Résumé Première partie








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resta tout abasourdi sous ce coup d’assommoir», page 97), le pédantisme de l’hôtesse et enfin le rôle néfaste joué malgré lui par l'évêque. Mais ce qui suit aussitôt, la promenade sentimentale d’Ève et de David, est une scène simple et poétique qui tranche avec les complexités cruelles du monde aristocratique qui est si affecté (pages 102-l03). Le moment où Lucien est surpris aux pieds de sa maîtresse (page 130) présente une situation traditionnelle au théâtre, une coïncidence fâcheuse pour les deux amants et que l’auteur a soigneusement préparée ; c’est une sorte de quiproquo et nous sommes plus dans la comédie que dans le drame. Comme dans l’évocation du couple Vernou (pages 316-318), dans la découverte par Camusot des bottes de Lucien (page 320), la réconciliation entre Mme du Châtelet et Lucien en présence d’un évêque (page 573). Une autre scène capitale (pages 379-380) semble marquer, par l’échange de quelques répliques, une réconciliation entre eux.

D’autre part, l’action est fondée sur de constants contrastes : le titre même : «Illusions perdues» ; David et Lucien (page 34) ; Janus (page 349) ; Paris-province, les provinciales et les Parisiennes (pages 157, 162) ; les deux soirées (page 77) ; David-Lucien ; Châtelet-Lucien (pages 80, 81 : l’escarmouche entre eux, pages 151-157) ; les deux appartements (page 153) ; le succès espéré et la pauvreté réelle (pages 179, 182) ; les joies de la famille et la solitude à Paris (page 183) ; la scène et les coulisses (page 264) ; les contrastes de la vie littéraire (page 269) ; la vie littéraire et l’imprimerie de David (page 270) ; l’amour des actrices et leur entourage (page 273) ; l’amour entre Camusot et Coralie et l’amour pur entre Lucien et Mme de Bargeton (page 278) ; l’amour sensuel et l’«amour pur» (page 279) ; la représentation et après chez les actrices (page 283) ; la pauvreté et le festin (page 294) ; Bérénice et Coralie (page 301) ; le décor et les moeurs de l’actrice (page 305) ; le « monde » et la chambre (page 309) ; actrice et sainte (page 314) ; Lucien arrivé et le nouvel arrivant (page 330) ; Angoulême et les puissances parisiennes (page 346) ; l’Opéra avant et après le succès (page 347) ; le livre de Nathan : les éloges de Blondel et les critiques de Lousteau (page 351) ; Coralie et Mme de Bargeton (page 379) ; la magnificence et le dénuement (page 387) ; les deux Camusot (page 420) ; la mort et l’oiseau (page 439) ; entre son voyage vers Paris et son retour à Angoulême (page 537) ; les deux Cointet (page 466) ; le retour et le départ (page 538) ; chez Ève, l’affection actuelle et celle qu’elle lui portait jadis (page 541) ; descendants d’Abel et descendants de Caïn (page 600).

Le récit obtient une grande intensité dramatique par la nervosité objective que Balzac lui confère dans : l'épisode de la salle de jeu (pages 402-403), celui de l’échec de Coralie (pages 424-425), celui de l’échec de Lucien (page 430), celui du duel (page 433), celui de la mort de Coralie (page 439), le tableau, éminemment romantique, où la morte est veillée par le poète qui doit écrire d’ignobles chansons à boire. La page 442 où est décrit le cortège qui est fait à l'actrice est pathétique : elle peint bien la triste réalité de la condition humaine.

Balzac avait l'art d’imaginer des situations hautement significatives : celle qui fait échoir de nouveau Lucien chez Flicoteaux ; celle qui consiste à ramener également à Angoulême le comte du Châtelet et Mme de Bargeton maintenant mariés et, surtout, de placer Lucien à l’arrière même de la calèche qui les transporte et de le faire reconnaître : la coïncidence est forcée mais la déchéance du jeune homme n'en apparaÎt que plus mortifiante.

Balzac accentue le caractère dramatique de l’action romanesque : la présence de Cérizet derrière les planches de l'enceinte du Palais de Justice au moment même où Petit-Claud a besoin de lui (page 567) est invraisemblable. La scène de la capture de David (pages 579-580) donne soudain une tournure tout à fait tragique au roman ; c'est un dénouement qui est attendu mais Balzac crée l'intérêt en peignant la scène avec objectivité, en rendant la vérité des quelques paroles échangées. Enfin, des effets dramatiques sont encore utilisés pour raconter le départ de Lucien (page 583), et la rencontre avec le voyageur inconnu a un caractère étrange.

