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Développement
1. Jean-Louis Boppe (France) - février 2, 2007

le Co-développement, càd la valorisation des Diasporas Scientifiques, Techniques et Economiques résidant dans les Pays de l’UE, et qui sont volontaires et soucieuses du Développement de leurs Pays d’origine, ce Co-développement figure t il parmi les priorités de l’ordre du jour provisoire ?

2. Philippe Panouillot (France) - février 5, 2007

In my opinion, It is very important to help those countries to develop the enforcement of pharmaceutical regulations (pharmacist inspectors) in order to ensure the availability and use of safe medication. Counterfeit medication, medication of poor quality, second hand marketdrugs are a plague.

3. Guy De Keyser (Belgium) - février 6, 2007

En matière de développement, il nous semble que ce sont les infrastructures de communications qui doivent retenir la priorité.
Si vous ne pouvez déplacer les productions, quelles soient minières agricoles ou industrielles, il est inutile de vouloir examiner une quelconque intégration régionale du commerce.
L’UE, en s’inspirant de sa propre histoire, semble avoir oublié que le territoire européen, maillé de voies de communications n’a rien de comparable avec le continent africain.
Il n’est donc pas étonnant de devoir relever les hésitations africaines devant le rouleau compresseur du projet des APE

4. Moussa Bagayoko (Mali) - février 7, 2007

Les politiques de developpement en Afrique doivent prendre en compte l’identité culturelle des peuples sans quoi elles seront vouées à l’echec.

D’autre part la question que nous africains nous nous posons est-ce que les partenaires au developpement comme l’UE veulent réellement aider ou veulent-ils justes des pays stables pour les fournir des matières premières et dont les fils ne viennent pas chez eux en clandestins. Car ce qui dit officiellement dans des sommets comme lisbonne 2007 et sa mise en oeuvre sur le terrain.sont souvent differents.

5. Rosalie OUOBA (Tchad) - février 12, 2007

Bravo pour cette initiative!
Il était temps que les autorités comprennent enfin qu’il ne peut y avoir un développement réussi dans une partie de ce monde alors qu’une autre partie vit dans une sorte de monde incertain, sans Espérance!
Il faut donc être pour le moins prudent et accepter tout le monde avec ses différences et donner les mêmes chances à tous pour que les prochaines décennies soient celles où nous vivrons tous dans un MÊME MONDE!
Les dirigeants de l’Afrique sont interpellés pour enfin donner la parole aux Africains et aux Africaines , afin qu’ils,elles donnent leur vision du monde dans lequel ils,elles veulent vivre et en solidarité avec et les Européens et les autres Peuples du Monde!
Croire que les Africains et les Africaines qui vivent aussi dans le monde rural savent aussi ce qu’ils ,elles attendent et conçoivent leur avenir, il faut seulement être capable de comprendre leur langage!
Que cette occasion ne soit encore une occasion de ratée!

6. Diouf Boucar - février 13, 2007

Je pense que les plus prioritaires sont les investissements sur la personne (santé, éducation, formatin, …) et les infrastructures.

7. Flaubert DJATENG (Cameroun) - février 13, 2007

Pour ce qui est de l’Intiative PPTE, les membres du Zenü Network (www.zenu.org) pensent ceci, notamment au niveau du Cameroun :

Pour ce qui est de la mise en œuvre du processus PPTE

De concevoir et mettre en oeuvre un mécanisme de financement des micro-projets au niveau local (par exemple guichet unique ou autre processus)

De décentraliser la gestion financière des ressources PPTE en ce qui concerne les micro-réalisations avec une répartition claire pour les montants destinés à la société civile.

