L’examen de soi








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Chapitre III : le paradoxe autobiographique





  1. le temps révolu


tout autobiographe se pose question de la vérité par rapport à lui-même. Mais moyen au sens instrument choisi = écriture risque à tout instant de l’entraîner vers la dérive de n’être pas véridique. Si le contenu de ce qui est rapporté est exact, il n’en reste pas moins vrai que espace scripturaire transmue vérité en œuvre d’art => « d’entrée de jeu écrivain pénètre un espace qui par sa spécificité même, est celui de l’imaginaire, espace paradoxal qui vise ici à représenter ce qui s’étant présenté une fois dans le phénomène existentiel, refuse de se représenter, sinon dans le lieu scripturaire qui représente selon ses propres lois » p61


    • temps existentiel et achronie scripturale

depuis travaux Genette, tps de la réalité et tps du récit si restent liés ne peuvent se ressembler en rien, tps de la réalité ressortit à la chronologie, le temps du récit concerne le temps achronique de l’écriture : « son champ véritable est celui du discours », « du vraisemblable artificiel ».

Qd écrivain rentre ds champ de la litt décide de mourir au monde, entre ds ce que Maingueneau appelle le « lieu paratopique » de l’écrivain, lieu où ni ds réalité ni ds imaginaire entre en rapport avec le monde de l’écriture.

Qd autobiographe écrit, il arrête tps présent et se déplace ds temps passé : tps écriture = tps suspendu qui à chaque ligne peut être distendu ou rétréci :

cf épisode du ruban volé ds livre II des Confessions = épisode particulier que Rousseau allonge ds mvt de son écriture parce que cet épisode est exemplaire à ses yeux, fondateur de sa perso, mais épisode existentiel est en définitive très anodin : enfant convoite ruban, le vole et dénonce quelqu’un d’autre, ms ds champ écriture anecdote devient achronique, suspendue hors du tps, rapproche différentes strates de temps. Répétition de l’événement par l’écriture provoq à la fois accélération temporelle et une sorte de téléscopage chronologiq : « l’enfant coupable et l’écrivain qui avoue sa culpabilité, plongés dans une même temporalité imaginaire, se retrouvent dans le temps de la confession. » p62

L’écriture = alors moment de la conscience, tps cathartiq qui permet d’exister encore : Marion la petite bonne accusée a disparu de la vie ms ds espace scripturaire Marion revient :

« Ce cruel souvenir me trouble quelquefois et me bouleverse au point de voir dans mes insomnies cette pauvre fille venir me reprocher mon crime comme s’il n’était commis que d’hier […]. Ce poids est donc resté jusqu’à ce jour sans allégement sur ma conscience, et je puis dire que le désir de m’en délivrer en quelque sorte a beaucoup contribué à la résolution que j’ai prise d’écrire mes confessions »
anamnèse faite d’analepse et d’ellipses, contracte et accélère le tps qui devient tps de la subjectivité, de l’intériorité, de l’écriture
superficiellement possible admettre que autobio graphe parcourt chemin qui va de la naissance au moment de l’énonciation mais plus profondément, cheminement = celui qui mène de la décision d’écrire à écriture


    • le défaut de mémoire et l’après-coup

- la fresque stendhalienne : autre obstacle inhérent à écriture autobio, = risque d’oublier essentiel de ce qui doit être dit. Rousseau ds Confessions écrit « sans monuments » (= def dico de Trévoux : témoignages qui restent des actions passées), préfère se laisser conduire par vérité subjective, mais pans parx énormes du passé qui demeurent occultés = préoccupations pour écrivain : image de la fresque chez Stendhal = peut-être ce qui rend le mieux compte de la tâche impossible que s’est assignée écrivain : « En écrivant ma vie en 1835, j’y fais bien des découvertes, ces découvertes sont de deux espèces : d’abord, 1° ce sont des grands morceaux de fresques sur un mur, qui depuis longtemps oubliés apparaissent tout à coup, et à côté de ces morceaux bien conservés sont comme je l’ai dit plusieurs fois de grands espaces où l’on ne voit que la brique du mur. L’éparvérage, le crépi sur lequel la fresque était peinte est tombé, et la fresque est à jamais perdue. A côté des morceaux de fresque conservés il n’y a pas de date ; il faut que j’aille à la chasse des dates actuellement en 1835. heureusement, peu importe un anachronisme, une confusion d’une ou deux années » // fresque de Giotto ds la basilique Santa Croce, de loin, ensemble semble cohérent, impression d’achèvement et de totalité artistique = parfaite, architecture de la fresque offre apparence d’harmonie, de plus près certaines zones comblées par du ciment, => dégradation de l’œuvre due au tps => « l’ œuvre devient alors un étrange composé de présence et d’absence » p64

