Bulletin d’inscription








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L'œuvre de Jean Starcky………… …... p. 2
Les conférences à l’Institut Catholique de Paris

Le monachisme ……………………….. p. 18
Les visites guidées……………………..p.19

Dieu(x) Mode d’emploi

Les Mille et une Nuits

Les pleurants
Les voyages …………………………...p. 22
Bulletin d’inscription………………….p. 23
Calendrier récapitulatif des animations du semestre………………………………..p.27
Joyeux Noël

et

Meilleurs vœux pour 2013



Afin d’évoquer l'œuvre de l'Abbé Jean Starcky, nous ferons d'abord l’esquisse biographique permettant de comprendre et de situer le déploiement de son œuvre scientifique. Dans une seconde partie, nous nous attacherons à décrypter le parcours de l’homme et du savant, afin d’en faire émerger l’originalité et la grandeur, ainsi que sa place dans le domaine de l’orientalisme qui fut le sien. Jean Starcky nous quitta dans sa 79e année, le 9 octobre 1988.

Né le 3 février 1909 à Mulhouse, il fit ses études secondaires aux lycées de Mulhouse, Mayence et Reims. Après son baccalauréat de lettres classiques en 1926 et de philosophie en 1927, il commença ses études supérieures au séminaire de l'Oratoire et les poursuivit ici à l'Institut Catholique de Paris où il obtint sa licence canonique en Théologie. Monsieur A. Robert PSS, qui pratiquait la méthode historique, y enseignait alors l'Ancien Testament. Déjà attiré par l'orientalisme, Starcky suivait aussi des cours à l'Ecole des Langues Orientales Anciennes de l'Institut Catholique dont il sortit diplômé. Parallèlement il élargit ses connaissances à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes auprès de maîtres éminents, tels E. Dhorme pour l'hébreu, Ch. Virolleaud et R. Labat pour les langues de l'ancienne Mésopotamie.

Ordonné prêtre pour l'archidiocèse de Paris en 1935, et devant, par vocation, enseigner la Bible à des séminaristes, l'abbé Starcky partit approfondir ses connaissances bibliques et d'orientaliste à l'Institut Biblique Pontifical de Rome en 1935-36, puis comme boursier de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres à l'Ecole Biblique et Archéologique Française de Jérusalem en 1936-37. S'il n'y connut pas le RP M.-J. Lagrange rentré en France en 1935, sa méthode historique y était pratiquée par ses premiers disciples. Il y rédigea un mémoire sur «La poterie néolithique de Jéricho » sous la direction d'un maître, le RP H. Vincent, auprès de qui il fit ses premières armes en céramologie, c'était juste à la fin des campagnes de fouilles de Garstang à Tell el-Sultan à Jéricho de 1930 à 36. Après cette première prise de contact avec le Proche Orient par les voyages d’études en Palestine, Liban, Syrie et Égypte, l’abbé Starcky repartit à l’Institut Biblique Pontifical de Rome préparer la licence en Sciences Bibliques qu'il obtint en 1938. C'est alors que parut son premier article-recension portant «Sur le système verbal de l'hébreu».

De 1938 à 41, il partagea son temps entre un enseignement de l'hébreu et de l'Ancien Testament à l'Université Saint Joseph des Jésuites de Beyrouth et la cure de Palmyre au milieu des troupes françaises stationnées dans l'oasis comprenant alors des pelotons de méharistes, une compagnie de la légion étrangère et une escadrille d'aviation. Aumônier de Palmyre, il s'occupait aussi d'une école d'enfants, chrétiens et musulmans, où il acquit une certaine connaissance du dialecte arabe de Palmyre, le tedemri ou parler « tadmoréen » du nom ancien de l'oasis. Dans ses temps libres il parcourait les ruines relisant sur place les nombreuses inscriptions en grec et en palmyrénien, un dialecte araméen oriental. Les nombreuses rencontres avec R. Ami, l'architecte en chef des monuments antiques du Liban et de la Syrie qui y dirigeait des fouilles et restaurait les monuments, ainsi qu'avec H. Seyrig, le directeur du Service des Antiquités, déterminèrent sa vocation de palmyrénologue. Et les cours semestriels à Beyrouth lui fournissaient l'occasion de compléter cette orientation en le mettant directement en contact avec d'autres orientalistes chevronnés, tels les RRPP jésuites René Mouterde et Antoine Poidebard. Il passa aussi quelques jours en 1941, à Souq el-Gharb près de Beyrouth, en compagnie de ses compatriotes alsaciens, M Mme D. Schlumberger, ce dernier était en train de rédiger ses importantes études sur les Princes de Palmyre. C'est alors que l'abbé Starcky publia son premier Guide archéologique de Palmyre, paru à Beyrouth (Université Saint Joseph).