 D’assurer l’exécution dans les délais, des projets PPTE déjà approuvés

De renforcer les capacités des acteurs sociaux (société civile et services techniques) dans la planification, l’exécution, le suivi et l’évaluation des micro-réalisations et des plans de développement local

Pour le CTS

 Prendre en compte dans le DSRP final l’éducation civique parmi les orientations du secteur de l’éducation

 Prendre en compte les spécificités provinciales et locales dans la mise en œuvre du DRSP final

Rendre réellement participatif le « débat » autour du DRSP final entre la Société civile, le Gouvernement et les Partenaires au développement

Pour le CCS – PPTE

De renforcer les mécanismes de communication et d’information pour permettre à la société civile de s’arrimer au processus de budgétisation de la loi de finance

De fixer les dates butoires de proposition des projets de manière à permettre leur inscription à temps dans la loi des finances

 De produire en anglais et français tous les documents destinés au public

Pour les Ministères techniques

 De concevoir lors de la mise en œuvre des stratégies sectorielles, des programmes où s’inscrivent les micro-réalisations

Pour tous les acteurs de développement

D’appuyer les mécanismes d’information et d’explication de l’initiative PPTE à travers l’organisation des séminaires, ateliers, visites d’études, etc. dans tout le pays et à l’extérieur.

D’appuyer la mise en place au niveau local des comités pluridisciplinaires de revue des micro-projets avant leur transmission au CCS - PPTE

8. Bitomwa Lukangyu (RDC) - février 14, 2007

L’Afrique et l’Europe sont obligées de collaborer pour le bien être de leurs deux vieux continents. Nous aimerions que les deux continents puissent plus collaborer dans la protection des ressources naturelles. En Afrique il y a encore des végétaux et des animaux qu’il faut bien conserver pour l’avenir de l’humanité, je crois que si les Européens et les Africains font des jumelages sincères, ils vont bien protéger ces ressources qui sont en train de se détruire par manque des moyens.

L’agriculture africaine est mal faite, les Africains sont dépourvus de moyens pour bien exploiter leurs ressources. Si les hommes d’affaires Européens, appuient les ingénieurs agronomes africains pauvres, en leurs donnant des moyens financiers et des équipements appropries, les africains ne peuvent plus commettre les mêmes erreurs que les fermiers européens. Moi je suis agronome congolais, j’ai le souci de bien exploiter le sol agronomique riche et fertile de la RD Congo, mais je suis dépourvu de possibilités et toutes mes connaissances restent sans être utilisées.

9. Michel BOYE (France) - février 20, 2007

Je suis de ceux qui pense que le développement passe par une mobilisation effective des acteurs et décideurs de terrin lus, acteurs socio-économique et associations de jeunes de territoires ( communes et département ou équivallent) autour de filiéres socio-économiques porteuses productrices de richesses et créatrices d’acivités et d’emploi.

C’est donc bien autour e dynamiques de ce type qu’il s’agit de co- construire le développement socio-économique en articulant troisz perspectives complémentaires: celle du dévelopopement économique, celle de l’insertion efin celle de l’initiative et de la responabilité individuelle et collective. Dans cette approche on peut alors parler de codéveloppement et de mobilisation de la diaspora

Je suis interéssé à poursuivre des échanges sur cette thématique

10. Tamokwé, Economiste; chercheur invité à l'université de Rennes - février 22, 2007

“Privatiser la gestion des ressoures PPTE pour en optimiser les rendements”

A l’occasion du séjour du Directeur du FMI au Cameroun, nous avons signé un article dont nous voudrons ici partager la teneur avec tout ceux qui sont intéressés par la problématique d’une gestion optimale des fonds PPTE. la teneur de ce article intitulé “pour une utilisation optimale des fonds PPTE” est la suivante:

“Les fonds PPTE sont une véritable manne que le Cameroun devrait veiller à ne pas dilapider s’il veut échapper durablement à l’étreinte étouffante de la dette. Une approche optimale serait donc de gérer ces fonds de façon telle qu’ils ne s’épuisent pas, au contraire…/. Mais alors, la question est comment ?

