Cours de Sabine lardon, octobre 1996-février 1997








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2) La préciosité des sentiments.
Dans les salons, on parle essentiellement d’amour. Conformément à un idéal de raffinement, cet amour doit être épuré. Ex : La Carte du Tendre, parue dans La Clélie de Mlle de Scudéry, qui témoigne de la complexité du sentiment amoureux. L’amour est objet d’analyse, et on en perçoit toutes les facettes, toutes les nuances. Cela se retrouve aussi dans les romans précieux (jalousie, inconstance...).

Dans les salons, on débat sur des problèmes amoureux. Ex : vaut-il mieux aimer sans être aimé ou être aimé sans aimer ? Ce sont des débats que l’on retrouve dans des romans comme La Princesse de Clèves.

L’amour doit être platonique et courtois. Toute sensualité est bannie, car jugée vulgaire. L’amant doit donc briller par sa patience et par sa galanterie (les précieuses aiment qu’on leur fasse une cour longue et raffinée). Ex : Montausier a mis quatorze ans à obtenir la main de Julie d’Angennes.

Les précieuses sont des féministes qui refusent le mariage, ou quand elles l’acceptent, elles refusent ce que le mariage suppose (consommation charnelle). À l’époque, le mariage était imposé pour des raisons sociales, et donnait tout pouvoir au mari sur la femme (moral, juridique, physique). L’indépendance des femmes est poussée à l’excès car elles réclament l’égalité des droits, le divorce, le mariage à l’essai et le droit à la vengeance.


LE ROMAN AU XVII° SIÈCLE


I - INTRODUCTION
D’après les normes de la rhétorique antique, le roman n’existe pas. Le terme apparaît au Moyen-Âge pour désigner une œuvre en langue vulgaire (c’est-à-dire en français, et non en latin). Il a donc une connotation péjorative, disqualifiante. Le roman est destiné à un large public, et n’a pas une grande valeur littéraire.

Une telle opinion est toujours valable au XVII° siècle. Le roman est un genre médiocre, cantonné dans des productions nombreuses, mais de peu de valeur. Il n’y a que quelques œuvres romanesques qui possèdent une qualité littéraire. il y a tout un débat sur la dignité et la moralité du roman, qui est condamné par les directeurs de conscience, sous prétexte qu’ils parlent trop d’amour ; le roman est défendu par ses auteurs, qui prétendent apprendre à connaître le cœur humain.

II - LE ROMAN À L’ÂGE BAROQUE
1) Le roman héroïque.
Il n’est pas codifié. Il cherche ses règles, et il va les trouver dans celles du poème épique. Les romanciers, en préface, expliquent leurs intentions, leurs principes et leurs modèles. Les romans ont des règles :

— Le roman est une épopée en prose. Boisrobert, en 1629, écrit que « les beaux romans tiennent de la nature du poème épique ». Et Boileau, en 1700, parle de « ces poèmes en prose que nous appelons romans ».

— Il a un style moins élevé que le poème épique, et plus de vraisemblance. Il y a donc moins de merveilleux, des événements plus nombreux, et le sujet principal en est l’amour plutôt que les actions guerrières.

— Les autres règles sont identiques : le respect des unités de lieu et de temps ; un début in media res, ce qui impose donc des récits rétrospectifs ; des intrigues multiples subordonnées à l’intrigue principale ; des personnages de condition élevée ; un accord de la vraisemblance romanesque et de la vérité historique ; un caractère édifiant des actions (modèle de vertu).

Le problème, c’est que ces règles vont s’avérer sclérosantes et contraignantes, elles vont figer le roman dans des stéréotypes et le confiner aux poncifs.
1625-1655 : vogue des romans héroïques.
Après 1640, le roman évolue vers des aventures historiques, et il tend à s’attacher à la psychologie des personnages.
Les auteurs du roman héroïque sont : Mlle de Scudéry (il y a une théorie selon laquelle il y avait deux auteurs : Georges de Scudéry, un écrivain baroque, chargé de mettre au point l’intrigue, et Madeleine, sa sœur, se serait réservé les analyses et les conversations) ; Gomberville ; et La Calprenède.
2) Le roman sentimental.
Son âge d’or a eu lieu de 1590-1610.

