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Europafrica bulletin - Issue 1 - 27 February 2007 February 10, 2007
1. John Bosco KALISA - March 24, 2007

I think there is a need for paradigm shift in terms of drafting EU-African strategy. the role of private sector is critical in any development strategy therefore there is a need for continous consultation with the private sector.

we need to rethink our strategies and policies and we have to cope-up with modernisation. The private sector should play a catalytical role in spearheading this strategy therefore lets involve in the initial consultation their views and suggestions in this process is critical because they own resources and wealth of knowledge about how market works in the circumstances of goverment failure private sector intervenes to correct goverment failures.

2. John Bosco KALISA - March 24, 2007

Responding to the question 1 what works and what does not work.

One important aspect is that there is a political will and willingness to cooperate on bothsides.what does not work is getting right fundamental principles to cooperate in place.

Launch of the public consultation on Africa-Europe cooperation February 5, 2007
1. Viriato Teotónio e. Tamele (Mozambique) - February 7, 2007

Thanks for this opportunity to participate on agenda setting. I should like to suggest that we should look back on what the civil society involved on EU and Africa relations have been doing even before the cotonou agreement in that revisiting we have all seen that everything collapse under EPAs. we can also link the EPAs with bilateral trade and investment agreements. At the end, as is being suggested we can discuss but that should not be the ultimate task as there is a need to act in solidarity. That means along the year we have to agree on a Plan of Action part of this work is done (just look to the global EPA days of action)
Vision partagée

1. Dr. Tamokwé, (Cameroun) - février 16, 2007

Bonjour,

Notre modeste contribution est la suivante :

Nous suggèrons que la problèmatique d’une politique conjointe Europe - Afrique pour une plus grande participation de la diapora africaine au développement du continent soit posée. Et surtout que des solutions viables soient proposées. Il est clair que cette question est intimement liée à celle de l’émigration.

Pour y avoir réflchi quelque peu, nous suggérons que les discussions soient orientées vers de possibles innovations institutionnelles suffisamment sécurisantes pour inciter la diaspora à investir en Afrique. Il nous semble que cela ne sera possible et suffisamment solide que le dans cadre d’une vision conjointe Europe - Afrique dans le sens où l’Europe devra assurer ces investisseurs potentiels contre les risques de spoliation de leurs droits de propriété dont ils peuvent, hélas, être victime de la part des autorités et autres élites locales.

Dr. Tamokwé, Economiste; Université de Douala (Présentement chercheur invité à l’université de Rennes)

2. Maman Laminou Tata (Niger) - février 18, 2007

Toutes les questions soulevées par ce débat se rapportent au partenariat entre Afrique et Europe dans une vision clairement définie et partagée entre les peuples de ces deux continents. Cette vision partagée ne pourra pas être valablement définie si l’on fait abstraction de l’analyse des enjeux tels que:
1. la question d’interdépendance entre les continents dans un contexte de mondialisation: la pauvreté, les calamités naturelles, l’insécurité, les conflits, l’immigration, les changements climatiques, les maladies etc ne sont ni l’apanage, ni confinés dans unez frontière hermétique entre les deux continents.

2. La question de la reciprocité entre continent: les relations de coopération sont toujours basés sur des intérêts bien compris des acteurs en présence. Il faut donc sortir du schéma classique de division de travail entre l’afrique (fournisseur des matières premières) et l’Europe (créatrice et bénéficiaire de valeur ajoutée issue de l’exploitation des matières premières). Il faut dépasser l’idée d’assistanat de l’Europe en faveur de l’Afrique pour aller dans le sens des projets et programmes durables et à impacts importants pour les citoyens. Il faut aller dans le sens de la justice et de l’égalité entre citoyens.

3) La question de la création de la richesse: l’emploi, l’appui aux secteurs productifs, l’appui à la micro entreprise, la formation de ressources humaines sont autant de facteur permettant de combattre la pauvreté en afrique et en europe. Il faudrait donc continuer à lutter efficacement contre les causes de la pauvreté et non de lutter contre la pauvreté (aussi bien des riches que des misérables car la pauvreté est avant tout un état et dépend d’un jugement de valeur). Reconnaissons les limites de la course effrenée à une croissance économique de plus en plus déséquilibrée entre les continents et mal repartie pour les citoyens.

5) La gouvernance: il n’y a pas de démocratie pour l’afrique et une démocratie pour l’europe: les valeurs démocratiques, les droits de l’homme, la justice, l’équité, l’alternance au pouvoir sont des valeurs universels. Il faut rompre avec les relations paternalistes et interpersonnels entre chefs d’Etats africains et européens pour aller dans le sens de relations entre les peuples et entre citoyens.

6) Communication et interculturalité: il faut donner un visage humain aux relations afrique europe qui n’ont de sens que si le citoyen lamda se reconnait dans ce qui se fait. Mais cette reconnaissance n’est possible que s’il y a échanges culturels, échanges d’information, dialogues et compréhension mutuelle.