Nous ne doutons pas qu’il existe aussi bien dans ce pays qu’à travers le monde de nombreuses personnes suffisamment compétentes pour proposer des solutions pertinentes à ce problème de gestion optimale des fonds PPTE. Mais comme on a quelquefois besoin d’un plus petit que soi, nous utilisons cette tribune pour soumettre notre modeste contribution à la critique de ces responsables de l’économie camerounaises qui y réfléchissent déjà sûrement. Par responsables de l’économie camerounaises, nous entendons en effet tous ceux qui posent des actes susceptibles d’influencer plus où moins directement les performances économiques à court, moyen ou long terme de notre pays. Ils s’agit donc à la fois des décideurs - exécutifs, des consultants – conseillers et des académiciens intéressés par les performances économiques de notre cher, beau et potentiellement très riche pays. A l’attention de tous ces respectables responsables, comme un pavé dans la marre, nous proposons la modeste réflexion suivante exprimé sous forme de question sujet à débat :

« Et si on confiait la gestion des fonds issus de l’initiative PPTE à un organisme international (public et privée), sélectionner par appel d’offre international sous la garantie à la fois de la banque mondiale et du gouvernement de l’organisme considéré ? »

L’organisme sélectionner se comportera alors comme une espèce de banque de développement qui se contenterait de gérer les fonds issus de l’initiative PPTE en les utilisant pour financer les projets de développement rentables. Il faut insister sur la rentabilité car ces fonds devront être gérés comme de véritables crédits bancaires accordés à taux réduits pour des projets de développements initiés par des personnes physiques ou morales. L’organisme se rémunèrera sur les bénéfices tirés des crédits et veillera au remboursement des crédits octroyés.

Entre autre avantages de cette approche on peut citer :
1- la pérennité des fonds
2- l’accélération de la consommation des crédits car l’organisme sera incité à financer le plus de projet possible pour maximiser ses profits
3- le transfert de l’expertise et de l’ingénierie financière car l’organisme sélectionné veillera autant que faire se peut à la réussite des projets financés. Pour cela il devra quelque fois offrir une assistance technique aux promoteurs de projets
4- une efficacité et efficience supérieure : les risques de favoritisme et de clientélisme dans la sélection des projets à financer seront limités. Les projets financés seront effectivement réalisés et effectivement bénéfiques pour les communautés.
5- limitation de la corruption : le risque de corruption sera nécessairement réduit à partir du moment où l’organisme ne dépend pas de l’administration.

On peut ainsi songer à un contrat qui oblige l’organisme à investir exclusivement dans des projets liés au développement du Cameroun, un audit de sa gestion devant être réalisé chaque année par l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) de la banque mondiale qui devra obligatoire être l’un des garants, cet audit détaillé devra être publié.

Et pour bénéficier des vertus la concurrence, on peut même songer à confier ces fonds à 2 organismes plutôt qu’à un seul. A la faveur de leur concurrence, leur efficacité globale pourrait s’en trouver améliorer.

Cette réflexion faite, nous nous sommer demander pourquoi les théoriciens de la Banque Mondiale et du FMI n’ont pas songer à une telle approche pour la gestion de Fonds de l’initiative PPTE.

Une réponse possible est peut-être la volonté de ne pas courir le risque être accusé de confisquer la souveraineté des Etats ? C’est là sûrement l’une des limites de notre proposition. Mais alors serait-ce plus dur à assumer que leur package de conditionnalités ? La réponse négative semble aller de soi.
Notre espoir que cette réflexion puisse avoir la vertu de faire naître chez certaines des éminences responsables de l’économie camerounaise de nouvelles idées qui leurs permettront de peaufiner la stratégie qu’ils propose(ro)nt pour la gestion optimale des fonds PPTE.”

Vous remarquerez que la présent contribution est intitulé “Privatiser la gestion des ressoures PPTE pour en optimiser les rendements”. Nous pensons en effet (mais à tords peut-être) que l’inertie caractéractéristique des administrations publiques dans les pays africain est de nature à compromettre les retombées escomptées des fonds PPTE.
Dans le cadre du présent débat, nous suggérons donc simplement que l’Europe interviennement activement dans le dispositif que nous proposons soit au côté de l’agence multilatérale de garanties des investissements, soit à travers une autre agence qui pourrait jouer le même rôle. Il s’agit en fait d’assurer aux poputlation défavorisées d’être véritablement et effectivement bénéficiaires de ces ressources conformément aux objectifs énoncés par les prinipaux promoteurs de l’initiative pays pauvres et très endettés.

