Le Tourisme dans le Désert, Architecture et Développement








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Compte rendu de conférence :

Le Tourisme dans le Désert, Architecture et Développement

Le 30 mars 2010, Paris La Sorbonne



Mme Gravari-Barbas remercie Mme Virginie Picon-Lefebvre de son intervention.

Mme Picon-Lefebvre débute la conférence en précisant qu’elle est fondée sur un séminaire de recherche qu’elle a dirigé à l’université d’Harvard dans le département « Urban, planning and design », il y a près de trois ans. Enseignant l’architecture touristique, pendant un semestre, elle a travaillé avec des étudiants sur un thème de recherche. Ainsi, la présentation qui suit est le résultat du séminaire.

Cette démonstration repose sur deux parties. L’une présente un état des lieux du tourisme dans le désert. La seconde est basée sur une étude de cas critique sur le terrain, où les étudiants ont proposé des solutions urbanistiques.

Le projet fut mené en collaboration avec une marocaine ayant le statut de « visiting fellow ». Ce poste un peu particulier, permet à un chercheur d’être invité à enseigner sur un thème précis. Dans le cas présent, c’était dans le cadre du programme de la Fondation Aga Khan (Aga Khan Development Network). Cette dernière finance deux chaires, une au MIT (Massachusetts Institut of Technology) et une seconde à l’université d’Harvard. Le séminaire faisant partie de ce programme, il fut financé par la dite Fondation.

Le séminaire avait pour problématique « Qu’adviendra-t-il du désert si le tourisme n’est pas pensé et planifié ». En effet, au cours de ses recherches, l’intervenante avait évoqué l’idée que le désert est un espace spécifique et la question du tourisme y est particulièrement cruciale.

Le plan de l’intervenante se fonde d’une part sur un constat des acteurs du tourisme et en faveur du développement : le phénomène de la désertification. D’autre part, il s’appuie sur un objectif plébiscité par l’UNESCO : l’aide au maintien des populations aux franges du désert. Enfin une étude de la pratique de la visite du désert sera proposée.

Ainsi, Mme Picon-Lefebvre abordera succinctement l’imaginaire du tourisme dans le désert, puis elle présentera une tentative d’état des lieux sous forme cartographiée du tourisme dans le désert, faite avec l’aide des étudiants. Elle poursuivra son intervention en évoquant les écolodges et terminera sur l’analyse d’une situation particulière faite sur le terrain avec les étudiants pendant dix jours. Au vu de la courte durée du séjour, aucune proposition n’a pu être soumise mais des questions ont été soulevées et des associations et des modes d’intervention possibles ont été suggérés.

  1. L’imaginaire du tourisme dans le désert

  1. Qu’est-ce que le désert ?

  1. Le désert, un espace géographique singulier


Mme Picon-Lefebvre commence son développement par une carte de 1953 représentant les

déserts dans le monde. On constate qu’il y en a sur tous les continents, y compris en Europe, notamment en Espagne.

L’intervenante poursuit en expliquant ce qu’est la désertification. Il s’agit d’un phénomène complexe. Ce n’est pas tant le désert qui « avance », mais une dégradation d’un milieu notamment due à une mauvaise utilisation des ressources.

La première des causes est la modernisation des engins censés améliorer la productivité des récoltes, particulièrement les pompes électriques. L’utilisation de ces dernières rompt le processus de remplissage des nappes phréatiques qui se raréfient. Le tourisme est un facteur aggravant, car même les petites structures hôtelières vont consommer d’avantage d’eau (sanitaires, piscines etc.).

Cela provoque une dégradation de la frange des déserts et un changement des pratiques autochtones. La force vive du travail émigrant, les personnes restant sur place sont peu aptes à trouver éventuellement de nouvelles ressources. On constate alors, une inadéquation des cultures et des mains-d’œuvre.

La sécheresse est un facteur aggravant, mais pas le principal.

Les déserts repérés dans un premier temps sont présentés sur une carte.



Carte 1 : Carte des Déserts ; in Fascinants déserts © Fleurus ; Illustrateur : L. Blondel

Tous n’ont pas été étudiés car l’organisation de l’étude ne le permettait pas. Il serait fastidieux de détailler tous les déserts car les données sont surtout comparatives. Les déserts étudiés sur la carte étaient : le désert du Sahara, de Gobi, de l’Atacama, du Thar et les déserts australiens1.

Mme Picon-Lefebvre continue en définissant ce qu’est le désert.

Il se caractérise par la faiblesse de ses précipitations, mais aussi par l’évapotranspiration, c’est-à-dire la rapidité de la condensation de l’eau.