Depuis le 8 juin 1941, une dure résistance opposait en Syrie - Liban les troupes françaises du Général Dentz sous les ordres du gouvernement de Vichy à des unités anglaises et françaises gaullistes, et Beyrouth fut prise le 7 juillet. Bien que maintenu exempté du service militaire par la commission de réforme en 1940, l'abbé Starcky décida de répondre à l'appel du Général De Gaulle du 18 juin 1940 et il s'engagea volontairement dans les Forces Françaises Libres, impatient qu'il était de soustraire sa famille et sa terre natale au joug de l'occupant nazi. Il fut incorporé comme aumônier militaire le 29 août 1941 et affecté au Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique, prolongeant ainsi sa mission à la cure de Palmyre. Aumônier de la garnison de Beyrouth en décembre 41, puis affecté en avril 1942 au Bataillon de Marche stationné en Palestine, il partit avec son corps expéditionnaire pour l'Egypte ; arrivé au Caire en juillet, il passe en Lybie en janvier 43, puis en Tunisie en avril affrontant de durs combats, puis en avril 44 son unité s'embarque pour l'Italie, Tarente, Garigliano, débarque à Cavalaire en France, est présente sur de nombreux théâtres d'opérations à Hyères, Toulon, part pour Villersexel, et en décembre elle se trouve sur le front ouest, puis le lendemain de Noël 1944 part sur le front est ; Starcky fut blessé par un éclat d'obus le 11 avril 45 peu avant la victoire, et il fut enfin démobilisé le 7 septembre 45. Ce valeureux parcours de quatre années lui valut, on s'en doute, de nombreuses décorations et citations à l'ordre de l'armée, compagnon et croix de la Libération, etc., risquant sa vie sous les bombardements pour assister, souvent entre les lignes, les blessés et mourants, sans distinction de camp et de religion. Sa bonté et sa foi rayonnaient et tous ceux qui l'ont approché alors, officiers généraux et hommes de troupe, en ont témoigné. (Voir les titres et des témoignages dans la biographie parue dans le Mémorial Jean Starcky, Revue de Qumrân XV [1991] p. 3-5).

Après ce temps d’épreuves, l'abbé Starcky reprit les cours de sciences bibliques au Grand Séminaire de Meaux en 1945-46. Puis à la demande de l'Institut Catholique, il assura à partir de février 1948 un enseignement semestriel du Nouveau Testament et choisit l'évangile de Jean alors fortement contesté. Il proposait une approche et une méthode toutes personnelles qui marquèrent ses étudiants, dont l'abbé Lustiger en 1952. A l'Ecole des Langues Orientales Anciennes de l'Institut Catholique de Paris, il inaugura aussi un cours d'araméen où il formait, à son insu, celui qui devait provisoirement le remplacer pendant ses futurs séjours au Proche Orient, mais qui en fait y enseignera jusqu'à sa propre retraite, l'abbé P. Grelot. Parallèlement dès 1946, il commença à Saint Etienne du Mont une série de conférences bibliques dites de vulgarisation, qui se multiplieront par la suite. L'autre mi-temps, il l'employait à parfaire sa formation d'orientaliste sur le terrain, d'abord comme pensionnaire de l'Institut Français d'Archéologie de Beyrouth où il retrouvait son fondateur, H. Seyrig connu à Palmyre, qui sera son véritable maître. «Seyrig qui n'était pas chrétien, fit pour le jeune prêtre plus que quiconque dans l'Église», aimait-il répéter. Cela aussi marqua le jeune pensionnaire. Et reprenant ses travaux interrompus sur Palmyre, Seyrig lui confia l'édition des Inscriptions de l'Agora dernièrement découvertes, et il l'associa à la préparation du Recueil des tessères de Palmyre.

Pendant 3 ans, d'octobre 1949 à septembre 51, il entre comme stagiaire de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (= CNRS), et il publie le premier fascicule du tome III de la Pars secunda du Corpus Inscriptionum Semiticarum (= CIS) consacré aux inscriptions palmyréniennes, domaine qu'il préféra aux textes syriaques que lui proposait son professeur, l'abbé J.-B. Chabot.

Attaché de recherche au CNRS en octobre 1951, puis chargé de recherche en octobre 1952, et auxiliaire de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres pour les sections palmyrénienne et nabatéenne du CIS, il demanda, à la surprise de certains, dont le Recteur de l'Institut Catholique, d'être déchargé de son enseignement en octobre 1952. Irrésistiblement attiré par le Proche Orient, il repartit pour des missions, principalement à Beyrouth et à Jérusalem. C'était juste après la découverte de la fameuse grotte 4 de Qumrân, faisant suite à celles de la grotte 1 en 1947, des grottes de Murabba‘ât et des grottes 2 et 3 de Qumrân en hiver et au printemps 1952, et de papyri nabatéens trouvés à la fin du printemps dans le désert de Juda. Ces découvertes dues au hasard expliquent l'attrait pour l'étude de nouveaux textes susceptibles de permettre une approche renouvelée de l'histoire ancienne et du milieu biblique en particulier, si ancrée dans son esprit de par sa formation à la méthode historique.

