Résumé Première partie








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Vous seuls, pauvres ilotes de province...» ; pages 160, 357, 456, 484, 487, 628 (pour accréditer la fiction), donnant au récit plus de clarté. Si son roman emprunte au théâtre certains de ses procédés, il appartient aussi à une manière toute contemporaine, faisant songer à du Malraux par cette intelligence dont le discours perpétuel se mêle au récit et l'éclaire sans cesse. Historien ou moraliste, Balzac justifie le comportement de ses personnages par les influences d'ordre général qui déterminent l’évolution de la société de son temps (pages 122, 124, 125, 126, 357, 382, 383-384, 418) ou encore son ironie laisse percer le jugement qu’il porte sur ses propres créatures (page 167 : la vanité française).

Cette présence du romancier ne nuit pas à l'objectivité. Elle permet plutôt de hausser l'oeuvre du niveau de la réalité à celui d'une vérité qui traduit toute une vision personnelle du monde. C’est par là qu'”IIllusions perdues”, création puissante, touffue, écrite avec une verve inépuisable, devient pourtant une oeuvre d'art.
Focalisation : Grosso modo, elle se fait sur Lucien et David dans la première partie, sur Lucien dans la deuxième et sur David dans la troisième.
Intérêt littéraire
La langue de Balzac est encore marquée par de vieux usages : «exterminer» Lucien (page 63) - le «casuisme» de l’enfance (page 66, attitude hypocrite des casuistes) - «une des faces» de M. du Châtelet (page 81 : « grosse boucle sur les tempes ») - «elle le ouatait, l’embéguinait, le médicinait» (page 86) - «les accidents d’un paysage» (page 102) - «fantastiquement» (page 114) - «accordailles» (page 115) - «se marier à l’encontre de quelqu’un» (page 116) - «dissiper de tels prestiges» (page 120).

Sa syntaxe est parfois étonnante : «aimait M. de Chateaubriand de ce qu’il avait nommé Victor Hugo un enfant sublime» (page 54) - «“Plût à Dieu qu’il fût mieux traité que lui”, disait M. du Châtelet» (page 57 : style indirect libre là où il faudrait le style direct) - «Naïs fut aimée comme tout jeune homme aime la première femme qui le flatte» (page 58).

Il tenait à la fidélité dans la restitution du langage : «un bon user» (page 21) - «soulographie» (pages 16, 18) - «tartines dans l’argot du journalisme» (page 47) - «elle commençait à tout typiser, individualiser, synthétiser, dramatiser, supérioriser, analyser, poétiser, prosaïer, colossifier, angéliser, néologiser, et tragiquer» (page 47) (pourtant Balzac lui-même utilise «s’anathématise», page 54) - «poétriau» (pages 60, 131) - «il est toqué, votre frère» (page 69) ; pages 225-226 (les borborygmes de l’ancien officier, son vocabulaire militaire), 287, 293, 320, 323, 330, 438, 448, 499, 500, 501 (l’étrange sabir de Kolb).

Dans cette scène de la comédie humaine, le dialogue est plein, serré, concis, nerveux . Le philosophe sait concrétiser sa pensée dans des maximes :

- «L’avarice commence où la pauvreté cesse» (page 15) ;

- «Les gens généreux font de mauvais commerçants» (page 23) ;

- «Toutes les passions sont essentiellement jésuitiques» (page 26) ;

- «nos ridicules sont en grande partie causés par un beau sentiment, par des vertus ou par des facultés portées à l’extrême. La fierté que ne modifie pas l’usage du grand monde devient de la roideur en se déployant sur de petites choses au lieu de s’agrandir dans un cercle de sentiments élevés.... Faute d’exercice, les passions se rapetissent en grandissant des choses minimes... Bientôt, l’imitation des idées étroites et des manières mesquines gagne la personne la plus distinguée. Ainsi périssent des hommes grands, des femmes qui, redressées par les enseignements du monde et formées par des esprits supérieurs, eussent été charmantes» (pages 46-47) ;