7) l’environnement: Heuresement et malheuresement la nature ne reconnait pas les frontières entre pays et entre continents. Donc ayons conscience que les désastres environnementaux qui se passent ailleurs et nos comportements incompatibles avec la préservation de l’environnement nous indiquent clairement un choix politique à faire entre le “suicide collectif” et “une vie saine et équilibrée”.

Pour conclure la question n’est pas de continuer à se lamenter sur les faiblesses de la coopération Europe Afrique ou de tomber dans un satisfécit général, la question principale est d’analyser objectivement les enjeux du partenariat pour définir une vision, puis une stratégie, des intruments et un plan d’action concret.

3. Orphé - février 20, 2007

L’un des enfants pauvres nés des relations EUROPE-AFRIQUE est sans aucun doute la Diaspora Africaine en Europe.
On peut même le repéter, s’il le fallait encore, que la Diaspora Africaine est l’une des principales victimes des relations historiques qu’entretiennent l’Europe et l’Afrique.
Ces relations remontent à plus de trois (3) siècles dans l’histoire des deux vieux continents, dont les deux premiers ont servi à l’esclavage et le dernier à la colonisation et décolonisation.
Or depuis la décolonisation, c’est-à dire au lendemain des indépendances dans les années 60, il semble que qu’il ait eu, en aide publique seule pour l’Afrique, un engloutissement de 2000 milliards d’euros. La question que la Diaspora Africaine se pose dès lors est simple et pas du tout compliquée à résoudre. Où en sont les comptes et les bilans depuis 50ans ? Le seul bilan visible aujourd’hui est que l’Afrique est marginalisée et peine à s’inscrire efficacement dans la globalisation.
C’est pourquoi il serait intéressant, avant toute vision stratégique, de se pencher au préalable sur une réponse directe à cette simple question, faute de quoi la frustration de la Diaspora Africaine n’ira qu’en s’empirant. Au nom de cette même Diaspora Africaine, je demande que les comptes soient faits, maintenant que l’Europe envisage enfin de définir une stratégie pour l’Afrique.
Ensuite, la Diaspora Africaine fera ses propres comptes et pour l’Europe et pour l’Afrique. Les signatures de la Diaspora Africaine ne sont pas difficiles à obtenir auprès de Money Gram et Western Union. L’enfant pauvre contribue tout de même pour 300 millions d’euros par an dans l’allègement de la misère en Afrique.
Je demanderais que la Diaspora Afrique (DA) soit enfin considérée comme la sixième région, à part entière, de l’Afrique Unie, en dehors  des cinq régions géographiques et terrestres, allant de l’Afrique du Nord (AN), l’Afrique de l’Ouest (AO), l’Afrique Australe (AU), en passant par l’Afrique Centrale (AE) et l’Afrique du Sud (AS). 
Je solliciterais enfin que la DA contrôle l’efficacité de la gestion des emprunts et des aides publiques accordés à l’Afrique afin d’éviter qu’elles ne (re)viennent alimenter les comptes de certains hommes politiques africains despotiques et mégalomanes.
La stratégie europafrique ne pourrait s’implémenter efficacement sans tenir compte de, et impliquer, la Diaspora Africaine, la meilleure compétence africaine au jour d’aujourd’hui. Seule la Diaspora Africaine vivant légalement en Europe est réellement et légitimement Afroeuropénne.
C’est pourquoi, au nom de cette légitimité, je recommande pour contribuer au débat sur « les principales questions de développement, le commerce et l’intégration régionale », les points suivants :
* L’Europe doit faciliter l’implication des membres de la Diaspora Africaine dans le développement de leurs pays d’origine après l’avoir fait dans leurs pays d’accueil ;
* L’Afrique doit permettre aux compétences, existantes, nombreuses et effectives, au sein de la Diaspora Africaine en Europe de jouer pleinement son rôle d’acteurs clés et indispensables dans le développement durable de l’Union ;
* Le paternalisme et l’infantilisation qui ont longtemps caractérisé les relations euroafricaines doivent cesser et faire place à la genèse et à l’enracinement d’un partenariat d’un nouveau genre « win-win-win » ( c’est-à dire NORD-SUD-NORD), respectueux et bénéfiques aux deux partenaires dans un sens circulaire et pas unilatérale;
* L’Europe ne doit pas rougir, dans le cadre de définir sa propre vision pour l’Afrique, de s’inspirer la celle des Chinois déjà en application en Afrique qui, plus est, reste pragmatique, plus efficace, et toujours plus orientée « résultats ». Résultats à vrai dire assez largement bénéfiques aux deux partenaires, mais au sens noble du terme. Ce faisant, une telle situation vient changer n’est-ce pas la donne africaine historiquement considérée, à tort par l’Europe, comme acquise et que nul effort n’est dès lors encore nécessaire pour pérenniser cette relation historique…
* La vision europafrique aujourd’hui, si vision il y aura, doit tout simplement se débarasser des idéologies mondaines, inefficaces et frustrantes pour se focaliser sur :
1. une définition et l’implémentation d’une croissance économique et d’un développement concrets et chiffrés dans un temps bien défini
une promotion de l’entrepreunariat afroeuropéen
2. l’investissement massif et direct dans les infrastructures de base en Afrique
3. l’industrialisation modulaire et la création des pôles de compétences régionales
4. la promotion de l’agriculture écologique et la bio-technologie pour l’EuropeAfrique
5. l’encouragement du libre-échange sous-régional et l’ouverture du marché européen au moins à quelques 400 produits africains sans taxes, comme l’a fait la Chine, sans aller nier le bien-fondé des accords ACP-UE.

