Cours de Sabine lardon, octobre 1996-février 1997








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2) Le modèle de Pétrarque.
Pétrarque (1304-1374) est un auteur italien du XIV° siècle, qui a marqué la poésie italienne et la poésie française jusqu’au XVI° siècle.

1336 : Pétrarque écrit le Canzoniere (traduit en français par le Chansonnier). Ce recueil évoque son amour pour sa Dame, Laure. Il se compose de deux parties, la première sur la vie de Mme Laure, et la seconde sur la mort de Mme Laure. Cette seconde partie est plus spirituelle : après la mort de sa Dame, le poète renonce à l’amour charnel pour s’élever à l’amour spirituel, avec sa Dame assimilée à la Vierge.

[Note technique : dire « le poète », « le poète-amant », et non « Du Bellay a dit », etc. Les recueils pétrarquistes sont une mise en scène amoureuse, et non une autobiographie. Le « je » est un « je » poétique, voix d’un amour codifié qui n’est pas toujours sincère...].

Pétrarque pose dans son recueil toutes les bases et les critères du pétrarquisme (clichés), qui vont permettre de codifier et de définir la poésie pétrarquiste.

Pétrarque a lui-même été influencé par deux courants : d’une part par la tradition courtoise médiévale, et d’autre part par la poésie élégiaque latine (la littérature amoureuse latine : Ovide, Tibulle, Properce).
3) Le platonisme.
Le pétrarquisme et le platonisme ne sont pas deux courants identiques ; mais ils peuvent se rejoindre chez certains auteurs, comme par exemple :

— des auteurs de l’École Lyonnaise (Maurice Scève, Pontus de Tyard, Héroët).

— Joachim Du Bellay, avec la fin de l’Olive qui débouche sur le néoplatonisme.

Il y a des distinctions entre les deux courants, essentiellement : la réciprocité des sentiments dans le platonisme (un amour harmonieux), alors que l’amour pétrarquiste est un amour non partagé, tourmenté et frustré.

II - LA POÉSIE PÉTRARQUISTE
1) Définition.
Un critique, André Gendre, a défini le pétrarquisme comme l’alliance d’un contenu thématique et d’un style.
A + B = PÉTRARQUISME

Contenu Style Attitude amoureuse

stylisée par la poésie

2) Le contenu thématique.
Le cadre amoureux est figé selon une topique (lieux communs) symbolique :

— Un décor classique, traditionnel : la nature au printemps (fleur, chant de l’alouette...).

— Une nature personnifiée et prise à témoin des sentiments du poète.

— Un rapport macrocosme / microcosme autour de la femme. L’univers entier va refléter la beauté de la Dame, qui devient le point de référence de l’univers entier. On a souvent le thème de la « belle matineuse » (la femme qui se lève le matin et dont la beauté éclipse celle du soleil, l’autre soleil).

— La femme aimée et idéalisée. La Dame apparaît moins comme une femme réelle que comme un archétype de la beauté féminine. Le poète va en donner un portrait stéréotypé qui obéit à des critères médiévaux : blonde, teint de lys et de rose. Son portrait n’est pas complet : le poète isole dans chaque poème un motif privilégié (les cheveux, le regard et les yeux, la main ou le doigt, le pied).

— L’amour du poète hésite entre l’amour sacré et l’amour profane. La Dame est idéalisée, et elle devient l’objet d’une vénération quasi religieuse, qui peut prendre deux formes : païenne (Vénus, Diane) ou chrétienne (Vierge, Madone). L’amant doit faire preuve de constance malgré l’épreuve (la Dame ne l’aime pas), mais également de service et de fidélité. La sensualité n’est pas absente. La Dame peut être évoquée dans sa nudité (sein, poitrine...). Le poète peut évoquer le baiser, voire le don de merci, c’est-à-dire le don de grâce (la grâce que Dieu accorde au pêcheur ou grâce que la Dame fait à son amant : le don de son corps). Thème de la « petite mort », évocation stylisée de la jouissance amoureuse.