Commence alors une nouvelle aventure quand le RP R. de Vaux, le fouilleur du site et des grottes, l'invite au début janvier 1954 à entrer dans l'équipe internationale de la publication des manuscrits de la grotte 4. Il devait d'abord aider à repérer et classer les fragments araméens non encore identifiés, écrit-il dans une première note à ce sujet (Comptes Rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres 1954, 408). R. de Vaux, directeur de l'équipe internationale, lui confia alors la publication d'un lot de manuscrits hébreux et araméens. Dans cette première note Starcky ajoutait : «Mais tous les jours l'un ou l'autre petit fragment vient compléter les morceaux plus gros. Il n'y a donc pas intérêt à publier avant que le maximum de fragments n'ait été ainsi récupéré». Il publia aussitôt le contrat nabatéen, le papyrus le mieux conservé, d'un lot acheté le 4 août dont on saura plus tard qu'il provient du ouadi Khabra au sud de En Geddi. A cette époque, il avait identifié «deux manuscrits de la Jérusalem céleste [sic], un en araméen et un en hébreu [qui sera versé au lot Strugnell et qui sera plus tard reconnu comme un passage du Pentateuque revisité], des visions apocalyptiques, d'autres d'allure historique, une chronologie biblique, une apocalypse nouvelle, un texte messianique, un texte de sagesse avec des béatitudes».

Dès lors, il partagea son temps entre la France et le Proche Orient attelé à plusieurs projets. Il collabora à des traductions de la Bible en français : la Bible du Cal Liénard en 1955, la Bible de Jérusalem (1956, 1961 et 1973), à la Traduction Œcuménique de la Bible (= TOB) dont il fut l'un des initiateurs, parue en 1975. A la demande de l'épiscopat, il participa à la fondation de l'Association Catholique Française pour l'Etude de la Bible en 1958-59 (l’ACFEB qui deviendra effective en juin 1965), à la fondation de l'Association Bible et Terre Sainte et à celle des voyages en Terres bibliques qu'il accompagna bien des fois,. Il fit partie du noyau de fondation de la revue Bible et Terre Sainte, lancée par le Chanoine René Leconte devenue Le Monde de la Bible en novembre 1977, et créa avec le même René Leconte le Musée Bible et Terre Sainte, abrité d'abord à Saint-Jacques du Haut-Pas, puis transféré en 1969-70 à l'Institut Catholique près de la BOSEB où il pouvait mieux servir les étudiants et les visiteurs. Ce riche Musée d'Archéologie des pays de la Bible doit beaucoup à Starcky pour l'achat et le classement des objets.

Ses recherches bibliques, épigraphiques et archéologiques à Palmyre d'abord, puis à Pétra et au Désert de Juda recouvrant les mêmes périodes historiques, hellénistique et romaine, il rédigea alors de main de maître les premières synthèses qui font toujours autorité, même s'il faut les compléter suite à de nouvelles découvertes, sur ces deux centres caravaniers syro-arabiques qui ont servi de jonction entre Orient et Occident : Palmyre parue en 1960 et Pétra et la Nabatène parue en 1964. Ces monographies d'un spécialiste mondialement connu et respecté sont fondées sur une étude précise et rigoureuse des données fournies par l’histoire, l'archéologie, l'épigraphie, la philologie et la numismatique, domaines dans lesquels sa compétence n'avait d'égale que sa soif de connaître. Dans ce cadre il participe en 1973 aux travaux de l'Institut National de Géographie (= IGN) élaborant la photogrammétrie de Pétra et de ses monuments, et il épinglait sur la cartographie l'emplacement précis des inscriptions. Ses publications techniques de nouveaux documents, palmyréniens et nabatéens en particulier, qu'il a explorés et déchiffrés au cours de ses nombreuses missions sur le terrain, y compris le Hauran, autour de Bosra comme seconde capitale nabatéenne, en fournissent la preuve. Mais il ne néglige pas pour autant les périodes cananéo-phéniciennes et araméennes plus anciennes, comme le montrent notamment ses études des grandes stèles araméennes de Sfiré en Syrie au sud-est d'Alep, ou des inscriptions phéniciennes de Byblos au Liban par exemple, ou ses recherches sur l'origine de l'alphabet et l'histoire de sa transmission dans des écritures voisines.

Maître de recherche au CNRS en octobre 1955, Directeur de recherche en janvier 1966, titularisé en 1967, il est affecté à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en juin 1967. C'est alors que D. Schlumberger qui succéda à H. Seyrig à la tête de l'Institut Français d'Archéologie de Beyrouth, va associer J. Starcky à la direction dudit Institut, où la charge de directeur adjoint de 1968 à 1971 s'alourdit vite, suite à la thrombose qui frappa le directeur en juillet 1969. Avant de quitter sa charge à Beyrouth, Starcky lança le chantier de fouilles de l'Institut Français d'Archéologie à Tell Arqa du nord Liban, fouilles qui seront perturbées par la suite en raison de la situation politique locale. C'est la ville d'Arqa de la table des peuples de Genèse 10, ou la Arqatu des textes hiéroglyphiques et cunéiformes ou encore la Césarée du Liban. Il est alors membre de divers comités, conseils et commissions scientifiques : la Mission permanente en Egypte, l'Institut français de Beyrouth, le Département d'Archéologie de Jordanie, au CNRS, à l'IGN, et bien d'autres encore (ISO, AFNOR,...).

