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JEAN-JACQUES ROUSSEAUhttp://www.silapedagogie.com/jjrousseau.jpg


(1712-1778)


A] INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

Né à Genève en 1712, mort en 1778.

Sa mère est décédée une semaine après sa naissance. Son père était horloger et fier de son statut républicain.

Très tôt, il est confié à sa tante maternelle, à ses oncles, puis à un pasteur protestant. Il s’enfuit à l’âge de 16 ans, en Savoie, où il est accueilli par Mme de Warens.

Il eut 5 enfants qu’il plaça l’un après l’autre aux Enfants trouvés.

Son œuvre, l’Emile, fut brûlée par le Parlement de Paris. Rousseau s’enfuit en Suisse.

B] L’ŒUVRE DE ROUSSEAU

C’est un autodidacte, il raconte sa vie de façon cruelle envers lui-même dans ses Confessions.

Son œuvre, l’Emile, est celle qui a marqué l’éducation.
A propos de l’Emile :
Dans quel but ?

Rousseau veut réfléchir avec ses lecteurs sur ce qu’est l’éducation, sur ce qu’elle pourrait être, ou devrait être.
Qui est Emile ?

Le nom d’Emile est un nom personnel, au singulier, qui montre que l’éducation est celle de chacun : c’est son action à lui par l’action d’un autre, d’une famille, d’une société, d’une culture, sur lui.

C’est Emile le protagoniste, l’acteur de son éducation dès sa naissance (et il le restera toute sa vie) car sa nature est bonne et elle peut le rester si on lui permet d’évoluer sans entraves et fausses directions.
Une bonté naturelle

Une bonté naturelle habite chaque homme dès sa naissance. Cette bonté est désignée par les forces (physiques et intellectuelles) et les besoins de chacun (cf. triangle de Pestalozzi).

Ce sont les désirs, les caprices que ses propres forces ne suffisent pas à satisfaire qui font dépendre l’enfant (mais aussi l’homme qu’il deviendra) des forces des autres.

L’idée nouvelle de l’éducation, selon Rousseau, est de permettre à l’enfant ce parcours de découverte de ses propres forces (physiques, sensorielles, affectives, passionnelles) avec une conscience de soi.
Un choix toujours possible : liberté/dépendance

La société (les hommes constitués en communauté) de son époque oblige ses membres à se masquer et à ne montrer de soi que la partie acceptée par les autres ou fonctionnelle par rapport à la vie sociale.

L’homme dès sa petite enfance a le choix d’être libre ou dépendant de montrer son visage ou de se cacher derrière un masque.


Rousseau montre ce qu’est la théorie de l’éducation (celle qui fait « penser et réfléchir ») et l’art d’éduquer : les 2 doivent aller ensemble pour garantir l’unité du parcours éducatif.

L’histoire éducative de l’Emile qui se déroule en 5 livres est la projection, hors du temps et de l’espace, d’un rapport éducatif idéal qui n’a d’autre but que de rendre le sujet de l’éducation maître de ses forces et de ses moyens, capable de vouloir et choisir son propre bien.

Il veut étudier « la condition humaine » et de cette étude déduire ce que l’homme pourrait devenir, s’il était libre d’épanouir entièrement sa nature. Alors seulement, il pourra être un bon citoyen, capable d’améliorer la société.

C] LA RELATION EDUCATIVE
Le paradoxe Rousseauien

Si c’est Emile qui est maître de son action, en mesurant ses forces dans la vie quotidienne et en essayant de satisfaire ses besoins réels, s’il est souhaitable de l’éloigner de sa famille et de son milieu afin de ne pas le corrompre, on peut se demander quelle est la raison de la présence d’un adulte à ses côtés ?

La réponse à cette question constitue le noyau de toute réflexion pédagogique (cf. le paradoxe entre auto-structuration et hétéro-structuration de Louis NOT, cours « apprentissage et didactique »).

