Au cours des quinze premières années de son ministère, Ellen G. White écrivit sept livres et brochures. Les deux premiers et le dernier de ces ouvrages








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Le ministère du Christ
Après que Satan eut terminé ses tentations, il quitta Jésus pour un temps. Des anges vinrent préparer au Sauveur sa nourriture dans le désert et le fortifier; la bénédiction de son Père reposa sur lui. Satan avait échoué dans ses tentations; mais il espérait qu’il y aurait, au cours du ministère du Christ, des moments favorables pour renouveler ses attaques astucieuses contre lui. Il pensait réussir en poussant ceux qui ne le recevraient pas à le haïr et à chercher sa perte. Il tint un conseil spécial avec ses anges. Déçus et furieux de n’avoir rien obtenu contre le Fils de Dieu, ils décidèrent d’user de plus de ruse et d’employer toute leur puissance pour faire naître l’incrédulité chez les hommes de sa propre nation pour qu’ils ne le reconnaissent pas comme le Sauveur du monde, et décourager ainsi Jésus dans l’accomplissement de sa mission. Il importait peu que les Juifs soient fidèles dans leurs cérémonies et leurs sacrifices; s’ils pouvaient leur fermer les yeux au sujet des prophéties et leur faire croire que le Messie devait apparaître comme un roi puissant, ils seraient amenés à mépriser et à rejeter Jésus.
Il me fut montré que Satan et ses anges étaient très occupés pendant le ministère du Christ; ils inspiraient aux hommes l’incrédulité, la haine, la moquerie. Souvent lorsque Jésus énonçait quelque vérité tranchante, condamnant leurs péchés, les gens devenaient furieux. Satan et ses anges les poussaient à mettre à mort le Fils de Dieu. Plus d’une fois ils prirent des pierres pour le lapider, mais des anges veillaient sur lui et le soustrayaient à la fureur de la multitude en le conduisant dans un lieu sûr. Maintes fois, alors que de simples vérités tombaient de ses lèvres, la foule s’emparait de lui et le conduisait au haut d’une colline avec l’intention de le jeter en bas. Une discussion s’éleva un jour parmi les Juifs pour savoir ce qu’il fallait faire de lui; mais les anges le cachèrent à leur vue, et, passant au milieu d’eux, il disparut.
Satan espérait toujours que le grand plan du salut échouerait. Il employait tout son pouvoir pour endurcir le cœur des gens et les irriter contre Jésus. Il espérait que, vu le petit nombre de personnes qui le recevraient comme Fils de Dieu, Jésus considérerait que ses souffrances et son sacrifice seraient trop grands pour si peu de gens. Mais j’ai vu que si deux seulement avaient accepté Jésus comme Fils de Dieu, et cru en lui pour le salut de leur âme, il aurait accompli le plan.
Jésus commença son œuvre en anéantissant la puissance de Satan sur ceux qui souffraient. Il redonnait la santé aux malades, rendait la vue aux aveugles, guérissait les paralytiques, qui sautaient de joie pour glorifier Dieu. Il ramenait à la santé ceux qui étaient infirmes, enchaînés par Satan pendant de nombreuses années. Par de bonnes paroles il réconfortait le faible, celui qui tremblait, qui était abattu. Ceux qui souffraient par la puissance de Satan étaient libérés de son emprise; ils recouvraient la santé dans la joie et le bonheur. Il ramena des morts à la vie, qui glorifiaient Dieu pour le grand déploiement de sa force. Il opérait puissamment pour tous ceux qui croyaient en lui.