C’est un espace riche sous plusieurs aspects. D’un point de vu patrimonial, il existe de nombreuses traces archéologiques dans les déserts. De plus, on rencontre une faune très diversifiée. C’est un lieu avec sa propre culture, notamment les peuples qui vivent directement dans le désert ou aux franges de celui-ci. Enfin, la nature même du désert constitue sa propre richesse via la diversité de ses espaces, de ses géographies et de ses paysages.

Il concerne un tiers des surfaces immergées. Le désert se caractérise par de forts écarts de température diurne, nocturne et saisonnière. De plus, ses paysages sont en constant mouvement, ce qui participe aussi à sa fragilité. Les véhicules motorisés font des dommages considérables aux dunes (lorsque les déserts en sont composés).

Il y a donc une grande variété des paysages : de pierres ou de sables, très plats ou formés de dunes, parfois avec des reliefs abruptes.
Mme Picon – Lefébvre et ses étudiants se sont fondés sur cette définition pour leurs recherches. Leur programme était lié à un processus lancé par l’Organisation des Nations Unis dont le thème était « Sahara of culture and people ». Une question se démarquait, à savoir « le tourisme peut-il être un levier de développement au Sahara ? ». Ainsi, l’équipe de recherche eue une sorte de cahier des charges dont l’ambition était de connaitre les formes sous lesquelles le tourisme pouvait favoriser le développement et maintenir les populations.

  1. Le désert, un espace fragile d’un point de vu géopolitique, social et environnemental

Le Sahara est caractérisé par ses nombreuses études et sa facilité d’accès depuis l’Europe. Cependant, contrairement aux idées reçues, c’est un espace fermé par des frontières depuis la colonisation de l’Afrique du Nord. Certaines sont minées, interdites. Il y a donc un paradoxe entre l’idée que l’on se fait du Sahara en Europe, d’un espace de liberté et la réalité politique où il est morcelé et très difficile à franchir.

Il s’agit d’un élément important dans l’analyse, car à l’origine c’est un lieu traversé par des nomades, synonyme de voyage. Dorénavant, le désert n’est plus traversé. L’idée populaire du nomadisme dans le désert est proche de l’illusion.

Les frontières furent dressées dès 1930, mais les empires coloniaux permettaient la traversée d’espaces plus importants. Par exemples, il était possible de traverser le désert entre le Maroc et l’Algérie. Depuis les événements de 1950, ces frontières ne sont plus franchies.

Ces faits eurent des répercutions importantes sur l’organisation sociale de ces peuples du désert. Auparavant, celle-ci distinguait les nomades des sédentaires qui habitaient les oasis et les franges du désert. A présent, ce sont les nomades qui vivent sur ces espaces. Parfois, ils se sont installés à distances des aménagements sédentaires.

On constate aussi une forte émigration. Sont présents en majorité les enfants et les personnes âgées, vivant de l‘argent de l’émigration.

Ainsi, le désert est fragile par ses espaces, par ses populations, mais aussi par ses oasis. En effet, qui dit désert, dit son pendant : l’oasis.

L’oasis fait parti de l’imaginaire du désert. Il est nécessaire de souligner qu’il n’existe pas sans l’homme. Les hommes ont cultivé les oasis pendant des années. Il subsiste avec une intendance collective de l’eau. Or maintenant les populations sont de plus en plus influencées par la gestion occidentale d’un bien, c’est-à-dire plus indépendante. Celle-ci est au dépend des oasis. A présent, soit cette administration est en mauvaise état soit abandonnée, d’où l’utilisation de pompes.

Les oasis en Afrique du Nord ne retiennent pas les jeunes d’un point de vu socio-économique. Les ressources économiques des oasis ne sont pas suffisantes pour nourrir, maintenir une famille. C’est donc une économie à minima. Or, le programme de développement de l’ONU travaille sur les nouvelles formes de culture des oasis. C’est intéressant car les nouveaux aspects du tourisme pourraient contribuer à conserver population locale. Mais pour ce faire, l’Imaginaire de l’oasis doit changer auprès des futurs touristes. Le système actuel est en crise et ne nourrit pas assez ceux qui essayent de vivre sur place.

  1. Petite histoire de l’imaginaire du désert

L’imaginaire du tourisme nait au XIX e siècle avec la traduction des Mille et Une Nuits, l’essor de l’orientalisme, la peinture (Ingres, Eugène Delacroix …), les voyageurs de la compagnie anglaise Thomas Cook. Dans son catalogue de 1900, la compagnie propose déjà des séjours dans le désert notamment en Egypte et en Palestine. Les voyageurs vont nourrir imaginaire via leurs récits.