Ayant déjà reçu les palmes académiques, le CNRS lui décerna en 1977 la médaille d'argent pour «son œuvre scientifique remarquable comme historien de la pensée et historien des religions, archéologue, philologue, épigraphiste, numismate, bref sur le plan de histoire, ce qu'on appelle un savant complet». Admis à faire valoir ses droits à la retraite en décembre 1977, à un mois de ses 68 ans accomplis !, le directoire du CNRS lui confère le titre de Directeur de Recherche titulaire honoraire le 29 janvier 79 à moins d'une semaine de ses 70 ans. Mais infatigable, il continua ses explorations principalement en Nabatène, chargé qu'il était par l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres de préparer, avec son collègue et ami, J. T. Milik, la publication de cette partie du Corpus Inscriptionum Semiticarum. Quelque temps avant de nous quitter, à presque 80 ans, il m'avait assuré que ce travail était bien avancé et presque prêt pour l'impression. Milik y apportera encore des additions, et lui-même nous a quittés en 2006 avant la parution de leur œuvre, mais Madame L. Nehmé est chargée de préparer la publication des derniers volumes de ces deux maîtres en épigraphie nabatéenne.
Cette esquisse biographique a essayé de tracer le parcours d'une vie riche à bien des niveaux, d'abord sur le plan de la mission du prêtre enseignant, en France au séminaire de Meaux puis à la Faculté de Théologie et à l'Ecole des Langues Orientales Anciennes de l'Institut Catholique de Paris, ou à l'étranger à l'Université Saint Joseph de Beyrouth, y donnant un enseignement universitaire, ou comme conférencier fort apprécié en de très nombreuses occasions. Pour cela, il avait accumulé une très riche documentation photographique qu'il pouvait utiliser dans ses conférences ou mettre à la disposition des revues qu'il avait fondées, Bible et Terre Sainte ou Le Monde de la Bible, mais aussi pour illustrer les livres et publications scientifiques. Il a légué sa collection photographique, principalement des inscriptions sémitiques, à l'Institut d'Etudes Sémitiques du Collège de France.

Jean Starcky était un vrai chercheur à l'affût des nouveautés dans le domaine de ses larges compétences sur le Proche Orient ancien qu'il a parcouru dans tous les sens pendant quelque cinquante ans. Aussi n'est-il pas surprenant que ses premières recherches et publications aient porté sur Palmyre et la Palmyrène dès la fin de la guerre. Notons en particulier les livres : Palmyre. Guide archéologique, richement illustré avec une carte, paru en 1941 comme livret et comme article dans les Mélanges de l'Université Saint Joseph (vol. 24 avec un index), Palmyre. La fiancée du Désert paru en 1948 (en collaboration avec Salahud'din Munajjed de la Direction Générale des Antiquités de Syrie), traduit en anglais par Mesdames E. Will et D. Schlumberger, Palmyra. The Bride of the Desert, l'Inventaire des Inscriptions de Palmyre, l'Agora paru en 1949, le fascicule I du tome III, de la Pars secunda du Corpus Inscriptionum Semiticarum paru en 1951 (en collaboration avec l'abbé J.-B. Chabot) et le fascicule II du même Corpus paru en 1954, La Palmyrène du Nord-ouest, en collaboration avec H. Ingholt (dans la Bibliothèque Archéologique et Historique 49 paru en 1951), Palmyre paru dans la collection de l'Orient ancien illustré - 7 en 1952, le Recueil des tessères de Palmyre, en collaboration avec H. Ingholt, H. Seyrig et A. Caquot paru en 1955 (BAH 58), et Palmyre, édition revue et augmentée (en collaboration avec Michal Gawlikowski, paru en 1985, sans compter 18 articles dans des revues spécialisées ou comme contributions à des Mélanges publiant des inscriptions et monuments de Palmyre ou d'inscriptions palmyréniennes en Arabie du nord en 1970, et enfin sa grande synthèse Palmyre  dans le Supplément au Dictionnaire de la Bible (= SDB) parue en 1960. En parallèle mais un peu plus tard, il publia une série d'études sur Pétra et la Nabatène : 35 articles (parfois en collaboration) et des contributions dans des ouvrages collectifs portant principalement sur des inscriptions et monuments dont une inscription faisant connaître le nom sémitique de Pétra - ReQeM en 1965, ou des études sur la religion nabatéenne, et une longue synthèse Pétra et la Nabatène  (132 colonnes) dans le Supplément au Dictionnaire de la Bible en 1964, sans oublier le catalogue pour une exposition en 1978-79 au Musée de Lyon : Un royaume aux confins du Désert et la Nabatène.

