Projet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum Fiche technique








télécharger 78.57 Kb.
titreProjet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum Fiche technique
date de publication09.09.2018
taille78.57 Kb.
typeDocumentos
ar.21-bal.com > documents > Documentos

Projet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum

Fiche technique


Titre du projet de l’UNESCO
“Projet d’amélioration du site du patrimoine mondial d’Axoum ” mis en œuvre en 2 phases:

  • Phase 1: Etudes préparatoires pour la ré-érection de l’Obélisque et amélioration des capacités en conservation archéologique

  • Phase 2: Ré-érection de l’Obélisque

Financement

Coopération italienne, Ministère des Affaires étrangères italien
Budget total pour les activités mises en œuvre par l’UNESCO:

4.78 millions $EU

L’Institut italien de restauration prendra part aux travaux de restauration et conduira l’atelier de formation des restaurateurs éthiopiens (40 000 $EU)

Objectifs du Projet de l’UNESCO


  • Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum sur son emplacement original et restauration suite à son retour de Rome en avril 2005

  • Minimiser les risques durant et après la réinstallation

  • Contribuer à la conservation, à l’amélioration et à la gestion du site du patrimoine mondial d’Axoum

  • Renforcer les capacités locales et la durabilité dans la gestion et la préservation du site du patrimoine mondial d’Axoum

  • Contribuer au tourisme durable par la formation des guides




La Stèle N°2 (communément appelée l’Obélisque d’Axoum)

Date de “construction” : 3ème - 4ème siècle après JC

La Stèle N°2 a été brisée en cinq morceaux près de son emplacement original, probablement vers le 7ème siècle après JC ; elle a été retournée de Rome en avril 2005 en 3 blocs

Situation: le site archéologique d’Axoum se situe dans la ville d’Axoum, dans le Nord de l’Ethiopie, près de la frontière avec l’Erythrée

Dimensions:

Stèle: 21 mètres de haut; section horizontale à sa base 2.3 m. x 1.3 m.; section horizontale à son sommet: 1.56 m. x 1.08 m.

Fondation de la stèle: 2.4 mètres

Hauteur totale fondation comprise: 23.4 mètres

Poids:

Poids total: 152 tonnes (fondation: 57.48 tonnes, bloc intermédiaire: 56.64 tonnes, bloc supérieur: 37.61 tonnes)


Dates et évènements futurs

  • Avril 2005: Arrivée de la Stèle N°2 à Axoum (Ethiopie)

  • Juillet 2007: Début des travaux de réinstallation

  • 24 - 30 mai 2008 : Montage de la grue mobile sur la tour d’acier servant à la réinstallation des blocs de la stèle

  • 4 au 14 juin 2008: Montage du 1er bloc

  • 16 - 30 juillet 2008: Montage du 2ème et 3ème blocs

  • 31 juillet – 26 août 2008: Démontage de la tour d’acier et installation des échafaudages pour la restauration

  • 26 août à mi-octobre 2008: Restauration

  • 4 septembre 2008: Cérémonie d’inauguration

  • 31 décembre 2008: Livraison finale des travaux (révélation de la Stèle d’Axoum libérée de ses échafaudages)

  • 13 avril au 21 mai 2009: Exposition au Siège de l’UNESCO et publication de l’étude complète du projet.




Ingénieurs concepteurs
Studio Croci & Associati

G.Croci – A.Bozzetti – F. Croci – A. Herzalla. C. Russo

Via della Fonte di Fauno 2A, 00153 Rome –ITALIE

E-mail: mai@studiocroci.it

Tel: +39 (0)6 57 44 832

Fax: + 39 (0)6 578 12 68

MH Engineering Consulting Engineers P.L.C.

M. Messélé Hailé, Managing Director

P.O. Box 1553, Addis Abeba – ETHIOPIE

Tel: +251-11-663 30 81

Fax: 251-11-662 77 68

E-mail: messele.haile@telecom.net.et
Supervision technique et « monitoring » structurel des travaux

SPC S.r.l. and Studio Croci & Associati

and

MH Engineering Consulting Engineers P.L.C.
Entreprise de construction
Lattanzi S.r.l.