— L’amour pétrarquiste est un amour insatisfait. La plupart du temps, le désir du poète ne trouve pas satisfaction, car le poète n’obtient pas les faveurs de la Dame, inaccessible, hautaine, froide. C’est le thème du Noli me tangere (« Ne me touchez pas »). L’amour va aller de pair avec une introversion du poète, qui ne cesse d’évoquer ses sentiments mélancoliques, pathétiques ; le désir de mort et l’amour se mêlent. Les sentiments du poète sont contradictoires, car le poète souffre d’aimer, mais il aime souffrir. L’amour charnel insatisfait trouve parfois une réponse dans sa sublimation par l’amour divin.
3) Le style.
Dans le pétrarquisme, la mise en forme de l’amour est inséparable d’un certain nombre de figures. Il faut être aussi sensible à l’originalité de la création. On distingue trois grands types de figures privilégiées du pétrarquisme :
a) Les figures de l’analogie.

Les métaphores et les comparaisons. On a des images liées à la Dame et à l’amour qu’elle inspire. Cet amour naît à la vue de la Dame (images liées aux yeux, comparés au soleil le jour, ou aux étoiles la nuit). Images associées aux yeux de l’amant (l’amour pénètre par une flèche dans les yeux de l’amant, qui vient se ficher dans son cœur). L’amour est associé à une blessure ou à une capture ; le plus souvent, c’est l’amant qui se met en scène comme un gibier poursuivi (ex : Actéon, transformé en cerf blessé, puis pourchassé par ses propres chiens (son propre amour)). Les cheveux et les doigts de la Dame sont assimilés à des liens, des rets qui enserrent le cœur de l’amant. Ce cœur est blessé par un hameçon ou une flèche, et il est dérobé par la Dame qui le conserve avec elle.
Il y a aussi toute une symbolique des éléments :

Le feu. Le poète est associé au phénix (amour qui renaît sans cesse, bien que l’amant en souffre). Parfois, évocation de la salamandre. Le feu est souvent mis en rapport avec son contraire (l’eau ou la glace) : la froideur que lui témoigne la Dame s’oppose au feu de l’amour du poète ; l’eau des larmes que le poète verse par sa souffrance. Le feu, c’est la flamme liée à la forme instable et au jeu d’ombre et de lumière qu’il produit.

L’eau et la mer (symbolique présente dans le stoïcisme et dans toute la littérature). La mer (la vie), avec dessus un esquif (le poète). Orages, tempêtes (dangers, épreuves). Symbole de l’écueil, qui peut être soit négatif (le rocher qui dépasse de l’eau, le danger : la barque peut s’y briser), soit positif (même si la mer est déchaînée, l’écueil demeure solide et, élément dur, résiste à la tempête), symbole de résistance et de constance. Le port : ce à quoi aspire l’individu, le bonheur, la jouissance, le repos, la tranquillité. Le phare : ce qui guide l’individu jusqu’au port (il peut être incarné par la Dame).

Les pierres et les métaux précieux. Symbolisme ambigu, car la pierre précieuse peut évoquer la beauté de la Dame, mais le diamant et le marbre peuvent aussi évoquer sa dureté et sa froideur.
Les périphrases. L’antonomase (désigner un personnage et son nom propre par un nom commun), par exemple : ma beauté, ma belle, mon soleil, ma déesse... La Dame devient l’incarnation même de la beauté. Par l’antonomase, on isole sa beauté.
Les images mythologiques sont également très fréquentes et puissantes dans la poésie pétrarquiste.
b) Les figures de l’opposition.

Elles sont caractéristiques du pétrarquisme. Elles sont liées à l’ambiguïté de l’amant, déchiré entre amour et souffrance, et à l’ambiguïté de la Dame, belle mais cruelle.

Utilisation de l’antithèse (ex : Le soleil brille dans l’obscurité) et de l’oxymore (ex: Le soleil noir).
c) Les figures de l’insistance et de l’amplification.

— L’hyperbole et l’adynaton (figure qui consiste à relater un monde renversé : fleuve qui remonte à sa source, soleil qui se cache à l’aube, etc. : la beauté de la Dame est telle qu’elle éclipse le soleil).

— Les innombrables (« mille et mille », « n’a pas tant... », etc.). Ils évoquent la grandeur, et mettent en valeur la beauté de la Dame (étoiles, grains de sable, etc.).

