Cours de Sabine lardon, octobre 1996-février 1997








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2) Les représentations.
Les salles sont composées de plusieurs lieux :

— le parterre. On s’y tenait debout ; les places n’y étaient pas chères, réservées aux hommes de la classe populaire. C’est généralement un public qui manifeste bruyamment ses réactions.

— les galeries et les loges. Elles sont réservées aux classes les plus fortunées et à un public élégant (haute bourgeoisie, noblesse).

— de 1656 à 1676, on a adopté la coutume anglaise de disposer de chaque côté de la scène des sièges destinés à accueillir les spectateurs de marque.
C’est un siècle où l’on apprécie les grands spectacles. Le principe est d’émerveiller le spectateur, qui doit entrer dans le spectacle, être pris par son illusion, et en sortir comme d’un rêve. Ceci implique un aspect pompeux, des costumes somptueux, un décor propre à créer l’illusion. On utilise des machines. Les costumes sont somptueux, mais ne sont pas réalistes.

II - LA COMÉDIE
1) Les différents types de comédies.
Elles sont héritées de l’influence des troupes italiennes installées à Paris, inspirées par le théâtre antique et par le théâtre médiéval.
a) Les farces.

C’est un genre hérité du Moyen-Âge, qui privilégie le comique de geste, les coups, les gifles, les pirouettes et les scènes animées où les personnages courent dans tous les sens, se cherchent sans se voir. La farce ne recule pas devant une certaine trivialité du langage, des personnages simplifiés avec un caractère outré poussé jusqu’à la caricature, un comportement mécanique et un habillement généralement fixe.
b) La pastorale.

Elle est inspirée de l’Italie, où deux pastorales célèbres sont données vers 1580 : L’Aminta (Le Tasse) et Il pastor fido (Guarini). Dans un cadre pastoral ou bucolique évoluent des personnages qui portent généralement des noms grecs, et qui vivent détachés des soucis quotidiens, préoccupés uniquement d’amour. L’intrigue consiste en des commentaires et des conversations sur l’amour, et les auteurs les plus connus en sont Racan (Les Bergeries) et Alexandre Hardy.
c) La commedia dell’arte.

Elle n’est pratiquée que par les comédiens italiens. Sans prétentions littéraires, c’est un type de comédie purement populaire. Il consiste en une improvisation sur un canevas simple autour de personnages types, traditionnels. Ces personnages sont reconnaissables à leurs masques, à leurs costumes et à leur jeu stylisé proche de l’acrobatie. Parmi ces personnages, citons :

— Isabelle, l’ingénue.

— Léandre, le jeune amoureux.

— Pantalon, le vieillard imbécile.

— le Docteur, un pédant ridicule.

— Brighella, l’astucieux citadin.

— Arlequin, le paysan balourd.

— Scapin, un personnage filou, rusé.

— Scaramouche.
d) La comédie d’intrigue.

Dans sa définition, la comédie est une pièce moyenne qui se situe entre la bouffonnerie de la farce et la grandeur de la tragédie. Elle met en scène des péripéties qui n’entraînent pas un danger de mort et qui connaîtront un dénouement heureux avec la cessation des obstacles.

Elle met en scène des personnages de condition moyenne ou basse qui évoluent dans un cadre quotidien. Le rire en est un élément constant, mais qui peut être nuancé par d’autres tons (pathétique, grave, ‚mouvant). Deux auteurs surtout s’y sont illustré au XVII° siècle :

— Corneille, qui écrit des comédies de mœurs ou d’intrigue, généralement peu comiques, qui mettent en scène des personnages de l’aristocratie, élégants et beau parleurs, qui s’affrontent entre eux.

— Molière, qui occupe une place particulière. Il a donné à la grande comédie ses lettres de noblesse.
2) Molière (Jean-Baptiste Poquelin).
Il est issu d’un milieu bourgeois aisé. À 20 ans, il va fonder avec Madeleine Béjart la troupe de l’Illustre Théâtre, avec laquelle il va se produire pendant 16 ans en Province, n’ayant pas rencontré le succès à Paris.

En 1658, il fait sa rentrée à Paris, et en 1662, le roi lui accorde une pension. Il produit sa première grande comédie avec l’École des femmes. En 1662, il devient le fournisseur officiel des divertissements royaux.
Il a écrit deux types de comédies : la farce et la grande comédie.
Il a commencé par écrire des farces, sous l’influence de la farce médiévale et de la commedia dell’arte. Dans celles-ci, il donne un caractère plus souple, un peu plus naturel aux caractères stéréotypés, et il supprime certains types (comme le Parasite, ou le Hâbleur) ; il diversifie le type du pédant (qui peut être philosophe, marquis, médecin ou bien précieuse) ; il dote également ses valets de traits de caractère particuliers (poltron, rusé, naïf, effronté, scélérat...).
Molière a aussi écrit de grandes comédies, qui conservent certains ressorts comiques de la farce, mais qui n’ont pas pour seul but de faire rire (il s’agit de plaire et d’enseigner). Molière va donc dénoncer certains vices certains ridicules, voire certains dangers. Un trait caractéristique des personnages que Molière dénonce, c’est qu’ils sont sous l’emprise d’une idée fixe, d’un engouement aveugle, jusqu’à en avoir un comportement mécanique qui permet d’atténuer la dureté de la représentation et de provoquer le rire.