La vie du Christ fut remplie de paroles et d’actes de bienveillance, de sympathie et d’amour. Il écoutait toujours attentivement ceux qui venaient à lui et soulageait leurs maux. Des multitudes avaient dans leurs propres personnes la preuve de sa divine puissance. Toutefois, après avoir vu ses œuvres merveilleuses, beaucoup avaient honte de cet instructeur humble bien que puissant. Les gouvernants ne croyant pas en lui, le peuple ne l’acceptait pas volontiers. Il était l’homme de douleur, habitué à la souffrance. Ses contemporains ne pouvaient tolérer d’être dirigés par sa vie d’abnégation. Ils préféraient jouir des honneurs que le monde offre. Cependant plusieurs suivirent le Fils de Dieu, écoutèrent ses enseignements, heureux des paroles qui tombaient si généreusement de ses lèvres, paroles si simples que même les plus faibles pouvaient les comprendre.
Satan et ses anges fermèrent les yeux et obscurcirent l’intelligence des Juifs; ils poussèrent les chefs du peuple et les dirigeants à faire mourir le Sauveur. Certains reçurent l’ordre de se saisir de lui; mais quand ils le virent, ils furent tout étonnés de se trouver en présence d’un homme plein de sympathie et de compassion devant la détresse humaine. Ils l’entendirent parler avec amour et avec tendresse aux faibles et aux affligés. Ils l’entendirent aussi reprendre Satan avec autorité, et libérer ses captifs. Ils écoutèrent ses paroles de sagesse et ils furent captivés. Ils n’osèrent pas mettre la main sur lui. Ils retournèrent vers les prêtres et les anciens sans Jésus. Quand ces derniers leur demandèrent pourquoi ils ne l’avaient pas arrêté, ils racontèrent comment ils l’avaient vu opérer des miracles; ils répétèrent ses paroles de sagesse et d’amour, et finirent en disant: “Jamais homme n’a parlé comme cet homme.” Les chefs des prêtres les accusèrent d’avoir aussi été séduits, et quelques huissiers eurent honte de ne pas l’avoir pris. Les prêtres demandèrent ironiquement si quelque gouvernant avait cru en lui. J’ai vu que plusieurs magistrats et anciens croyaient en Jésus; mais Satan les incitait à ne pas l’avouer; ils craignaient la réprobation du peuple plus que celle de Dieu.
Ainsi la ruse et la haine de Satan n’arrivaient pas à annuler le plan du salut. Lorsque le moment approcha où devait s’accomplir l’œuvre pour laquelle Jésus était venu dans le monde, Satan et ses anges se consultèrent et décidèrent de suggérer à sa propre nation de réclamer le sang du Christ et de l’abreuver de cruauté et de mépris. Ils espéraient que Jésus, sous de tels traitements, perdrait son humilité et sa douceur.
Tandis que Satan élaborait ses plans, Jésus dévoilait avec soin à ses disciples les souffrances par lesquelles il devait passer,—qu’il serait crucifié et qu’il ressusciterait le troisième jour. Mais leur intelligence paraissait obscurcie, et ils n’arrivaient pas à comprendre ce qu’il leur disait.

Chapitre 36
La transfiguration
La foi des disciples fut grandement fortifiée par la transfiguration. Il leur fut alors permis de contempler la gloire du Christ et d’entendre la voix du ciel témoigner de son divin caractère. Dieu avait voulu leur donner une preuve convaincante que Jésus était bien le Messie promis. Lorsque, à la crucifixion, ils éprouveraient une amère tristesse et une profonde déception, ils ne perdraient pas entièrement confiance. A la transfiguration, le Seigneur envoya Moïse et Elie s’entretenir avec le Sauveur au sujet de ses souffrances et de sa mort. Au lieu de choisir des anges, Dieu choisit ceux qui avaient passé eux-mêmes par les épreuves d’ici-bas.
Elie avait marché avec Dieu. Son œuvre fut toute d’épreuves et de labeurs. Par lui le Seigneur avait dénoncé les péchés d’Israël. C’était un prophète de Dieu, et cependant il dut fuir de lieu en lieu pour sauver sa vie. Sa propre nation le traqua comme une bête fauve, afin de s’en débarrasser. Mais Dieu le translata. Des anges le portèrent triomphalement dans la gloire du ciel.