— La prétérition (décrire en disant qu’on ne peut pas décrire), comme Du Bellay dans l’Olive, où, tout en disant qu’il ne peut pas parvenir à évoquer la beauté d’Olive, le poète la laisse suggérer au lecteur.

— L’accumulation : l’énumération, l’anaphore, la répétition.

d) Les figures de rupture.

Elles introduisent un effet de relief.

[Note technique : Quand on commente un poème pétrarquiste, il ne faut pas se contenter de relever les éléments traditionnels. Il faut y être attentif toutefois, et faire attention à l’emploi particulier dans chaque poème.].
[En complément, analyse d’un poème de Ronsard, « Quand je suis vingt ou trente mois... »].



L’ÉPICURISME


L’épicurisme est une morale héritée de l’Antiquité, et qui a influencé le XVI° siècle.

C’est la morale élaborée par Épicure (philosophe grec du III° siècle avant Jésus-Christ). L’œuvre d’Épicure s’est perdue, mais on connaît son contenu par ses disciples (surtout par Lucrèce et son De rerum natura). L’épicurisme a eu une influence considérable sur le monde antique, mais aussi sur la littérature française (Rabelais, Montaigne, Ronsard, Rousseau, Bernardin de Saint-Pierre).

C’est une morale fondée sur le plaisir et la recherche du bonheur.
On parle parfois des « pourceaux d’Épicure ». C’est une expression venue du discrédit de l’épicurisme (qui a pu être mal compris et mal pratiqué parfois) et qui désigne les débauchés.
Plutarque : « Toutes les vertus prises ensemble sans le plaisir ne valent pas un jeton de cuivre ». Le bonheur ne vaut donc que s’il est concrètement ressenti. Pour les épicuriens, le bonheur n’est pas un bonheur abstrait.

Diogène de Laërce : « Je ne saurais quelle idée me faire du Bien si je supprimais les plaisirs du boire et du manger, de l’ouïe et de la vue, et ceux de Vénus ».
L’épicurisme méprise deux choses : d’une part l’idéalisme intellectuel (la recherche d’un bonheur abstrait), et d’autre part l’ascétisme stoïcien, qui choisit d’affronter la douleur. Cicéron : « Tout animal dès qu’il est né aime la volupté et la recherche comme un très grand bien. Il hait la douleur et l’évite autant qu’il peut comme un très grand mal, et tout cela il le fait lorsque la nature n’a pas encore été corrompue en lui et qu’il juge plus sainement ».
Cependant, le plaisir pour Épicure n’est ni dans l’excès, ni dans la débauche. C’est un plaisir calme qui doit conduire à l’ataraxie (tranquillité, absence de trouble absolu). Il faut donc satisfaire des plaisirs simples fixés par la nature, laquelle n’exige que des choses faciles à trouver. Épicure distingue trois types de désirs :

les désirs naturels et nécessaires : ce sont ceux qu’il faut chercher à satisfaire (la faim et la soif).

les désirs naturels et non nécessaires : l’amour, la famille. Il vaut mieux éviter ces plaisirs car ils sont source de tourments. Par contre, il y a une valorisation de l’amitié virile (être assis au milieu de la nature avec des amis est un plaisir favorable).

les désirs non naturels et non nécessaires : la richesses et les honneurs. Ils sont à rejeter car ils ne procurent que de faux plaisirs. L’épicurien se tient donc à l’écart de la vie politique.
Épicure distingue deux types de plaisir : ceux du corps, et ceux de l’âme (supérieurs à ceux du corps). Cicéron : « Par le corps, nous ne pouvons avoir de sensations que des choses présentes ; par l’esprit, nous sentons celles qui ne sont plus et celles qui seront ». C’est pourquoi on peut être heureux même au milieu des tortures par les souvenirs ou l’espérance de plaisirs.
L’épicurisme antique rejette la religion, qui agite des monstres devant notre esprit et nous effraie. La mort, pour un épicurien, n’est que Néant. Tant qu’on n’est pas mort, on est encore en vie ; et si on est mort, on n’en souffre pas.
Dans les siècles à venir, l’épicurisme va prendre deux formes :

— au XVI° siècle, on retient surtout la notion de recherche du plaisir ; l’épicurisme est athée.