D’autre part, on peut constater la présence dans ce roman de maintes séquences où le dialogue, sous l’influence de Walter Scott, a la plus large part ; à peine est-il interrompu par la description de quelques attitudes et de quelques gestes qui en règlent la mise en scène. Les personnages se peignent si parfaitement eux-mêmes par leurs propos qu'il est inutile d'expliquer leur sentiment profond : les pages d'analyse psychologique sont rares : page 147 (occasion d’apprécier l’art de Balzac psychologue : il signale, dès ce moment, les germes d'une rupture inévitable) ; pages 197-198 (la psychologie de Doguereau est mise en lumière par le procédé du monologue intérieur).
- Découpage : Balzac avait publié en février 1837, sous le titre d’”Illusions perdues”, ce qui est devenu “Les deux poètes”. En 1839, il avait publié “Un grand homme de province à Paris”. En juin 1843, il termina “Les souffrances de l'inventeur” (intitulé d'abord “Ève et David” ou “David Séchard”) et, la même année, éditant “La comédie humaine”, il annonçait sous le titre d’”Illusions perdues”, le groupement dans le tome VIII de ces trois romans d'abord distincts.

Il reste que l'architecture de l’ensemble est solide, que le triptyque est parfaitement équilibré : la première partie occupe 146 pages, la deuxième, 298, la troisième, 183. Ainsi entre deux volets consacrés à la province (et où des scènes se répondent de façon symétrique, comme celle de la soirée chez Mme de Bargeton [page 77] et celle du banquet), le panneau central, plus vaste, ouvre ses perspectives sur Paris. À travers les trois parties du roman, la destinée de Lucien crée l'unité sans que le déroulement de l'action soit cependant linéaire : les désillusions de David Séchard, l'ami fidèle laissé à Angoulême, puis retrouvé, se profilent parallèlement à celles de Lucien.

L’édition du “Livre de poche” n’indique pas la division du texte en chapitres, respectant ainsi celle de l’édition définitive de “La comédie humaine” où Balzac les avait supprimés pour obtenir la forme la plus resserrée et donc la plus économique. Voici donc les titres des différents chapitres, à placer chaque fois avant les mots cités :
Première partie : “Les deux poètes”

page 13 : “Une imprimerie de province” :

page 39 : “Madame de Bargeton” : «Angoulême est une vieille ville...»

page 77 : “La soirée dans un salon. La soirée au bord de l'eau” : «Les plus petites circonstances de cette soirée...»

page 119 : “Catastrophe de l'amour en province” : «Il ne fut question dans tout Angoulême...»
Deuxième partie : “Un grand homme de province à Paris”

page 147 : “Les prémices de Paris

page 185 : “Flicoteaux” : «Flicoteaux est un nom inscrit...»

page 191: “Deux variétés de libraires” : «Par une assez froide matinée...»

page 199 : “Un premier ami” : «À la bibliothèque Sainte-Geneviève..».

page 206 : “Le Cénacle” : «Heureux d'avoir rencontré...»

page 212 : “Les fleurs de la misère” : «Au commencement du mois d'octobre...»

page 220 : “Le dehors du journal” : «Après s’être dégourdi l'esprit...»

page 227 : “Les sonnets” : «Depuis le jour bénit cent fois...»

page 232 : “Un bon conseil” : «Mon cher, dit gravement Étienne Lousteau...»

page 240 : “Troisième variété de libraire” : «Le néophyte revint joyeusement...»

page 247 : “Les Galeries de Bois” : «À cette époque, les Galeries de Bois...»

page 253 : “Physionomie d'une boutique aux Galeries de Bois” : «Le poète était sur la porte...»

page 257 : “Quatrième variété de libraire” : «Hé ! bien, mes enfants...»

page 261: “Les coulisses” : «Quelle boutique !...»

page 269 : “Utilité des droguistes” : «Étienne et Lucien entrèrent...»

page 278 : “Coralie” : «Tout à coup la lumière amoureuse...»

page 285 : “Comment se font les petits journaux” : «Coralie alla rejoindre...»

page 288 : “Panorama-Dramatique

page 293 : “Le souper” : «Je ne comprends pas pourquoi...»

page 301 : “Un intérieur d'actrice” : «Lucien n'avait pas l'habitude...»

page 309 : “Dernière visite au Cénacle” : «À moins d’être Diogène...»

page 314 : “Une variété de journaliste” : «Le lendemain dès huit heures...»

page 319 : “Influence des bottes sur la vie privée” : «Lucien était, en effet...»

page 323 : “Les arcanes du journal” : «Lucien grimpa lestement l'escalier...»

page 330 : “Re-Dauriat” : «Ma parole d'honneur...»

page 334 : “Les premières armes” : «Eh ! bien, enfant, dit Lousteau...»

page 340 : “Le libraire chez l'auteur” : «Le lendemain, au moment où Lucien...»

page 347 : “Étude sur l'art de chanter la palinodie” : «Êtes-vous venu de...»

page 355 : “Grandeurs et servitudes du journal” : «Deux jours après...»

page 360 : “Le banquier des auteurs dramatiques” : «Il joue bien son rôle...»

page 363 : “Le baptême du journaliste” : «Les convives de Lucien...»

page 371: “Le monde” : «Lucien vit pendant un mois...»

page 382 : “Les viveurs” : «Coralie, pour éviter toute rivalité...»

page 387 : “Cinquième variété de libraire” : «Trois jours après la démarche...»

page 392 : “Le chantage” : «Coralie est surprise au dernier point...»

page 396 : “Les escompteurs” : «Barbet, dit Étienne au libraire...»

page 404 : “Changement de front” : «Le lendemain matin, Lucien...»

