Résumé Première partie








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» (120) ;

- «ces mouches buveuses de sang,s’abreuvaient des piqûres qu’elles ont faites » (120) ;

- «être ma Béatrix, mais une Béatrix qui se laisse aimer » (page 120) ;

- « Parmi les bizarreries de la société, n’avez-vous pas remarqué les caprices de ses jugements et la folie de ses exigences? Il est des personnes auxquelles tout est permis : elles peuvent faire les choses les plus déraisonnables ; d’elles, tout est bienséant ; c’est à qui justifiera leurs actions. Mais il en est d’autres pour lesquelles le monde est d’une incroyable sévérité : celles-là doivent faire tout bien, ne jamais ni se tromper, ni faillir, ni même laisser échapper une sottise ; vous diriez des statues admirées que l’on ôte de leur piédestal dès que l’hiver leur a fait tomber un doigt ou cassé le nez ; on ne leur permet rien d’humain, elles sont tenus d’être toujours divines et parfaites. » (page 122) ;

- « Il y a, en effet, des passions qui s’embarquent mal ou bien, comme on voudra. Deux personnes se jettent dans la tactique du sentiment, parlent au lieu d’agir, et se battent en plein champ au lieu de faire un siège. Elles se blasent ainsi souvent d’elles-mêmes en fatiguant leurs désirs dans le vide. Deux amants se donnent alors le temps de réfléchir, de se juger. Souvent des passions qui étaient entrées en campagne, enseignes déployées, pimpantes, avec une ardeur à tout renverser, finissent alors par rentrer chez elles sans victoire, honteuses, désarmées, sottes de leur vain bruit. » (pages 125-126)

- Il est des gens qui «doivent faire tout bien, ne jamais ni se tromper, ni faillir, ni même laisser échapper une sottise ; vous diriez des statues admirées que l’on ôte de leur piédestal dès que l’hiver leur a fait tomber un doigt ou cassé le nez» (page 122) ;

- Lucien «asseyant son bonheur sur la tombe de M. de Bargeton » (page 123) ;

- «cette égoïste protection que le Monde accorde à un être qui lui plaît, comme il fait l’aumône au mendiant qui réveille un sentiment et lui donne une émotion» (page 124) ;

- «Deux personnes se jettent dans la tactique du sentiment, parlent au lieu d’agir, et se battent en plein champ au lieu de faire un siège... Souvent des passions qui étaient entrées en campagne, enseignes déployées, pimpantes, avec une ardeur à tout renverser, finissent alors par rentrer chez elles sans victoire, honteuses, désarmées, sottes de leur vain bruit. » (page 125) ;

- «les obstacles que rencontraient les deux amants ressemblaient fort aux liens par lesquels les Lilliputiens avaient garrotté Gulliver » (page 126) ;

- Du Châtelet dirigeant «tous les acteurs du drame qu’il voulait faire jouer » (page 128) ;

- «les jolis crimes de l’amour » (page 128) ;

- «des larmes d’enfant au désespoir de se voir refuser le jouet qu’il demande » (page 130) ;

- «il attisait le feu du commérage au lieu de l’éteindre » (page 131) ;

- «le plus bel ange de l’olympe angoumoisin » (page 131, métaphore incohérente) ;

- «cette poupée qui noircit la réputation d’une Négrepelisse » (page 134) ;

- «un phénomène pareil à celui qui délia la langue à l’ânesse de Balaam » (page 134) ;

- «Il se fit un grand silence comme dans la nature à l’approche d’un orage » (page 135) ;

- «ce soleil moral qui crée les gloires en échauffant les esprits par le frottement des rivalités » (page 140) ;

- Lucien «se vit, dans Angoulême, comme une grenouille sous la pierre au fond d’un marécage » (page 141) ;

- «Paris comme un Eldorado» (page 141) ;

- «le coryphée de cette noce » (page 141) ;

- Lucien «suivi de ses espérances comme Oreste l’était par ses furies» (page 142) ;