— l’épicurisme libertin, athée, se rapprochera le plus du type débauché.

CONCLUSION
L’épicurisme est une morale qui fonde le bonheur sur des plaisirs simples, un bonheur qui peut s’élever au-dessus des souffrances et dont l’expression suprême est la tranquillité du corps comme de l’esprit.

Au XVI° siècle, cette morale épicurienne va être en partie récupérée par la poésie amoureuse entre 1530 et 1550, qui professe le Carpe Diem (« Cueille le jour » : profite de l’instant présent). Le but est de rappeler à la Dame qu’elle va devenir vieille et laide, et qu’il faut qu’elle profite du temps présent où elle est belle et où on l’aime encore.



LE STOÏCISME


C’est la morale de Zénon, un philosophe grec, morale de l’acceptation du monde tel qu’il se présente. L’idée est que le réel est rationnel : tout ce qui est a une raison d’être, et il faut donc l’accepter. Se révolter, refuser d’accepter son destin, est doublement négatif. Tout d’abord, c’est nuisible, car cela se retourne contre nous. Marc Aurèle : « Les fatalités conduisent qui les accepte, elles traînent qui les rejette ». C’est donc, de plus, vain : rien ne saurait rompre la chaîne fixée par le destin. Il faut donc vivre selon la nature, en distinguant les choses qui dépendent de nous et sur lesquelles nous pouvons agir, des choses qui ne dépendent pas de nous et qu’il faut donc accepter telles quelles.

Sénèque : « La liberté, c’est obéir à Dieu ». Le stoïcisme va influencer, avec cette idée, la seconde partie du XVI° siècle, c’est-à-dire la période des guerres de religion. On vit dans la tourmente, mais il faut l’accepter. On parle alors de néostoïcisme chrétien (le modèle dans la Bible est le personnage de Job).
Le stoïcisme impose le rejet des passions, considérées comme une maladie de l’âme. Vivre selon la nature n’est pas synonyme de vivre selon ses passions, qui ne relèvent pas des institutions naturelles, mais d’une conduite dénaturée. Les passions naissent d’une mauvaise conception des choses, d’un mauvais jugement. Diogène de Laërce : « La passion est un mouvement de l’âme contraire à la raison et à la nature ». Pour lutter contre les passions, l’homme doit comprendre que le réel n’est qu’une représentation, c’est-à-dire une impression qu’il produit sur nous, et une image que nous nous en faisons. D’où la comparaison très célèbre du monde à une scène de théâtre (le théâtre du monde). Pour lutter contre les passions, il faut contrôler ses représentations (Épictète : « Attends un peu, ô ma représentation »).
Selon le stoïcien , la vertu repose donc sur la volonté. La vertu, c’est un acte de volonté raisonnable qui s’oppose aux passions et aux opinions mauvaises. Elle tire sa valeur d’elle-même, et elle est pour le stoïcien le bien suprême.
Selon le stoïcien, deux types de tendance animent l’homme :

— les tendances inférieures (le sommeil, la nutrition).

— les tendances supérieures (le besoin d’être reconnu, estimé, de savoir, de remplir des devoirs sociaux et de s’occuper de sa famille.

Accomplies de façon spontanée, ces tendances n’ont pas de valeur. Au contraire, en devenant le choix d’une volonté et d’un effort, ces tendances deviennent des valeurs de vertu.
Le stoïcisme va influencer plusieurs courants. A la fin du XVI° siècle et au début du XVII° siècle, la conception du héros est influencé par l’idéal stoïcien (on parle de « héros stoïcien »). Ex: Dans Le Cid, de Corneille (avec le personnage de Chimène, qui a conscience de sa volonté), ou dans La Princesse de Clèves, qui résiste à l’amour du Duc de Nemours.
La morale stoïcienne tend à instaurer un ordre harmonieux et cohérent à plusieurs niveaux :

— en nous-mêmes, en expulsant les passions et en créant une cohésion dans tous nos actes.

— avec autrui, par le respect des autres. Pour le stoïcien, ce respect ne connaît pas de frontières (Sénèque : « Ma patrie, c’est le monde entier »).

— avec la nature, en sachant accepter son destin.
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