- «les jeunes gens commencent par aimer l’exagération, ce mensonge des belles âmes» (page 56) ;

- «Les âmes grandes sont toujours disposées à faire une vertu d’un malheur. Puis, dans la persistance à faire un bien qu’on incrimine, il se trouve d’invincibles attraits : l’innocence a le piquant du vice.» (page 61) ;

- «les hommes de génie n’ont ni frères ni soeurs, ni pères ni mères ; les grandes oeuvres qu’ils doivent édifier leur imposent un apparent égoïsme, en les obligeant de tout sacrifier à leur grandeur» (page 64) ;

- «ne pas réussir est un crime de lèse-majesté sociale» (page 65) ;

- «si l’on excuse les fautes du pouvoir, on le condamne après son abdication» (page 66) ;

- «La noblesse des sentiments ne donne pas inévitablement la noblesse des manières» (page 67).

Mais, en fait, le texte est souvent lyrique : «Les rayons du soleil qui se jouaient dans les pampres de la treille caressèrent les deux poètes en les enveloppant de sa lumière comme d’une auréole» (page 34). Parfois, c’est un véritable poème symbolique. Le style est constamment et parfois audacieusement métaphorique :

- «En 1795, le grain de la Terreur étant passé» (page 14) ;

- «Nicolas Séchard fut obligé de chercher un autre maître Jacques» (page 14) ;

- «ce séjour au pays de Sapience» (page 16) ;

- «le timon des affaires» (page 16) ;

- le père Séchard est un de «ces vieux lampions qui consomment plus d’huile que de mèche» (page 17) ;

- il s’occupe de son fils «comme un amant se serait occupé de sa maîtresse» (page 18) ;

- il avait «porté son boulet» (page 18) ;

- des «presses qui roulent comme des voitures en poste» (page 20) ;

- la presse... «un oiseau qui serait venu heurter à une vitre et se serait enfui» (page 21) ;

- l’ivrogne... «comme un maquignon qui lustre le poil d’un cheval à vendre» (page 21)

- David reste «boutonné jusqu’au menton» (page 24) ;

- «l’avarice a comme l’amour un don de seconde vue sur les futurs contingents» (page 26) ;

- Lucien «fatigué de boire à la grossière coupe de la misère» (page 31) ;

- «les cendres auprès du volcan» (page 34) ;

- David, «ce Silène lourdement appuyé sur lui-même qui buvait à longs traits dans la coupe de la science et de la poésie» (page 34) ;

- David : «Je serai le boeuf, Lucien sera l’aigle» (page 36) ; - Lucien, «ce jeune aigle» (page 63) ;

- «ces deux jeunes cygnes auxquels la vie de province n’avait pas encore coupé les ailes» (page 39) ;

- jeter «la gloire comme un pont volant entre la ville et le faubourg» (page 39) ;

- «le bourg de l’Houmeau s’était agrandi comme une couche de champignons au pied du rocher» (page 40) ;

- «ces vieilles familles perchées sur leur roche comme des corbeaux défiants» (page 41) ;

- «l’habitant de l’Houmeau ressemblait assez à un paria» (page 42) ;

- «la route tracée où doivent cheminer les femmes» (page 45) ;

- «le phénix des gendres» (page 45) ;

- «le goût se dénature comme une eau stagnante» (page 46) ;

- «l’eau claire de sa vie» (page 47) ;

- «elle voit ses roses se faner» (page 49) ;

- «comme l’hermine, elle serait morte de chagrin» (page 49) ;

- «elle vécut par la poésie comme la carmélite vit par la religion» (page 49) ;

- «quatrain plat comme un soufflet» (page 50) ;

- «la gravelure se cachait sous une gaze plus ou moins trouée» (page 50) ;