Enfin, pour revenir au commentaire ci-dessus sur le même sujet (N° 7 de M. Faubert Djateng), nous pensons que cette privatisation favorisera la mise en oeuvre des recommandation des membres du Zenü Network (www.zenu.org) notamment :

De concevoir et mettre en oeuvre un mécanisme de financement des micro-projets au niveau local (par exemple guichet unique ou autre processus)

De décentraliser la gestion financière des ressources PPTE en ce qui concerne les micro-réalisations avec une répartition claire pour les montants destinés à la société civile.

D’assurer l’exécution dans les délais, des projets PPTE déjà approuvés

De renforcer les capacités des acteurs sociaux (société civile et services techniques) dans la planification, l’exécution, le suivi et l’évaluation des micro-réalisations et des plans de développement local

Nous restons cependant ouvert à toutes les critiques relatives à cette proposition qui nous le reconnaissons n’est pas très catholique.

11. Blanchard Jean-Marie - février 23, 2007

L’UE devrait avant tout soutenir des projets de renforcement des capacités des ressources humaines africaines ..en effet, il est maintenant prouvé que l’Afrique ne se développera pas grâce aux initiatives et programmes conçus à l’extérieur ..l’Afrique se développera à son propre rythme et conformément à ses propres choix …rien ne sert de continuer à investir dans des projets qui ne répondent à de tels critères!
Au contaire, contribuer à la formation des hommes et des femmes, soutenir financièrement les jeunes entrepreneurs constituent autant de véritables leviers de développement, fondateurs d’un développement pérenne parce que choisi et engagé par les africains eux-mêmes …de mieux en mieux formés

12. DURAND FELICIEN PROSPER - février 24, 2007

Pour trouver de bonnes stratégies pour le développement du partenariat Europe / Afrique, il urge de bien connaître la problématique et les politiques en cours pour atteindre les objectifs fixés ensemble. Principe : gagnant - gagnant

En regroupant les problèmes de nos sociétés, on apprécie aisément les conséquences globales de l’urbanisation, qui apparaissent principalement sur trois plans:

- Plan économique

Au regard de l’évolution prévisible selon les projections statistiques, l’on peut évaluer le nombre de logement à construire, des écoles, des lycées, des dispensaires, d’hôpitaux à édifier, le nombre d’emplois à créer, le volume d’eau potable à distribuer, la quantité d’énergie à fournir, le tonnage de déchets à éliminer et d’aliments à produire pour satisfaire la population.

Remarque:

Dans bon nombre de pays surtout en Afrique, l’urbanisation s’est faite sans développement économique susceptible de l’expliquer ou de la justifier.

- Plan politique

La cité est le siège des décisions politiques pour la direction des affaires nationales et internationales. L’espace urbain est un espace de brassage et d’affrontement entre les courants les plus contradictoires.

Remarque:

Le maintien de la stabilité sociale dans les cités géantes est une véritable gageure pour les pouvoirs politiques en place et ce, en dépit de tous les moyens de gestion et de contrôle qu’offrent la science et la technologie modernes.

Plan socio-culturel

Le développement des bidonvilles et la multiplication des taudis
engendrent des fléaux sociaux qui atteignent vite un seuil intolérable.

Remarque:

La ville, écrit le professeur Albert TEVOEDRE, accumule sans doute les impasses et les échecs les plus significatifs de notre temps.

Bref, on reconnaît aujourd’hui que l’urbanisation est à la fois un vecteur de la modernisation et sa conséquence. Bien q’elle ne soit pas nécessairement un mal ou un frein au développement dont elle est l’un des éléments essentiels, l’on ne doit pas cependant perdre de vue qu’elle intéresse avant tout l’homme et son environnement, la société dans son ensemble, qui reste en amont et en aval de tout progrès.

