Bulletin n° 8 septembre / octobre 2013








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Association des Amis du

Centre d’Études Alexandrines — Île-de-France

Bulletin n° 8 - septembre / octobre 2013



Le mot du président
Albert Prévos


Chers amies, chers amis,
Malgré les soubresauts de la deuxième révolution égyptienne, l’équipe du Centre d’Études Alexandrines poursuit ses activités de recherche. Alors que nous lui manifestions notre inquiétude et l’assurions du soutien de tous les amis du Centre, Jean-Yves Empereur nous a rassurés : « nous travaillons, nous fouillons, nous étudions, nous publions ». L’attachement à cette continuité est certainement la meilleure façon de manifester sa solidarité avec le peuple égyptien, dans l’enchaînement de désordres et de violences qui lui est imposé.
Notre bulletin poursuit donc lui aussi sa route. Ce huitième numéro va nous conduire à la rencontre des voyageurs à Alexandrie, à la faveur d’un texte que nous a préparé Mme Oueded Sennoune, auteur d’un ouvrage intitulé « Les voyageurs à Alexandrie : des premiers pèlerins à l’arrivée des savants de l’expédition de Bonaparte », rédigé à partir d’une thèse préparée et soutenue sous la direction de Jean-Yves Empereur.
Enfin, pour poursuivre la séquence d’information amorcée dans nos précédents numéros sur l’utilisation des technologies modernes dans les recherches conduites par l’équipe d’Alexandrie, Jean-Yves Empereur et Raymond Collet nous présentent les conditions de production des films documentaires du CEAlex.




Les récits de voyage à Alexandrie du VIe siècle à 1798
Oueded Sennoune


Les premiers récits de voyage relatifs à la ville d’Alexandrie prennent naissance au VIe siècle avant de connaître un véritable engouement et de devenir un genre littéraire à part entière à partir du début du XIXe siècle.
Les récits réunissent des voyageurs venus de tous horizons, aussi bien d’Europe, d’Afrique que d’Asie. Si l’on arrête le décompte à la fin du XVIIIème siècle, le total des voyageurs s’élève à 251 pour 255 récits de voyage.

Les profils de ces voyageurs correspondent pour l’essentiel à cinq catégories : pèlerins dévots, pèlerins érudits, diplomates et scientifiques, missionnaires et aventuriers, théoriciens.

Vue cavalière d’Alexandrie par Johannes Helffrich

J. Helffrich, Kurzer und warhafftiger Bericht von der Reis aus Venedig navh Hierusalem ; von dannen in Aegypten, auff den Berg Sinai, Alcair, Alexandria und folgens, Leipzig, 1581.
La situation géographique d’Alexandrie offrait un paysage désertique qui éblouissait l’œil du voyageur et contrastait avec les vergers situés autour du canal, au sud de la ville. Ces jardins regorgeaient d’arbres de toutes sortes comme des palmiers – les plus nombreux – des caroubiers, des jujubiers, des citronniers, des orangers, des oliviers, des mûriers, des cédrats, des câpriers, des cassiers, des tamarins, etc.

Emmanuel Piloti (entre 1396 et 1422), à partir d’une plante en particulier, s’exprime en ces termes : « Dans les jardins d’Alexandrie pousse le canafistolle, appelé « cassia », qui ne se trouve en aucune autre région d’Orient, et qui est transporté à Venise et vers les autres pays d’Occident. ».

La faune, abondante à Alexandrie, comptait divers animaux que l’on chassait ou pêchait. Parmi les oiseaux, on note des grives, des hérons, des hiboux, des chouettes, des tourterelles, des cailles, etc. Dans la mer et le lac Maréotis, on trouvait des poissons tels des rougets, des mulets, des poissons-torpilles, des loups, etc.