Il a une intrigue banale et un style maniériste, excessif, qui accumule les figures.
3) Les histoires tragiques.
Elles se développent à l’issue des guerres de religion (prolongation du baroque macabre, violent, noir).
4) Le roman pastoral.
Ce type de roman se développe en même temps que la pastorale au théâtre (1625-1635).

L’Astrée, d’Honoré d’Urfé, est le seul roman pastoral qui se détache du lot. C’est un roman complexe, où la fiction sert à créer un cadre bucolique stylisé, dans lequel les personnages évoluent dans une atmosphère de loisirs et d’insouciance matérielle [symbolisme de la forêt].

C’est un roman à clés, c’est-à-dire que les personnages du roman sont identifiables par leurs contemporains et correspondent à des personnes réelles.

Ce roman établit des relations complexes entre des personnages multiples ; il explore toutes les facettes du sentiment amoureux.

Son titre complet est très long : L’Astrée de messire Honoré d’Urfé [...] où par plusieurs histoires, et sous personnes de bergers et d’autres, sont déduits les divers effets de l’honnête amitié.

L’intrigue entrelace plusieurs histoires autour du couple central constitué d’Astrée et de Céladon, la jeune fille et son amoureux. Il y a d’autres personnages intéressants, comme Hylas (personnage du séducteur inconstant et volage, représentatif du baroque et de ce que Jean Rousset appelle « l’inconstance blanche »).

Ce roman mêle plusieurs types : intrigues chevaleresques, histoires tragiques et intrigues sentimentales.
5) Le roman personnel.
Il met en scène la vie du romancier (c’est une autobiographie plus ou moins romancée). Il se développe sous l’influence du roman picaresque (= d’éducation) espagnol.

Il est illustré par trois auteurs : Théophile de Viau (Fragment d’une histoire comique, qui est une autobiographie romancée de façon décousue) ; Charles Sorel (L’histoire comique de Francion, placé sous la triple influence du roman picaresque, du roman épique, et des conteurs français, en particulier Rabelais. Son but est de faire un livre facétieux mais plein de sens : il veut faire connaître à un public noble les réalités du peuple, et donc privilégier une certaine forme de réalisme) ; et enfin, Tristan L’Hermite (Le page disgracié, dans lequel il raconte sa jeunesse).

6) Le roman comique ou parodique.
Il est illustré par Cyrano de Bergerac et par Scaron et son Roman comique. Ce dernier parodie le roman héroïque, d’aventure et d’amour. Il y met en scène les aventures d’une troupe de comédiens ambulants. Son ton est très ironique, réaliste et parodique. Il peint, à travers les personnages, la société. Le personnage de Ragotin, un avorton difforme, est une auto-dérision de l’auteur.

Il est illustré aussi par Le roman bourgeois, de Furetière ; c’est une parodie du roman précieux, un anti-roman. L’auteur y intervient pour commenter sa manière d’écrire et les règles.

III - LE ROMAN À L’ÂGE CLASSIQUE
1) Le roman en disgrâce.
Après les débordements de l’âge baroque, le roman est considéré comme peu sérieux. Boileau, dans son Art poétique, ne reconnaît pratiquement aucune identité littéraire au roman, et le dispense ainsi de règles :
« Dans un roman frivole, aisément tout s’excuse

C’est assez qu’en courant la fiction amuse ».

(Art poétique, III, vers 119 et 120)
Les auteurs classiques n’ont pas écrit de romans. Il y a cependant plusieurs œuvres à connaître, dont deux ambiguës : Psyché (La Fontaine), où des passages en prose alternent avec des passages en vers, et Télémaque (Fénelon), que son auteur ne reconnaît pas comme un roman : « Je n’ai jamais songé qu’à amuser M. le duc de Bourgogne par ces aventures, qu’à l’instruire en l’amusant. [...] C’est une narration fabuleuse en forme de poème héroïque, comme ceux d’Homère et de Virgile, où j’ai mis les principales instructions qui conviennent à un prince que sa naissance destine à régner ».

