L’anthropologie urbaine en France Un regard rétrospectif introduction








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4. questions théoriques





  1. Une commodité pragmatique


Dès l‘essor de l’ethnologie en milieu urbain les chercheurs français concernés se sont posés un certain nombre de questions théoriques et épistémologiques. Ainsi la notion même d’anthropologie urbaine apparaît comme une commodité à visée pragmatique. En 1982, dans le numéro thématique de L’Homme « anthropologie urbaine », Colette Pétonnet écrit : « L’ethnologie urbaine est encore à faire. Tenter sa théorisation serait donc prématuré, et il faut au contraire accepter l’inconfort de ses tâtonnements… Le concept qui s’est imposé se révèle d’ailleurs insatisfaisant en ce qu’il suggère une dichotomie rigide à l’intérieur d’une même société. Le phénomène des supermarchés implantés à la périphérie des villes et drainant de nombreux chalands tant citadins que paysans est-il urbain ou appartient-il au monde industriel ? Convient-il d’isoler des phénomènes urbains ? Mieux vaudrait parler de l’ethnologie du monde moderne » (Pétonnet 1982 (b) : 37).

D’autre part l’enquête en milieu urbain, qu’elle concerne les bourgeois du 6° et 7 ° arrondissements de Paris (Le Wita 1988), ou un milieu scientifique particulier – en l’occurrence des entomologistes amateurs, qui d’ailleurs résident et se réunissent en ville mais « chassent » à la campagne (Delaporte 1987) – reste fondée sur les méthodes propres à la discipline : l’observation directe et participante, les entretiens qualitatifs, la longue durée de l’enquête. Assurément, « les méthodes traditionnelles sont maintenues mais doivent être adaptées à des situations inconnues en milieu traditionnel » (Delaporte 1987 : 229). Par exemple, les bourgeois du 6° ou 7° arrondissements ou les spécialistes des coléoptères sont souvent assez au courant de ce que sont les sciences sociales, ce qui suppose pour le chercheur une manière d’agir et de parler autre que parmi des Indiens d’Amazonie. Quant à la distance à créer avec l’Autre, on constate que «… l’observateur et l’observé n’ont jamais rigoureusement à la fois les mêmes statuts sociaux et les mêmes modèles culturels… lors même qu’ils appartiennent au même groupe, et relèvent d’une même culture urbaine » (Fainzang 1987 : 136)


  1. Le laboratoire du changement.


Georges Balandier, on l’a vu, considérait que la ville est le laboratoire du changement, de l’innovation sociale et culturelle. C’est évidemment une caractéristique majeure des phénomènes étudiés par Colette Pétonnet, avec les cités de transit ; moi-même j’ai abordé à Anvers un hassidisme certes traditionaliste, mais entièrement reconstruit par des rescapés de la Shoah, originaires de deux pays différents, la Pologne et la Hongrie et portant donc avec eux des mentalités et des coutumes quelque peu distinctes dans cette reconstruction commune. Plus tard, à partir de 1976, j’ai étudié des judéo-chrétiens dans la mégalopole de Los Angeles qui tentaient d’édifier des synthèses religieuses et culturelles combinatoires dont l’équilibre était pour le moins vacillant (Gutwirth 1987). Les habitats HLM examinés par Gérard Althabe à Nantes constituaient eux aussi le cadre de dynamiques sociales complexes et évolutives. En effet, les grandes villes abritent par excellence des « sociétés chaudes », en évolution constante.


  1. Une ville dans sa globalité ?


Une autre question surgit au départ : peut-on étudier une ville dans sa globalité ? Ulf Hannerz a tenté cette approche à Kanfanchan, un nœud ferroviaire au Nigeria. Sa réponse est positive, il affirme avoir pu examiner  la complexité, l’hétérogénéité et la différentiation dans la ville tout en traitant celle-ci dans sa globalité (Hannerz 1982 : 34). Michel Bozon a, lui aussi, examiné les formes de sociabilité différenciée à Villefranche-sur-Saône, ville de 30 000 habitants, et il présente un portrait parlant de celle-ci (Bozon 1984). Gérard Toffin parvient à donner une vision globalisante de villes népalaises  (Toffin 1982).

Indubitablement des anthropologues urbains ont continué à s’intéresser à des quartiers divers des grandes villes (Selim 1982, Chalvon Demarsey 1984), mais ils n’ont pas, hormis Anne Raulin dans un livre sur la nomenclature des rues à Manhattan (Raulin 1997), tenté de donner des portraits totalisants de mégalopoles comme Paris, Los Angeles ou Londres.