Cet imaginaire possède deux aspects contradictoires. D’un côté, le désert est le pays des nomades, un lieu plutôt dangereux, repris par le film Lawrence d’Arabie2. De l’autre, est développée une image porteuse de lascivité, de sensualité liée au harem. L’intervenante illustre son propos en présentant des photographies datant des années 1900. Elles dévoilent la sensualité des femmes, la beauté des oasis…

L’image séduit tant, que s’organise sur le long terme des excursions dans le désert. La Compagnie Transatlantique va inaugurer une nouvelle forme de tourisme. Elle fait construire des hôtels sur une grande partie de l’Afrique du Nord et propose aux touristes différents itinéraires permettant de circuler d’un hôtel à un autre. Cela participe à l’imaginaire du désert dans la mesure où ce type d’hôtel pose les bases de l’accueil du tourisme dans le désert.

Aujourd’hui, l’imaginaire du désert se fait à travers le Land-Art3, dont Richard Long4 est un des représentants. L’intervenante illustre son propos avec une œuvre de ce dernier, représentant le désert de l’Arizona. Un certain nombre d’artistes vont travailler à partir du désert. Elle poursuit son argumentaire en évoquant l’auteur Reyner Banham qui a écrit à la fin de sa vie Scènes dans le désert américain5 alors qu’il était spécialisé dans l’architecture. Le désert est évoqué comme un espace de silencieux, à l’écart du bruit dus à la civilisation et à l’urbanisme. C’est aussi un lieu de liberté et de création où l’architecture et l’art s’expriment.



  1. Qu’est-ce que le tourisme dans le désert dans le monde ?

Prendre la mesure d’un phénomène n’est pas simple. Mme Picon – Lefebvre et ses étudiants ont tenté de faire une cartographie du tourisme dans le désert. Au fur et à mesure, celle-ci fut réduite, non pas parce que les autres déserts n’étaient pas intéressants ; mais à cause de la trop forte étendue du sujet. Dans un but comparatif, de vastes déserts et d’autres plus petits furent étudiés. In fine, les recherches portèrent sur les déserts de Thar (Asie), d’Atacama (Amérique du Sud), du Sahara (Afrique), d’Arabie (Moyen-Orient) et d’Australie6. Il faut noter que les australiens furent parmi les premiers à travailler sur la question du tourisme dans le désert, celui-ci faisant parti des principales ressources touristique en Australie.

L’équipe de recherche a tenté de savoir d’où venaient les principaux visiteurs que cela soit pour le désert du Sahara, de Gobi ou encore les déserts australiens. Ils ont aussi regardé quels étaient les itinéraires. Ceux-ci ont une approche historique bien plus intéressante que celle liée à la destination. Des itinéraires sont repérés car pour certains déserts on ne peut pas passer n’importe où, notamment au Sahara. On remarque (toujours au Sahara) que ces circuits se font du Nord au Sud, mais jamais transversalement, excepté sur les côtes méditerranéenne. Ainsi, le voyage se fait dans un seul pays. A ce jour, il est impossible de passer du Maroc à l’Algérie ou encore de traverser les frontières de la Lybie via le désert.

Les étudiants et Mme Picon – Lefebvre ont tenté de délimiter des territoires paysagés où passent ces itinéraires. Cela dans le but de repérer les bons et les moins bons exemples de tourisme dans le désert. Il en résulte la mise en place d’une typologie des bons exemples, notamment avec les écolodges.

L’intervenante illustre son propos avec des photographies prises en Egypte. En général, il s’agit d’une typologie commune fondée sur l’utilisation de la tente qu’elle soit redessinée ou pas. Les organisations étudiées sont caractérisées par la petitesse des installations (avec dix à quinze tentes) et leur prix extrêmement élevés par rapport à la modestie des hébergements. Concrètement, une nuit coute entre 200€ et 1000€. L’impact de ces installations est faible sur l’environnement, mais d’un point de vu économique très important s’il s’agit bien d’une forme de tourisme durable.

Dans le désert d’Arabie, le tourisme est difficile à étudier. Il est éminemment lié au pèlerinage à la Mecque. Or, pour accéder au site, il faut être musulman. Afin d’accueillir une forte population touristique, de nombreuses infrastructures, notamment des hébergements, ont été mis en place.

Par exemple, dans les Emirats Arabes Unis, il y a un écolodge composé de petits bungalows, de tentes, parfois à double toiles. On note une préoccupation écologique importante avec la création d’une réserve. Mais en même temps coexistent des installations précaires (les tentes) et des piscines. Cela crée une contradiction pour le moins choquante. Il convient d’ajouter que ces installations ont un cout d’accès faramineux.