J’attire toujours l’attention des uns et des autres, sur le fait que le rôle des planificateurs des programmes et projets est donc d’inciter à prendre des risques avec le secteur privé.
Ainsi, le partenariat secteurs publics secteurs privés assurera le développement réel de nos cités à partir d’une vision concertée.

13. gerardja - février 25, 2007

Bonjour à toutes et tous,

Sur la dette

Oui, il faut clairement la supprimer, immédiatement, intégralement et sans conditions. La justification d’une telle décision relève à la fois de l’histoire et de la politique.

Pour l’histoire :

1) le reste du monde et, notamment, plusieurs Etats de l’UE ont très largement bénéficié au cours des siècles passés de ce qui, aujourd’hui certes, s’apparente à des comportements-voyous. Il est donc légitime d’indemniser (je ne dis pas compenser, ce faux-amis franco-anglais) l’Afrique de tout ce passé qu’elle a subi, même si cela s’est parfois fait avec la complicité de certains dirigeants africains de l’époque ;

2) au cours du siècle dernier, l’Afrique a apporté de ô combien pécieuses contributions à la défense du monde libre. Cela mérite également reconnaissance. L’abandon total de la dette peut en être la forme.

Pour la politique

Comme pour la corruption - il n’y a pas de corrompu s’il n’y a pas de corrupteur -, pour aboutir à un sur-endettement, il faut qu’il y ait “sur-emprunteur”, mais aussi “sur-prêteur”. Qu’il s’agisse des banques privées, des banques “multilatérales”, des fournisseurs avec leurs crédits-fournisseurs ou des Etats, prêter sans s’assurer des capacités réelles de remboursement est agir de manière coupable, certains diraient criminelle !

On pourrait, comme dans différents pays d’Europe, penser à mettre en place des “Commissions de sur-endettement”… mais cela serait encore une fois perdre du temps comme on le fait depuis plus de 30 ans avec les diverses formules d’allègement de la dette. Il faut en finir une fois pour toute. D’autant plus qu’il est tellement évident que ce sur-endettement même interdit tout bonne gouvernance.

Aucun gouvernement d’aucun Etat sur-endetté ne peut aujourd’hui mobiliser ces citoyens sur quelque programme que ce soit de bonne gouvernance tant il lui est impossible de démontrer qu’il peut agir tous les jours, efficacement pour le développement de l’IDH dans son pays.

Ceci étant fait, il convient que la nouvelle situation financière des pays concernés ne conduise pas de nouveaux, au fil des mois et des années, à de nouvelles situations de sur-endettement !

C’est ce que je vais aborder dans une autre message, cette fois, sur le financement du développement.

Bien à vous.

14. gerardja - février 25, 2007

Bonjour à toutes et tous,

Sur le développement et son financement

1) Un vrai débat doit avec lieu entre UA et UE sur quelques questions liées au commerce mondial pour aboutir à des vues communes à négocier avec l’OMC qui devrait devenir une OM du Développement au sein du Groupe des Nations-Unies. Comment un jeune Etat sans barrières tarifaires ou autres peut-il résister aux importations qui lui interdisent tout développement interne ? Avons-nous oublié que lors du démarrage de notre propre développement industriel les coûts de transports étaient tels qu’ils constituaient à eux seuls une véritable protection des marchés et productions locales ? Aujourd’hui, sans parler même des poules et poulets que l’Afrique ne peut même plus produire, le ciment provenant de l’autre bout du monde, est moins cher que celui fabriqué localement dans une usine sans économie d’échelle ! Il faut en finir avec l’application des mêmes règles à des Etats dans des conditions si totalement différentes !

2) Oui, il est souhaitable que l’UE s’apprête à “soutenir n’importe quel programme de développement retenu par les gouvernements africains et l’UA ?” Mais s’apprêter à ne veut pas dire automatiquement soutenir.

