Sud-Ouest du 29 septembre 2015 par Gaëlle Richard








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Sud-Ouest du 29 septembre 2015 par Gaëlle Richard
Bordeaux : la caserne de la Benauge en suspens
À cinq ans du déménagement du centre de secours, les pompiers restent très attachés à la caserne dont l’avenir pourrait s’éclaircir en décembre.
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Comment recycler une caserne de pompiers de 31,5 m de haut avec vue imprenable sur la Garonne, le pont de pierre et les trois-quarts de la ville ?

algré la peinture qui s'écaille et l'aspect suranné en façade, la caserne de La Benauge polarise l'attachement des sapeurs-pompiers girondins. On pourrait la croire mal-aimée, c'est le contraire qui se produit. Entre le futur déménagement des pompiers et le projet de rénovation du bâtiment, les sapeurs-pompiers restent attachés à ce lieu.
Inscrit Monument historique en septembre 2014, le bâtiment implanté en bord de Garonne quasiment au pied du pont de pierre a été construit par les architectes Claude Ferret, Yves Salier et Adrien Courtois entre 1950 et 1954
. La façade en aluminium est signée Jean Prouvé.
En chiffres
10 000. Le centre d’incendie et de secours de La Benauge assure près de 10 000 interventions par an. La caserne de la rive droite est la seconde de la Métropole, en terme de nombre de départs, après celle d’Ornano à Bordeaux qui en effectue environ 15 000. Elle compte 230 pompiers (150 professionnels et 80 volontaires) ainsi que 42 jeunes sapeurs-pompiers et une quinzaine d’officiers.
Sur le même sujet : Un stage de cohésion pour souder les pompiers
En Gironde, les pompiers réalisent près de 100 000 interventions chaque année, pour éteindre des incendies ou pour du secours aux personnes.
Les pompiers devraient la quitter en 2020 pour investir un nouveau centre à l'emplacement de l'ancienne cité SNCF, près du pont Saint-Jean. 
Les pompiers devraient la quitter en 2020 pour investir un nouveau centre à l'emplacement de l'ancienne cité SNCF, Cité des fleurs, près du pont Saint-Jean. Quant à l'édifice de La Benauge, labellisé en 2008 « Patrimoine du XXe siècle », il fait l'objet d'un concours international pour les architectes de moins de 40 ans dont le résultat devrait être annoncé début décembre. Le thème de la compétition est « la ville adaptable ». Ou comment recycler une caserne de pompiers de 31,5 m de haut avec vue imprenable sur la Garonne, le pont de pierre et les trois-quarts de la ville ?
L'âme des murs
« J'ignore à quoi va donner naissance l'imagination des jeunes architectes, avoue le commandant Arnaud Mendousse, chef de centre de La Benauge, mais ceux que j'ai vus se passionnent pour ce site. »
Il ne voit plus le crépi défraîchi, ne s'émeut pas des couloirs sombres. Le commandant Mendousse, comme nombre de ses collègues, aime l'âme de ces murs. « Nous avons la chance immense que ce bâtiment ait été pensé, dès l'origine, pour être une caserne. Il est très fonctionnel. Même s'il est âgé de plus d'un demi-siècle, il continue d'être adapté à nos besoins. »
Architecture fonctionnelle
Les héritiers intellectuels de Le Corbusier n'ont cessé de rechercher le fonctionnalisme à travers des espaces simples. En effet, point de fioriture entre la remise où sont stationnés les camions, les cinq étages reposant sur des pilotis et les perches de feu pour accéder prestement au vestiaire.

L'inconvénient avec le classement et le futur déménagement est que le Service départemental d'incendie et de secours de la Gironde (Sdis 33) se contente d'entretenir les bâtiments de manière à assurer la sécurité mais sans aller jusqu'à passer un coup de pinceau. « La future caserne de la Cité des fleurs devrait coûter 17 millions d'euros, précise Alain David, maire de Cenon et président du Sdis 33. La Métropole et le Sdis participeront chacun pour moitié.» Le permis de construire ne pourra être déposé qu'une fois que la digue de la rive droite sera rehaussée, ce qui devrait advenir en 2016, si le nouveau plan de prévention des risques d'inondations ne prend pas l'eau d'ici là.

Aujourd'hui, six familles vivent dans les logements de la caserne de La Benauge qui en compte 80. « La politique depuis quelques années, précise le commandant Mendousse, ne consiste plus à loger les pompiers sur place. » Ils prennent leur garde à 7 h 30 jusqu'à 19 h 30. Sur la rive droite, sachant que le pic d'intervention se situe entre 16 heures et minuit et demi, les 26 professionnels sont renforcés par trois pompiers volontaires entre 16 heures et 19 h 30.
Le commandant Arnaud Mendousse gère une équipe de 230 pompiers prêts à « décaler » en quelques minutes© PHOTO PHOTO FABIEN COTTEREAU
Grimp et plongeurs
« En Gironde, les pompiers interviennent en moyenne en onze minutes, temps écoulé entre l'appel de détresse et l'arrivée sur les lieux du premier véhicule, précise le chef de centre. Sachant que notre département est l'un des plus vastes de France, c'est un très bon résultat. Dans les départements ruraux, c'est beaucoup plus difficile alors que dans les zones totalement urbaines, ils arrivent plus rapidement. »
En Gironde, les pompiers interviennent en moyenne en onze minutes
Outre l'identité forte du lieu, la caserne de La Benauge attire les professionnels du feu pour les spécialisations qu'elle abrite. Le Grimp, unité de secours en hauteur, s'entraîne sur la tour, les plongeurs, le secours nautique et la spécialisation feux de navire ne sont qu'à quelques mètres du fleuve. La caserne de La Benauge va acquérir une nouvelle embarcation destinée à récupérer les naufragés des bateaux de croisière fluviale. Il y en aura deux dans le département, l'une sur la rive droite de Bordeaux, l'autre à Bourg-sur-Gironde.
Dans cinq ans, étant donné l'évolution de la population sur la rive droite, la caserne de La Benauge pourrait atteindre le niveau d'intervention de celle d'Ornano, voire le dépasser.
A l'étroit pour stationner les engins, les pompiers vont déménager.© PHOTO PHOTO FABIEN COTTEREAU


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