M. Simone Lattanzi, Managing Director

Via Vasanello n° 29, 00189 Rome–ITALIE

Tel: 06-3031771 – Fax: 06-30207200

E-mail: info@lattanzisrl.it

Website: www.lattanzisrl.it

Agences chargées de la mise en œuvre
Ministère éthiopien de la Culture et du Tourisme

Autorité pour la Recherche la Conservation du Patrimoine Culturel (ARCCH)

et

UNESCO Secteur de la Culture, Centre du patrimoine mondial

7, place de Fontenoy, 75352 Paris 07 SP France

Contacts

Presse écrite M. Roni Amelan r.amelan@unesco.org

Audiovisuel Mme Carole Darmouni c.darmouni@unesco.org
M. Jara Hailé Mariam, Directeur général

Ministère de la Culture et du Tourisme

Autorité pour la Recherche la Conservation du Patrimoine Culturel

Adresse: PO box 13247, Addis Abeba, Ethiopie

Tel: +251 (0)11 5157630

Fax.: +251 (0)11 5157630

E-mail: crcch@ethionet.et
UNESCO Secteur de la Culture

Centre du patrimoine mondial

Fax: + 33 (0)1 45 68 55 70

E-mail: wh-aksum@unesco.org
M. Francesco Bandarin, Directeur, Centre du patrimoine mondial

Mme Nada Al Hassan, Spécialiste du programme, Centre du atrimoine mondial




L’Ethiopie a ratifié la Convention du patrimoine mondial le 6 juillet 1977.
Il y a 8 sites éthiopiens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial:


  • Eglises creusées dans le roc de Lalibela – 1978

Au cœur de l'Éthiopie, dans une région montagneuse, les onze églises monolithes médiévales de cette « nouvelle Jérusalem » du XIIIe siècle ont été creusées et taillées à même le roc près d'un village traditionnel aux maisons rondes.



  • Fasil Ghebbi, Région de Gondar – 1979

Résidence de l'empereur éthiopien Fasilidès et de ses successeurs aux XVIe et XVIIe siècles, la ville fortifiée de Fasil Ghebbi regroupe à l'intérieur d'une enceinte de 900m palais, églises, monastères, bâtiments publics et privés d'un style très particulier, marqué d'influences indiennes et arabes, et métamorphosé par l'esthétique baroque transmise au Gondar par les missionnaires jésuites.



  • Basse vallée de l'Aouache – 1980

Point de référence pour l’étude de l’origine de l’humanité, la vallée de l'Aouache contient un des plus importants ensembles de gisements paléontologiques du continent africain.



  • Tiya – 1980

Sur quelque 160 sites archéologiques découverts jusqu'à présent dans la région du Soddo, au sud d'Addis-Abeba, celui de Tiya est l'un des plus importants. Il comprend 36 monuments, dont 32 stèles présentant une figuration sculptée faite d'épées et de symboles demeurés énigmatiques. Ces stèles témoignent d'une culture proto-historique d'Éthiopie que l'on n'a pas encore pu dater avec précision.



  • Aksoum – 1980

Le royaume d’Aksoum fut le centre du pouvoir politique dans le cœur de l’Ethiopie antique jusqu’au VIIe siècle. Les ruines massives de la capitale du royaume comprennent des obélisques et des stèles monolithiques. Celles-ci furent érigées entre le IIIe et le IVe siècle av. J.C. comme monuments funéraires pour les membres décédés de l’élite du royaume.



  • Basse vallée de l'Omo– 1980

Près du lac Turkana, la basse vallée de l'Omo est un site préhistorique de renommée mondiale, où ont été découverts de nombreux fossiles, notamment l'Homo gracilis, d'une importance essentielle pour l'étude de l'évolution humaine.



  • Harar Jugol, la ville historique fortifiée – 2006

La ville fortifiée de Harar est située dans la partie orientale du pays, sur un plateau encerclé par le désert et la savane et entaillé par de profondes gorges. Les murs ceignant cette ville sacrée musulmane ont été construits entre le XIIIe et XVIe siècles. Harar Jugol, connue comme la quatrième ville la plus sainte de l’Islam, compte 82 mosquées, dont trois datent du Xe siècle, 102 sanctuaires et plusieurs types de maisons traditionnelles avec une conception extérieure différente des constructions habituelles trouvées dans les pays musulmans et unique en Ethiopie.



  • Parc national de Simien - 1978 (N iii, iv)

Une érosion massive au cours des ans a formé sur le plateau éthiopien un des paysages les plus spectaculaires du monde, avec des pics, des vallées, et des précipices atteignant jusqu'à 1 500 m de profondeur. Le parc est le refuge d'animaux extrêmement rares, comme le babouin gelada, le renard du Simien ou Walia ibex, sorte de chèvre qu'on ne trouve nulle part ailleurs.

Le Parc National de Simien est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril.




Projet de l’UNESCO: « la réinstallation de l’obélisque d’Axoum »


L’opération qui consiste à réinstaller la stèle N°2 d’Axoum dans son emplacement original est d’une envergure ambitieuse. Communément appelé l’Obélisque d’Axoum, la stèle N°2 pèse 152 tonnes et fait 23.4 mètres de long. Trois blocs massifs de granit gravé, pesant chacun entre 37.6 et 57.5 tonnes, ont voyagé à bord d’un Antonov de Rome jusqu’en Ethiopie en avril 2005.

