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La Bande-Dessinée comme outil pédagogique dans l’enseignement artistique



1} Introduction 2

2} Qu’offre la Bande-Dessinée ? 4

2.1} Construction d’un imaginaire 5

2.2} Condensation du texte et de l’image 9

3} La contrainte comme tremplin à la création 10

3.1} Définitions de la « contrainte » 11

3.2} Définitions de la « liberté » 11

3.3} Révisions de la notion de « liberté » 12

3.4} Application de la contrainte à l’enseignement artistique 12

4} Exercices types  15

4.1} Exercice 1 : le sentiment et l’ambiance en perspective 16

4.2} Exercice 2 : Palindromes en dessin 17

4.3} Exercice 3 : Adaptation d’une nouvelle fantastique en storyboard 20

4.4} Exercice 4 : « Le vieil homme » narration sans texte 21

5} Conclusion 23

6} Bibliographie et Webographie  25


1} Introduction


Il est clair pour moi que la Bande-Dessinée n’est plus un « art mineur » ou un sous-art » comme il était bon de le dire, il y a de cela quelques décennies encore. Elle s’est aujourd’hui complètement affranchie de son image de dessins pour enfants. Elle a atteint un haut niveau de perfectionnement et touche un public de plus en plus large. Elle s’enseigne, se décline en différents styles et différentes écoles. Elle a ses entrées dans le monde du cinéma, de la publicité et du graphisme. Presque tous les « storyboarders »1 du 7e art sont dessinateurs de BD de formation. L’industrie graphique fait de plus en plus appel aux auteurs de Bande-Dessinée pour tous genres de réalisations.

Il est intéressant de constater que, ces dernières années, la grande toile s’est fort inspiré du monde de la BD. Sin City, V for Vendatta, Immortal2 et maintenant 3003 et les innombrables adaptations de comics américains en film (Hulk, Spiderman, Batman, etc.) sans oublier les emprunts à Tintin pour la série des Indiana Jones et le fait que Steven Spielberg a pour projet de réaliser les aventures du petit reporter belge, pour lequel il détient déjà les droits cinématographiques. En 2003, la société de jeux vidéo Ubisoft produit « XIII » d’après la BD de Jean van Hamme et William Vance. Fini le temps où elle ne consistait qu’en de simples personnages griffonnés (« dans la marge d’un cahier ») et puis encrés. Elle utilise aujourd’hui un nombre conséquent de techniques : couleurs directes à la gouache ou à l’aquarelle, à l’acrylique, lavis, assistée à l’ordinateur, collage, abstraction, pastel, sans oublier la prouesse esthétique d’Emmanuel Guibert4 exécutée avec une technique mixte d’huile grasse de cuisine et d’encre de Chine.










Couvertures des 2 tomes

de « La guerre d’Alan » d’E. Guibert.


Une page du Tome 2. Technique : encre de Chine et huile.



D’un Art à part, la BD est devenue, selon moi, un Art complet faisant appel à bien des domaines de la vie artistique et trouvant écho dans ceux-ci : narration, peinture, cinéma, graphisme, jeux vidéo.

Il m’est alors apparu comme évident à la suite de mes stages à L’Institut Saint Luc de Bruxelles (en secondaire et en supérieur), que le 9e art pouvait être un outil pédagogique utile lors de cours artistiques. Dans ce travail, je m’efforcerai de dire pourquoi la Bande-Dessinée peut se révéler être un matériau riche et attractif pour de jeunes élèves ayant choisi une option artistique.