- «l’homme le plus fort... est celui qui nage en tenant sa tête au-dessus du fleuve des événements» (page 50) ;

- «un giaour dans la Casbah» («un infidèle» : allusion au “Giaour “ de Byron) (page 52) ;

- l’hôtel de Bargeton, «ce Louvre au petit pied... cet hôtel de Rambouillet angoumoisin» (page 53) ;

- «cette société pouvait se comparer à une argenterie de vieille forme, noircie mais pesante» (page 53) ;

- «comme le cauris représente l’argent chez les nègres du Bambarra» (page 53) ;

- «la renaissance due à l’influence des lis» (page 53) ;

- Mme de Bargeton «comme un affamé devant un dîner de théâtre où les mets sont en carton» (page 54) ;

- l’hôtel de Bargeton, «ce Louvre», Mme de Bargeton, «la souveraine» (page 55), «la reine» (page 56) ;

- «une poitrine de neige» (page 56) ;

- «l’exagération, ce mensonge des belles âmes» (page 56) ;

- «ces boucles auxquelles il se prit comme un papillon aux bougies» (page 57)

- M. du Châtelet, «vieux papillon impérial» (page 57), «sa contenance de spadassin bourgeois» (page 58) ;

- «Leurs discussions sur les devoirs, sur les convenances, sur la religion, sont comme des places fortes qu’elles aiment à voir prendre d’assaut. Lucien... eût guerroyé tout naturellement» (page 59) ;

- Lucien, «le Chateaubriand de l’Houmeau» (page 60) ;

- Mme de Bargeton «conjura l’orage à coups de canon» (page 61) ;

- elle présenta Lucien «en reine qui veut être obéie» (page 61) ; «la distance qui sépare une reine de son favori» (page 66) ;

- «des dissidents qui tentèrent d’émigrer» (page 61)... «la sédition» (page 62) ;

- «élever autel contre autel» (page 61) ;

- Lucien Chardon est brocardé : «le chardonneret du bocage» (page 62) ;

- «la serre chaude des louanges» (page 62) ;

- Mme de Bargeton «lui beurra ses plus belles tartines» (page 63)

- «Lucien vit comme un feu d’artifice» (page 63)

- «la haute société comme le seul théâtre sur lequel il devait se tenir» (page 64) ;

- «Lucien mordit à la pomme du luxe aristocratique et de la gloire» (page 64) ;

- «les illustres joueurs» que sont les hommes de génie (page 65) ;

- «les Marius assis devant leurs ruines» (page 65) ;

- «Louise débrida si bien le coeur et l’esprit de son poète des langes dont les avait enveloppés la vie de province» (page 65) ;

- «David comme un Cuvier futur» (page 65) ;

- «Lucien commença à redouter la hache de Phocion que savait manier David» (page 66) ;

- «un reproche qu’il sentit comme le doigt que pose un médecin sur une plaie» (page 66) ;

- «sa caste la fuirait comme au Moyen Âge on fuyait un lépreux» (page 66) ;

- «les campagnes littéraires éclairées par un nouveau soleil» (page 67) ;

- «ses espérances qu’aucune bise n’avait effeuillées» (page 67) ;

- «percer les épais bataillons de la tourbe aristocratique ou bourgeoise» (page 68) ;

- «loger dans un nid à rats» (page 68) ;

- l’amour entre Ève et David est «à comparer aux fleurs champêtres opposées aux éclatantes fleurs des parterres. C’était des regards doux et délicats comme les lotos bleus qui nagent sur les eaux, des expressions fugitives comme les faibles parfums de l’églantine, des mélancolies tendres comme le velours des mousses ; fleurs de deux belles âmes qui naissaient d’une terre riche, féconde, immuable» (page 71) ;

- la chambre de Lucien, «cabine de marin» (page 73) ;

- sa «virginité sociale» (page 74) ;