Après l’atterrissage de l’avion à Axoum, les blocs de granit, salués tout long de leur parcours par des scènes de joie populaire, ont ensuite été acheminés en camion jusqu’au champ de stèles d’Axoum, où ils ont été déposés, près de leur emplacement d’origine, sur le site du patrimoine mondial d’Axoum.



Relevé de l’Obélisque d’Axoum/ Stèle 2 à Rome

Les études préliminaires


En octobre 2005, les Gouvernements italiens et éthiopiens ont sollicité l’appui de l’UNESCO afin de diriger la difficile entreprise de la réinstallation de la stèle in situ. En 2006, l’UNESCO a passé un contrat avec l’université La Sapienza afin d’entreprendre des fouilles archéologiques non destructrices sur le champ de stèles d’Axoum (télédétection géophysique par tomographie électrique et géo-radar) sur toutes les zones concernées par les travaux de réinstallation ; l’UNESCO a également mené une étude d’impact environnemental des travaux prévus.

Le projet d’ingénierie


En janvier 2006, l’UNESCO a employé la compagnie d’ingénierie Croci Associati pour mener un projet détaillé d’ingénierie pour la réinstallation de la stèle N°2. Des experts éthiopiens, parmi lesquels l’archéologue Téclé Hagos et l’ingénieur Messélé Hailé Mariam (MH Engineering) ont pris part à l’étude de faisabilité et ont apporté une grande contribution à ce projet.

Le projet d’ingénierie a pris en considération les résultats des prospections archéologiques ainsi que ceux de l’étude d’évaluation des risques. Les ingénieurs ont ainsi conçu une plate-forme munie de rails afin de faire glisser les blocs de la stèle, et une fondation en porte-à-faux afin de supporter une tour temporaire d’acier de 30 mètres de haut sans exercer de pression sur les vestiges archéologiques. Au sommet de cette structure d’acier, une grue mobile a été prévue afin de manipuler les blocs horizontalement et verticalement.

La fondation (plan et profiles) Plan de la fondation (en haut à gauche) et de la plateforme (en bas à droite)

Les plans du projet de la réinstallation prirent en compte le fait que la Stèle N°2 n’est plus monolithique et que 3 blocs distincts doivent être positionnés séparément l’un au dessus de l’autre. Les techniques traditionnellement employées pour l’érection d’obélisques n’étaient donc de ce fait plus envisageables.


La protection de la Stèle 3






Profile du système de consolidation provisoire de la Stèle 3
Ayant constaté que la stèle N°3 (la seule stèle décorée encore debout sur site et à peine plus petite d’un mètre que la stèle N°2) penchait dangereusement à cause de fondations insuffisantes et de plusieurs séismes, les ingénieurs ont décidé de la protéger d’éventuels impacts négatifs dus aux travaux de réinstallations voisins et conçurent un système provisoire destiné à empêcher toute inclinaison supplémentaire. Ce système consiste en 2 chevrons inclinés fixées à la base de la stèle supportant 2 câbles tendus ancrés au sol et à la stèle. La tension sur les câbles peut être régulée et un système de suivi permet de contrôler les mouvements de la stèle.


Les travaux de réinstallation



En juin 2007, l’UNESCO a signé un contrat avec l’entreprise de construction Lattanzi S.r.l. afin de commencer les travaux de réinstallation de l’Obélisque/Stèle N°2 d’Axoum.
Le premier segment des travaux commença en juillet 2007 et se concentra sur l’organisation du site. Les 3 blocs ont été déplacés vers un nouvel emplacement afin de permettre la substitution du renforcement métallique temporaire utilisé durant le transport par un nouveau qui servira à soulever les blocs et à les installer dans leur position finale. Durant ce segment, 4 perforations longitudinales seront pratiquées dans chaque bloc afin d’y insérer des barres en fibres synthétiques longitudinales (en Kevlar) qui garantiront la future intégrité structurelle et par conséquent une meilleure résistance anti sismique de la stèle réinstallée.
Le second segment des travaux concerne le soulèvement et le positionnement des blocs de la stèle ; il débutera dans la première semaine de juin 2008 en respectant l’ordre des opérations suivant :

Le 1er bloc avec sa base sera placé sur une rotule hémisphérique déjà installée au centre de la fondation récemment construite. Par des mesures topographiques adaptées, la position verticale et transversale du bloc sera déterminée et un système de vérins sera installé afin de permettre de potentielles rectifications. A cette étape, le 1er bloc sera fixé sur sa base de béton armé. Quinze jours seront nécessaires au béton pour sécher.