page 410 : “Finoteries” : «Aucune expression, aucune peinture»

page 418 : “La fatale semaine” : «Dans la vie des ambitieux...»

page 432 : “Jobisme” : «Lucien trouva fort heureusement...»

page 438 : “Adieux” : «Lucien animé d’une rage sombre...»
Troisiéme partie : “Les souffrances de l'inventeur”

page 445 : “Introduction” : «Triste confession d'un enfant du siècle...»

page 451 : “Le coup de pied de l'âne” : «Le curé qui connaissait le pays....»

page 452 : “Première partie : Histoire d’une poursuite judiciaire

Le problème à résoudre” : «Après le départ de Lucien...»

page 454 : “Une femme courageuse” : «Le mariage cause à une jeune fille...»

page 459 : “Un Judas en herbe” : «L'Almanach des Bergers...»

page 464 : “Les deux Cointet” : «Après avoir lu le numéro...»

page 469 : “Un premier coup de tonnerre” : «Quand l'époque des couches...»

page 476 : “Un coup d'oeil sur la papeterie” : «Une rame de ce papier...»

page 478 : “Des avoués de province en général et de maître Petit-Claud en particulier” : «Le lendemain, à sept heures du matin...»

page 483 : “Cours public et gratuit des comptes de retour, à l'usage des gens qui ne sont pas en mesure de payer leurs billets” : «Le lendemain de cette conférence...»

page 489 : “Où l'on voit qu'un timbre de cinquante centimes fait autant de chemin et de ravages qu'un obus” : «Quelques jours après, Ève...»

page 494 : “Ce qui s'appelle le feu des affaires” : «Mon ami, dit le pauvre...»

page 498 : “Le père et les deux domestiques” : «Ève redoubla de courage...»

page 502 : “Description de l'incendie entretenu par maîtres Petit-Claud et Cachan assistés de Doublon” : «Comme toutes les choses humaines...»

page 507 : “Apogée des poursuites” : «Le 2 septembre, Ève...»

page 515 : “Comment la contrainte par corps n'existe presque pas en province” : «En apprenant que la liberté...»

page 520 : “Deux expériences, l'une ne touchant pas le coeur du père, l'autre touchant au but” : «U vaud-il nus diriger?»

page 525 : “Le moment où, à la curée, les chiens se regardent” : «Deux jours après cette...»

page 530 : “La future de Petit-Claud” : «Quelques jours après la réclusion...»

page 534 : “Un mot du curé” : «Au moment où le vieux curé de Marsac...»

page 538 : “Deuxième partie : L’être fatal de la famille

Retour du fils prodigue” : «La curiosité du curé de Marsac...»

page 543 : “Un triomphe inattendu” : «Le lendemain Lucien reçut...»

page 548 : “Les machines du triomphe” : «Dans les pays dévorés...»

page 554 : “Un dévouement comme on en rencontre quelquefois dans le cours de la vie” :

«Le lendemain de l'ovation...»

page 557 : “Lucien prend au sérieux sa gloire départementale” : «Lucien remonta dans sa chambre...»

page 564 : “Un Cérizet sous l'herbe” : «Il se trouvait dans une position...»

page 570 : “Revanche de Lucien à l’hôtel de Bargeton” : «L'état douteux...»

page 575 : “Le comble de la désolation” : «Ma chère Ève, dit Lucien...»

page 580 : “L’adieu suprême” : «En lisant cette lettre écrite...»

page 583 : “Un hasard de grand-route” : «On a relativement à la gravité...»

page 587 : “Histoire d’un favori” : «Écoutez-moi, dit le prêtre...»

page 590 : “Cours d'histoire à l’usage des ambitieux par un disciple de Machiavel” : «Ainsi, faute...»

page 595 : “Cours de morale par un disciple d'Escobar” : «Si votre façon de traiter la morale...»

page 599 : “Profil de l’Espagnol” : «Ceci n'est pas une homélie...»

page 603 : “Pourquoi les criminels sont essentiellement corrupteurs” : «Enfant, dit l'Espagnol...»

page 605 : “Le moment où dans la lutte on lâche prise” : «Au moment où Lucien...»

page 609 : “Les influences de la prison” : «Par les causes exposées ci-dessus...»

page 615 : “Un jour trop tard” : «David attendait avec une vague inquiétude...»

page 621 : “Histoire d'une société commerciale” : «Le plan du grand Cointet...»

page 627 : “Conclusion” : «Avec le temps, l'Alsacien...»
Chronologie : Elle est linéaire, mais la troisième partie est un grand retour en arrière, le raccordement ne se faisant qu’à la fin.
Point de vue : Le point de vue est celui d’un narrateur extérieur, omniscient, ce qu’on appelle le point de vue de Dieu. Balzac s’est toujours cantonné dans le «il», le passage du «je» au «il» favorisant d’ailleurs la création romanesque.

Mais il n’est pas tout à fait absent : parfois, il s’adresse au lecteur («Parmi les bizarreries de la société, n’avez-vous pas remarqué les caprices de ses jugements et la folie de ses exigences?» page 122), intervenant avec pertinence et intelligence (page 54 : «
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