, d’une qualité inférieure à ceux provenant des régions précitées.

Une culture de lin est susceptible d’évaporer, durant ses cent ou cent vingt jours de végétation, une quantité d’eau correspondant à une chute de pluie de 700 mm. Il lui faut donc des terres arrosées, profondes, à bonnes réserves hydriques. Ces terres ne doivent pas être trop sablonneuses, toutefois, elles ne doivent pas non plus être trop argileuses, car la levée serait trop difficile, enfin elles requièrent une quantité minimum de chaux pour éviter la chlorose du sommet de la tige.

En définitive, les sols silico-argileux de consistance moyenne, les terres fraîches pourvues en humus, profondes et perméables, donnent des filasses abondantes et de bonne qualité. Les lins oléagineux, par contre, peuvent subir des climats plus méridionaux, plus secs, plus chauds. De même, ils préfèrent les terrains humifères. L’excès d’azote favorise la ramification qui augmente le nombre de capsules et, conséquemment, le nombre de graines.

          1. La place dans l’assolement

Les cultures de lin ne doivent pas se succéder sur le même terrain à intervalles trop rapprochés, car le sol se fatigue. Le lin doit donc entrer dans un assolement. Comme précédents on recommande les céréales et, plus spécialement, le blé, et comme successeur les fourrages ou les plantes sarclées (betteraves, pommes de terre). La très rapide végétation du lin permet également de pratiquer la même année des cultures dérobées sur le même sol en semant entre les lignes de lin, c’est le cas des carottes ou de la luzerne dont le début de végétation profite de l’ombre projetée par les tiges de lin.

          1. La fumure

On indique en moyenne la forme 40-80-120, soit 40 kg d’azote, 80 kg d’acide phosphorique et 120 kg de potasse.

En matière de fumure, il convient surtout d’éviter l’excès d’azote qui favorise le développement des graines (il en faut 2 à 3 fois plus pour les lins oléagineux que pour les textiles) et rend les plantes sensibles à la verse, à la chaleur et à la sécheresse.

Les engrais sont enfouis au moins un mois avant les semis, afin qu’ils puissent être immédiatement utilisés et que le lin ait un départ rapide de végétation.

          1. Préparation des terres

Le lin nécessite un fort labour avant l’hiver, des couches profondes bien ameublées, une couche supérieure tassée. Par ailleurs, la terre doit être bien propre et débarrassée au mieux des mauvaises herbes.

          1. Choix des variétés

La Renommée (chez les Romains, fille de la terre, possède de multiples bouches et de nombreux yeux qui lui permettent de dévoiler les secrets les plus intimes des mortels et de les proclamer à l'univers entier) a choisi le tissu de lin blanc pour habiller l’innocence ; elle a également fait de sa fleur bleue le symbole de la candeur, de la naïveté poétique. De nos jours cette Renommée eût aussi chanté la Providence qui, de la fleur de lin, a fait une fleur également blanche.

En effet, l’emblème n’est plus bleu, les variétés à fleurs blanches plus rustiques, plus grossières, mais plus productives sont seules cultivées en Europe pour le textile. En fait, une seule variété domine actuellement toutes les autres, « le Wiéra », sélectionné par l’agronomie néerlandaise, qui se distingue par une bonne rusticité et une production de graine importante. Il semble, depuis peu, que le Wiéra soit, pour le rendement en graine et en fibre, inquiété par Jade et Emeraude, variétés réellement pures crées par la sélection française.

          1. Semis

Ils sont effectués en général fin mars - courant avril. On emploie environ 150 kg de graines à l’hectare de façon à obtenir une levée de 2 000 pieds au mètre carré. On sème par rayons espacés de 7,5 ou 10 cm, avec des semoirs munis de socs spéciaux permettant un semis assez large et un enfouissement léger, on herse ensuite et passe le rouleau.

          1. Les ennemis du lin

On en connaît trois principaux qui proviennent généralement d’une insuffisante préparation des sols, d’un déséquilibre en éléments nutritifs, d’accidents dus au climat.