Starcky est connu aussi pour des publications en épigraphie sémitique dans d'autres domaines, comme le phénicien : une inscription d'un sarcophage de Byblos, des pointes de flèches dédiées au roi d'Amurru, et aussi l'araméen ancien : les trois stèles de Sfiré (en collaboration avec A. Dupont-Sommer), une tablette araméenne de l'an 34 de Nabuchodonosor, de courtes inscriptions araméennes et nabatéennes au Musée de Riyadh, d'autres trouvées à Suse, ou une note sur le sarcophage de la reine Saddan [Louvre], et des travaux sur l'origine de l'alphabet, de l'écriture syriaque et arabe, des études de numismatique sur un lot de monnaies palestiniennes (en collaboration avec le RP. A. Spijkerman, OFM), des études d'histoire des pays de la Bible et d'histoire des religions de divers milieux sémitiques et sur le monothéisme des sémites. (Toutes ces références sont accessibles dans la bibliographie publiée dans le Mémorial Jean Starcky en 1991, cité ci-dessus, p. 11-20).

Ainsi était-il armé pour aborder des livres et traditions bibliques, produits de ces milieux sémitiques aux différentes époques étudiées. Il publia des notes sur Abraham et l'histoire en 1951 et 52, et des études sur des versets disputés du Nouveau Testament comme «Obfirmavit faciem suam ut iret Jérusalem. Sens et portée de Lc 9,51» en 1952, ou «La quatrième demande du Pater» en 1971, étude qui servira à la rétroversion du Pater en araméen que nous avons faite avec P. Grelot, gravé maintenant à la basilique de l'Eléona sur le mont des Oliviers. Dans le domaine biblique, il est surtout connu pour ses collaborations à l'étude des Livres des Maccabées, introduction, traduction et notes pour la TOB, mais aussi pour la Bible de Jérusalem (= BJ) avec le RP F.-M. Abel en 1956, 1961 et sa révision en 1973, sans compter les tableaux chronologiques et métrologiques de la BJ en 1956, et déjà par une collaboration à la Bible du Cal Liénard en 1955.

J'ai gardé pour la fin sa contribution à l'étude des manuscrits. Comme il l'écrivait lui-même dans «L'état du déchiffrement des manuscrits», dans les Comptes Rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres (= CRAI) en novembre 1954, sa collaboration à l'édition des manuscrits de la grotte 4 commença début 1954. Étant donné que ses travaux antérieurs avaient porté sur des inscriptions de dialectes araméens, palmyrénien et nabatéen, il fut chargé par R. de Vaux de repérer les fragments araméens non encore identifiés, au sein de l'équipe internationale et interconfessionnelle en train de se constituer autour de J. Milik, qui était la cheville ouvrière de la première heure et qui avait participé aux fouilles de la grotte. Dans «Le travail d'édition des fragments manuscrits de Qumrân grotte 4» parue au début 1956 dans la Revue Biblique (p. 66-67) et donnant l'état de la recherche à la fin du mois d'août 1955, R. de Vaux signalait que «les fragments manuscrits en sémitique [non compris les fragments en grec] de la grotte 4 actuellement reconnus sont au nombre de 330 environ et ils occupent 420 planches (ou sous-verre) de fragments classifiés, ceux qui demeurent non classifiés ne représentent plus que 80 planches environ» (p. 54), soit tout de même quelque 500 sous-verre de format « in quarto ». De Vaux crut bon d'évoquer brièvement la difficulté de la tâche car «ces divers savants ne disposent pas de rouleaux complets et relativement intacts, mais d'innombrables fragments, parfois considérables, souvent minuscules, et toujours fort détériorés. Un long et minutieux travail est nécessaire, avant que de cette masse informe sortent des ensembles significatifs permettant des conclusions solides et dignes de publication» (p. 52). Après des considérations sur l'état des fragments, leur nettoyage et la préparation pour les diverses photographies à l'infrarouge, R. de Vaux ajoutait : «Pourtant, tout cela n'est encore qu'une étude préparatoire. Le travail le plus long et le plus délicat vient ensuite. Il s'agit, en effet, après avoir déchiffré ces fragments, de les rapprocher les uns des autres, soit au moins en reconnaissant les analogies matérielles (qualité de la peau, disposition du texte, tracés à la pointe sèche, etc.) et les affinités d'écriture, de langue ou de sujet qui autorisent à les associer en groupes homogènes représentant tel ou tel ouvrage. Quand il s'agit de livres bibliques, ce discernement est relativement aisé ; il en va tout autrement quand on a affaire à des documents non bibliques dont il n'existe pas de bonnes concordances, ou qui ne sont connus qu'incomplètement, voire indirectement par l'intermédiaire de versions, ou seulement par leur titre, si même ils ne sont pas totalement inconnus ! C'est alors que le chercheur doit disposer d'une belle familiarité avec ce genre de littérature, ainsi que d'un « flair» inventif... et de beaucoup de patience. Il faut avoir vu les membres de l'équipe « qumranienne » errer le long des grandes tables où sont disposés les sous-verre, se pencher ici et là, essayer vingt combinaisons dont la dernière seule s'avère efficace, pour apprécier l'austérité de leur passionnant travail et excuser les délais qu'il exige. Malgré tous les efforts, de nombreuses lacunes demeureront. Mais l'acquis positif est déjà des plus prometteurs. Grâce aux commentaires et aux notes dont ils accompagneront l'édition de leurs textes, et qui représenteront l'étape dernière et non la moindre de leur travail, nos chercheurs se proposent de les rendre accessibles le plus vite possible au monde savant» (p. 53).