  1. Techniques nouvelles


Comme déjà dit, les techniques de base de l’ethnologie – observation participante, entretiens qualitatifs, enquête sur la durée – restent le fondement de l’anthropologie urbaine. Néanmoins, comme je l’avais noté dès 1978, « des documents imprimés de tout ordre (reportages et articles de journaux ou de revues, films... thèses et ouvrages… peuvent nous en faire savoir long… sur le contexte global et sectoriel où s’insèrent les groupes qui nous intéressent » (Gutwirth 1978 : 45). Et j’ajouterai aujourd’hui internet avec ses innombrables ressources et informations. Christian Bromberger écrit que “.. la tentation peut être dès lors de limiter le temps de l`enquête et de l’immersion et d’amalgamer les sources les plus hétéroclites en leur lieu et place «  (Bromberger 2005 : 165). On ajoutera que cette tentation est soutenue par le fait que de nombreuses recherches sont réalisées par des chercheurs « hors-statut » qui travaillent sur la base d’appels d’offre à durée limitée et à financement plutôt maigre. Néanmoins l’enquête directe sur la durée, demeure épistémologiquement le fondement d’une recherche ethnologique de qualité.

Gérard Althabe comme on sait installé dans un quartier suburbain privilégie la communication verbale – l’entretien et le discours des enquêtés – car « le chercheur reste enfermé dans une situation qui n’est qu’un champ parmi d’autres dans l’existence des sujets » (Althabe 1990 : 9). Il écrit aussi : « … à partir d’une situation (le terrain d’enquête), l’ethnologue ne peut édifier une connaissance de l’intérieur, ni des autres situations auxquelles les sujets appartiennent, ni du privé familial dont il reste écarté » (Althabe 1990 : 3). Je ne partage pas cette vision dévalorisante de l’anthropologie urbaine. Colette Pétonnet, moi-même et d’autres chercheurs, nous considérons que dans les conditions urbaines, on peut toujours « tailler des brèches  plus ou moins profondes dans les obstacles » (Bromberger 2005 :165). Face à la vie privée des interlocuteurs – et j’ajouterai aussi leur vie professionnelle dans des usines ou des bureaux où il nous est souvent difficile de pénétrer – il y a mille détours pour obtenir des informations à ce sujet –conversations informelles, observations occasionnelles, documents divers. Le privilège excessif accordé à l’entretien entraîne un autre risque, celui de négliger les détails observables de la vie des groupes que l’on étudie et donc l’ethnographie de leur mode de vie. Cependant la plupart des anthropologues urbains échappent à ce défaut et restent fidèles à la description ethnographique, ce en quoi ils se différencient des sociologues, dont certains ont cependant compris l’intérêt de celle-ci pour la connaissance ; voir par exemple « Villes en gare » ouvrage dirigé par Isaac Joseph (1999).


  1. Influence de l’école de Chicago ?


L’influence des « ethnographes de Chicago » a-t-elle marqué l’essor de l’anthropologie urbaine française ? Je réponds non. Lorsque grâce à Yves Grafmeyer et Isaac Joseph (1979), puis Ulf Hannerz (1983), le rôle de l’École de Chicago fut mieux connu en France, Colette Pétonnet et moi-même avions déjà œuvré en ville comme ethnologues formés au Centre de Formation aux recherches ethnologiques (Gutwirth 2001) tandis que Gérard Althabe ou encore Marc Abélès et Sylvie Fainzang ont travaillé dans l’espace urbain après des pratiques d’africaniste classique et sans référence à l’Ècole de Chicago.



  1. Contexte et construction de l’objet


Toute étude ponctuelle d’anthropologie urbaine aurait un intérêt limité sans une mise en contexte plus globale. La plupart des anthropologues urbains n’ont pas manqué de présenter cet environnement, même si la manière et l’importance de cette prise en compte varient selon les auteurs. J’écrivais en 1987 : « .. pour toute recherche ethnologique dans le monde moderne, il s’agit de décrire et d’analyser des phénomènes intéressants pour eux-mêmes, et de les situer dans des ensembles larges, macro-sociaux, l’enquête devant être un va-et-vient entre l’objet ponctuel et la trame dans lequel il s’inscrit » (Gutwirth 1987 (b) : 33).

La construction de l’objet est un autre souci majeur de l’anthropologue urbain. « Les phénomènes étudiés se présentent souvent sous l’aspect d’agrégats informels, sans limites visibles, soit qu’ils ne s’inscrivent pas dans un lieu déterminé, soit parce que ce lieu existe mais que le chercheur doive lui-même en établir les pourtours » (Delaporte 1985 : 20). Cette construction diffère d’une recherche à l’autre. C’est ici que joue « l’imagination anthropologique » (Gutwirth 2003 : 184) qui en décelant les connexités, peut ordonner les processus étudiés et découper un objet étudiable et analysable.
5. l’ELARGISSEMENT
Dès 1986 L’Homme consacre un numéro thématique à « anthropologie : état des lieux », qui prend largement en compte l’application de la discipline aux « sociétés modernes ». On y observe des oppositions entre tel partisan d’une anthropologie « classique », dirigée vers l’étude des sociétés « simples » (Testart 1986) et ceux qui défendent dans leur contribution une anthropologie plus ouverte à l’étude des sociétés complexes (Delaporte 1986, Lenclud 1986, Pétonnet 1986).

Peu à peu l’anthropologie urbaine se révèle comme une étape vers un regard anthropologique sur tous nos « voisins de palier », comme j’en avais montré la possibilité dès 1978 (Gutwirth 1978 : 46), et donc en fait sur tous milieux dans nos propres sociétés dites « occidentales ». En 1992 L’Homme publie un numéro thématique sur « anthropologie du proche » (Marc Abélès et Suzan Rogers, dir 1992).