- le «nez de vieux carlin» de M. de Bargeton, «planté sur ses deux hautes jambes comme une cigogne sur ses pattes, qui se permettait des sourires qui partaient comme des boulets enterrés qui se réveillent» (page 78) ;

- Mme de Bargeton «avait pris soin de son mari comme on prend soin d’un manteau» (page 78) ;

- M. de Bargeton «avait contracté pour sa femme une affection canine» (pages 78-79) ;

- quand Mme de Bargeton lui recommandait de faire des visites, «il y allait comme un soldat à sa faction. Aussi devant elle se tenait-il au port d’armes.... ce caractère inimaginable... une borne de granit... un sphinx redoutable» (page 79) ;

- «M. de Bargeton épia comme une chatte soupçonnneuse» (page 80) ;

- «il avait une question qu’il se réservait comme une poire pour la soif» (page 81) ;

- «Ignorant comme une carpe» (page 83) ;

- «le grand chasseur aimable comme un sanglier» (page 85) ;

- «elle l’empâtait de mets choisis comme un bichon de marquise» (page 86)

- «elle le métamorphosait en une sorte d’idole japonaise» (page 86) ;

- « parés comme des châsses » (page 88) ;

- « Il est des mots qui, semblables aux trompettes, aux cymbales, à la grosse caisse des saltimbanques, attirent toujours le public » (page 89) ;

- « le poète se trouve alors comme un ange essayant de chanter un hymne céleste au milieu des ricanements de l’enfer » (page 90) ;

- « les hommes d’intelligence possèdent la vue circumspective du colimaçon, le flair du chien et l’oreille de la taupe » (page 90) ;

- « Le musicien et le poète se savent aussi promptement admirés ou incompris qu’une plante se sèche ou se ravive dans une atmosphère amie ou ennemie » (page 90) ;

- «semblable à la colombe du déluge, il cherchait un coin favorable où son regard pût s’arrêter » (page 90) ;

- «friperie poétique (page 94) ;

- à Lucien, on faisait «boire la ciguë à petits coups » (page 96) ;

- «Le Nemrod » (page 96) ;

- «des regards pleins de triomphe qui s’enfoncèrent, comme autant de dards, dans le coeur de ses rivales » (page 97) ;

- «frapper ces têtes imbéciles de son sceptre d’or » (page 97) ;

- «les entrailles de la plus ingrate des langues » (page 97) ;

- «les vers sont des graines dont les fleurs doivent éclore dans les coeurs en y cherchant les sillons creusés par les sentiments personnels » (page 98) ;

- «Ce coup avait envoyé tout d’abord Lucien au fond de l’eau ; mais il frappa du pied et revint à la surface. Comme le taureau piqué de mille flèches, il se releva furieux. » (page 99) ;

- «l’ornière des habitudes » (page 99) ;

- «une vie atone et sans combats où les ailes de l’aigle ne trouvent pas assez d’espace » (page 100) ;

- «la sphère impériale où trônent les grandes intelligences » (page 100) ;

- «l’oppression d’un azote moral » (page 100) ;

- «la plante qui se dessèche au fond d’une forêt étouffée par des lianes, par des végétations gourmandes, touffues, sans avoir été aimée par le soleil et qui meurt sans avoir fleuri ! » (page 100) ;

- «l’idée du poème pointant déjà comme une flamme de l’aurore dans ses yeux (page 101) ;

- «La Béatrix de ce nouveau Dante (page 101) ;

- «les traits envenimés qu’il avait reçus (page 102) ;

- Lucien «est de nature à aimer les récoltes sans le travail (page 103) ;

- «la blessante couronne d’épines que la Société lui avait enfoncée sur la tête» (page 114) ;

- «engranger toutes les semailles » (page 115) ;

- de cet « orage de cancans, il en tomba quelques gouttes » (page 119) ;

- «le tutoiement, cette caresse du langage » (page 119) ;

- «je te ferai une oasis où tu vivras toute ta vie de poète
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