4. gerardja - février 25, 2007

Bonjour,

Une question-clé me semble être celle de l’hétérogénéité des situations socio-économiques et politiques des différents pays du continent Africain.

Tout comme pour l’OMC, je ne crois pas raisonnable d’envisager les mêmes règles pour tous quels que soient ces niveaux si différents.

Illustration : peut-on envisager le même type de coopération avec un pays sous dictature et sans respect des droits de l’Homme qu’avec un pays démocratique ? Peut-on envisager le même type de coopération avec un pays à IDH faible et revenus pétroliers pourtant élevés qu’avec un pays à IDH faible ne disposant que de ressources agricoles ?

Dès lors, trois questions préalables devraient être posées :

1) Pensez-vous que différents types de coopération entre l’UE et l’Afrique devraient être établis en fonction des situations socio-économiques et politiques des différents Etats d’Afrique ?

2) Si oui, selon-vous, combien de types de relations UE/UA vous sembleraient nécessaires pour établir des coopérations efficaces et mutuellement profitables ? Deux ? Trois ? Quatre ?

3) Dans ce cas, quels seraient les critères à retenir pour une vision partagée sur le fait que tel ou tel pays relève de tel ou tel type de coopération ?

Un autre sujet me semble également mériter de figurer sous ce thème des (plutôt que de “la”) visions partagées : cemui des places respectives et associées de l’Afrique et de l’Europe dans le Monde. Pour moi, la coopération UA/UE n’intéresse pas seulement l’Afrique et l’Europe, mais le Monde entier.

Je propose donc une question qui pourrait être ainsi formulée : pensez-vous que l’Afrique et l’Europe puissent avoir des vues communes à partager et à défendre concernant le développement du monde ? Si oui, sur quels grands thèmes ?

Bien à vous.
A demain pour les autres grands thèmes de votre premier questionnement.

5. DURAND FELICIEN PROSPER (Bénin) - février 26, 2007

Les Etats Africains doivent permettre aux compétences, existantes non seulement au sein de la Diaspora Africaine en Europe, de jouer pleinement leur rôle d’acteurs clés et indispensables dans la vision du développement durable de l’Union EU/ Afrique. Pour cela, il faut passer par des programmes concertés pour mieux utiliser les moyens intellectuels, humains, matériels et financiers pour extraire, produire et transformer ou distribuer des biens et des services conformément aux objectifs fixés. Encore une fois l’entreprise privée est sollicitée.

Dans le cadre de l’accord de Cotonou entre les pays ACP/UE des facilités sont offertes pour créer des entreprises……

Il va sans dire qu’aussi bien sur le plan juridique, économique que sur le plan politique, le refus de d’appliquer les règles de droit dans la pure transparence conduit à des impasses, voire des crises.

Donc pour être bref, les principes qui devraient diriger le partenariat UE/ Afrique seront désormais fondés sur :

- le principe de la transparence dans l’administration
- le principe du gagnant - gagnant (UE-Afrique)
- le principe de droit et du respect de l’être humain
- le dialogue secteurs publics secteurs privés
- le principe d’anticipation sur les besoins de la société
- l’instauration d’une diplomatie de développement
- etc.

L’émancipation économique et sociale est indissociable de l’indépendance politique, il nous faut désormais des systèmes économiques efficaces porteurs de justice sociale. Il s’agit d’une responsabilité commune de tous les acteurs étatiques et non étatiques.

Par le représentant de la World’s Poultry Science Association (WPSA) au Bénin

www.wpsa-benin.new.fr

6. ecdpm - mars 2, 2007

Sur la page anglaise, Victor Onoviran (Nigéria, 1/2) a questionné l’existence d’une vision partigée quelconque, tout en soulignant les différences significatives entre l’Afrique et l’Europe. Il mettait en exergue le besoin de perspectives innovatrices sur le partenariat, qui devrait stimuler l’appropriation.
Lire le commentaire complet en anglais

Sur la page anglaise,
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