Parmi les œuvres classiques, une seule est un véritable roman : La princesse de Clèves (de Mme de La Fayette), paru sous un pseudonyme. Ce roman même trois aspects : c’est un roman classique par sa forme, un roman précieux par sa philosophie de l’amour, et un roman historique pour son arrière-plan.
2) Les histoires.
C’est une nouvelle conception du roman qui s’élabore à cette époque, et qui reflète les conceptions du classicisme. C’est ce qu’on appelle à l’époque, non pas roman, mais « histoires » ou « nouvelles ». On respecte la vraisemblance et la bienséance. L’intrigue est simple, avec peu de personnages et une narration linéaire (il n’y a pas de digressions, de récits enchâssés, de récits rétrospectifs). L’histoire se situe dans une période proche. Les événements ressortissent de circonstances simples et quotidiennes, qui ne relèvent pas du hasard. Le héros n’est plus un héros glorieux, il est faible devant la passion. Un titre à retenir : Dom Carlos, de Saint-Réal.

3) Le roman épistolaire.
Un titre à connaître : Les lettres d’une religieuse portugaise (1669). En 1669 paraissent cinq lettres d’une religieuse portugaise nommée Marianne, qui écrit à son amant, un officier français rentré en France en la quittant. Le ton de ces lettres est passionné, désespéré. Elles sont criantes de vérité, au point que le public a été conquis et a cru à des lettres véritables. Au siècle suivant, J.-J. Rousseau a conclu qu’elles étaient fictives : l’auteur ne peut être qu’un homme, « une femme ne sachant ni écrire, ni sentir l’amour ». Il a été prouvé depuis que l’auteur est Guilleragues.

CONCLUSION
L’évolution du roman reflète celle des mentalités. Le roman cherche ses règles en se rattachant tout d’abord à la poésie (dans la première moitié du siècle), puis en s’orientant plus ouvertement vers la prose dans la seconde moitié.


LES MORALISTES


I - INTRODUCTION
Le XVII° siècle est l’âge de la raison, avec Descartes et Pascal dès le début du siècle, puis avec l’âge classique qui impose le pouvoir de la raison sur l’individu.

La littérature s’en ressent à deux niveaux ; on distingue ainsi :
Les moralistes, dont les ouvrages sont de formes et de tons divers, mais qui ont tous pour vocation d’étudier l’homme et de dénoncer ses défauts. Parmi ces mémorialistes, on peut distinguer les auteurs d’ouvrages de réflexion (Pascal, avec ses Pensées ; Les Caractères de La Bruyère ; Les Satires de Boileau), et les auteurs qui confèrent à leurs œuvres une dimension morale en alliant plaire et enseigner (Les Fables de La Fontaine ; mais aussi Molière et Racine). Les auteurs classiques s’engagent du côté de la raison et de l’étude de l’homme.
Les mémorialistes (ceux qui écrivent des mémoires) et les épistoliers (ceux qui écrivent des lettres). Tous deux pratiquent « l’écriture du moi » (emploi du « je »). Mais ils s’écartent des révélations intimes (comme celles de Montaigne) pour évoquer leur entourage, leur milieu, et se révéler de fins observateurs d’eux-mêmes et du genre humain. Parmi les mémorialistes, citons Saint-Simon ; et parmi les épistoliers, citons Mme de Sévigné, Guez de Balzac, le cardinal de Retz. A l’époque, les lettres sont faites pour être lues en public ; cela a des répercussions sur le style, exclut les révélations trop intimes et suppose un intérêt général.

II - LES MORALISTES
1) Les penseurs
a) Pascal.

Chateaubriand le définit comme un « effroyable génie ». Son père est un homme cultivé, intéressé par les sciences, qui fréquente les savants de l’époque (Descartes, le père Mersenne, Roberval).

À 11 ans, il écrit un petit traité sur la propagation du son. À 12 ans, il reconstitue les 32 premières propositions d’Euclide. Son père, impressionné, l’admet aux entretiens qu’il a avec ses amis savants.

À 16 ans, il conquiert l’admiration de ses amis savants, avec son essai sur les coniques, et il réalise « la machine arithmétique » (l’ancêtre de la calculatrice) pour simplifier les calculs de son père, qui vient d’être nommé intendant des impôts.

En 1646, il s’oriente vers le jansénisme sous l’influence de deux gentilshommes. Il souffre d’une maladie qui lui paralyse le bas du corps. Il continuera toute sa vie son étude scientifique.

En 1647, il publie son Traité sur le vide.