J’ai eu la chance de travailler neuf années durant pour Jacques Martin, le créateur d’Alix, de Lefranc et de Jhen et cette expérience m’a permis de réfléchir également sur la manière de transmettre un savoir. J’ai été le bénéficiaire (chanceux) de cette transmission et j’ai réalisé avec son aide quatre albums aux Éditions Casterman dans la série « Les Voyages d’Alix ». Ce grand monsieur de la Bande-Dessinée m’a non seulement appris à dessiner mais aussi à observer, à me documenter. Son école m’a appris la perspective, l’anatomie, la composition et la couleur. « Il faut pouvoir dessiner un cheval comme un hélicoptère ; une carotte aussi bien que le Panthéon » m’a-t-il dit un jour. Il était farouchement partisan d’une Bande-Dessinée considérée au même rang que la peinture ou la musique. En transmettant son métier de manière complète (du placement des volumes à la touche finale de l’encrage et passant par les recherches de perspective les plus compliquées), il voulait voir ses collaborateurs capables de dessiner tout et pour n’importe quel type de réalisation, tout comme lui assuma pendant des années les rééditions de Jocko et Zette, la réalisation de plusieurs Tintin avec Roger Leloup (Yoko Tsuno) et ses séries Alix et Lefranc. Il a également des années durant réalisé des affiches et des travaux publicitaires pour des produits aussi différents que des shampoings ou la marque de voiture Citroën.

La BD est un ensemble de « cases à émotions » qui peuvent être considérées comme des petits tableaux, c’est-à-dire comme une entité fermée qui se raconte, et à la fois, comme des éléments composant un récit. C’est cette interaction entre l’image et le texte, si petit soit-il, qui peut intéresser et apporter beaucoup aux élèves.

Lors de mes stages à l’Institut Saint Luc, je me suis également rendu compte grâce à mon maître de stage de l’importance de cadrer les élèves à l’aide de contraintes. Ce conseil donné par M. de Longrée me paraissait au début bien saugrenu et en opposition avec l’idée que j’avais de laisser libre cours aux aspirations de l’étudiant. Avec le temps et le recul, je me rends compte que la contrainte peut avoir un effet bénéfique sur l’imagination et la motivation de l’élève. C’est pour cette raison également que j’ai décidé d’aborder le sujet de la contrainte dans mon épreuve intégrée et de montrer en quoi elle peut être positive dans un contexte didactique et artistique, aussi antinomique que cela puisse paraître.


2} Qu’offre la Bande-Dessinée ?


Je pense pouvoir appliquer mes idées avec des élèves de 12 à 21 ans et principalement dans l’enseignement secondaire artistique qu’il soit général ou de transition ou l’enseignement supérieur de type court ou long. C’est dans cette tranche d’âges que j’ai pu tester mes idées et mes capacités lors des stages pratiques et, encouragé par le retour positif, j’ai décidé de baser mes situations d’apprentissage sur ces tranches d’âges. Ces préparations de cours sont assez flexibles et peuvent être appliquées avec des élèves de l’enseignement secondaire comme de l’enseignement supérieur.

Pour éclaircir mon point de vue dès le départ, je ne compte pas utiliser la Bande-Dessinée dans le but de nécessairement créer une Bande-Dessinée ou simplement des planches. Cela s’appliquerait plutôt à une option BD telle que l’on peut la trouver à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles. Mais mon approche serait de l’utiliser dans un champ plus large au sein d’un cours d’expression artistique.


2.1} Construction d’un imaginaire


J’ai choisi de traiter le sujet de la Bande-Dessinée en tant qu’outil pédagogique dans l’enseignement artistique et non pas dans l’enseignement de type général, bien qu’elle soit aussi utile pour l’un comme pour l’autre. La BD peut s’avérer nécessaire pour un cours de français ou d’anglais, par exemple, ou bien encore pour un cours d’Histoire. Cependant, j’ai constaté, au long de mes stages pratiques, qu’elle avait une carte à jouer dans l’enseignement artistique