En fin de note (p. 66-67), Starcky présente l'état d'avancement du travail sur son lot à cette date, plus précis que les premières indications du CRAI en novembre 1954 :

«Mon lot araméen de la grotte 4 comporte environ 30 sous-verre, qui feront un ensemble sensiblement égal de planches. Ce ne sont pas des textes bibliques ou des apocryphes connus. L'apocalypse et le midrash dominent. Citons : le début d'un apocryphe des Paroles du livre que Michel a dites aux anges et où Dieu est appelé « la grandeur, le Maître du monde » rbw mr’ ‘lm’ ; deux groupes de gros fragments relevant de la littérature noachique ; des textes décrivant des visions cosmologiques du genre de celles d'Hénoch. Deux séries de fragments sont des compositions eschatologiques : l'un d'eux use fréquemment du mot rz « mystère », et rappelle le « Livre des Mystères » de la grotte 1 (en hébreu). Plusieurs pièces assez considérables donnent les mensurations de la Jérusalem Nouvelle : peut-être la même apocalypse que celle identifiée par M. Baillet dans la Grotte 2 « [et par J. T. Milik dans les Grottes 1 et 5] ». Un groupe de petits fragments mentionnent des tablettes célestes. Un apocryphe analogue au Testament de Lévi est représenté par trois manuscrits au moins ; peut-être une source des Testaments des XII Patriarches. Les restes d'un texte pseudo-historique se situant à l'époque perse rappellent Esther ou Daniel. Tous ces écrits sont sur cuir. Parmi les restes des trois manuscrits sur papyrus, signalons une généalogie descendant jusqu'aux Juges inclusivement, avec la chronologie attendue, sauf pour la date de la création.

Mes manuscrits hébreux ne sont qu'une douzaine et couvriront une vingtaine de planches. De deux recueils liturgiques, le mieux conservé est composé de prières : l'une au moins commence par l'indication du temps liturgique, suivie de zkwr ’dwny [Souviens-toi Seigneur]. Un beau texte mentionne le Messie, mais les bienfaits du salut eschatologique, évoqués d'après Is 40 [et suivants] et Ps 146, sont attribués directement à Adonaï. Un texte sur la création et le déluge faisait sans doute partie d'une composition parénétique, laquelle n'est pas celle des Jubilés. Un recueil hymnique se termine par ’mn ’mn [amen amen] ; ses très nombreux fragments ne semblent pas relever des Hodayot [Hymnes] ni des textes analogues. Un manuscrit de caractère sapientiel contient une série de macarismes pour ceux qui accomplissent les commandements (’sry… [Heureux ceux qui...]) et la description des tourments qui attendent les impies ; il ne s'identifie pas avec les passages similaires d'Hénoch. Un morceau liturgique donne des avis de purification avant la manducation des pains.

Nous avions cru reconnaître du nabatéen dans la Grotte 4, mais un doute nous est venu sur l'écriture, qui s'explique suffisamment par certaines formes de la cursive juive ».

Cet état de la recherche sera quelque peu amélioré au cours des dix années qui suivront. Des identifications nouvelles furent faites ou corrigées. Mais désireux d'alléger son lot et de voir M. Baillet qui en finissait avec la publication des manuscrits des «Petites Grottes», travailler sur des textes plus intéressants, Starcky lui confia dès juin 1958 la publication de cinq manuscrits hébreux de son lot : ce sont 4Q504 ou Paroles des Luminaires d'après le titre hébreu [le manuscrit avec ’mn ’mn], 4Q508 Prières pour les fêtes, 4Q511 des Cantiques du Sage, 4Q513 et 514 des Ordonnances, auxquels s'ajouta un autre manuscrit que Starcky avait reçu de Milik, 4Q501 qualifié de Lamentation mais qui le serait mieux comme Prière apotropaïque.