Aux alentours du 16 juillet 2008, le second bloc sera hissé et positionné à la verticale du 1er bloc. Quand le 2ème bloc approchera du 1er, les barres de Kevlar seront introduites dans les trous spécialement percés à cet effet dans le 1er bloc. Au moment où les 2 surfaces se rencontreront, les trous seront remplis et les surfaces scellées par un mortier spécial à base de résine. Les vérifications du positionnement final et les corrections éventuelles seront alors effectuées.

La même procédure sera employée pour le 3ème bloc.

L’élévation et le positionnement des blocs de la Stèle N°2 devraient être achevés vers le 30 juillet 2008.
Le troisième segment des travaux, qui devrait être achevé d’ici fin 2008, concerne le démantèlement et le retrait de la grue, de la structure d’acier et des protections provisoires enveloppant les blocs afin que tout soit prêt pour la restauration finale de la stèle.


Soulèvement et positionnement des blocs de la Stèle 2
Le budget total de ce projet mis en œuvre par l’UNESCO (études et travaux) s’élève à 4.78 millions de dollars E.U., et est entièrement financé par le Gouvernement italien qui a également financé le démantèlement de la stèle N°2 à Rome et son transport jusqu’à Axoum. Le fil conducteur de l’ensemble de cette opération était de protéger ce monument exceptionnel et de minimiser tous risques.
L’ensemble du projet se déroule dans le respect du calendrier prévu. Une cérémonie aura lieu à Axoum le 10 septembre 2008, en présence du Directeur général de l’UNESCO et d’un certain nombre d’invités de haut rang, afin de célébrer la ré-érection de l’Obélisque d’Axoum et de marquer la fin des célébrations de l’An 2000 (selon le calendrier) éthiopien.

Activités de communication


Une campagne d’information intitulée « Retour et ré-érection de l’Obélisque d’Axoum, Célébration du patrimoine culturel de l’Ethiopie et de la diversité culturelle » a été menée de décembre 2005 à juillet 2006, comprenant notamment l‘affichage de bannières géantes dans les aéroports d’Addis Abeba et d’Axoum, dans la ville d’Axoum, des communications régulières avec la presse et d’autres activités avec divers média.
L’UNESCO travaille actuellement sur plusieurs projets de communication dont une exposition itinérante qui débutera au Siège de l’UNESCO à Paris le 13 avril 2009 et y demeurera jusqu’au 21 mai pour partir ensuite à Rome, Addis Abeba et Axoum, l’étude de faisabilité d’une bannière géante représentant l’Obélisque d’Axoum déployée sur la façade de l’UNESCO place Fontenoy, une couverture photo et vidéo des travaux, ainsi qu’une publication scientifique finale.

Activités de renforcement de capacités


Des restaurateurs éthiopiens seront formés à la profession sur place, durant la restauration des surfaces de la stèle.
Suite à l’évaluation menée par des experts de l’UNESCO sur les besoins en renforcement des capacités à Axoum, le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO conduira un atelier national sur la gestion du site du patrimoine mondial d’Axoum tendant à établir des orientations pour le Plan de gestion du site. Cet atelier se déroulera du 31 mai au 5 juin 2008 et impliquera tous les gestionnaires des sites culturels éthiopiens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.
L’UNESCO organisera également une formation pour les guides touristiques afin d’améliorer les conditions de visite du site et contribuer au développement d’un tourisme durable sur place.

Axoum et la Stèle 1

La Stèle d’Axoum (communément appelée l’Obélisque d’Axoum)


La Stèle N° 2 d’Axoum est emblématique de l’ancienne capitale d’Axoum, qui s’est développée au cours du 1er millénaire de notre aire, période cruciale dans l’histoire de la Corne de l’Afrique, lorsque les fondations de l’actuelle Ethiopie furent posées. Les ruines d’Axoum se trouvent près de la frontière nord de l’Ethiopie. Elles comprennent des obélisques monolithiques, des stèles géantes, des tombes royales et les vestiges d’anciens châteaux. Deuxième plus grande stèle du site archéologique, elle a été construite à l’échelle, imposante, du site d’Axoum. Elle mesure 23.4 mètres de haut et pèse 152 tonnes.
Retrouvée brisée en 5 morceaux, la Stèle N°2 d’Axoum a été emmenée à Rome en 1937 sur ordre de Mussolini. Considérée comme l’un des fleurons architecturaux de la culture axoumite à son apogée, la stèle a probablement été vandalisée pendant ou juste après le déclin du Royaume axoumite. Elle est restée à Rome jusqu’en avril 2005, date à laquelle a été rendue à l’Ethiopie.