  1. L’écolodge

  1. Qu’est-ce qu’un écolodge ?

C’est un mot utilisé, repris dans les documents de chaque désert. Il a fallu repérer ceux qui étaient de la pure communication, de ceux qui étaient de véritables projets et ce dont on pouvait en tirer comme enseignements.

Une étude fut conduite sur les différentes définitions des écolodges comme type d’hébergement. De façon générale, les textes étaient majoritairement australiens. A partir de ceux-ci, les étudiants et leur enseignante ont dressé sept critères éclaircissant cette notion. Pour certains écrivains, seuls quatre critères sont à respecter pour d’autres les sept points sont fondamentaux.
Ces critères sont :

  1. La localisation dans un paysage sauvage et sauvegardé.

  2. Un impact environnemental minimal grâce à des installations démontables, à une bonne gestion pour l’évacuation des ordures et l’alimentation en eau.

  3. Un programme de sensibilisation à la protection de l’environnement. L’Organisation Mondiale du Tourisme a publié un guide du bon voyageur dans le désert dans le but de minimiser un maximum les impacts

  4. La conservation de la faune et de la flore. C’est un point important car la végétation n’est visible qu’en cas de pluie. Elle risque donc d’être détruite avec des 4x4 ou encore des camions.

  5. L’apport financier aux populations locales.

  6. Le respect des cultures locales.

  7. Le respect des droits de l’Homme. Ce point pose problème selon le pays où est situé le désert.

En conclusion, deux attitudes ont été identifiées.

L’une est  éco-centrée avec par exemple le maintien ou la création d’une réserve, la réintroduction d’espèces menacées. La gestion de l’eau et des ordures y est très importante. Ainsi, les gestionnaires d’écolodges ne donnent qu’un seau d’eau par jour et par visiteur. Les ordures sont transportées sur un autre lieu.

L’autre forme est culturo-centrée. Ce qui prime est l’interaction avec la culture, les aspects propres aux populations locales tels la musique.

Avec ces éléments, l’équipe de recherche a refait une analyse pour savoir si tous ces points était rempli par les écolodges qu’ils connaissaient. Une étude poussée fut orientée sur des exemples bâtis et pérennes afin de se démarquer des premiers exemples à structure amovible.

Ainsi, ils décidèrent d’étudier trois exemples d’écolodges en Egypte. Ils étaient tous culturo-centré sur les populations locales.

Ces projets consistaient à s’installer dans des structures proches ou des habitations villageoises abandonnées. Les techniques de construction de l’architecture locale sont réutilisées. On réinvente une architecture avec les mêmes éléments : des troncs de palmiers ; des murs épais en brique, en argile et en paille ; des fenêtres de petite taille et peu nombreuses ; la multiplication de toits épais et une forte circulation d’air entre eux.

L’intervenante illustre son propos avec plusieurs diapositives, dont des images d’Alkam et d’Adrere Amellal. Les formes architecturales sont très différentes selon les lieux.

  1. Une étude de cas : Merzouga au Maroc

  1. Portrait des infrastructures touristiques dans le désert marocain



Carte 2: carte du Maroc - www.merzougahotels.com
L’étude de cas de Merzouga a permit de comprendre quels étaient les moyens d’études mis en œuvre et comment appliquer des connaissances théoriques sur les écolodges. Cela permit aussi de s’interroger sur la possibilité de faire des écolodges écologiques avec une ouverture culturelle sur les populations locales importante.

Dès le début de l’étude de cas, l’équipe de recherche a souhaité identifier les touristes, leur itinéraires et où pouvaient-ils aller. Ils firent une enquête auprès des hôteliers et s’aperçurent que les touristes restaient uniquement une nuit à Merzouga.

La ville est située dans une région ouverte au tourisme depuis l’indépendance du Maroc7. Le roi Mohammed V a souhaité s’appuyer sur une économie touristique. Par conséquent, il demanda à des architectes du Mouvement Moderne8 de construire des hôtels. Deux architectes, Jean-François Zévaco (1916 – 2003) et Elie Azagury (1918 – 2009) ont construits des bâtiments au vocabulaire moderniste. La gestion des espaces y est intéressante et on constate une réflexion sur l’intégration de cette architecture dans le paysage.

Maintenant, ces hôtels sont majoritairement abandonnés. Ils ont été remplacés dans les années 1980. Il y a eu une sorte de dénonciation de la banalité, de la monotonie de l’architecture moderne.