Le paradoxe rousseauien est dans la figure d’un précepteur qui, à la fois, doit suivre son élève (il ne doit pas anticiper les connaissances, les découvertes) mais aussi le précéder, pour que les expériences et les rencontres puissent vraiment répondre aux questions et aux besoins d’Emile, au même moment où il les propose. (cf. ZPD de Vygotski)
Du temps pour l’éducation

Selon Rousseau, il vaut mieux perdre le temps au lieu d’en gagner et il faut savoir choisir le bon moment pour proposer une certaine expérience.
Appel à l’expérience

L’expérience est vécue comme un pas significatif dans le parcours éducatif d’Emile. Ce sont ses expériences, c’est lui qui les cherche et qui les réalise et les juge utiles ou déroutantes pour son progrès.

La question « pourquoi faire ça ? Où ça ? » que Rousseau met dans la bouche de l’Emile dès qu’il est capable de la proposer, est la question fondatrice de toute action éducative. C’est la raison qui légitime chaque pas à faire.
Le rapport avec la nature

Le mythe de la nature est une métaphore. C’est l’image d’une nature intacte, du monde avant les manipulations humaines, d’une nature de l’homme avant les corruptions provoquées par la culture, par les institutions et les conventions.

La campagne est , quant à elle, l’image de l’espace et du temps, dans lesquels l’action éducative peut se dérouler à son propre rythme.
La relation élève/éducateur

C’est une relation privilégiée basée sur le dialogue entre 2 personnes qui cherchent ensemble le meilleure voie pour grandir en humanité.
Le rapport à l’autorité

L’age, le savoir, l’expérience qui sont le propre de l’adulte qui se veut éducateur, ne fondent, ni ne garantissent plus son autorité sur l’élève.

L’autorité sera reconnue et acceptée quand on aura fait des expériences qui montreront l’utilité de son aide.

Dans ce parcours éducative où aucun itinéraire n’est établi, où tous les modèles déjà prêts et les jugements sont rejetés, même l’éducateur n’est plus une autorité à suivre sans se demander « pourquoi » le faire.


Un temps et un espace à part, un dialogue et une activité spécifique sont les conditions incontournables pour permettre à chacun d’atteindre son but, d’être soi-même, de pouvoir se former dans cet équilibre et dans cette liberté, de se connaître et de se vouloir homme entier, non une fraction d’une unité.

COMENIUShttp://www.silapedagogie.com/comenius.jpg


(1592-1671)

A] INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

Né en Moravie (frontière hongroise) en 1592.

Orphelin très tôt, il devient pasteur puis évêques des Frères moraves.

1627 : condamnation à l’exil.

1671 : mort de Comenius à Amsterdam.
B] L’ŒUVRE DE COMENIUS

Son œuvre principale : « La grande didactique » (1657)
A propos de « La Grande Didactique »:
L’idée principale

« enseigner tout à tous », Comenius prône l’universalité su savoirs.

C’est un projet avant tout chrétien qui cherche à rendre accessible à tous un message qui se veut universel.
Relation maître/élève

L’enfant n’est pas considéré comme un récipient vide dans lequel le maître va devoir amasser des connaissances, puisqu’il possède en lui des principes fondamentaux qui vont lui permettre de les acquérir (cf. Vygotski).

Un équilibre doit donc s’installer entre les deux parties : le savant n’écrase plus un disciple fait à son image.

Les bonnes relations entre le maître et son élève conduisent à une intégration réussie de celui-ci dans la classe, d’abord, puis dans la société.

Maître et élève cherchent ensemble le meilleur chemin possible à parcourir pour que l’élève puisse rejoindre le maître dans sa compréhension du monde.
Idée pédagogique

Le savoir est sous forme linéaire avec des cercles concentriques : une progression des apprentissages doit être établie en fonction de l’âge de l’élève et du rapport de la matière avec la réalité physique (cf. Piaget).

Division du temps scolaire : Elle correspond à une division actuelle du temps scolaire. Comenius propose de faire correspondre à chaque période de la vie de l’enfant une école spéciale : école du giron maternelle (petite enfance), école élémentaire en langue maternelle (enfance), école latine et le gymnase (adolescence), l’Académie et les voyages (la jeunesse).

La prise en compte de publics hétérogènes : la diversité des intelligences est une harmonie voulue par la nature entre le manque et l’excès.

Une méthodologie enseignante rénovée : il insiste sur la notion de plaisir que l’élève doit avoir à étudier d’où l’importance d’une méthode adaptée. Le jeu est important.