Moïse fut l’homme le plus grand qui ait jamais existé parmi les hommes qui vécurent avant lui. Il fut hautement honoré par Dieu à qui il parlait face à face, comme avec un ami. Il lui fut permis de contempler la gloire éblouissante qui entoure le Père. C’est par lui que Dieu délivra les enfants d’Israël de l’esclavage d’Egypte. Il fut un médiateur pour son peuple, intervenant fréquemment pour apaiser la colère divine envers ce peuple. Lorsque le Seigneur fut courroucé contre les Israélites à cause de leur incrédulité, leurs murmures et leurs graves péchés, Moïse fit preuve d’un amour tout particulier à leur égard. Dieu se proposant de les détruire et de faire de lui une grande nation, Moïse plaida avec instance en leur faveur. Dans sa détresse, il supplia même le Seigneur de détourner son courroux d’Israël, de le pardonner, ou d’effacer son propre nom de son livre.
Lorsque les enfants d’Israël murmurèrent contre lui et contre Dieu parce qu’ils n’avaient plus d’eau, ils accusèrent leur chef de les avoir fait venir dans le désert pour les faire mourir, eux et leurs enfants. Le Seigneur entendit leurs murmures, et ordonna à Moïse de parler au rocher, afin d’obtenir de l’eau. L’homme de Dieu frappa le rocher dans sa colère et s’attribua la gloire du miracle. L’indiscipline continuelle et les murmures des enfants d’Israël lui avaient causé une vive tristesse, et pour un court instant il oublia combien le Seigneur les avait supportés et que leurs murmures n’étaient pas dirigés contre lui, mais contre Dieu. Il ne pensa qu’à lui-même, au tort qui lui était fait, et à l’ingratitude dont il était l’objet pour l’amour qu’il ne cessait de manifester à l’égard du peuple d’Israël.
Le dessein de Dieu était de placer souvent ce peuple dans des conditions difficiles et d’intervenir miraculeusement pour le délivrer, afin qu’il puisse se rendre compte de l’amour et de la sollicitude du Seigneur à son égard; il serait ainsi conduit à le servir et à l’honorer. Mais Moïse avait forfait à l’honneur de Dieu; il n’avait pas magnifié son nom devant le peuple pour l’amener à le glorifier. En agissant ainsi il encourut le déplaisir de Dieu.
Lorsque Moïse descendit de la montagne du Sinaï avec les deux tables de pierre et vit Israël adorer le veau d’or, il entra dans une violente colère; il brisa les tables de la loi. J’ai vu que Moïse n’avait pas commis de péché en faisant cela. Il s’était mis en colère pour Dieu, il débordait de zèle pour sa gloire. Mais lorsqu’il céda aux sentiments naturels de son cœur, qu’il s’attribua l’honneur qui n’était dû qu’à Dieu, il pécha, et pour ce péché Dieu ne lui permit pas d’entrer dans le pays de Canaan.
Satan avait cherché un motif pour accuser Moïse devant les anges. Il se réjouit d’avoir réussi à lui faire encourir le déplaisir de Dieu. Il dit aux anges qu’il arriverait à vaincre le Sauveur du monde quand il viendrait racheter l’homme. Par sa transgression, Moïse se plaça sous le pouvoir de Satan, dans le domaine de la mort. S’il était resté inébranlable, le Seigneur l’eût fait entrer dans le pays de la promesse et monter au ciel sans passer par la mort.
Moïse mourut, mais l’archange Michel descendit et ranima son corps avant qu’il n’ait vu la corruption. Satan s’y opposa, prétextant que ce corps lui appartenait; mais l’archange Michel ressuscita Moïse, et le prit au ciel. Satan fut très irrité contre Dieu, il l’accusa d’être injuste en lui dérobant sa proie. Mais le Christ ne reprit pas son adversaire, bien que celui-ci avait fait tomber le serviteur de Dieu. Il remit le cas à son Père et dit simplement: “Que le Seigneur te réprime.”