L’utilisation Bande-Dessinée dans l’enseignement de type général pouvait sembler l’option plus aisée pour moi étant donné que, neuf années durant, j’ai travaillé dans une série de Bande-Dessinée à vocation didactique : « Les Voyages d’Alix ». Cette collection satellite aux « Aventures d’Alix » se propose de reconstituer les villes phares de l’Antiquité tout en vulgarisant leurs histoires à l’aide de textes et de plans1. Le dessein de son créateur, Jacques Martin est de rendre l’Histoire en général plus accessible et moins rébarbative. Lancée en 1995 avec l’album sur Rome, la collection s’est vite imposée comme un classique du genre faisant son apparition à la Bibliothèque Nationale de France (BNF) et la plupart des bibliothèque municipales de France. Même si le phénomène s’est initié avec un peu de retard en Belgique, les enseignants ont très vite pris le parti d’utiliser ce médium dans leurs cours, principalement d’Histoire, d’étude du milieu, de géographie et même de religion. Vu la demande persistante de ces professeurs venant en masse aux séances de dédicaces, Les Éditions Casterman ont décidé de lancer en 2002 des panneaux didactiques2 destinés aux écoles francophones de Belgique et françaises. Ils servirent de base à des cours dans 117 écoles de France et 41autres en Belgique.

Malgré le caractère didactique et éducatif évidents de ces Bandes-Dessinées, je ne trouvais pas le sujet assez vaste et je lui trouvais un goût de « déjà vu ». De plus, les livres traitants du sujet étaient pour la plupart absolument obsolète ou écrits par des gens aux idées préconçues. Bref, je n’y trouvais pas mon compte. C’est alors que je décidai d’élargir mon champ de pensées, de voir cet Art que je connais si bien pour y avoir fait mes armes, comme un « terreau à création » et de l’amener en classe. La BD peut être une inspiration, une solution graphique et une aide pour développer le monde intérieur propre à l’élève.

La notion d’imaginaire est très importante en vue d’une création artistique, ceci n’est certainement pas un scoop. La BD propose, selon moi, une « myriade d’imaginaires » disponibles, de différents mondes intérieurs consultables sur un plan intime et sur lesquels l’élève peut s’appuyer. Je pense qu’un jeune de 15-16 ans par exemple, trouvera un plus grand éventail de source d’inspirations dans une BD de 48 pages ou même de 120 que dans un livre de peintures qui lui paraîtra bien souvent plus sérieux et moins attrayant. Une BD, ça se lit dans le tram, dans le bus, dans son lit, et son format permet facilement de l’emporter à l’école, de reprendre des parties aux calques, etc.

Je ne voudrais pas dévaloriser le livre de peintures. La BD est bien entendu un outil pédagogique supplémentaire mais son but n’est certainement pas de remplacer l’un ou l’autre support didactique. Le recueil de peintures a bien sûr sa place dans un cours artistique. Mon travail a pour seul objectif de montrer ce que la Bande-Dessinée peut apporter à un cours artistique en matière pédagogique. Il est évident qu’elle peut être associée à d’autres moyens éducatifs sans prendre le pas sur ceux-ci.

Si l’imaginaire se compose d’une part invisible et même inconsciente, il peut évidemment se construire à partir « d’images réelles ». La documentation est devenue pour la grande majorité des dessinateurs une étape obligée afin de réaliser une Bande-Dessinée quel que soit le sujet. Je voudrais également apprendre à mes futurs élèves à se documenter correctement ; leur inculquer le réflexe de se constituer un dossier recueillant toutes sortes d’images les inspirant, les inciter à se documenter sur un sujet donné afin de le cerner avant de le dessiner. Ce faisant, des images s’imprimeront malgré eux dans leurs inconscients constituant peu à peu une « bibliothèque d’images intérieures».