De 1651 à 1654, il connaît une période mondaine durant laquelle il fréquente le chevalier de Méré et apprend l’art de plaire et l’esprit de finesse.

De 1654 à 1662, il effectue son retour vers Port-Royal du fait de sa maladie, de sa sœur entrée en religion et de la lassitude de la vie mondaine.

Dans la nuit du 23 novembre 1654, il connaît une extase mystique qui le ramène vers la religion (tout en continuant son œuvre scientifique). Il écrit Les Provinciales et Les Pensées.
Les Provinciales. Œuvre composée de 18 lettres publiées de 1656 à 1657, dans lesquelles Pascal, janséniste, attaque les jésuites ; elles sont regroupées sous ce titre car elles sont adressées à un provincial. Elles sont publiées clandestinement, sous un pseudonyme, et elles vont connaître un succès immédiat pour l’habileté dont l’auteur fait preuve. Sa stratégie argumentative est de démontrer l’illogisme des thèses adverses, de ridiculiser les positions des jésuites (en particulier grâce à l’ironie). Voltaire : « C’est le premier livre de génie que l’on vit en prose ».
Les Pensées. Dans ses dernières années, Pascal prépare une apologie de la religion chrétienne. Au début de son travail, il note par écrit sa pensée sous sa forme définitive, mais dans les cinq dernières années de sa vie, il va tout prendre en note de peur d’oublier. Ce sont ces notes qui ont été réunies après sa mort sous le titre de Pensées. La première édition posthume date de 1669-1670, publiée par Port-Royal sous le titre Pensées de M. Pascal sur la religion. Cette édition va connaître le succès de par la rigueur de sa pensée, mais c’est une édition infidèle. Au XVIII° siècle, Pascal est condamné, en particulier par Voltaire (lettre philosophique 25), qui l’accuse de « nous faire horreur de notre être ». Il est cependant réhabilité dès le début du XIX° siècle, en particulier par Chateaubriand dans son Génie du christianisme. Plusieurs nouvelles éditions des Pensées vont alors se succéder. L’édition Lafuma (1848) tente de retrouver l’ordre de l’apologie en suivant tous les fragments. L’édition de Brunschwig (1897), elle, est plus neutre, et elle ne tente pas de reconstitution ; elle est préférée, car elle classe les pensées par thèmes.
b) La Bruyère.

Issu de la petite bourgeoisie, il n’a pas brigué les honneurs, mais il a tout de même réussi à entrer comme précepteur dans la maison des Condé.

En 1688 paraissent Les Caractères, ou mœurs de ce siècle, qui sont précédés des Caractères de Théophraste, que La Bruyère a traduit du grec (il affiche par-là même son imitation des Anciens). Chez La Bruyère, il faut faire attention à l’art du portrait satirique, au ton particulièrement vif (emploi original des pronoms, répétitions, accumulations), à l’art du dialogue (emploi du style direct), au rythme et à la longueur des phrases, à son habileté à manier divers procédés rhétoriques (anecdote, dialogue, parallèle, apostrophe, hyperbole...).
c) La Rochefoucauld.

C’est un personnage de la très grande noblesse. Né prince de Marcillac, il appartient à une des plus grandes familles de France. Il était promis à une très grande carrière militaire, mais son succès est dans les lettres. En 1665, il publie ses Maximes, qui illustrent son caractère ; il s’est en effet battu pour les idées féodales. Mais toutefois, le jansénisme en a fait un homme austère.
d) Boileau (Despréaux, aux XVII° et XVIII° siècles).

Son tempérament le porte vers la poésie satirique imitée d’Horace et de Juvénal, et plus récemment de Mathurin Régnier.

En 1674 paraît son Art poétique, imité d’Horace (jusqu’à son titre). Le recueil comprend également des épîtres satiriques. Il a traduit le Traité du Sublime de Longin (rhéteur grec du III° siècle après J.-C.) et Le Lutrin (un poème héroï-comique). C’est quelqu’un d’intransigeant, représentatif de l’idéal classique. Il recommande la mesure et la raison, la connaissance de soi et du métier, le travail (« cent fois sur le métier remettez votre ouvrage »). Mais il n’exclut pas le talent, qui est indispensable (« Soyez plutôt maçon si c’est votre métier »).
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