La rédaction d’ouvrages didactiques à l’intention des familles et des éducateurs : recueillir dans un ouvrage illustré toutes les informations que l’élève doit connaître  précurseur du manuel scolaire.

C] COMENUS ET L’EDUCATION DE LA PETITE ENFANCE
Le giron maternel

Importance du giron maternel qui doit se développer dans toutes les maisons mais il laisse planer un doute sur la nature des éducateurs qui auront à prendre en charge les enfants jusqu’à l’âge de 6 ans.
Alternative mère/éducatrice

La question cruciale qui anime les débats du discours sur la petite enfance du XVIII au XIXème siècle : à qui appartient l’enfant avant 6 ans ?

Pestalozzi /Fröbel  mère éducatrice

Oberlin /Kergomard  institut spécialisé

La position de Comenius concernant cette question cruciale n’est pas claire : la structure d’un enseignement spécialisé pour les élèves avant 6 ans n’est pas formalisée dans son discours pédagogique.
L’information aux parents

Comenius inaugure une tradition (reprise par Pestalozzi, puis Fröbel plus tard) qui consiste en un ouvrage de vulgarisation à l’intention des familles  réelle volonté d’éduquer les mères.
Enseignement collectif

Une idée nouvelle : vision communautaire de l’apprentissage.

Le caractère collectif de l’enseignement l’emporte sur un préceptorat parental ou maternel.
Hétérogénéité

La différence de niveau est intégrée à l’enseignement comme un phénomène d’harmonie naturelle nécessaire à l’équilibre futur de la société (cf la différenciation pédagogique).
Programme proposé par Comenius

Continuité des apprentissages : Proposer à l’élève tout au long de sa scolarité des sujets d’étude équivalents en différenciant uniquement la méthode d’apprentissage en fonction de l’âge de l’enfant, et de ses capacité de compréhension.

Conquête du monde à travers le jeu puis compléter par l’acquisition du langage.

 L’enfant apprend à maîtriser l’objet support de son activité ludique.

 Le jeu médiatise la communication avec les autres, enfants ou adultes.

 Le jeu permet une dépense d’énergie et développe l’esprit créatif.
PESTALOZZIhttp://www.silapedagogie.com/pestalozzi.jpg

(1746-1827)

A] INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

Né en 1746 à Zurich (Allemagne)

Il perd son père à l’âge de 6 ans, son éducation est exclusivement féminine, assurée par une mère fragile et une servante énergique. Ceci peut peut-être expliquer sa position vis-à-vis de l’éducation du jeune enfant qui doit être éduqué par sa mère.

Educateur du peuple.

Il a étudié l’Emile de Rousseau.


B] L’ŒUVRE DE PESTALOZZI

Le but de l’éducation selon Pestalozzi : faire œuvre de soi-même.

Depuis qu’il a étudié l’Emile de Rousseau, Pestalozzi n’a qu’une seule idée en tête : rendre opératoire le rêve de Rousseau.

Il tente d’appliquer les principes pédagogiques d’Emile à une collectivité d’enfants du peuple.

Genèse du « principe méthodique »

Selon Pestalozzi, il existe en chaque homme une force qui lui permet d’agir sur son environnement en fonction des circonstances pour s’approprier les connaissances utiles à son développement.

Cette force se développe dans les 3 dimensions du : connaître, pouvoir, vouloir (=cœur, tête, main)


vouloir

connaître

pouvoir

Tête


Cœur

Main

FORCE

C] IDEE PEDAGOGIQUE


 Le difficile équilibre des 3 forces :

 La mère éducatrice privilégiée des premières années de l’enfant

 L’éducation des plus pauvres par le travail

 La coéducation : privilégier le tutorat entre élèves

 Liberté et nature, comme principes éducatifs : l’enfant découvre grâce aux expériences qu’il réalise en contact avec la nature.


Comenius et Pestalozzi, dans la lignée de philosophes comme Rousseau, assoient les bases théoriques et pragmatiques de ce que l’on appellera plus tard : l’école nouvelle.

Ces concepts fondamentaux (scolarisation précoce, prise en compte de publics hétérogènes, méthodologie enseignante rénovée, éducation par le travail, coéducation, éducation naturelle, apologie de la liberté) ont vocation à voyager et à s’enrichir dans le temps.



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