- «il n’y a rien de jésuite comme un désir » (page 142) ;

- «ce Fernand Cortès littéraire (page 145) ;

- Lucien quittant Angoulême : «jeune rat sorti de son trou » (page 147) ;

- «Les physionomies vivantes ont eu une sorte d’atmosphère qui leur est propre, comme le clair-obscur des tableaux flamands est nécessaire à la vie des figures qu’y a placées le génie des peintres » (page 148) ;

- «banqueroute de sentiments » (page 510).
Balzac se plaît même à filer la métaphore :

- «le gui sombre et luxuriant qui gâtait le bel arbre ; il résolut de s’y attacher, de l’émonder, de le cultiver, d’en obtenir de beaux fruits » (page 52) ;

- Lucien est accepté dans la bonne société d’Angoulême «comme une substance vénéneuse que chacun se promit d’expulser en la soumettant aux réactifs de l’impertinence » (page 61) ;

- «il planait sur le Sinaï des prophètes sans voir, au bas, la mer Morte, l’horrible suaire de Gomorrhe » (page 65) ;

- «En conviant aujourd’hui tous ses enfants à un même festin, la Société réveille leurs ambitions dès le matin de la vie. Elle destitue la jeunesse de ses grâces et vicie la plupart de ses sentiments généreux en y mêlant des calculs » (page 65) ;

- « l’acier du bon mot altéré de vengeance barbote dans un amour-propre fouillé savamment blessé de mille coups. » (page 354).
Les élans lyriques :

- «Laissez-moi respirer l’air du soir, entendre les cris des rainettes, admirer les rayons de la lune qui tremblent sur les eaux ; laissez-moi m’emparer de cette nature où je crois voir mon bonheur écrit en toute chose, et qui m’apparaît pour la première fois dans sa splendeur éclairée par l’amour » (page 108) ;

- «la Charente, calme et brillante sous la voûte étoilée et dans la tiède atmosphère de la nuit» (page 114) ;

- «Louise avait de sa main blanche essuyé les gouttes de sueur qui par avance mettaient des perles sur le front où elle posait une couronne. “Il s’échappait des étincelles de tes beaux yeux ! je voyais sortir de tes lèvres les chaînes d’or qui suspendent les coeurs à la bouche des poètes » (pages 119-120).
Les personnifications :

- «La Fantaisie avait secoué ses fleurs et ses rubis» ;

- «Paris lui apparut avec sa robe d’or, la tête ceinte de pierreries royales, les bras ouverts aux talents » (page 141).
Les accumulations : «elle commençait à tout typiser, individualiser, synthétiser, dramatiser, supérioriser, analyser, poétiser, prosaïer, colossifier, angéliser, néologiser, et tragiquer» (page 47) - «elle le ouatait, l’embéguinait, le médicinait» (page 86) – « Lucien vit défiler devant lui la puante escouade des claqueurs et des vendeurs de billets, tous gens à casquettes, à pantalons mûrs, à redingotes râpées, à figures patibulaires, bleuâtres, verdâtres, boueuses, rabougries, à barbes longues, aux yeux féroces et patelins tout à la fois, horrible population qui vit et foisonne sur les boulevards de Paris, qui, le matin, vend des chaînes de sûreté, des bijoux en or pour vingt-cinq sous, et qui claque sous les lustres le soir, qui se plie enfin à toutes les fangeuses nécessités de Paris. » (page 362).
Les répétitions expressives : «En femme exagérée, elle s’exagérait la valeur de sa personne» (page 129).
Les exagérations :

- Lucien «plus séparé de Mme de Bargeton que si elle était, elle à Pékin, lui dans le Groenland » (page 38) ;

- «une distance solaire » (page 53) ;

- «son coeur de poète saignait de mille blessures » (page 90).
Les contrastes :

- «Toutes ces grandes petites choses» (page 67) ;