En 1994 paraît un ouvrage collectif,  Vers une ethnologie du présent (Althabe, Fabre, Lenclud, 1994) qui, sous ce titre à mon avis peu approprié car l’ethnologue « classique » a lui aussi pour la plupart du temps travaillé sur le présent, fait néanmoins le point quant au postulat qui sous-tend dès le départ l’anthropologie urbaine dans nos propres sociétés, à savoir que « … plus aucun ethnologue, me semble-t-il, n’envisage sérieusement que puisse être globalement qualifiée la distinction entre  « eux » et « nous ». » (Lenclud 1994 :27). Par ailleurs Gérard Althabe en 1993, transforme son « équipe de recherche d’anthropologie urbaine et industrielle », ERAUI, en « Centre d’anthropologie des mondes contemporains » CMAC, appellation certainement beaucoup plus ambitieuse.

Il serait fastidieux d’énumérer les chercheurs, leurs articles et livres qui s’intéressent désormais aux « autres proches », aux « mondes contemporains » en France ou ailleurs dans le monde « occidental ». Cependant la ville est bien le lieu où ces approches trouvent pour la plupart leur thème de recherche. D’ailleurs depuis 1988 l’existence et la croissance du « laboratoire d’anthropologie urbaine » du CNRS, qui à l’automne 2006 comptait 24 membres, 5 chercheurs associés et 6 membres stagiaires, où l’on étudie aussi le suburbain, le rurbain et le périurbain, la circulation et les rythmes urbains, la pauvreté dans la ville, etc. , montre que la sous-discipline est bien vivante ; voici quelques recherches menés au sein du « LAU » : sur les femmes camerounaises en région parisienne (Bouly de Lesdain 1999), l’habitat à Nouméa (Dussy 2000), les cafés parisiens (Eleb & Depaule 2005), la pauvreté et les SDF (Gaboriau et Terrolle,2003), les égouts de Montpellier (Jeanjean 2006), ou encore les marabout africains à Paris (Kuczynski, 2002). Elle est aussi bien présente dans d’autres institutions. A l’université de Nanterre où Martine Segalen a étudié les familles à Nanterre et les marathons urbains (Segalen 1990, 1994) tandis que Jacques Galinier et Antoinette Molinié ont produit récemment une somme concernant la nouvelle religiosité essentiellement urbaine des indiens péruviens et mexicains (Galinier & Molinié 2006). On la découvre chez un océaniste qui traite de l’urbanisation en Nouvelle-Guinée (Coiffier 1996), à l’université d’Amiens, avec le thème de la banlieue parisienne (Lepoutre 1997), à Lyon 2 à propos de diverses villes européennes (Battegay, Barou, Gergely 2004), ou encore quant au carnaval à Salvador de Bahia, à l’École des Hautes Etudes en Sciences sociales à Paris (Agier 2000), etc.

L’existence en France d’enseignements d’anthropologie urbaine dans de nombreux départements universitaires en sciences sociales, notamment à l’université Paris V, à Paris X Nanterre, à Paris VIII Saint Denis, à Nice-Sophia Antipolis, à l’université Toulouse Le Mirail, etc., également dans des instituts interdisciplinaires tels que l’IPRAUS, « Institut parisien de Recherche : Architecture urbanistique et sociétés », montrent que l’anthropologie dans la ville a encore de beaux jours devant elle.

Les problèmes sociaux, culturels, économiques aigus que connaissent aujourd’hui les agglomérations urbaines supposent une approche de type anthropologique, certes nullement la seule scientifiquement pertinente mais néanmoins fort précieuse car elle comporte cette perception directe, de longue durée, compréhensive qui permet d’avoir une connaissance des réalités vécues par leurs habitants, donc d’aller au delà d’une perception superficielle – disons le mot – et journalistique.

Sur un autre plan, l’attention aux modalités de l’enquête ethnologique concernant des faits sociaux urbains, suburbains, périurbains, demeure fructueuse, car l’élargissement du champ aux « proches » ou aux « contemporains » en général rend la thématique trop vaste et trop floue pour une réflexion méthodologique et épistémologique efficace. Enfin il faut relever que l’anthropologie du proche et du contemporain a le plus souvent comme cadre la ville.

Ueli Gyr, ethnologue suisse (1999 : 90) affirme non sans quelque raison que la force de l’anthropologie urbaine en France est l’étude empirique de cas, mais il lui reproche un manque de réflexion plus globale, une absence de perspective théorique propre. Cela est-il indispensable ? Pour ma part, je pense que la contribution essentielle de l’anthropologie urbaine a été la mise à jour de terrains dont l’importance démographique, économique, etc. n’est pas à prouver. Elle a joué en France, comme ailleurs, un rôle majeur dans la transformation de l’ethnologie des mondes coloniaux – car c’est bien de cela qu’il s’agissait au départ – vers une anthropologie qui s’intéresse à tout un chacun, aux puissants des assemblées parlementaires comme aux plus humbles des bidonvilles du tiers-monde et comme à ceux des banlieues et du périurbain du monde occidental.
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