    • de même si existence réelle devient œuvre d’art , ne peut être relatée ds sa complétude, œuvre d’art autobio = le plus svt une manifestation d’absence et pacte autobio inclut représentation elliptique, le plus svt = domaine des ombres et des fantômes « je ne puis donner la réalité des faits, je n’en puis présenter que l’ombre »  (Stendhal)

    • écriture = simulacre et pacte = pas du mensonge mais celui de impossibilité à écrire en référence à événement,

    • oubli = ce qui interdit de raconter histoire d’une vie mais s’agit d’un oubli fécond parce que sélectionne essentiel, devient allié indispensable de la création pour 3 raison :

      • écriture capte parmi bcp d’autre souvenir significatif ou symbolique qui permet à autobiographe d’exprimer un élément fondamental de la vie

      • suscite imagination et pose rapport du référent au poétique : pas exactitude des faits rapportés qui compte mais rencontre du fait relaté et de l’imaginaire qui le produit

« C’est l’hospice ! On nous y donna comme à toute armée, un demi-verre de vin qui me parut glacé comme une décoction rouge. Je n’ai de mémoire que du vin, et sans doute on y joignit un morceau de pain et de fromage. Il me semble que nous y entrâmes ou bien les récits de l’intérieur de l’hospice qu’on me fit produisirent une image qui depuis trente-six ans a pris la place de la réalité » : événement se confond ici avec récit qu’on a pu faire à Stendhal. Fiction et réalité se superposent mais Stendhal ne ment pas, commente cet effet superposition, = sorte de métadiscours stendhalien = fréquent ds Vie d’Henry Brulard, s’agit d’un métatexte fondé sur distanciation qui souligne ironiquement risques de piperie : « Voilà un danger de mensonge que j’ai aperçu depuis trois mois que je pense à ce véridique journal. Par exemple, je me figure fort bien la descente. Mais je ne peux dissimuler que cinq ans ou is ans après j’en vis une gravure que je trouvais fort ressemblante, et mon souvenir n’est plus que la gravure. C’est là le danger d’acheter des gravures de beau xtableaux que l’on voit dans ses voyages. Bientôt la gravure forme tout le souvenir et détruit le souvenir réel »

La vérité n’est pas refusée, mais c’est l’imaginaire qui vient peu à peu transformer, voire détruire la conformité au réel

      • oubli ou déformation élément vécu permettent à autobiographe de considérer existence d’une manière prismatique comme si écrivain possédait une vision différente d’un même fait ayant désormais la faculté de transformer les épisodes de sa vie à partir de sa subjectivité propre :

« voilà un des grands défauts de ma tête : je rumine sans cesse sur ce qui m’intéresse, à force le regarder dans des positions d’âme différentes je finis par y voir du nouveau et je le fais changer d’aspect »

Lucidité stendhalienne ouvre à pbatiq de l’écriture autobio des perspectives extrêmement modernes pressenties par Rousseau : l’écriture devient ce qui travaille et transforme la réalité = matériau à partir duquel loin de se laisser leurrer écrivain façonne sa propre vie, sa vie nouvelle, scripturaire. Car si les dès st pipés, un écrivain comme Stendhal le sait :

« les choses imaginées et les choses vues se confondent » , « le récit se confond avec le souvenir »


      • la fécondité de l’oubli : richesse commentaire / défaut de mémoire sur fécondité oubli, sur modernité illusion référentiel : cf Leiris, ds Fourbis l’ explicite

Un peu comme ds processus du rêve que décrit Freud, autobiographe traite souvenir comme ds instants qui peuvent se superposer, s’entrecroiser, se déplacer.

Comme Mallarmé sépara double état parole « là brut, ici essentielle », Leiris établit différence entre « celle fois-là » = celle de la temporalité réelle et « cette fois-ci » = la fois de la condensation, de l’imaginaire et de la littérature = fois manifestement la plus proche de l’écrivain, ici de l’écriture = proximité par rapport au là-bas de événement

    • « davantage assemblage que narration suivie, l’autobiographie moderne sera interstitielle, consciente que le blanc, l’ellipse, l’analepse fonderont autant sa définition générique que les lignes qui composent l’œuvre » (p67),

    • risques d’erreurs, de transposition que Rousseau évoquait avec une certaine angoisse : « il est difficile que dans tant d’allées et venues, dans tant de déplacements successifs, je ne fasse pas quelques transposition de temps ou de lieu » deviennent condition écriture autobio, œuvre plus proche du fragmentaire, du florilège que du flot continue

« Florilège donc que plus irrémissibleme,nt que tout chois délibéré limitent ces absences : ce que je n’ai pas décelé, pas su formuler, ou répugné à mettre en lumière » (Leiris, Frêle bruit)
Trois sources de piperie en définitive : défaut de lucidité, défaut d’expression, oubli sciemment déclaré => de tout manière jeu reste bloqué car davantage réglé sur poésie d’une écriture que sur représentation d’un parcours d’existence, txt préfère désigner importance de tel ou tel fait, point de scintillation autour duquel gravitent les éléments fondamentaux de toute une vie :