III - LA TRAGÉDIE
1) L’évolution de la tragédie au cours du siècle.
La tragi-comédie.

La première est la Bradamante, de Robert Garnier, au XVI° siècle. Les caractéristiques de la tragi-comédie sont :

— un sujet non historique.

— des personnages de rangs sociaux divers.

— de rares moments comiques.

— un dénouement près d’être malheureux.

Pendant l’âge baroque, la tragédie est essentiellement représentée par Alexandre Hardy, et se caractérise par sa violence et par l’atrocité du sujet et des actions (viol, meurtre, etc.).
La tragédie régulière apparaît vers 1635-1636 avec Médée, de Corneille (1635). Elle est illustrée aussi par Rotrou.

Du point de vue de ses règles, deux ouvrages théoriques importants datent de 1639. Ce sont La Poétique de La Ménardière, et le Discours sur la tragédie, de Jean-François Sarasin.
2) Racine.
Il a été très marqué par le jansénisme. De 1649 à 1653, il a été l’élève des petites écoles de Port-Royal, puis de 1655 à 1658, il rejoint sa grand-mère à Port-Royal-des-Champs (il était orphelin, et c’était elle qui l’avait élevé). Il va y recevoir une formation à la fois humaniste et janséniste.

Il lit la Bible, Saint-Augustin, Virgile et les tragiques grecs (en particulier Sophocle et Euripide, qu’il apprend par cœur et qu’il annote en marge). Sa vocation le pousse vers le théâtre, en particulier vers la tragédie, ce dont s’inquiète et que condamne Port-Royal. Pendant toute une période de sa vie, il va s’affranchir de Port-Royal pour suivre sa vocation.

Sa carrière de tragédien commence vers 1662-1663. En 1667, il donne son premier chef-d’œuvre, Andromaque. Il va connaître un succès croissant jusqu’en 1673, date de l’échec de Phèdre. Cet échec va marquer, à 37 ans, le retour de Racine à Port-Royal, qui se retire du théâtre.
Il est nommé historiographe du roi avec Boileau, et il conserve des protecteurs puissants, dont Mme de Maintenon, laquelle va le charger d’écrire pour les jeunes filles de Saint-Cyr. Elle lui demande d’écrire « quelque espèce de poème moral et historique, dont l’amour fût entièrement banni ». Il écrit donc en 1689 Esther, et en 1691 Athalie (où il réintroduit le chœur).
Les caractéristiques de son œuvre sont :

— le respect des règles de la tragédie sur le plan formel.

— une action simple, peu chargée (Racine, en parlant de Bérénice, dit y « avoir fait quelque chose de rien »).

— une intrigue dense centrée sur un problème unique essentiellement passionnel et psychologique.

— des personnages qui agissent selon la logique de leur caractère.

— un vocabulaire relativement pauvre. Le mot « cruel » constitue selon Péguy le mot-clé du théâtre racinien.

— Son œuvre se caractérise aussi par l’étude des passions, dévastatrices, face auxquelles l’homme est impuissant. Une des passions caractéristiques est la jalousie, qui se traduit par une douleur morale, mais également physique. Le tragique réside dans l’inutile combat de l’homme face à son destin, et à son déchirement intérieur.

— la malédiction mythologique qui pèse sur un personnage poursuivi par un dieu est le reflet de la théorie janséniste de la corruption de l’homme, depuis Adam, et de la crainte de Dieu.






LES GRANDS RHÉTORIQUEURS 1

Définition de l’expression 1

Origines du nom « Grands Rhétoriqueurs » 1

Renom des Grands Rhétoriqueurs 1

L’art des Grands Rhétoriqueurs 1

Les conditions de leurs créations 1

Rôle des Grands Rhétoriqueurs 2

L’art de seconde rhétorique 2

Les traités de rhétorique 2

Les formes poétiques 2

La ballade et ses formes dérivées 2

Le rondeau et ses formes dérivées 2

Le lai et le virelai 2

Autres formes 3

Les rimes 3

La versification 3

Les poètes Grands Rhétoriqueurs 4

Les poètes nés entre 1420 et 1440 4

Les poètes nés entre 1460 et 1470 4
PANORAMA DE LA RENAISSANCE :