Vue générale d’Axoum2


A partir d’environ 50 avant JC jusqu’à 700 après JC, le royaume d’Axoum a développé un pouvoir régional et interrégional. A partir du 1er siècle avant JC jusqu’au 1er siècle après JC, la région d’Axoum s’est progressivement imposée comme faisant partie de la route du commerce romain, le long de la Mer Rouge et du Nord de l’Océan Indien, jusqu’en Inde. Axoum est devenu une sorte de passage obligé pour le commerce entre le cœur de l’Afrique et les côtes de la Mer Rouge. Au 1er siècle après JC, les axoumites étendirent leur contrôle politique et économique à travers la Mer Rouge, au désert oriental du Soudan et probablement jusqu’à la vallée du Nil. Au 2ème siècle, une politique fortement centralisée avec une hiérarchie sociale clairement définie était établie à Axoum, et au siècle suivant, Axoum devint la capitale d’un vaste état avec une politique étrangère très active. A cette époque, Axoum dominait un territoire s’étendant des côtes de la Mer Rouge aux basses terres de l’Ouest du Soudan et aux régions à l’Ouest de la rivière Tekeze. Elle contrôlait également la partie Sud Ouest de l’Arabie. L’introduction du Christianisme au début du 4ème siècle apporta des bouleversements dans la vie culturelle et politique d’Axoum. Mais le Royaume continua de prospérer au cours des 6ème et 7ème siècles, alors que la chrétienté se renforçait en tant que religion d’Etat.
A la fin du 7ème siècle, le Royaume chrétien fut progressivement isolé du commerce de la Mer Rouge par la diffusion de l’Islam à travers le Nord Est de l’Afrique. Des sources arabes rapportent que vers la fin du 9ème siècle, le Royaume occupait toujours un vaste territoire mais sa capitale n’était plus à Axoum. D’après les traditions éthiopiennes, Axoum fut finalement détruite au 10ème siècle par des envahisseurs venus du Sud et menés par une reine païenne : Gudit.

Un vaste commerce extérieur était vital pour l’économie d’Axoum, comme le corroborent les preuves d’exportations en partance du Royaume, tout au long de son histoire. A la fin du 3ème siècle et au 4ème siècle après JC, les liens commerciaux d’Axoum s’étendirent jusqu’à la Syrie romaine mais l’Egypte conserva un rôle dominant dans le commerce de la Mer Rouge. Certains éléments suggèrent cependant que, pendant une certaine période, Axoum contrôla le commerce le long de la Mer Rouge et au Nord de l’Océan indien.
A son apogée, entre le 3ème et le 4èmesiècles après JC, Axoum était bien connu(e) des Grecs et des Romains, des Byzantins et des Arabes et également des Perses. Des échos de sa renommée parvinrent jusqu’en Chine. L’Europe médiévale cependant oublia Axoum et ce n’est qu’au 20ème siècle que des recherches systématiques historiques et archéologiques commencèrent.
L’Empereur Hailé Sélassié d’Ethiopie, souhaitant ardemment développer l’archéologie dans son pays, décida la création d’un département d’archéologie. C’est dans ce contexte que d’importantes fouilles eurent lieu sur les sites archéologiques éthiopiens entre les années 50 et 60, notamment des vastes excavations à Axoum, afin de déterminer l’âge de ces monumentales stèles et d’explorer les tombeaux souterrains.

Inscription d’Axoum sur la Liste du patrimoine mondial


Le site archéologique d’Axoum fut inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1980. Les ruines du site sont très particulières et couvrent une vaste étendue. Elles comportent notamment des stèles d’une hauteur impressionnante, une énorme table en pierre, les vestiges de colonnes, et des tombes royales couvertes d’inscriptions relatant les légendes et traditions axoumites. Les stèles géantes comprennent le plus grand monolithe jamais gravé de la main de l’homme. Ces stèles sont des créations uniques. Chefs d’œuvres du génie créatif humain, elles justifient l’inscription d’Axoum sur la Liste du patrimoine mondial. En tant qu’ensemble urbain, le site a également été inscrit car il apporte des témoignages précieux sur le développement culturel, architectural et technologique, illustration d’une période significative dans l’histoire de l’humanité. Les éléments de ce site sont donc d’une valeur universelle exceptionnelle tant du point de vue historique, artistique que scientifique.
La partie Ouest de la ville contient les fondations de 3 vastes édifices connus sous les noms d’Enda-Semon, Enda-Mikael et Taakha-Maryam. Ce sont les ruines d’anciens châteaux datant du 1er millénaire après JC, le plus grand d’entre eux mesurant 120 mètres de long et 85 mètres de large. D’autres ruines de châteaux subsistent également à l’Ouest, hors des limites de la ville elle-même et également en contrebas de l’actuelle Basilique Maryam-Tsion et la Nécropole de Caleb au Nord.
Le site contient une grande quantité de reliques historiques sous forme de bâtiments en ruine, de sculptures, de poterie, de pièces de monnaie ou d’inscriptions, dont l’étude est indispensable à la compréhension de l’antiquité éthiopienne.
A la demande conjointe de l’Italie et de l’Ethiopie, l’UNESCO fut chargé de la réinstallation de la stèle d’Axoum, en étroite coopération avec l’Autorité éthiopienne pour la recherche et la conservation du patrimoine culturel et grâce à la contribution financière du Gouvernement italien. Ce projet, après le transport des énormes fragments de la stèle vers Axoum, comprend la réinstallation de la stèle sur son emplacement d’origine, afin qu’elle puisse recouvrir son intégrité perdue. L’UNESCO entend également contribuer à la préservation et au développement d’Axoum.