Le roi du Maroc a abandonné ces références pour se tourner vers un modèle plus proche des hôtels de la Compagnie Transatlantique. Cette architecture un peu « kitch » parle sans doute plus aux touristes. Elle évoque une architecture du Maghreb en générale sans être typique à un lieu. Au Maroc, il s’agit surtout de référence à une architecture fortifiée sur un archétype des ksars. Elle est peu facile à copier car elle repose sur la massivité des murs de terre très fragile qui demande beaucoup d’entretien. Les constructions récentes sont donc en parpaing, qui n’ont pas les vertus des véritables ksars notamment d’un point de vu thermique. Seule l’image perdure au dépend des qualités architecturales. Un autre phénomène de distance s’est posé entre l’architecture vernaculaire et les hôtels : l’échelle. Les ksars étaient des bâtiments très hauts, imposants, mais aussi très sombres car les ouvertures étaient petites et peu nombreuses. Les constructions nouvelles sont dotées de plus grandes ouvertures avec des murs moins épais. De plus, une architecture faisant à l’origine près de vingt mètres de haut est contrefaite avec une élévation d’à peine cinq mètres (environs un étage). Il y a donc un décalage entre un imaginaire de la ville fortifiée et une réalité des hôtels plus proche de la caricature.

Aux cotés de ces hôtels, il y a aussi une architecture de toile reprenant l’idée des écolodges mais sous différentes formes. Sont présent, le camping simple, des habitations semi-permanentes et des tentes pour les touristes. Les logements semi-permanents sont constitués de sortes de murs surmontés de toiles de tente et de tapis. Néanmoins, les conditions d’hygiènes et de confort de ces habitations sont déplorables. La manière dont sont conçus les espaces n’est pas adéquat. De plus, il n’y a aucune gestion des ressources.

In fine, il y a trois types d’hébergements hôteliers. Dans un premier temps, il y a les hôtels construits par la Compagnie Transatlantique, ensuite les hôtels construits après l’indépendance dans le style moderniste et enfin des hôtels bâtis depuis une dizaine d’année sur le modèle vernaculaire. Trois types de propriétaires ont été identifiés : les propriétaires locaux, les groupes hôteliers internationaux et les particuliers européens. Tous ont des problématiques différentes. Les propriétaires locaux sont en général des nomades sédentarisés avec peu de moyens qui tentent de construire des hôtels. C’est dans ce cas que l’on retrouve cette architecture de parpaing. Les groupes hôteliers internationaux vont surtout s’installer en ville. Enfin, des occidentaux amoureux du désert marocain vont construire de bâtiments de bonne qualité. Cependant, les retombées économiques sont faibles.

Mme Picon – Lefebvre et les étudiants ont étudié les différents points d’entrée de Mergouza. Comme dans la ville d’Er Rachidia (dont elle montre une photo), certaines entrées sont face à des citadelles, en guise d’avant-goût de l’architecture dans la ville. Cela correspond à l’imaginaire de la ville fortifiée.

L’intervenante poursuit en évoquant les points positifs de ces installations. Dans chaque ksar est intégrée une piscine, il y a de nombreuses allées ombragées et des cours plus ou moins privatives. Une des portes d’entrée fut investie par de grands groupes internationaux tels Accord, FRAM… Mme Picon – Lefebvre présente une photo prise du toit d’une ancienne résidence Club Med, à présent hôtel Mercure. On y voit un panorama de l’espace réservé aux hôtels autours de la ville. Ainsi, on peut s’apercevoir de l’impact dévastateur qu’ont ces hôtels sur les ressources en eau de la ville. En effet, tous ont une piscine, du gazon, des salles de bain dotées de baignoires. Cependant, on constate en même temps, l’amorce d’une conception « désertique » de l’espace extérieur. On cherche à montrer cette réalité avec l’utilisation de matériaux secs et une végétation adaptée au climat.

En étudiant les itinéraires, le groupe de recherche a constaté une forme d’urbanisation le long des routes. En effet, cette dernière est facteur de développement. Ces « villes champignons » sont construites grâce à l’argent de l’émigration et aux retraités émigrant qui reviennent avec des moyens financiers plus importants. L’économie locale se fonde à la fois sur la construction et sur l’argent de l’émigration. En effet, une fois les édifices achevés, il n’y pas de véritable économie.

D’un point de vu urbanistique, ces villes modifient grandement le paysage. Quand elles ne sont pas complètement construites, elles sont discontinues avec des parties très équipées voisines d’espace désertique. La route est le seul lien entre ces « villes champignons ». Les itinéraires touristiques empruntent ces routes et croisent ces villes nouvelles. Celles-ci créent une véritable rupture face à l’imaginaire occidental du désert.



  1. Merzouga

Mergouza est une petite ville de nomades sédentarisés. En 2002 est ouverte une route bitumée. En 2006, une inondation cause la mort de trois touristes. C’est pourquoi l’équipe de recherche fut envoyée sur place.