  • Les maladies qui s’attaquent aux plantes déficientes ou aux plantules. Ce sont des parasites cryptogamiques dont les dégâts ont des noms aussi explicites que pittoresques comme « le manque à la levée », la « fonte des semis », le stem-break. Citons parmi ces champignons :

  • Mort-lin (Ascochyta linicola)

  • Brunissure (Polyspora lini)

  • Rouille (Melampsora lini)

  • Pasmo (Septoria linicola)

  • Moisissure grise (Botrytis cinerea)

  • Brûlure (Pythium)

Une partie de ces maladies peut être évitée en traitant les graines aux fongicides commes les organo-mercuriques ou les produits à base de T.M.T.D.

  • Les mauvaises herbes qui gênent la croissance de la plante comme la vulpin, folle avoine, ray-grass, sanve, ravenelles, diverses renouées, chénepodes, matricaire etc. On traite, pour s’en débarrasser, par les hormones herbicides, quelques semaines après la levée.



  • Les insectes comme le thrips et les altises (Aphtone virescens), ou puces de terre, qui s’attaquent aux plantules et dont on peut en prévenir les invasions en traitant les graines aux insecticides (à base de D.D.T.).



          1. La récolte

L’évolution normale de la plante est, selon un dicton, d’un centimètre par jour. Quand ces plantes atteignent 1 m – 1,20 m en juillet généralement, on récolte.

La maturité de la récolte se situe environ cinq semaines après la floraison. Elle se caractérise par un jaunissement complet de la tige, une chute de feuilles sur les 2/3 inférieurs, un léger brunissement de quelques capsules, les autres restants jaunes. Elle correspond scientifiquement au poids maximum atteint par un prélèvement moyen de 1 000 graines.

Le lin s’arrache et ne se fauche pas comme le blé. On utilise à cet effet des arracheuses qui, par le jeu de deux courroies en caoutchouc, pincent les plantes à leur pied et les extirpent totalement du sol avec les racines.

Selon l’une ou l’autre de ces techniques de transformation adoptée : soit la machine est munie d’un lieur analogue à celui des faucheuses et dispose la paille en bottillons de 5 à 7 kg, c’est alors une arracheuse-lieuse ; soit la machine dépose à plat, sur le terrain en une rangée appelée andain, les tiges parallèles entre elles, c’est alors une arracheuse-étaleuse.

        1. Le rouissage-teillage

Le travail de rouissage-teillage consiste essentiellement à séparer le bois des fibres, il se subdivise chronologiquement en deux opérations principales :

  • Le rouissage qui, par l’action combinée du climat et de micro-organismes, champignons et bactéries, élimine les ciments qui lient faisceaux fibreux de l’écorce et parties ligneuses de la tige. Ceux-ci sécrètent un cocktail d’enzymes (pectinases, hémicellulases, cellulases) qui leur permet d’attaquer les pectines et les hémicelluloses constituant la lamelle moyenne des cellules de l’écorce et des faisceaux de fibres.

  • Le teillage qui, au moyen d’une machine, achève physiquement la séparation entre éléments fibreux et ligneux.

Le rouissage peu s’effectuer de deux façons : à l’eau ou à terre ; le premier avant l’égrenage, le second après.

L’égrenage est réalisé par une égreneuse qui, littéralement, peigne la paille alimentée en nappe unie, au moyen d’un peigne métallique à un seul rang de longues dents d’acier. Les capsules y sont éjectées et écrasées ensuite entre deux rouleaux calandreurs, une série de tamis sépare et purifie les graines des débris de capsule.

          1. Rouissage à l’eau

C’est la méthode noble par excellence. Elle est toutefois en régression par rapport au rouissage à terre pour des raisons économiques et ne représente plus, en France, que 10% des tonnages traités. Ces 10% ne concernent évidemment que les meilleures qualités de récolte.

Autrefois, ce rouissage était pratiqué en rivière. A cause des risques de pollution, le rouissage à l’eau en rivière est interdit et s’effectue maintenant en cuve, à l’eau chaude (37°C).

Les bactéries anaérobies responsables de ce rouissage – Bacillus mesentericus, Bacillus subtilis, Bacillus comesii, et surtout, Clostridium butyricum – provoquent un enrichissement du milieu en acides organiques.

L’action biologique de cette fermentation, qui se caractérise par une odeur franchement désagréable, détermine une élimination progressive des matières sacchariques, pectiques et hémicellulosiques.