Evolution de la stèle


Les stèles d’Axoum figurent parmi les plus grands triomphes architecturaux de l’Afrique ancienne. Les monuments funéraires d’Axoum comprennent des plateformes en pierre taillées de la main de l’homme, des stèles, des fosses gravées, des puits funéraires, des tombeaux en cascade et des tombeaux bâtis. Les stèles sont les monuments les plus représentatifs de la région et était pour la plupart érigée pour commémorer des lignées familiales plutôt que des individus. Leur style va du simple monolithe non taillé, non gravé, aux monolithes sculptés, symétriques et dressés. Leur taille varie entre 2 et 30 mètres.




Typologie et Evolution chronologique des stèles d’Axoum

Schéma de Rodolfo Fattovich, Mai 2008
A l’époque proto-axoumite, de petites plateformes d’environ 1 mètre, 1m10, étaient construites pour couvrir de simples fosses de 2 mètres de profondeur et étaient associés à des stèles brutes de 2-3 mètres de haut. Au début de l’aire axoumite, les puits funéraires avec des plateformes d’au moins 1,5-2 mètres d’épaisseur et des stèles hautes de 9 à 10 mètres remplacèrent ces fosses. Les monolithes étaient taillés avec soin et arrondis au sommet. A l’aire axoumite classique, un cimetière royal, avec des puits funéraires élaborés, taillés dans le roc et comprenant plusieurs chambres, associés à des massives plateformes en pierre et à des stèles gravées, fut édifié près de Mai Hejja (Parc des Stèles).
Mais à ces époques anciennes, pré et proto-axoumite tardif, et début de l’ère axoumite, les monolithes bruts étaient très vraisemblablement érigés afin de proclamer le contrôle d’un territoire. Vers le début et le milieu du 4ème siècle, des inscriptions royales furent érigées le long des routes à l’entrée d’Axoum. Elles pourraient être des marquages indiquant les limites de la ville sous la domination directe du souverain.
Peu à peu les stèles se développèrent et celles érigées pour indiquer les tombes de rois et de leurs élites gagnèrent en taille et en raffinement esthétique, comme on peut le voir sur les stèles du 4ème et du 6ème siècle après JC, lorsque le royaume d’Axoum atteint son apogée. La Stèle N°2 atteste de ce glorieux passé et, une fois rétablie sur son emplacement original, elle aidera le monde à se souvenir et à célébrer l’histoire riche dont tant de vestiges restent à découvrir.

La protection du Patrimoine culturel et naturel dans le monde par l’UNESCO : une grande tradition


Le travail de l’UNESCO en matière de protection du patrimoine culturel et naturel de l’humanité est universellement reconnu comme unique et essentiel. Il n’existe aucun autre vecteur de coopération internationale comparable parmi les gouvernements et les communautés culturelles. Depuis la première campagne bien succédée de 1959 pour sauver Abou Simbel des flots en Haute Egypte, l’UNESCO a mené plus de deux douzaines de vastes campagnes pour sauvegarder des sites et des monuments, symboles du patrimoine partagé.
L’échelle et la complexité technique du projet d’Axoum a créé un nouveau précédent pour l’UNESCO qui a pu démontrer ainsi sa capacité à entreprendre d’ambitieux travaux de restauration tout en contribuant au renforcement des capacités et au développement local.

Plein feu sur l’action de l’UNESCO en matière de protection du patrimoine culturel et naturel

1 – Abou Simbel (Egypte), 1959


Le 1er événement qui mobilisa l’attention internationale fut la décision de construire le Grand Barrage d’Assouan en Egypte qui allait inéluctablement inonder la vallée abritant les temples d’Abou Simbel, trésors de la civilisation de l’Egypte antique. En 1959, après un appel des Gouvernements égyptiens et soudanais, l’UNESCO lança une campagne internationale de sauvegarde. Les recherches archéologiques dans la région inondable furent accélérées. Mais par-dessus tout, les temples d’Abou Simbel et de Philae furent découpés en blocs, déplacés vers des terres protégées et réassemblés.