A la fin des années 1950 et au début des années 1960, fut constituée, au Musée Rockefeller, une Concordance manuelle sur fiches à l'usage des éditeurs des manuscrits non bibliques des grottes 2 à 10 sur la base des déchiffrements des divers savants éditeurs. Elle donne assez bien l'état d'avancement du déchiffrement de chacun et de leurs identifications. Voici ce qu'on y trouve concernant le lot de Starcky. Parmi les huit manuscrits restant du lot hébreu, seul 4QBéatitudes y est répertorié et encore uniquement les gros fragments. Pour les manuscrits araméens, j'ai repéré Aharonique A et B, Testament de Qahat, Visions d'Amram a-e, Vision de Jacob, Naissance de Noé, Messianique araméen, Pseudo-Hénoch A-C, Devin à la cour perse, Vision des Quatre Royaumes, Jérusalem Nouvelle a-b, Chronologie, Horoscope, Œuvres de la chair, puis Araméen A-Z (non identifiés). Entre temps Starcky avait cédé à Milik plusieurs groupes de fragments araméens : un Pseudo-Hénoch (S[tarck]y 6 = M[ilik] 28') que Milik a depuis identifié à une copie du Livre des Géants (= 4Q203) mais un fragment est resté dans le lot de Starcky, Sy 15a devenu M 4a et identifié à 4QTargum du Lévitique (4Q156), et enfin Sy 29b devenu en partie M 31' ou 4QHénochf et en partie M 42 ou Testament de Lévia (4Q213).

De tous ces manuscrits identifiés, Starcky n'en a publié que quelques fragments en éditions préliminaires, dont le plus grand fragment du prétendu manuscrit messianique, «Un texte messianique araméen de la grotte 4 de Qumrân», dans le Mémorial du Cinquantenaire de l'Ecole des Langues Orientales Anciennes de l'Institut Catholique de Paris paru en 1964, mais que J.A. Fitzmyer et P. Grelot proposent de dénommer Naissance de Noé, appellation que j'ai adoptée. Puis le fragment assez conséquent des «Psaumes apocryphes de la grotte 4 de Qumrân (4QPsf VII-X)», paru en Revue Biblique 1966, manuscrit comprenant outre des Psaumes bibliques, une autre copie de l'Apostrophe à Sion, un Hymne eschatologique et l'Apostrophe à Judah, manuscrit rétrocédé au lot de P. Skehan, et il a donné des indications sur le contenu du manuscrit de la Jérusalem Nouvelle dans un article du Monde de la Bible (7 en 1977).

Mais Starcky a aussi publié des études sur le contenu du corpus qumranien déjà publié, par exemple «Les quatre étapes du messianisme à Qumrân», Revue Biblique 1963, article qui a fait autorité pendant les premières décennies qui suivirent, présentant sa vision de l'évolution de l'attente messianique des Esséniens, approche maintenant dépassée puisqu'il convient de mieux dissocier la datation paléographique des manuscrits de la date estimée de leur composition, ce qui change beaucoup la donne. Il a aussi fait connaître ses réflexions sur «Qumrân et le Nouveau Testament, Quelques thèmes majeurs» (SDB IX) en 1978, portant principalement sur les repas esséniens et la Cène chrétienne, la justification, la purification et l'eschatologie essénienne, sans compter différentes notes dans des revues pour le grand public.

Si Starcky n'a pas publié ses manuscrits, c'est sans doute qu'étant occupé à bien d'autres tâches et qu'au départ, voulant publier tout son lot dans un seul et même volume de la collection des Discoveries in the Judaean Desert à la Clarendon Press d'Oxford, la guerre des six jours l'en a certainement empêché, comme ce fut le cas pour les autres membres de l'équipe internationale. Mais il avait aussi pleinement conscience du travail qu'il restait encore à faire sur ses fragments, l'hébreu en particulier, mais aussi en araméen, comme les notes de Milik l'ont amplement démontré. Aussi, lorsqu'en 1972 il demanda à M. Baillet de l'aider à publier le reste de son lot hébreu, ce dernier déclina poliment cette offre, car il disait être rassasié de ce travail austère sur des milliers de fragments minuscules. Aussi, suite à une mission à Jérusalem pour un dernier contrôle sur ses fragments, Baillet suggéra à Starcky de demander l'aide d'un jeune épigraphiste qu'il avait rencontré à l'Ecole Biblique. En 1973 il me demandait donc de bien vouloir collaborer pour avancer le projet et d'accepter « d'être ses yeux sur les originaux » qu'il ne pouvait plus venir étudier après la guerre de 1967 et sans espoir de paix proche. Il me conseillait de commencer par prendre connaissance de tous les manuscrits déjà publiés. Et en 1974 pour faire mes premières armes d'éditeur, il me confia l'étude du sous-verre Sy 36 qui deviendra 4QApocalypse messianique, avec une lettre adressée au RP P. Benoit, éditeur-en-chef après la mort de R. de Vaux en 1971, afin d'avoir accès aux originaux conservés au Musée Palestinien de Jérusalem ou Musée Rockefeller. Je lui envoyais régulièrement l’état de l’avancement du déchiffrement, et il fut très enthousiaste de ma lecture des fragments sur la résurrection, lecture qui lui avait échappée, ainsi qu'à Milik lorsqu'ils travaillaient au regroupement des fragments. Je tiens à souligner ici sa pédagogie, car ne voulant pas influencer mes lectures, il me laissait travailler seul avant une mise en commun critique de nos déchiffrements ; en cas de désaccord, il acceptait avec une grande humilité les divergences paléographiquement argumentées. Après mon identification du plus ancien manuscrit du Rouleau du Temple en mars 1975, et la mise en commun de nos déchiffrements respectifs à Saint Jacques du Haut Pas d'abord puis à Saint Germain l'Auxerrois lors de mes divers passages à Paris, il me confia en 1981 la publication de tous ses manuscrits hébreux, reconnaissant avec une grande simplicité et honnêteté éditoriale que j'en avais poussé l'étude, déchiffrement, mise en ordre et notes, beaucoup plus loin, se réservant alors une publication conjointe de son lot araméen, publication à laquelle il m'associa en 1982, car il ne voulait pas publier séparément les manuscrits hébreux et araméens de son lot. Ce devait former un seul et même volume. Puis sentant ses forces décliner, il se déchargea en 1986 d'une publication conjointe, me confiant aussi l’entière tâche de la publication des fragments araméens, et il y ajoutait l'édition de papyri nabatéens très fragmentaires, ayant lui-même publié le mieux conservé d'entre eux dès 1954.