A une certaine occasion Jésus avait dit à ses disciples que quelques-uns de ceux qui étaient avec lui ne goûteraient pas la mort avant d’avoir vu le royaume des cieux venir avec puissance. Cette promesse s’accomplit à la transfiguration. Le visage du Sauveur fut changé et resplendit comme le soleil. Ses vêtements devinrent blancs et étincelants. Moïse était là, représentant ceux qui ressusciteront des morts à la seconde apparition du Christ. Elie aussi était là, lui qui fut translaté sans passer par la mort, pour représenter ceux qui revêtiront l’immortalité sans passer par la mort à la seconde venue du Christ. Les disciples contemplèrent avec étonnement et avec crainte la majesté de Jésus; une nuée vint les couvrir, et ils entendirent la voix majestueuse de Dieu qui disait: “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le.”

Chapitre 37
Le Christ trahi
Je fus transportée au temps où Jésus mangea la Pâque avec ses disciples. Satan avait réussi à séduire Judas, il l’avait persuadé qu’il était un vrai disciple du Christ; mais son cœur avait toujours été charnel. Il avait vu les miracles de Jésus, il l’avait suivi au cours de son ministère et eu des preuves évidentes qu’il était le Messie. Mais Judas était avare et la convoitise le dominait; il aimait l’argent. Il manifesta un jour son mécontentement contre l’onction de Jésus. Marie aimait son Seigneur. Il lui avait pardonné ses péchés, qui étaient nombreux, et avait ressuscité des morts son bien-aimé frère. Elle croyait que rien n’était trop coûteux pour son Sauveur. Plus serait élevé le prix du parfum qu’elle emploierait pour lui, mieux elle exprimerait sa gratitude à son égard. Judas, pour excuser son avarice, prétendit que ce parfum aurait pu être vendu pour donner l’argent aux pauvres. Mais il ne se souciait guère des pauvres; c’était un égoïste, et souvent il s’appropriait ce qui lui était confié pour les pauvres. Judas ne s’était jamais soucié du bien-être de Jésus, ni même de ses besoins; c’était son avarice qui le faisait parler des pauvres. Cet acte de générosité de la part de Marie était un vif reproche pour sa convoitise. Le chemin était préparé pour que la tentation de Satan séduise Judas sans difficulté.
Les prêtres et les magistrats des Juifs haïssaient Jésus; mais les foules se pressaient pour écouter ses paroles de sagesse et pour voir ses miracles. Les gens manifestaient un profond intérêt, ils suivaient Jésus pour entendre les enseignements de ce maître incomparable. De nombreux chefs croyaient en lui, mais ils n’osaient pas l’avouer de peur d’être chassés de la synagogue. Les prêtres et les anciens décidèrent de faire quelque chose pour détourner de Jésus l’attention du peuple. Ils craignaient que tous les hommes crussent en lui. Ils ne voyaient pas de sécurité pour eux-mêmes. Ou bien ils perdaient leur position, ou ils mettaient Jésus à mort. Et même, après l’avoir fait mourir, il resterait encore de vivants témoignages de sa puissance. Jésus avait ressuscité Lazare des morts, et ils craignaient que s’ils faisaient mourir le Sauveur, Lazare fût un témoin de son grand pouvoir. Les gens accourant pour voir celui qui avait été ressuscité des morts, les chefs du peuple étaient décidés à faire mourir Lazare et à faire cesser l’agitation. Ils détourneraient alors l’attention du peuple vers les traditions et les doctrines des hommes, vers la dîme de la menthe et du cumin, et de nouveau exerceraient leur influence sur ce peuple. Ils décidèrent de se saisir de Jésus quand il serait seul; car s’ils essayaient de l’arrêter dans la foule, alors que les gens se passionnaient pour ce qu’il disait, ils seraient lapidés.