« Parmi ces poussières, de notre passé qui nous émeuvent d’autant plus que leur contenu paraît hors de proportion avec son infime contenant (amorce de quelque chose de capitale que le sort a laissé en souffrance ou qui, pour être, n’avait pas même besoin de se produire), parmi ces événements si minces qu’on s’étonne presque de les garder en mémoire mais qui fulgurent ça et là dans le fatras de notre vie … » (Fourbis)
rejoint relation entre figement et mvt : écriture saisit et immobilise / récit de vie exige une certaine forme d’écoulement du temps. Montaigne avait déjà rencontré interrogation héraclitéenne sur temporalité


  1. l’écriture et le mouvement




    • Montaigne déjà

Même si Essais = + genre autoportrait, renseignent sur difficultés à composer honnêtement récits de vie.

Si finalité profonde autobio = se dire, atteindre une certaine vérité de soi, écriture autobio = de nouveau paradoxale car cherche à figé mobilité, difficile de fixer son objet (cf Montaigne) car objet tjs approximatif : on peut considérer une grande partie des essais sous cet angle, fondent une méthode heuristique de découverte du moi, ms au-delà questionnement têtu et curieux sont aussi preuve que écriture est impossible « tant le modèle diffère à chaque instant de ce qu’il est ou qu’il était immédiatement avant » p 68 :

« Finalement, il n’y a aucune constante existence, ni d notre être, ni de celui des objets. Et nous, et notre jugement, et toutes choses mortelles, vont roulant et roulant sans cesse. Ainsi il ne se peut établir rien de certaine de l’un à l’autre, et le jugement et le jugé étant en continuelle mutation et branle. Nous n’avons aucune communication à l’être, parce que toute humaine nature est toujours au milieu en le naître et le mourir ne baillant de soi qu’une obscure apparence et ombre, et une incertaine et indélébile opinion » (II, 12). => Montaigne rencontre ici ce que l’on pourrait appeler le scepticisme autobio : homme humilié qd se à soi comme objet de connaissance, car ainsi est vérifié mot de Pascal « le sot projet qu’il a de se peindre » ms c’est ds ce paradoxe que se situe la richesse du projet scripturaire : la « discordance » perpétuelle oblige Montaigne à cerner son objet par approximation

« il n’est de description pareille en difficulté à la description de soi-même », ms est tjs possible à partir circonlocutions multiples d’adapter mots à leur objet

autobio = « docte ignorance de soi », sachant que ce n’est pas l’être qui peut être peint ms son passage. « cette « recherche jusqu’aux entrailles » (III,5) ne se peut réaliser que par la diversité scripturaire, un peu comme si le moi ne pouvait s’offrir qu’à partir d’un encerclement infini des mots » p69
foisonnement existentiel à colliger en volume, nécessité dialectique de mettre en rapport tps et écriture, Stendhal l’exprime avec une certaine angoisse dès le début de La Vie d’Henry Brulard : « Oui, mais cette effroyable quantité de Je et de Moi »

« toujours j’ai été découragé par cette effroyable difficulté des Je et des Moi qui fera prendre l’auteur en grippe, je ne me sens pas le talent pour la tourner. A vrai dire, je ne suis rien de moins sûr que d’avoir quelque talent pour me faire lire. Je trouve parfois beaucoup de plaisir à écrire, voilà tout »

[moi je n’interprétais pas cette cit ni la suivante comme il le fait]

=> conscience du « métalent », de cette incapacité à rendre compte de la multiplicité des moi, entraîne prise de conscience de 2 obstacles : faut accepter risque de l’inconnaissance de soi (alors dès = pipés du côté de l’auteur («  je ne prétends nullement écrire une histoire, mais tout simplement noter mes souvenirs afin de deviner que l homme j’ai été : bête ou spirituel, peureux ou courageux, etc, etc. c’est la réponse aux grands mots : gnoti seauton ») + faudra admettre que le lecteur sera trompé :

« Où se trouvera le lecteur qui, après quatre ou cinq volumes de je et de moi, ne désirera pas qu’on me jette, non plus un verre d’eau sale, mais une bouteille d’encre ? Cependant, ô mon lecteur, tout le mal n’est que dans ces cinq lettres : B, R, U, L, A, R, D qui forme mon nom, et qui intéressent mon amour propre. »


    • contradiction entre mvt et figement sera résolue par une certain nbre d’interruptions du tps