Depuis lors, les huit manuscrits hébreux restants de son lot ont été répartis en douze manuscrits dont des fragments du plus ancien manuscrit de la Genèse, et ils ont paru séparément en 1998, dix ans après sa mort. Le lot araméen a été organisé en deux volumes, le premier a paru en 2001 et comprend les restes de 22 manuscrits sur 22 planches, et le deuxième volume en épreuves comprend les restes de 36 manuscrits aux trois quarts identifiés, avec des fragments appartenant à 6 autres manuscrits précédemment identifiés, et des fragments de 64 autres manuscrits toujours non identifiés, paru en 2008, soit vingt ans après la mort de Starcky. Ainsi son engagement dans la publication de son lot va enfin trouver un dénouement heureux, et il aurait certainement été le premier à se réjouir de voir la parution de cet immense labeur, auquel il a tant œuvré en étudiant les miettes manuscrites de cuir ou de papyrus. Je ne saurais jamais assez lui exprimer ma profonde reconnaissance et ma dette pour cette immense confiance à mon égard, en faisant de moi son héritier scientifique dans la publication de son lot des manuscrits hébreux et araméens de la Grotte 4 dont il avait reçu la charge en 1954. Au cours de nos multiples échanges épistolaires et de nos nombreuses séances de travail à Paris, j'ai pu apprécier sa chaleur humaine et sa bonté qu'il puisait sans nul doute dans son sacerdoce.

Cet orientaliste complet et accompli a publié, autant que j'ai pu m'en assurer, plus d'une centaine d'articles, parfois en collaboration, dans quelque trente-cinq revues différentes, en plusieurs langues y compris en arabe, communiqué à cinq congrès internationaux, participé à dix Mélanges ou Mémorial, contribué à une douzaine d'ouvrages collectifs sans compter les catalogues comme éditeur ou collaborateur, ses propres ouvrages et des biographies dans le SDB.

Chercheur, professeur, conférencier, administrateur, il savait échanger et communiquer ses connaissances avec une grande simplicité et chaleur aux non initiés, à commencer par des antiquaires dans le souk de Jérusalem qui gardent encore sa photographie affichée dans leur boutique, aussi bien qu'à des savants chevronnés. Ne décourageant personne, ne ménageant jamais sa peine, ni son temps précieux ni ses ressources, il aimait former des jeunes et les lancer dans le vaste champ de la recherche biblique et de l'orientalisme. Nombreux sont ceux qui lui doivent leurs premiers pas et qui ont bénéficié de son soutien à tous les niveaux, que ce soit des étrangers comme par exemple le jordanien F. Zayadine, l'iraquien B. Aggoula, ou des français comme J. Teixidor et de nombreux autres dont je n'ai pas connaissance, sans oublier les chercheurs plus avancés comme M. Baillet, et son collègue et ami, J. Milik dont il peaufinait le français de ses nombreuses publications. Voilà pour l'essentiel, me semble-t-il, l'œuvre laissée par Jean Starcky, mais j'ai certainement dû oublier d'autres points, ne l'ayant connu et côtoyé que pendant les vingt dernières années de sa vie.

Attaché à la pauvreté, il a régulièrement toujours tout donné. Surtout au terme d'une vie aussi bien remplie qu'étonnante, il a laissé en modèle, à tous ceux qu’il a formés et côtoyés, le sentier lumineux tracé dans l'effacement et la simplicité, la générosité et le dévouement du maître et du savant, de l'homme et du prêtre, bref l’exemple de la sainteté, tant sa haute silhouette et sa grande figure rayonnaient de bonté qu'il puisait, à n'en pas douter, aux sources de sa foi.

Emile Puech CNRS Paris – EBAF Jérusalem



 10 janvier 2013 « Témoignages sur le monachisme en Cappadoce » par Nicole Thierry, spécialiste du christianisme de Cappadoce et de Transcaucasie,

Docteur ès lettres, Conférencière à l'École Pratique des Hautes

Études de 1973 à 1997
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