Quand le rouissage est terminé, ce que l’on reconnaît au manque d’adhérence des fibres sur le bois, l’eau est évacuée, la paille sortie de la cuve est expédiée dans un champ pour y être séchée. Les bottes sont alors déliées et disposées en « chapelles ».

Quand elles sont sèches, les chapelles sont remises en bottes et envoyées à l’usine de teillage. La paille se dit « rouie battue ».

          1. Rouissage à terre

Il s’effectue immédiatement après l’arrachage. L’arrachage-étaleuse a arraché et couché en andains sur le terrain même de culture les pailles non égrenées ou « vert non battu » (V.N.B.). L’alternance des pluies, des rosées, des vents, du soleil, va développer sur les pailles des moisissures, l’action étant ici surtout fongique. On distingue ainsi parmi ces champignons : Cladosporium herbarum, Penicillium sp., Cryptococcus sp et Rhodotorula sp.

Pour que le traitement soit homogène, on retourne périodiquement au moyen d’une machine, dite retourneuse, les tiges qui, ainsi, passent de l’or au roux, puis au gris, et prennent enfin avec la poussière la couleur de la terre.

Quand le degré de rouissage se révèle satisfaisant, ce qui, dans les meilleures conditions, survient au bout de trois semaines, on attend que la paille soit complètement sèche et l’enlève au moyen d’une dernière machine de récolte appelée « ramasseuse-lieuse ». La matière se retrouve en bottes, mais cette fois-ci rouie et non battue (R.N.B.). Rouies à l’eau (R.B.) ou rouies à terre (R.N.B.), les bottes de paille sont stockées quelques mois avant d’être teillées.

La tradition veut que ce vieillissement imposé permette aux fibres de parfaire leur qualité ; en fait, ce stockage sert surtout à pallier les irrégularités de séchage en favorisant une meilleure répartition de l’humidité subsistante, ce qui est nécessaire au teillage.

          1. Le teillage

Pour séparer mécaniquement les fibres du bois qu’elles enserrent, on utilise la turbine. Cette machine a, de par son rendement, évincé définitivement le moulin flamand, malgré la nostalgie des vieux artisans dont « l’écaillage » était plus un art qu’une technique.

Quel que soit le degré de perfection de la technique, on trouve toujours dans le teillage du lin deux mouvements. Ces deux mouvements, broyage et écangage, se trouvent repris dans la turbine. La paille est présentée transversalement à la machine où, sous la forme d’une nappe mince, elle est broyée par des paires de cylindres cannelés, le bois rendu cassant par le rouissage se subdivise, mais la fibre reste intacte. La paille broyée est alors saisie, maintenue par deux courroies de caoutchouc et passée entre deux tambours, tournant en sens inverse, sur lesquels sont fixées sur leur périphérie, et parallèlement à leur axe, des lames d’acier. Ces lames, à la façon des écangs, éjectent les parties ligneuses ou anas. Un déplacement sur les courroies permet de battre d’abord les pieds, ensuite les têtes.

A la sortie de la teilleuse, la filasse est reprise manuellement en poignées, lissée, légèrement torsadée et mise en balles. La filasse jaune ou grise, selon le mode de rouissage, correspond sensiblement à un agglomérat de faisceaux fibreux, chaque brin ou fibre technique qui la compose est un (ou une fraction) de ces faisceaux.

Les anas ou bois de lin morcelé ont entraîné une partie de fibres plus ou moins courtes appelées étoupes. Ces étoupes seront nettoyées sur des teilleuses d’étoupe, machine combinant l’action de rouleaux cannelés, de volanteurs ou cylindres à pales tournant à grandes vitesses et de secoueurs à dents d’acier. Après nettoyage, les étoupes sont également mises en balles et, comme les filasses, expédiées à la filature, tandis que les anas, stockés sur de grands chariots à fonds mobiles, iront ensuite dans les usines de panneaux agglomérés.

La filasse étant le produit noble et l’étoupe le produit secondaire, le rapport obtenu filasse/étoupes devient un test de qualité pour la paille, à 5/1 elle est exceptionnelle, à 1/1 elle est médiocre. Dans le cas de pailles rouies à terre, donc non battues, la turbine est précédée et accouplée d’une égreneuse.
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