- «ce cri d’égoïsme plein d’amour » (page 130).
Le goût de la pointe :

- «M du Châtelet possédait toutes les incapacités exigées par sa place... il savait et ignorait tout » (page 50) ;

- «Elle est à cheval sur ses grands mots qui n’ont ni queue ni tête » (page 101) ;

- «Si je ne suis pas pour vous quelque chose de plus qu’une femme, je suis moins qu’une femme» (page 130).
Les paronomases :

- «il échangea les soins du pressoir contre ceux de la presse» (page 26) ;

- «noircit la réputation d’une Négrepelisse » (page 134) ;
La création de mots : pour évoquer le vin nouveau encore troublé : «la purée septembrale» (page 26), «sultanesque» (page 344), «sultanesquement», «courtisanesque».
Le rythme : L’irrésistible cadence balzacienne :

- «Ces deux familles appartiennent à ce petit nombre de gens qui, dans les provinces, se tiennent au-dessus des commérages, ne se mêlent à aucune société, vivent dans une retraite silencieuse et gardent une imposante dignité» (page 87).
Balzac aime la grandiloquence :

- «L’Et nunc et semper et in secula seculorum de la liturgie est la devise de ces sublimes poètes inconnus dont les oeuvres consistent en de magnifiques épopées enfantées et perdues entre deux coeurs» (page 32) ;

- l’exaltation à la lecture d’André Chénier (page 37)

- « Paris et ses splendeurs, Paris qui se produit dans toutes les imaginations de province comme un Eldorado, lui apparut avec sa robe d’or, la tête ceinte de pierreries royales, les bras ouverts aux talents » (page 141).
Intérêt documentaire
Si l’imagination se trouve satisfaite par le déroulement de l’action, ‘’Illusions perdues’’ est aussi une vaste fresque sociale où les dures réalités d'un monde dominé par l’argent ramènent le lecteur aux problèmes concrets. Ainsi I’équilibre est rétabli et le roman garde sa crédibilité, forme nouvelle de la vraisemblance chère aux classiques.

C’est au moment d’’’Illusions perdues’’ que Balzac affirma son grand dessein : « Arriver à écrire l'histoire oubliée par tant d’historiens, celle des mœurs » (page 502) et qu'il déclara : « La société française allait être l’historien, je ne devais être que le secrétaire. » Il se consacra à l’étude vivante et circonstancié de types sociaux saisis dans leurs moeurs, leur genre de vie, leurs intérêts et leurs ambitions, leurs aventures que commandent leur place dans la société et cette société elle-même.

Balzac nous fait traverser de nombreux milieux, et intercale dans le récit des descriptions substantielles et vives qui sont parfois de véritables monographies où il se montre si attentif à ne manquer aucun détail d’un mur, d’une maison, de la rue, que les choses vues avec cette lucidité impitoyable prennent une dimension obsédante, surréelle presque :

- description de l’imprimerie des Séchard avec un luxe impressionnant de détails (digressions pages 18, 33, Balzac sachant de quoi il parle, son érudition lui permettant de raconter l’histoire du papier, celle de l’imprimerie qui n’a guère fait de progrès depuis le XVIe siècle (pages 13, 108 et suiv.) ;

- la chambre de Lucien (page 73) et sa garde-robe (pages 143, 163, 176, 558) ;

- description de l’étude de l’huissier et justification de sa précision (page 517) ;

- description du restaurant Flicoteaux (pages 185-188, 227-228) et importance symbolique des deux passages qu’y fait Lucien ;

- la chambre de Lousteau (page 241) ;

- les Galeries de Bois (pages 247-252) ;

- l’explication du terme « chantage » (page 393) ;

- le développement sur le protêt (page 484) ;