2 – Venise (Italie), 1966


L’image de Venise, berceau éternel de beauté et de patrimoine culturel, vola violemment en éclat en ce 4 novembre 1966, lorsque des pluies torrentielles dévastèrent le nord de l’Italie inondant Florence et Venise jusqu’à un niveau jamais atteint. Les lourdes pertes humaines ainsi que les destructions matérielles s’ajoutèrent aux dommages subis par des milliers d’œuvres d’art. L’UNESCO lança un appel à la solidarité internationale, mouvement qui perdure encore actuellement, car la survie de Venise continue de dépendre de la vigilance et de la coopération internationale.

3 – Borobudur (Indonésie), 1972


Borobudur, an centre de Java en Indonésie, est le site d’un des monuments bouddhistes les plus raffinés. Datant du 9ème siècle après J.C., ce magnifique temple consiste en une énorme pyramide tronquée, couverte de blocs de pierres entièrement gravés représentant la vie de Bouddha et ses enseignements. En 1972, la Campagne internationale de sauvegarde de Borobudur est lancée par l’UNESCO avec le soutien financier d’un bon nombre d’Etats membres dont le Japon, l’Allemagne (de l’ouest), l’Australie, la Belgique et le Royaume-Uni. Le projet a duré jusqu’en 1985, impliquant 600 personnes et coûtant au total près de 700 millions $EU. Les fondations ont été stabilisées et les panneaux nettoyés. En 1991, Borobudur a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et l’UNESCO a entreprit en 2003 la seconde phase de restauration, se concentrant cette fois sur les communautés locales, les entreprises et les activités génératrices de revenus. C’est aujourd’hui le site touristique le plus visité d’Indonésie.

4 – Angkor (Cambodge), 1993


Angkor est l’un des sites archéologique les plus importants et les plus emblématiques d’Asie du Sud Est, couvrant plus de 400km², pour la plupart couverts de forêts. Le Parc archéologique d’Angkor contient de magnifiques vestiges des différentes capitales de l’Empire khmer construites entre les 9ème et 15ème siècles. Elles comprennent plus de 40 temples dont le fameux Angkor Wat et le temple du Bayon couverts de riches sculptures et reliefs ainsi que les vestiges de systèmes hydrauliques et de structures d’ingénierie extrêmement sophistiqués. En 1993, dès la fin des conflits qui ont déchiré la région, l’UNESCO a inscrit ce bien sur la Liste du patrimoine mondial et établit un programme complet, supervisé par un Comité internationale de coordination, pour la sauvegarde de ce site unique et de ses environs. Cela a fourni un cadre à la coopération internationale et permis la mis en œuvre de projets pour un total de plus de 50 millions $EU sur les 12 dernières années. Le succès de cette campagne a été validé par le retrait en 2004 d’Angkor de la Liste du patrimoine mondial en péril. Aujourd’hui l’UNESCO est toujours impliqué dans la conservation d’Angkor à travers, notamment, le développement d’un Plan de gestion intégré pour que le bien reflète les découvertes de récentes recherches et reste fidèle aux vastes paysages de la région et à son héritage vivant.

5 – Le Vieux pont de Mostar (Bosnie Herzégovine), 1995


En décembre 1995, l’UNESCO et le Gouvernement de Bosnie-Herzégovine ont signé un accord posant les bases de projets de reconstruction et de restauration du patrimoine culturel, notamment pour les centres historiques de Sarajevo et de Mostar. L’UNESCO a créé un comité international scientifique et conduit la campagne de restauration avec succès, campagne couronnée en 2005 par l’inscription du Quartier du Vieux pont de la vieille ville de Mostar sur la Liste du patrimoine mondial. Cette inscription a pu avoir lieu quelques 15 ans après la destruction lors de combats, de la quasi-totalité de la ville historique et du Vieux pont, dessiné par le célèbre architecte ottoman Sinan.

6 – République démocratique du Congo, 2000


Au vu des sérieux dommages causés aux cinq sites du patrimoine mondial de la République démocratique du Congo par des années de conflits, l’UNESCO et la Fondation pour les Nations Unies ont monté en 2000 un projet pilote de conservation du patrimoine naturel en temps de guerre. Les sites concernés : les Parcs nationaux de la Garamba, de Kahuzi-Biega, de la Salonga, des Virunga et la Réserve de faune à okapis se trouvent tous sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Pendant plus de 4 ans, l’UNESCO et l’Institut Congolais pour la conservation de la nature (ICCN) ainsi que d’autres partenaires ont mis en œuvre un projet pour lutter contre la destruction de la biodiversité et les zones protégées à un moment où la plupart des donateurs se retiraient du pays à cause des conflits.

Le projet est entré dans sa 2ème phase en 2004 et continue aujourd’hui, réunissant l’ICCN, le Centre du patrimoine mondial et d’autres agences et programmes des Nations Unies (par ex : les Programmes des Nations Unies pour le développement et l’environnement, le PNUD, le PNUE ainsi que la MONUC, Mission des Nations Unies pour la RDC). Ce projet tend à consolider les résultats de la 1ère phase en termes de préservation du capital écologique de ces sites et cherche à augmenter l’implication des communautés locales. L’Italie, la Belgique et la Fondation pour les Nations Unies ont investi 8 millions $EU à ce jour.