    • transmuer un événement en épisode

Yves Reuter : trois niveaux peuvent être repéré dans l'approche d'une oeuvre littéraire : niveau de la fiction, niveau de la narration et le niveau de la mise en discours. (Histoire, narration, style) : "la fiction (ou diégèse) désigne l'univers créé, ,l'histoire telle qu'on peut la reconstituer, les personnages, l'espace, le temps ....La narration prend en charge les choix techniques (et créatifs) selon lesquels la fiction est mise en scène, racontée par qui, selon quelle perspective, selon quel ordre, suivant quel rythme, selon quelle mode, etc [...] Cette distinction entre fiction et narration permet de lever l'ambiguïté entre les deux sens du mot récit : d'une part la narration d'un événement ou d'une série d'événement, d'autre part l'événement ou la série d'événement qui font l'objet de cette narration" (Introduction à l'analyse du roman)

Distinction entre fiction et narration : appliqué au récit rétrospectif d'une vie, permet de comprendre effet de transposition qu'opère autobiographe.

si on peut résumer plus ou moins aisément la fiction (qui déjà se sépare fortement de son référent), on peut en revanche d'un point de vue narratologique analyser les phénomènes d'insistance, d'ellipse, d'accélération et de retardement que produit écrivain : mise en scène de certains épisodes qui deviennent les éléments constitutifs d'une fable ds la mesure où plus fondés sur déroulement chronologique d'une vie mais deviennent éléments constitutifs d'un ensemble littéraire artificiellement créer en vue d'une démonstration.

Si Les Confessions = longue fable, anecdote de la contemplation de madame Basile devient épisode qui permet de construire le personnage de Jean-Jacques : épisode très composé, ds lequel exposition, différentes actions (le voyeur, le voyeur vu, l'échange de regards) et dénouement ne manquent pas =épisode autonome, microrécit sélectionné par autobiographe, ms joue =t rôle au niveau macrostructural du récit : permet à Rousseau de tisser un réseau plus ample ds l'histoire de son existence (miroir et reflet)
Vie, écrivain, lecteur ne pourront se rencontrer que ds lieu délocalisé, décalé de l'autobiographie en tant qu'elle est espace de l'imaginaire : "Entre le moi - modèle et le moi-peintre, écrit Jean Starobinski, la distance sera aussi tranchée que celle qui sépare la conscience et les objets extérieurs" (L'oeil vivant I)
//t intransitivité du langage poétique (se suffit à lui-même, se fondant sur une essentielle négation du monde et construit sa propre autonomie) , on peut parler de intransitivité écriture autobio ds mesure où déjà fiction, elle édifie un monde où épisode après épisode, narration échafaude, organise et répartit espace de l'imaginaire : est un complexe processus de recomposition


    • recomposer le parcours d'une existence

- structure des Mots de Sartre : Sartre inscrit dès titre son autobio ds espace scripturaire ; //t livre pas divisé en chap annonçant épisodes existentiels ms deux parties presque équivalentes : lire ; écrire.

Autobio sartrienne est construite à partir du modèle littéraire, auteur s'y présente comme individu totalement influencé par la question du rapport avec les mots, du rapport à écriture. La bipartition enfance – réception / émission ; destinataire / scripteur, marque processus distanciation que veut souligner philosophe existentialiste

livre = restructuration de la vie, reconstruction consciente. Chez Sartre, dés st pipés dès la 1ère distribution du livre : la loi de l’œuvre autobio sera la loi de son auteur ; dire sa vie c’est dire comment on doit la lire et comment on doit l’interpréter quand on la lit. : la parodie autobio prend certainement sa source ds cette répartition consciente et volontaire

    • comme il a su leurrer son monde en lisant, il saura leurrer son monde en écrivant, entre les 2 chap, cette phrase révélatrice du projet de recomposition « je fus sauvé par mon grand-père : il me jeta sans le vouloir dans une imposture nouvelle qui changea ma vie » ; imposture qui sera précisément l’écriture, mais ce Verbe tant aimé, si difficile à maîtriser, bien svt fait mener vie de forçat (Sartre cite le mot de Chateaubriand : « je sais fort bien que je ne suis qu’une machine à faire des livres ») est essentiellement duel : côté parole : à peu près connu et docile, côté écriture, question plus épineuse : « Cela tient à la nature du verbe : on parle dans sa propre langue, on écrit en langue étrangère. J’en conclus que nous sommes tous pareils dans notre métier : tous bagnards, tous tatoués. Et puis le lecteur a compris que je déteste mon enfance et tout ce qui en survit : la voix de mon grand-père, cette vois enregistrée qui m’éveille en sursaut et me jette à ma table, je ne l’écouterais pas si ce n’était la mienne, si je n’avais, entre huit et dix ans repris à mon compte dans l’arrogance, le mandat soi-disant impératif que j’avais reçu dans l’humilité »