L’intervenante fait un rapide état des lieux de la ville. Le site est victime d’une urbanisation incontrôlée qui s’est étendue sur des zones inondables. En effet, un torrent est sorti de son lit. Il y a de très nombreux châteaux d’eau ce qui participe à une pollution visuelle. Les camps de tentes sont insalubres. Les sols sont souillés par l’absence d’égouts et un problème de gestion des ordures. De plus, les quads détruisent les dunes. Des grands groupes de touristes (environs soixante-dix voitures) nuisent au site en perpétrant une très forte consommation d’eau et des déchets.

Les étudiants et l’enseignante ont étudié les hôtels in situ. Ils sont souvent en mauvais état, ne gèrent pas leurs ressources ni leurs ordures.

L’inondation a provoqué de gros dégâts sur le village et ses hôtels. Certains d’entre eux se sont retrouvés isolés par des lacs temporaires.



Photo 1: Inondation dans l'Erg Chebbi © lisa-lou, juin 2006.

Le principal attrait touristique de Merzouga est une barrière de dunes longue de cinquante kilomètres. Au pied de celles-ci s’étalent des hôtels sans aucune permission. Or, cette zone est inondable.

Sur place, ils ont plus posé des questions que proposé des solutions :

Après l’inondation, que faut-il faire ? Quels aménagements sont possibles ? Comment peut-on rétablir une activité économique dans l’oasis, sachant qu’actuellement elle n’est plus entretenue ? Comment articuler le maintient de la population à Merzouga et l’activité touristique ? Il serait inconscient de développer toute une économie sur le tourisme, car c’est une activité volatile qui dépend de facteurs incontrôlables par les populations locales.

Cependant, ils ont insisté sur un point : il ne faut pas construire en zone inondable. Ils ont entamé une réflexion pour rompre avec l’historicité des habitudes touristiques de ne passer qu’une nuit sur le site. Comme le climat ne permet pas d’accueillir toute l’année des touristes, il faut un autre moyen de ressource. C’est pourquoi, la reconstruction de l’oasis peut être un moyen de ressource pour les habitants mais aussi un espace touristique majeur. Ils ont fondé une partie de leur réflexion sur des recherches sur le même thème à Tozeur en Tunisie. Comment rendre un espace agricole touristique, sans le dépourvoir de sa fonction première ?

Afin de trouver une solution, les universitaires ont étudiés l’oasis et ont délimité la zone qui est inondable. Cette prospection a débouché sur des propositions.

  • L’une d’elle consiste d’une part à déplacer la zone résidentielle détruite par les inondations. Entre la zone inondable et la zone habitée serait aménagé un espace tampon. D’autre part, il s’agit de créer une oasis entre ces nouvelles constructions et la partie commerçante du village qui ne fut pas affectée. Cette proposition n’est pas aisée car elle implique de travailler avec des agronomes et des paysagistes entres autres professionnels.

Comme les hôtels détruits avaient été construits par les populations locales avec de faibles moyens, il convient de proposer d’autres solutions viables.

  • Une autre idée serait d’interdire ces hôtels de parpaing et d’imaginer des infrastructures partagées permettant une gestion commune des ressources. Cependant, cela demande un fort changement dans les mentalités.

  • La population locale a tendance à être recluse. Peut-être faudrait-il créer un écart entre le village et les hébergements avec les touristes. Cette scission serait matérialisée par l’oasis. Les logements touristiques seraient sous la forme de bivouacs facilement mobiles en fonction des changements climatiques.

Conclusion :

Cette démarche à aboutie à un colloque dont les actes seront publiés courant 2010. A l’occasion de ces réunions, ont été invité des personnes ayant réussis à implanter un tourisme durable dans le désert. Ces personnes originaires d’Egypte ou de Jordanie ont permit de faire connaître les bonnes idées. Les imaginaires ont été travaillés et des moyens de transfert d’expérience ont été mis en place. Ainsi, des personnes du Maroc sont allées visiter des bons exemples en Egypte.Ils ont tenté de mettre en une amorce d’action sur le terrain.

Questions :

Les questions et les remarques des interlocuteurs seront en gras, les réponses dans une police classique. La suite a été rapportée de la façon la plus pertinente possible.

Est-ce qu’il y a des friches touristiques ? Est-ce qu’une réflexion sur les réseaux entre les hôtels est possible ?

Merzouga est presque une friche. Quelqu’un était venu pour faire un état des lieux de la satisfaction des touristes. Or, les résultats étaient désastreux. En général les gens n’étaient pas satisfaits de leur seule et unique nuit sur place. Certains tours opérateurs, en ne faisant des escales que d’une nuit, commençaient déjà à s’éloigner du site. Par exemple, Voyageurs du Monde ne souhaitait plus se rendre à Merzouga à cause des quads. S’il n’y a pas de changements, les grands tours opérateurs ne viendront plus.