7.– Ile de Pâques (Chili), 2001


Rapa Nui (nom autochtone de l'Ile de Pâques), a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1995 en tant que témoignage d’un phénomène culturel unique. Une société d’origine polynésienne, établie là vers 300 après JC, a développé une tradition puissante, imaginative et originale de sculptures et d’architecture monumentales, vierge de toute influence extérieure. Entre les 10ème et 16ème siècles, cette société a construit des temples et érigé de gigantesques figures de pierre appelées moai qui créent un paysage culturel qui continue de fasciner les peuples du monde entier. En octobre 2001, l’UNESCO a signé un accord avec les autorités chiliennes afin d’entamer un projet de conservation archéologique intégrée pour l’Ile de Pâques, financé par le Japon. Les principales interventions furent entreprises sur le Ahu Tongariki, comprenant des excavations, la consolidation des structures existantes, la compilation d’un inventaire des moais et des structures monumentales ainsi que l’installation d’un laboratoire pour la conservation appliquée de la pierre volcanique au Musée Rapa Nui.

8. – Afghanistan, 2003


L’Afghanistan possède un patrimoine culturel unique, reflet d’une histoire complexe, marquée par la rencontre de l’Asie centrale, de la Perse achéménide, de la Grèce antique, du Bouddhisme, de l’Hindouisme, du Zoroastrisme et de l’Islam. Les statues des Bouddhas de Bamiyan furent dynamitées et détruites en mars 2001 par le régime taliban. Depuis, l’UNESCO et les agences internationales se sont regroupées dans un effort commun pour sauvegarder l’inestimable patrimoine culturel du pays et notamment les deux sites du patrimoine mondial : Bamiyan et le Minaret de Jam (tous les deux inclus sur la Liste du patrimoine mondial en péril). Grâce à des financements du Gouvernement japonais, l’UNESCO a entrepris, en 2003, un vaste projet pour la sauvegarde du paysage culturel et les vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan. La première phase a consolidé avec succès les falaises et les niches et conservé les peintures murales des cavernes bouddhistes. La seconde phase s’est attachée à améliorer l’état de conservation du site de Bamiyan et les capacités locales de conservation du patrimoine culturel, posant ainsi les bases d’un futur tourisme culturel à Bamiyan.
Sur le site du patrimoine mondial de Jam, les financements suisses et italiens ont permis en 2003 à l’UNESCO d’entreprendre la stabilisation cruciale et le travail de restauration afin de sauvegarder le minaret haut de 65m et datant du 12ème siècle.


1 L’UNESCO a adopté le mot obélisque dans ses documents de projet en référence à l’usage commun. L’Obélisque d’Axoum devrait en fait être appelé Stèle d’Axoum car obélisque et stèle sont deux constructions différentes: un obélisque est grand, étroit, à quatre pans, chapeauté en son sommet par une forme pyramidale et symbolise le soleil, alors que la stèle est une pierre verticale, décorée ou non, typiquement utilisée comme pierre tombale.


2 Les paragraphes « Vue générale d’Axoum » et « Evolution de la stèle » sur ce document font partie de l’information historique aimablement donnée à l’UNESCO par Mr Rodolfo Fattovich (archéologue).



Projet pour la réinstallation de l’Obélisque d’Axoum –UNESCO, Secteur de la Culture - Centre du patrimoine mondial - Mai 2008

similaire:

Projet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum Fiche technique iconSélection d'une société d'ingénierie pour un appui technique à la...
«Appui à l’Unité Technique d’Exécution du Ministère de l’Économie et des Finances pour la direction du projet»

Projet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum Fiche technique iconFiche technique f. F. A. M. Fondation du Patrimoine

Projet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum Fiche technique iconRapport de mission Février Juillet 2016 Date de démarrage: 16 janvier...

Projet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum Fiche technique iconChef de Projet Technique

Projet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum Fiche technique iconChef de projet Informatique Technique

Projet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum Fiche technique iconProgramme et fiche technique du voyage Programme

Projet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum Fiche technique iconGestion technique de l’avant-projet à la fin du chantier

Projet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum Fiche technique iconFiche service projet d’amélioration par l’analyse business et le système d’information

Projet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum Fiche technique iconProfil et domaines d’expertise Mise en place de méthodologie Agile...
...

Projet de Réinstallation de l’Obélisque d’Axoum Fiche technique iconFiche de synthese
«Aide à la prise en compte de la dimension environnementale dans le cadre de demande de subvention pour un projet de création / rénovation...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com