Judas savait combien ils étaient désireux de s’emparer de Jésus; il offrit aux prêtres et aux anciens de le leur livrer pour quelques pièces d’argent. L’amour de l’argent le poussa à livrer son Maître à ses pires ennemis. C’était Satan qui opérait par Judas; pendant le repas pascal impressionnant, le traître faisait des plans pour trahir son Seigneur. Tristement, Jésus dit à ses disciples que tous seraient scandalisés cette nuit à cause de lui. Mais Pierre affirma avec véhémence que si tous étaient scandalisés, il ne le serait pas, lui. Jésus dit à Pierre: “Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères.” Luc 22:31, 32.
Je contemplai Jésus avec ses disciples lorsqu’ils étaient dans le jardin de Gethsémané. Profondément attristé, le Sauveur leur demanda de veiller et de prier, de peur de tomber dans la tentation. Il savait que leur foi serait éprouvée, qu’ils seraient déçus dans leurs espérances, et qu’ils auraient besoin de toute la force qu’ils pourraient obtenir en veillant avec soin et en priant avec ferveur. Jésus priait, en poussant des cris et en pleurant: “Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.” Le Fils de Dieu priait dans l’agonie. De grosses gouttes de sang tombaient de son visage sur le sol. Des anges survolaient le jardin, témoins de la scène, mais il n’y en eut qu’un seul qui fut chargé de venir fortifier le Fils de Dieu dans son agonie. La joie avait disparu du ciel. Les anges jetèrent leurs couronnes, mirent de côté leurs harpes, et suivirent l’agonie de Jésus en silence et avec un profond intérêt. Ils auraient aimé pouvoir entourer le Fils de Dieu, mais leurs chefs ne le leur permirent pas, de peur qu’ils ne soient amenés à le délivrer. Le plan du salut avait été arrêté, il devait se réaliser.
Après que Jésus eut prié, il vint vers ses disciples; mais ils dormaient. A cette heure terrible il ne pouvait pas même compter sur leur sympathie et leurs prières. Pierre, si zélé peu de temps auparavant, dormait profondément. Lui rappelant ses déclarations, Jésus lui dit: “Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi?” Trois fois le Fils de Dieu pria dans l’agonie. Alors Judas, avec sa bande d’hommes armés, apparut. Il s’approcha du Maître comme d’habitude, pour le saluer. Le groupe entoura Jésus; mais il manifesta sa puissance divine, en disant: “Qui cherchez-vous?” “C’est moi.” Ils tombèrent par terre. Jésus posa cette question afin qu’ils puissent se rendre compte de sa puissance, et avoir la preuve qu’il pouvait se délivrer lui-même de leurs mains, s’il le voulait.
Les disciples commencèrent à espérer quand ils virent les gens armés d’épées et de bâtons tomber si brusquement. Tandis qu’ils se relevaient et entouraient de nouveau le Fils de Dieu, Pierre tira son épée, frappa un serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille. Jésus lui dit de remettre son épée dans le fourreau. “Penses-tu, déclara-t-il, que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges?” Je vis que lorsque ces paroles furent prononcées les anges reprirent espoir. Ils étaient prêts à entourer leur chef et à disperser cette foule excitée. Mais la tristesse revint sur leurs traits quand Jésus ajouta: “Comment donc s’accompliraient les Ecritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi.” Le cœur des disciples aussi sombrait dans le désespoir, amèrement déçu, lorsqu’ils virent Jésus se laisser emmener par ses ennemis.
Les disciples craignaient pour leur vie. Tous l’abandonnèrent et s’enfuirent. Jésus resta seul aux mains de la foule meurtrière. Quel triomphe fut alors celui de Satan! Et quelle tristesse chez les anges de Dieu! Plusieurs légions d’anges, chacune ayant un chef puissant à leur tête, furent envoyées pour être témoins de la scène. Les anges devaient enregistrer chaque insulte et chaque cruauté infligées au Fils de Dieu, comme toutes les angoisses par lesquelles Jésus devait passer; car les hommes qui furent les acteurs de cette scène terrible devront la voir se reproduire un jour en vivants caractères.

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