- fonder la règle du jeu : autre autobio significative ds répartition que choisit d’instaurer son auteur : celle de Leiris : 4 titres de la Règle du jeu = symptômes de cette volonté de recomposition, semble tout d’abord que Leiris fonde récit rétrospectif de sa vie davantage sur isotopie phonique que sur déroulement chrono : Biffures, Fourbis, Fibrilles, Frêle bruit. Maurice Blanchot ds L’Amitié souligne que cet itinéraire = celui d’une expérience de l’écriture qui fonde totalement sa présence sur le champ de l’imaginaire :  « Le premier trait d’une telle expérience, c’est que le plus grand souci de la vérité l’oblige à faire bien plus grande la part de l’imaginaire. […] dans Biffures […] l’expérience est presque toute entière supportée par la vie de la réflexion, la surveillance qu’elle exerce, effort et tension extrêmes d’une conscience qui est d’autant plus en alerte qu’elle n’a plus seulement à vérifier des faits, mais à peser l’imaginaire »

Ainsi répartition en 4 gds tomes fonde un univers imaginaire autobio, « l’autobiographie est remenbrement des remenbrances » p74.

Techniq employée par Leiris = fragmentation, reclassement, réorganisation de grandes rubriques : blessures, associations d’idées, jeux de mots ouvrent la voie à différents moments qui viennent se fixer sur un noyau fondateur et créateur. Cette recomposition de surface permet la recherche ininterrompue du moi occulté :  « Ainsi, au-dessous de la trame consciente de mon livre – celle qui est artifice dans la mesure où, préexistant nécessairement à chaque page que j’écris, elle lui imprime ipso facto un caractère d’objet préfabriqué – court une trame que j’ignore ou dont je n’entrevois jamais que des brimborions au hasard d’une image ou d’une réminiscence » (Fourbis)

Le tout = parvenir mot à mot à une totalité convaincante

« Si je comble donc une lacune avec cette analyse d’après-coup et si, réduisant apparemment la part trop large d’inconnu qui bée en moi, il me semble rogner d’autant la part du lion que le vide s’y est taillé par anticipation, la portion de moi-même ainsi reprise au néant l’aura été de façon artificielle et provisoire, sans que je puisse me flatter d’avoir mener à bien une entreprise que j’aimerais pouvoir comparer à ce que furent d’autres opérations de comblement tels que les grands travaux d’assèchement effectués au XVII siècle par les hollandais pour gagner sur la mer des territoires habitables – travaux auxquels ils m’arrivent de songer comme une image illustrant ce qu’est l’art quant aux œuvres qu’on peut regarder comme ses manifestations majeures : tentative d’aménager ou de coloniser des parcelles qu’il est d’une importance vitale de soustraire à la chose sans nom qui est en nous et dont le flux nous menace » (Fourbis)

    • « L’autobiographie réorganisatrice est alors ce qui nomme pour lutter contre l’innommable » p75, écriture autobio est reconquête

[dans ce contexte est-ce qu’on ne peut pas trouver d’autres raisons que l’émancipation du moi et la notion d’individu, en effet besoin de se retrouver ou de se trouver, de se construire est peut-être également moderne, ce qui expliquerait développement du genre : depuis XVII apparition également d’interrogation sur place de l’homme ds le monde , surtout XX absurde, nouveau roman, nouveau théâtre, Michaux  : pas seulement remise en cause art, écriture, langage mais aussi pb existentiel.(plus de repère religieux, perte de fois en l’humanisme …) Il me semble que autobio = explosion au XX et ds après –guerre : Sartre, Sarraute, Leiris, Nourrissier, Gide, Mauriac, Semprun, Pérec ont écrit autobio ou ont tourné autours …innommable = pas seulement la mort ou l’oubli … =t tout ce qui est absurde dans l’homme, ds condition humaine etc….. en fait autobio comme toute œuvre d’art rejoint pbatique époque]

« ma vie qui, pour couler n’a pas besoin d’y réfléchir, va plus rapidement que je n’avance à travers les sinuosités de ce que j’en écris […]. Quoi que je fasse pour amender mon texte rien ne rendra sa réalité palpable à tout cela […], j’arrive seulement au bout de la deuxième étape que je m’étais fixée : ces Fourbis, que doivent suivre de hasardeuses Fibrilles, puis les difficiles Fibules ou agrafes par le moyen desquelles il faudra que tout s’ajuste. Je suis si lent qu’à la recherche pratique du début (poursuite d’une règle, que j’aurais loisir d’appliquer après sa découverte) se substitue, en fait, la rédaction d’une manière de testament »

au fur et à mesure que autobio progresse chez Leiris, le texte devient lacunaire : pages de Biffures, Fibrilles = lourdes, denses et pleines, à partir de Frêle bruit, de larges blancs, sorte de déchirures textuelles, viennent séparer le flot du récit comme pour montrer que agencement des faits, des actions, des portraits divers n’est plus possible 
Gusdorf « Le temps empirique s’enrichit de surcharges qui lui confèrent une vérité ontologique. Le temps de tout le monde est un ordre de dispersion et de neutralisation mutuelle ; le temps propre de l’autobiographe est un lieu de concentration où se produisent les retrouvailles de l’individu avec lui-même »