La réflexion sur les réseaux d’hôtels est tout à fait pertinente. A coté de Merzouga, il y a une petite ville, Zagora et on peut penser que certaines infrastructures culturelles ou comme les maisons du tourisme pourraient être ailleurs. L’idée du touriste qui reste longtemps dans un oasis, rappel l’imaginaire du jardin d’Eden. La pratique de l’itinéraire est très séduisante. Mais être dans l’oasis apporte une autre expérience et peut permettre une forme de tourisme rural. Une véritable logique culturel, social est à réinventer. Un projet était d’ailleurs envisageable, non sans difficultés. En effet, il était plus fondé sur un tourisme des oasis (pour des touristes impliqués) que le tourisme du désert.

Développer une économie touristique dans le désert n’est-il pas une contradiction au fait de la fragilité de cet écosystème ?

Non, si l’on prend les exemples remarquable d’Egypte. Ils ont crée un métier ingénierie touristique environnemental. Le projet mis en place par les acteurs locaux à permit de développer de nouvelles cultures qui ont elles-mêmes alimenté le tourisme. Les personnes n’utilisent que des légumes poussés sur place avec leur propre compost. Il s’agit donc d’un circuit très court, qui a intéressé les habitants. Maintenant, ces derniers appliquent aussi ce principe et font pousser leurs propres légumes « bio». Ce cas présent est un véritable cercle vertueux. Cela permet à des personnes de vivre dignement, personnes qui sans ce dispositif vivraient dans une grande précarité. De plus, ça peut limiter l’émigration, maintenir les jeunes hommes.

C’est une meilleure solution que l’argent de l’émigration.

Des panneaux solaires sont-ils utilisés notamment dans les bidonvilles ?

Les panneaux solaires sont utilisés. C’est le cas par exemple un village fortifié d’une ville classé patrimoine mondial de l’UNESCO, Aït ben Haddou. Certains habitants ont installé des panneaux solaires sur leurs toits. Le problème n’est pas tellement l’énergie électrique qui est relativement disponible grâce aux barrages (entre autres). Le gouvernement marocain veille à l’installation de l’électricité. La question cruciale est la gestion de l’eau et des ordures. Les ordures ne sont pas seulement une pollution visuelle. C’est aussi une pollution par infiltration des sols qui ne cesse d’augmenter, qui est incontrôlable. La surconsommation de l’eau est particulièrement frappante, surtout lorsqu’on voit un hôtel Relais et Château avec un spa, du gazon alors qu’à l’extérieur il n’y a que de la poussière.
Existe-t-il une politique de sensibilisation, de responsabilisation en amont et en aval, c’est-à-dire ceux qui ont investi et ceux qui utilisent ces infrastructures ?

A priori, non. Il y a des guides mais pour ceux qui partent en excursion. Ce n’est pas le cas de ceux qui vont d’hôtel en hôtel. Il y a des situations véritablement choquantes. Car dans l’enclave de l’hôtel, l’eau est à disposition mais pas pour les populations extérieures.

Le tourisme est une activité très abrasive sur les sites. Les gros problèmes de gestion des déchets et de l’eau provoquent une sorte de séparation entre les populations locales et les touristes. Il y a en Sicile des tentatives d’éco-tourisme partagé. C’est la Mama qui fait à manger. Mais dans tous les cas, ce n’est pas destiné à devenir du tourisme de masse.

Nous avons été consultés par le ministère du tourisme rural du Maroc. Nous leur avons dis qu’il était impossible d’envisager un tourisme de masse. Cependant, c’était une idée très difficile à accepter pour eux. A titre d’exemple, notre proposition d’une nouvelle forme de tourisme fondée sur l’oasis ne peut être appliquée en construisant un hôtel de trois cent chambres !

Mais cela existe à Las Vegas !

Il est vrai que je ne l’ai pas mis dans la présentation. Mais si l’urbanisation de Merzouga n’est pas planifiée, elle deviendra comme Las Vegas. En imaginant la construction d’un nouvel aéroport, Merzouga serait entre quatre heures et quatre heures et demie des principales villes européennes. Les représentants du gouvernement marocain est à la fois conscient et inquiet du risque. Ils ont pris note que le paysage dunaire de Merzouga est un atout. Au cas où ils souhaitent véritablement sauvegarder le site, nous leur avons suggéré de créer un parc national avec des règles strictes. La construction y serait interdite in situ mais autorisée autours. Cependant, les autorités ne le feront pas. Ca ne deviendra pas Las Vegas car ils sont conscients de la valeur de la dune.
Cette conclusion amène un débat. Selon un des auditeurs présents, Merzouga ne pourrait jamais devenir comme Las Vegas. En effet, cette dernière avait pour ambition d’être une ville de jeux, avec une urbanisation démesurée et lié à un imaginaire de luxe et de rêve. De plus, ce n’est pas le même type de désert, celui de l’Arizona étant un désert de pierres et non de sable. Il faut ajouter que Las Vegas est irrigué en eau grâce au barrage de Hoover9 et bénéficie de sa proximité avec la Californie et Hollywood.