Tout projet qui lui est soumis doit faire l’objet d’une analyse économique et sociale commune, sur la base des règles d’évaluation du bailleur. Après quoi, trois solutions :
- ou le projet a convaincu l’UE de son intérêt pour le (les) pays concernés ou le (les) peuple(s) bénéficaires et alors il convient de contribuer à son financement total ou partiel sous forme exclusive de dons et/ou de participation en capital-risque !
- ou le projet n’a pas convaincu et il serait sage de ne pas s’y associer.

Ceci dit, rien n’empêche l’UE de concentrer ses dons ou investissements risqués sur tels ou tels secteurs qui, à l’issue du dialogue qui commence, seraient conjointement reconnus comme les plus utiles à l’accroissement de l’IDH des Etats-membres de l’UA.

Un mot encore sur un mode de financement spécieux et dommageable aux peuples en raison de l’absence de transparence qui les caractérisent : l’UE devrait engager chacun de ses Etats à interdire tout pré-financement ou avances sur ressources pétrolières futures.

Bien à vous.

15. gerardja - février 25, 2007

Bonjour encore à chacune et à chacun,

Sur la question des migrations

Trois petits rappels à ceux qui - par le plus grand des hasards évidemment - ont eu la chance de naître là où les conditions de vie sont plus favorables qu’ailleurs et qui ont une très facheuse tendance à l’oublier :

1) Le préambule de la Déclaration universelle des droits de l’Homme :

“Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme.

Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.

Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L’Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction” :

2) article 2 :

“1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté” ;

3) et surtout son article 13.2 :

“1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.”

Il serait précieux que, dans ses échanges avec l’UA, l’UE engage une réflexion sur la mise en oeuvre et le respect de ce droit universel à quitter son pays, à circuler librement et à choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat et même à revenir dans “son” pays.

Dès lors, il deviendra possible de parler “d’émigration choisie” - mais choisie par les intéressés eux-mêmes - et non d’immigration “subie” ou même “choisie”, immigration qui devrait être condamnée au nom de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Bien à vous.

16. Mukakalisa Agnes/ Rwanda - février 26, 2007

Si réellement EU veut contribuer au développemt de l’Afrique, les infrastructures et le renforcement des capacités des ressources humaines seront priorités.

17. Basile AWASSI - février 27, 2007

Je vous remercie pour l’initiative et je crois que cela participe des préalables à la détermination du type de relations devant exister entre l’UE et l’Afrique.
Les relations actuelles entre l’UE et l’Afrique ne sont pas stratégiques et ne s’inscrivent pas dans une logique de développement. Ce n’est pas seulement une question d’argent mais c’est d’abord une question de vision et de volonté d’aider réellement l’Afrique à se prendre en charge. Pour ce faire quels sont les déterminants sur lesquels il faut agir? quels sont les secteurs surlesquels les efforts doivent être concentrés? Quelles sont les leçons qui ont été tirées des expériences des pays émergents? Comment les populations sont elles impliquées dans le processus d’élaboration des programmes de développement?
L’éducation, la santé, les infrastructures de base ( energie, communication et transports), la formation, la gouvernance sont des secteurs sur lesquels des efforts doivent être concentrés.
Enfin l’aide de l’UE doit être massive et soutenue mais assortie de résultats;
Meilleures salutations

18. ecdpm - mars 2, 2007

Sur la page anglaise, Valentina Mazzucato (Pays-Bas, 14/2) soutient que la question de la migration est essentielle. La migration a prouvé de générer des profits en matière du développement, bénéfiques aux économies et ménages africains, mais elle est aussi la cause de la « fuite des cerveaux ». Les politiques de migration de l’UE sont susceptibles d’avoir une influence importante tant sur le potentiel de la migration en termes de développement que sur les effets de la fuite des cerveaux. Par conséquent, les politiques de migration devraient se formuler en parallèle avec les politiques de développement.
Lire le commentaire complet en anglais

Plusieurs commentaires ont soulevé la question des personnes handicapées.
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