Seul langage littéraire (écriture instituée comme manifestation de œuvre d’art) peut permettre à autobiographe d’édifier cette concentration du moi remodelé = raccord dont parle Nathalie Sarraute dans Enfance « Ne te fâche pas, mais ne crois-tu pas que que là, avec ces roucoulements, ces pépiements, tu n’as pas pu t’empêcher de placer un petit morceaux de préfabriqué … C’est si tentant … Tu a s fait un joli raccord, tout à fait en accord … » un peu plus loin parle de « combler », de « replâtrage » => rejoint pbatiq de la fresque ouverte par Stendhal


  1. l’écriture de la vie




    • prendre la vie au piège des mots

1er chap du tome I de La Règle du jeu, Biffures = célèbre. Leiris l’a intitulé « …..reusement », comme beaucoup récit, écrivain commence par narration enfance => au début de Biffures une simple anecdote : enfant joue avec un soldat, maladroit, le laisse tomber, est inquiet veut vérifier que pas casser, le récupère : jouet n’a rien, enfant, s’écrit « Reusement » , une grande personne est ds la pièce et le reprend : on dit « heureusement » => enfant sidéré est plongé ds le monde des autres et surtout des mots : « L’on m’a repris. Et, un instant, je demeure interdit, en proie à une sorte de vertige. Car ce mot mal prononcé, et dont je viens de découvrir qu’il n’est pas en réalité ce que j’avais cru jusque-là, m’ a mis en état d’obscurément sentir (…) en quoi le langage articulé, tissu arachnéen d mes rapports avec les autres, me dépasse, poussant de tous côtés ses antennes mystérieuses »

=> règle du jeu = alors pour enfant de créer une poétique perso. Autobio = intimement liée à cette poétique singulière, sera fondée sur cette perpétuelle lutte de l’écrivain qui consistera à désigner univers avec justesse tout en créant une poétique individuelle ou encore à raconter rétrospectivement sa vie tout en élaborant une poétique du moi. Autobio = composée de mots dont pouvoir de désignation = réel mais peu efficace

Pour Leiris : narration de sa vie programmée en quelque sorte à partir de ces confusions enfantines sera autant récit existence que récit du combat d’un homme contre sa langue maternelle. => Notion de pacte référentiel = relativement mise à mal puisque seule référence quasi autotélique = celle du langage par rapport à lui-même

Ph Lejeune dans Moi aussi, revient sur cette notion en admettant que autobio peut ressortir à d’autres systèmes que système référentiel.

« ce que j’appelle autobiographie peut appartenir à deux systèmes différents : un système référentiel réel (où l’engagement autobiographique, même s’il passe par le livre et l’écriture a valeur d’acte) et un système littéraire où l’écriture ne prétend plus à la transparence mais peut parfaitement mimer, mobiliser les croyances du premier système. Bien des phénomènes d’ambiguïté ou de malentendu viennent de ce porte-à-faux »

« Nouveau paradoxe de l’autobiographie qui, prenant ancrage dans la réalité du monde, s’en écarte essentiellement en choisissant la solitude et le pouvoir d’abstraction du langage pour exprimer le référent ».p79

Nietzsche ds Le Livre du philosophe rappelle que notre connaissance ne fait qu’effleurer la surface des choses nous ne connaissons qu’à travers « des formules désignant des forces absolument inconnaissables »

« Notre penser est un classer, un nommer, donc quelque chose qui revient à l’arbitraire humain et n’atteint pas la chose même » » cf formule à l’aphorisme 118 « le philosophe pris dans les filets du langage »


    • la poésie autobiographique

cherchant à comprendre pourquoi il est ce qu’il est, Leiris écrit, sa quête scripturaire construit œuvre, et oeuvre envahit vie

Si Montaigne comprend rapidement que « nous n’avons aucune communication à l’être » garde qd même confiance en écriture, les mots disent encore la vie. A l’inverse quête plus moderne d’un Leiris = davantage fondée sur recherche et constante méditation sur pouvoir des mots et impossible horizon poétique à atteindre

« je continue à aligner les phrases. Je les retouche et les allonge comme à plaisir, ne pouvant me résoudre à livrer la pensée la plus simple qu’amortie au moyen d’un vain capitonnage. Après avoir cité mon homonyme partiel Michel Bréal, [après (…), après (…) ] je suis pas plus avancé qu’avant : les mêmes écrans me séparent de la réalité et l’on dirait que ces phrases dans lesquelles je m’embarrasse […] sont l’image du difficile commerce que je m’efforce de nouer avec le réel »

Si Pour Leiris, l’intériorité du moi doit être dite, elle peut l’être aussi bien par association de figures et les jeux poétiques sur la langue. Ce vers quoi tend son autobio c’est selon mot qui clôt tome 3 de la Règle du jeu la poésie. Dans cet univers, exactitude, précision autobio se trouve remplacée par art de la formule