- le développement sur la procédure (page 506).
Il faut comprendre que la description devait occuper une grande place dans l’art et dans la littérature avant l’apparition de la photographie et du cinéma. C’était une nécessité, pour Balzac, qui avait le goût des détails concrets, de décrire longuement les lieux, les décors, le mobilier, les objets, les vêtements (celui de Mme de Bargeton, page 56), les gestes et les habitudes pour renseigner d’abord le lecteur sur la situation matérielle et sociale puis pour lui permettre de comprendre le caractère, les sentiments et les passions des personnages qui semblent naître et vivre en fonction d’eux (« le costume... convenait si bien à ses vices et à ses habitudes », pages 17, 148) ; ils deviennent alors des moyens d’investigation psychologique, remplaçant l’analyse psychologique. Balzac applique la loi de la conformité des espèces avec les milieux où elles évoluent. C’est ainsi qu’au sujet de Mme Vauquer il avait écrit : « Toute sa personne explique la pension, comme la pension implique sa personne. »

La vision du monde entrevue dans les dernières pages du ‘’Père Goriot’’ s'élargit et la perspective englobe toute la société du temps, le roman présentant deux tableaux contrastés : celui de la vie en province et celui de la vie à Paris comme l’auteur l'indique lui-même dans sa deuxième préface : « Peut-être l'intérêt social du roman est-il puissant ; car on voit, du moins l’auteur l'espère, comment vient l'expérience de la vie ; et la soudure de la vie de province à la vie parisienne était bien la place où devait se trouver ce grand enseignement. »
1- La vie en province. Balzac situe un grand nombre de ses romans en province dont il a horreur parce qu’on y étouffe :

- « les chétives propositions de l’existence en province » (page 123) ;

- «Des circonstances assez rares au fond des provinces avaient inspiré à Mme de Bargeton le goût de la musique et de la littérature » (page 43) ;

- «Le manque de compagnie est un des plus grands inconvénients de la vie de campagne. Faute de rapporter aux autres les petits sacrifices exigés par le maintien et la toilette, on perd l’habitude de se gêner pour autrui. Tout en nous se vicie alors, la forme et l’esprit » (page 44) ;

- «L’exaltation... devient de l’exagération en se prenant aux riens de la province. Loin du centre où brillent les grands esprits, où l’air est chargé de pensées, où tout se renouvelle, l’instruction vieillit, le goût se dénature comme une eau stagnante. Faute d’exercice, les passions se rapetissent en grandissant des choses minimes. Là est la raison de l’avarice et du commérage qui empestent la vie de province » (page 46) ;

- «les langes dont la vie de province avait enveloppé le coeur et l’esprit de Lucien » (page 65) ;

- «Un serrement de mains entre les deux amants allait attirer sur eux toutes les foudres de la Charente » (page 122) ;

- «Ils dînaient à ce qui se nomme un “restaurât”, espèce de restaurant champêtre qui tient le milieu entre le “bouchon” des provinces et la “guinguette” de Paris» (page 125) ;

- Difficultés des amours en province : «La vie de province est d’ailleurs singulièrement contraire aux contentements de l’amour, et favorise les débats intellectuels de la passion ; comme aussi les obstacles qu’elle oppose au doux commerce qui lie tant les amants, précipitent les âmes ardentes en des partis extrêmes. Cette vie est basée sur un espionnage si méticuleux, sur une si grande transparence des intérieurs, elle admet si peu l’intimité qui console sans offenser la vertu, les relations les plus pures y sont si déraisonnablement incriminées, que beaucoup de femmes sont flétries malgré leur innocence. Certaines s’en veulent alors de ne pas goûter toutes les félicités d’une faute dont tous les malheurs les accablent. La société qui blâme ou critique sans aucun examen sérieux les faits patents par lesquels se terminent de longues luttes secrètes, est ainsi primitivement complice de ces éclats ; mais la plupart des gens qui déblatèrent contre les prétendus scandales offerts par quelques femmes calomniées sans raison n’ont jamais pensé aux causes qui déterminent chez elles une résolution publique... Beaucoup de femmes ne se sont perdues qu’après avoir été injustement accusées. (page 126). « 
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