Néanmoins, en émettant l’hypothèse qu’un promoteur de Dubaï soit chargé de développer l’économie de Merzouga, le site sera probablement dénaturé par de nombreuses résidences.

N’est-il pas contradictoire de vouloir développer des séjours de cinq, six voir sept jours, sans faire appel à la piscine ou à d’autres infrastructures, qui ne sont pas nécessaires avec un tourisme d’une à deux nuitées seulement ? Ce schéma n’est-il pas porteurs de « gènes » de ce qu’on cherche à éviter ?

Cette proposition de tourisme visait avant tout des touristes instruits et ouverts à la culture des populations. En effet, il y a une musique, une forme de gastronomie locale qui nécessite plusieurs jours de sur place pour être bien appréhendée/connue. Il s’agit véritablement d’un tourisme culturel, destiné à des personnes cherchant à comprendre la culture locale.

Cela appel à faire une sélection par le prix. Or, ça provoque aussi un tourisme élitiste. Il y a donc contradiction…

Non. Je pense que dans un schéma de tourisme non sédentaire, il y a des formes plus économiques. Il n’y a que deux alternatives : soit c’est le routard avec des tentes sans toilettes ou alors de l’élitisme. Il est sans doute possible de trouver un juste milieu.
Dans les années 60, une série de pays touristiques (notamment les pays méditerranéens) a eu une réflexion sur une forme architecturale singulière. Mais malheureusement, il y a eu depuis un retour vers une architecture pseudo-vernaculaire.

Nous avons contacté DOCOMOMO10 pour leur parler de ces hôtels. Mais entre temps, ces derniers ont été rachetés par une société espagnole qui transformait les bâtiments. Nous avons proposé un tourisme architectural mais cela n’a pas convaincu les acteurs locaux.
Ce qui caractérise le désert, c’est son immensité. Le rapport à l’espace et à la temporalité n’est pas le même. Par conséquent, un séjour dans les hôtels est inadéquat avec l’imaginaire qu’ont les touristes. De plus les oasis ont une capacité de charge limitée.

Il ne faut pas fixer les gens dans un hôtel. Le modèle actuellement est de faire construire des hôtels dans les oasis. Mais on peut avoir un système d’excursions dans des camps de tentes comme le fait Voyageurs du Monde. Cependant c’est plus facile, même pour les nomades, de construire un hôtel plutôt que de mettre en place un système qui demande des compétences d’organisation et de logistique.
Compte-rendu effectué par E.Beaumont, étudiante Master Gestion des Sites du Patrimoine naturel et culturel et Valorisation Touristique


1 Cette liste est faîte de mémoire et à titre indicative. S’il y a des erreurs, je m’en excuse par avance.

2 Film de 1963, réalisé par David Lean.

3 Le Land-Art est un courant artistique né dans les années 1960. Les artistes ne souhaitent plus seulement représenter un paysage, la nature. Leur objectif est de travailler in situ avec des éléments naturels. L’art s’exproprie des musées. (http://www.ac-grenoble.fr/savoie/Disciplines/Arts_pla/Doc/Landart.PDF)

4 Richard Long (1945) est un artiste anglais faisant parti du Land-Art.

5 BANHAM Reyner; Scenes in American Deserta ; The MIT Press ; 1989 ; 236 pages.

6 Cf. la carte ci-dessus.

7 L’indépendance du Maroc fut reconnue le 20 mars 1956 par la France et le 7 avril 1956 par l’Espagne. Source : Quid 2005.

8 Mouvement architectural émergeant dès les années 1930. Il se distingue par l’utilisation de matériaux nouveaux, de décors minimalistes aux formes géométriques pures. Ses figures de prou furent Le Corbusier, Ludwig Mies Van Der Rohe, ou encore Walter Gropius.

9 Hoover Dam en anglais.

10 DOMOMO est une organisation internationale (avec des succursales dans différents pays) à but non lucratif. Elle a pour objectif la préservation de l’architecture moderniste. http://www.docomomo.com/fr-presentation.htm

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