Ph Lejeune ds Moi aussi « Le paradoxe de l’autobiographie littéraire, son essentiel double jeu est de prétendre être à la fois un discours véridique et une œuvre d’art. c’est pour avoir médité sur cette quadrature du cercle et tenté de réaliser cet équilibre que Michel Leiris est si exemplaire »

    • Rousseau avait déjà pressenti : soit raconter platement existence soit adapter style à son objet, mais le style circonscrit objet en le falsifiant : la création littéraire vient faire écran entre sujet et projet entre écrivain et monde entre autobiographe t lecteur = question fondamentale traitée par Jean Starobinski ds La transparence et l’obstacle


4) la question de la transparence


    • l’écran scripturaire

Rousseau : projet autobio = projet de disculpation => décide de rendre publique histoire de sa vie et pour ce faire devra écrire => lui qui désire transmettre le plus authentiquement histoire de sa vie devra paradoxalement choisir le moyen le plus indirect, le plus falsificateur pour transmettre message.

Dans le Discours sur l’origine des langues, Rousseau établit nettement différence qui à la x sépare et régit parole et écriture : « L’écriture, qu semble devoir fixer la langue, est précisément ce qui l’altère ; elle n’en change pas les mots mais le génie ; elle substitue l’exactitude à l’expression. L’on rend ses sentiments quand on parle, et ses idées quand on écrit. […], il n’est pas possible qu’un langue qu’on écrit garde longtemps la vivacité de celle qui n’est que parlée »

    • d’un côté sentiment, modulation, clarté, vivacité / lois du langage commun, contrainte figement => opposition entre sincérité et artifice ; solution en découvrant insuffisance littérature trad = inventer écriture nouvelle aussi nouvelle que projet. C’est égal : écriture même adaptée à nvelle situation trahira nécessairement. Ecriture s’écarte de nature innocente car est sociale.

Pour Rousseau, connaissance de soi est donnée puisque je possède en moi le modèle et histoire de ce modèle : de moi à moi, de ma vie à ma vie, aucun obstacle ne peut entraîner l’inconnaissance mais ma vie, ma personnalité peuvent être mal interprétées, erreur de jugement, culpabilité vient alors des autres : « je vois par la manière dont ceux qui pensent me connaître, interprètent mes actions et ma conduite qu’ils n’y connaissent rien. Personne au monde ne me connaît que moi seul » (première lettre à Malesherbes) => défaut de perspective vient des autres => « Les Confessions sont alors une tentative de rectifier les erreurs des autres ». Autobio doit rendre, ds cette perspective, existence transparent aux yeux du lecteur, mais en écrivant, autobiographe travestit la réalité

Si autobiographie sincère = ce qui doit offrir spontanément au lecteur la vérité intérieure, l’écriture, instrument de médiation, fait écran au projet dans le même temps qu’elle le réalise.

Starobinski : « c’est ici seulement que l’on mesure toute la nouveauté apportée par œuvre de Rousseau. Le langage est devenu le lieu d’une expérience immédiate, tout en demeurant l’instrument d’une médiation. Il atteste à la fois l’inhérence de l’écrivain à sa « source » intérieure, et le besoin de faire face à un jugement, c’est-à-dire d’être justifié dans l’universel […] Rousseau a découvert ces problèmes […]. On peut dire qu’il a été le premier à vivre d’une manière exemplaire le dangereux pacte du moi avec le langage : la « nouvelle alliance » dans laquelle l’homme se fait verbe »

    • si autrui a défiguré son visage, autobiographe visera à le refaçonner. « En définitive, le personnage le plus apprécié de Rousseau, c’est le Jean-Jacques reconstitué, représenté dans les Confessions » p83


acte d’écrire = intimement lié à la vie sociale, à la publication, rend implicite le rapport à la lecture comme puissance déformante du portrait idéal => encore une x dés = pipés et autobio = possible que si autobiographe en accepte les contradictions. « Nouvelle éthique de l’écriture puisque l’écrivain doit assumer l’écran qu’elle constitue, le message qui lui est inhérent, la distance qu’elle instaure entre le dedans et le dehors, entre la vérité personnelle et la vérité objective : entre la vérité personnelle et la vérité objective : entre la vérité et l’imaginaire » p83

L’anamnèse scripturaire fonde désormais cette zone d’incertitude entre le souvenir et la fiction ; et, dans ce jeu de l’écriture autobiographique – précisément parce que ce jeu est scriptural – c’est la fiction qui l’emporte.
/ Rousseau : monde peuplé de regards réprobateurs, monde peuplé d’interdit, monde peuplé de désirs refoulés. La seule échappée = celle de l’imaginaire et un des substituts symboliques = écriture en tant qu’elle permet conquête d’un espace personnel et fictif ; monde écriture = celui de la conquête du moi que l’on désirait être. Ecriture donne naissance à des représentations, aménage réalité ; double paradoxe pour celui qui comptait par le biais e cet instrument communiquer spontanément avec les autres : écriture l’en éloigne ; écriture recrée monde
Autre obstacle lié à son essence même = écart et distance que lt tps instaure entre moi écrit et moi écrivant