LA FRANCE PENDANT

LE PREMIER XVI° SIÈCLE 5

La prospérité économique 5

La France occupe une place

importante en Europe 5

Essor des échanges 5

Les activités terrestres 5

Les activités maritimes 5

La situation politique 5

La politique intérieure 5

La politique extérieure 5

La renaissance culturelle 5

Une époque de progrès et de découvertes 5

Le développement des connaissances 6

De la Renaissance italienne

à la Renaissance française 6

Conclusion 6
L’HUMANISME 7

Définition préliminaire 7

Les sources de l’humanisme français 7

Le Moyen-Âge 7

Le pré-humanisme 7

L’humanisme italien 7

L’humanisme à la Renaissance 7

Les humanistes français 7

Le problème de l’enseignement du grec 8

Le perfectionnement de l’homme 8

Développement d’une

nouvelle pédagogie 8

Développement d’un

nouvel idéal politique 8

Conclusion 8
L’ÉVANGÉLISME 9

Les causes de l’évangélisme 9

L’idéal évangéliste 9

Critique du clergé 9

Les évangélistes prônent une foi profonde 9

L’évangélisme conçoit la religion

sur une foi intériorisée 9

L’attitude de François Ier à l’égard de

l’évangélisme 9
LE PLATONISME 10

Définition 10

La théorie des connaissances 10

La théorie du langage 10

La théorie de l’amour 10

La diffusion du néoplatonisme en France 11

Renouveau de la théorie platonicienne 11

Le ficinisme 11

Conclusion 11
LE PÉTRARQUISME 12

Les influences 12

La courtoisie et le fin’ amor 12

Le modèle de Pétrarque 12

Le platonisme 12

La poésie pétrarquiste 12

Définition 12

Le contenu thématique 13

Le style 13
L’ÉPICURISME 15

Conclusion 15
LE STOÏCISME 16

Conclusion 16
POÉSIE DANS

LE PREMIER XVI° SIÈCLE 17

L’École lyonnaise 17

Le milieu lyonnais 17

Les auteurs du milieu lyonnais 17

La Pléiade 18

La constitution du groupe 18

La formation donnée au Collège Coqueret 18

L’œuvre de la Pléiade 18

Conclusion 18
LA RÉFORME ET LE

PROTESTANTISME EN FRANCE 19

Le luthéranisme 19

Le calvinisme 19

Calvin 19

La doctrine calviniste 19
LA FUITE DU TEMPS ET LA PEUR

DE LA MORT AU XVI° SIÈCLE 21

Les mentalités et la situation à la fin du Moyen-Âge 21

Pendant la Renaissance 21
LE BAROQUE 22

Définition 22

Sens du mot 22

Les caractéristiques du baroque 22

Interprétation 22

Baroque et maniérisme 22

Conclusion 23
LE PREMIER XVII° SIÈCLE :

LE SIÈCLE DE LOUIS XIII 24

1598-1610 24

La régence et le règne de Louis XIII 24

La régence (1644-1654) 24

Conclusion 24
LE THÉÂTRE CORNÉLIEN 25

Les caractéristiques du théâtre de Corneille 25

Le théâtre de Corneille comme reflet de son temps 25
LA POÉSIE AU XVII° SIÈCLE 26

Introduction 26

Malherbe et ses disciples 26

Le maître 26

Les disciples 26

Les poètes satiriques et burlesques 27

Mathurin Régnier 27

Tristan l’Hermite 27

Les poètes libertins 27

Théophile de Viau 27

Saint-Amant 27

Conclusion 27
LA PRÉCIOSITÉ 28

Introduction 28

Le développement de l’esprit précieux 28

Les sources 28

Le milieu des salons 28

De la vogue à l’excès 28

Les caractéristiques de l’esprit précieux 28

Le goût du raffinement 28

La préciosité des sentiments 29
LE ROMAN AU XVII° SIÈCLE 30

Introduction 30

Le roman à l’âge baroque 30

Le roman héroïque 30

Le roman sentimental 30

Les histoires tragiques 30

Le roman pastoral 30

Le roman personnel 30

Le roman comique ou parodique 31

Le roman à l’âge classique 31

Le roman en disgrâce 31

Les histoires 31

Le roman épistolaire 31

Conclusion 31
LES MORALISTES 32

Introduction 32

Les moralistes 32

Les penseurs 32

Ceux qui cherchent à plaire et enseigner 33

Mémorialistes et épistoliers 33

Les mémorialistes 33

Les épistoliers 33
LE SECOND XVII° SIÈCLE 34

Introduction 34

Le règne de Louis XIV 34

L’absolutisme politique 34

Le culte du roi-soleil 34

Le classicisme 35

L’idéal de l’honnête homme 35

L’idéal esthétique 35

Conclusion 37
LA RELIGION AU XVII° SIÈCLE 38

Le libertinage intellectuel 38

Les personnalités 38

Sur le plan de la pensée 38

Sur le plan de la religion 38

Une remarque sur Cyrano de Bergerac 38

La question protestante et la

contre-réforme catholique 38

La première partie du siècle 38

La seconde partie du siècle 38

Le jansénisme 39

Les origines 39

La morale janséniste 39

Fénelon et le quiétisme 40

Bossuet 40
LE THÉÂTRE AU XVII° SIÈCLE 41

Présentation générale 41

Les troupes 41

Les représentations 41

La comédie 41

Les différents types de comédies 41

Molière 42

La tragédie 42

L’évolution de la tragédie au cours du siècle 42

Racine 42



Page /44 — Les Grands Rhétoriqueurs — Définition de l’expression.
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