Au long de mes études, je me suis rendu compte de la pauvreté d’imagination et de créativité de certains. Je me suis dès lors rendu compte que ce n’était pas alarmant et que, bien souvent, l’imagination a besoin d’être stimulée. Lors de mes stages, j’ai alors commencé tous mes cours par une phase d’accroche en présentant mes dessins originaux issus de mes « Voyages d’Alix » en expliquant que mes compositions ne venaient pas de nulle part. Je me suis par exemple inspiré des dessins et des couleurs de David Roberts1 pour l’album intitulé « Pétra ». J’ai longuement regardé les albums de la série « Scorpion »2 pour le traitement des rochers et des textures des bâtiments. Paul Cuvelier, créateur de Corentin ou Line m’a été d’une grande aide pour les anatomies et les postures des personnages. Je pourrais citer différentes sources d’inspiration, tantôt pour l’encrage, tantôt pour un costume ou visage. Une image arrachée d’un magazine, une image scannée d’un livre de la bibliothèque d’un ami, cette recherche de documentation concourt à donner une ambiance, à créer un « petit monde inspirant » que je retranscris (même inconsciemment) dans mes planches. Les peintres William Turner et Claude Le Lorrain peuvent par exemple être d’une grande utilité pour les gammes de couleurs et les ambiances à transposer en Bande-Dessinée. Énormément de dessinateurs s’en inspirent. Par l’intermédiaire de la BD, je voudrais montrer l’importance des relations entre les différents arts et l’avantage de la documentation.

Le fait de se retrouver de son plein gré dans une option forte artistique suppose une certaine motivation. Celle-ci sera un élément important pour pouvoir prendre les contraintes comme un défi. Ces dernières, que je vois comme un tremplin à la création, considérées comme une difficulté supplémentaire par ceux dont la motivation ne serait pas suffisante. De là également, la raison pour laquelle les contraintes doivent être exposées de manière ludique afin de ne pas bloquer « les élèves récalcitrants ». Le sujet de la contrainte sera traité plus en profondeur dans le chapitre 3 sur les méthodes.
Un autre avantage non négligeable est que la Bande-Dessinée peut être un point de départ d’une production artistique ou un outil de consolidation. J’entends par là qu’elle peut s’avérer très utile même sur un « terreau moins fertile » à la base. Pour certains, ce sera à travers ces BD qu’ils pourront découvrir un certain univers graphique correspondant à leur imaginaire personnel quand celui-ci n’est pas encore défini ou affirmé totalement. Pour d’autres, elle constitue un pont entre leur « musée imaginaire »1 et la feuille de papier sur laquelle ils dessinent. Ils peuvent alors enrichir leur univers personnel.
Cinq années durant, j’ai eu la chance de pouvoir organiser des stages d’été au Musée de la Bande-Dessinée. J’ai pu me rendre compte de l’efficacité pédagogique de celle-ci pour des élèves moins motivés. Les participants étaient des adolescents français. L’un deux râlait car il aurait préféré faire du parapente en Auvergne (honnêtement, ça peut se comprendre !) et soutenait mordicus qu’il ne ferait pas les deux planches demandées. Malgré cela, après l’avoir accompagné et lui avoir montré différents auteurs exposés au Musée, je devinai peu à peu ses goûts et l’emmenai vers l’exposition temporaire consacrée à des jeunes dessinateurs alternatifs belges. Il resta bouche-bée devant le travail de l’un d’eux. « Je vais faire une histoire d’un espèce de Pacman qui mange trop de fruits d’un arbre, alors il gonfle et un oiseau le fait éclater avec son bec ». J’ai dit : « Voilà, très bien !». Qu’on le croie ou non, mais son travail fut l’un des meilleurs du groupe. Preuve que la BD en tant qu’outil pédagogique peut susciter l’intérêt, inspirer même le sujet le plus réfractaire.




Stage d’été 2005. Exemple d’une page réalisée par un élève pas du tout motivé au départ. Après quelques palabres et l’observation de planches de BD exposées au Musée, il a trouvé l’inspiration et une réponse à son monde intérieur.

Autre exemple : lors de mes stages dans l’enseignement supérieur de type court à l’Institut Saint-Luc, j’avais intitulé mon cours « 
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