    • le sujet posé en objet

seul témoin que Rousseau pouvait éventuellement accepter = Rousseau lui-même : « Nul ne peut écrire la vie d’un homme que lui-même : sa manière d’être intérieure, sa véritable vie n’est connue que de lui » : graphie de soi n’accepte pas n’accepte pas graphie, seulement autobio ; autobiographe peut par une sorte d’action réflexive se poser en modèle. L’intention autobiographique porte donc en elle-même initialement dédoublement : moi écrivant est toujours en position d’éloignement par rapport au moi raconté.

Du point de analyse stylistiq de écriture autobio peut être intéressant de repérer désignateurs (pronoms, noms, surnoms) qui servent à nommer perso principal du texte ; intérêt analyse ou repérage désignateurs = vérifier distance instaurée entre écrivain et tracé de son auto-bio, de son moi et du parcours de ce moi. Cf Stendhal méditant sur tps qui le sépare de la période 1er séjour à Paris et rencontre amour : « depuis trente ans au moins, j’ai oublié cette époque si ridicule de mon premier voyage à Paris ; sachant en gros qu’il n’y avait qu’à siffler, je n’y arrêtais pas ma pensée. Il n’y a pas huit jours que j’y pense de nouveau ; et s’il y a une prévention dans ce que j’écris elle est contre le Brulard de ce temps-là »


    • Stendhal a conscience que difficile d’être selon le mot de Leiris : « l’ouvrier et le matériau »


Dans Frêle bruit : écart en je de l’énonciation et je énoncé = plus patent et plus significatif parce que le dernier livre de la Règle du jeu est davantage une méditation métatextuelle sur autobio qu’une autobio obéissant aux canons du genre : tentant de se réapproprier parcours assez récent de son existence, Leiris utilise encore bcp pronom première personne puis glissements s’opèrent progressivement ds désignateurs ou dans caractérisants du personnage => il semble que la tentative de main mise sur soi deviennent impossible.

« Ce passage de la quiétude du moi à l’inquiétude du moi devenu étranger » p86, concerne au 1er plan autobiographe, tente alors de exprimer au moyen de différents procédés stylistiq : ex emploi de la 3ème perso sing : « Tristesse que n’atténuait pas l’idée que, toute choses étant vaines, ce qu’il avait pu faire ou ne pas faire était sans importance, il se disait que pas grand-chose de sa vie ne vaudrait d’être retenu. Echec partout [....] Au plus creux de la vague, il lui arrivait pourtant de se dire qu’un bonne action en tout cas pouvait s’inscrire sur son bilan : la non –action qui consiste à ne pas avoir d’enfants . Abstention dont à ces moments-là il osait être fier, comme quelqu’un qui n’a pas été résistant à part entière, mais est au moins en droit de se flatter de n’avoir pas collaboré » (Frêle bruit) placé entre deux passages à la première perso, => impression de décentrement, voire de malaise. Ph Lejeune ds Le Pacte autobiographique note que « ces emplois de la troisième personne […] sont rares dans l’autobiographie » mais « ils interdisent de confondre les problèmes grammaticaux de la personne avec les problèmes de l’identité »

Chez Leiris, passage du je au il marque brutalement la difficulté d’exprimer le douloureux rapport entre le moi-écrivant et son image reproduite. La troisième personne, sorte de « non-personne » manifeste écart d’identité « Le personnage de l’autobiographie, éloigné spatialement et temporellement de l’écrivain, s’exprime alors dans le il devenu pour un temps une sorte d lieu où à la fois se dit et s’absente le sujet de l’autobiographie : il est le même devenu différent » p87

« Par une espèce d’effet de glissement, Michel devient je, puis il ; glissement qui exacerbe impossibilité d’écrire « moi » lorsque le moi se situe dans l’éloignement. L’objet de la recherche, à travers cette réduction du moi autobiographique s’inverse et devient la quête scripturaire elle-même » p87
L’écriture autobiographique devient cette tension permanente de la recherche de l’écriture, clef de voûte du système reste désormais la question de l’écriture parce que le sujet écrivant tente, en dernier ressort, de saisir le moi qui sans cesse a écrit

    • rejoint rapport autobio à la mort mais d’une autre manière :

« Mais n’est-ce pas, en ce moment, à une dernière toilette que je veux moi aussi procéder, essayant – pour rendre la chose plus tolérable – d’imposer par la plume une ordonnance à ce qui est horreur sans nom ? » (Leiris)
Autobiographe en traçant parcours de sa vie, même si consciemment tracé = leurre rencontrera inévitablement un récepteur

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