Il existait également une faune exotique que l’on vendait sur les marchés comme des léopards et des autruches qui vivaient dans les cours des fondouks, ainsi que des girafes et des éléphants qui étaient envoyés comme présents au sultan de Constantinople. « Or pendant que je sejournay en Alexandrie, y arriva certains Turcs qui menoient un Elephant à Constantinople, une Giraffe & plusieurs autres especes de diverses & rares bestes à nous incogneuës ». (Jacques de Villamont, 1590).
Des individus de toutes origines et de toutes époques traversent ces récits, qui mettent en scène de hauts personnages, des auteurs, mais aussi des marchands, les capitaines de bateaux etc. Les personnes en tant que groupes constitués sont tout d’abord les Alexandrins que l’on présente à travers leurs traits de caractère et leur nombre. Les autres nations qui résident à Alexandrie sont nombreuses.

Les voyageurs insistent sur le cosmopolitisme de la ville qui accueille des Grecs, des Palestiniens, des Maghrébins, des Européens, des Perses, etc.

Les appartenances confessionnelles sont nombreuses et bien différenciées, comme les jacobites, les nestoriens, les maronites, les schismatiques, les Pères de la Terre sainte, etc. La description des coutumes vestimentaires va de pair avec celle de la population.

Les gestes de la vie quotidienne sont décrits à l’occasion soit des processions publiques, d’un mariage ou d’une circoncision, soit dans un cadre intérieur lors de la prière ou soit dans un lieu plus intime au cours d’une visite au hammam comme en témoigne Laurence Aldersey (1586) : « On m'emmena aussi à un bain très beau et très élégant, où nous nous lavâmes ; le bain était de marbre et d'une construction très curieuse ».

Bains à Alexandrie

Description de l’Égypte, Alexandrie, État Moderne II, 1817, pl. 94.
On entrevoit les habitudes alimentaires des habitants d’Alexandrie qui était, à en croire les voyageurs, un lieu débordant de vivres. On y trouvait un excellent pain blanc, ainsi que toutes sortes de viande, de poissons et de fruits. Toutes ces ressources servaient à la composition des plats et des boissons des Alexandrins tels la polenta, le pilaf, le sorbet, le café, etc. D’après Prosper Alpin (1581) : « La polenta faite avec de l'orge fraîche est la nourriture habituelle de beaucoup de gens. À Alexandrie on mange encore ce plat que Galien avait coutume de nommer "le plat des Alexandrins". Il est fait de poireaux salés et de bière ; mais on ne fait pas de bière actuellement en Égypte : on la remplace par un vin de dattes appelé subia et très supérieur à la bière. »

L’économie n’est pas oubliée dans les descriptions par le biais du commerce, de la douane, des productions agricoles et artisanales.

Les deux ports d’Alexandrie accueillaient des navires de tout le bassin méditerranéen. L’Eunostus, ou le vieux port à l’ouest, accueillait les vaisseaux musulmans, seuls autorisés à y pénétrer, tandis que le Portus Magnus, ou le port neuf à l’est, était occupé par les vaisseaux des contrées européennes.

Son entrée était parsemée de récifs dangereux appelés Diamant ou encore Girofle. Au Moyen Âge, les productions artisanales importantes d’Alexandrie tournaient autour des nombreux ateliers de tissage qui étaient très réputés ; les étoffes s’exportaient dans toute la Méditerranée.

À l’époque moderne, Venise importait d’Alexandrie des cendres faites à partir de la plante Kali – appelée également anthillis ou harmala – pour la fabrication de son verre. Par ailleurs, on attribuait à la graine de cette plante des vertus magiques : « C’est une espèce de rue sauvage que les Arabes, Égyptiens et Turcs ont à présent en divers usages. Ils ont coutume de s’en parfumer tous les matins, et se persuadent par cela qu’ils chassent tous mauvais esprits. Cela a donné si grand usage à telle herbe et à sa semence, qu’il n’y a si petit mercier qui n’en tienne en sa boutique, comme si c’était quelque précieuse drogue ». (Pierre Belon, 1547)

L’architecture civile, privée ou religieuse, frappe aussi les esprits des voyageurs. La ville se défend par ses murailles, scandées de tours et de portes, qui portent chacune un ou plusieurs noms particuliers – Porte du Poivre ou Porte de Rosette – mais aussi par ses forts et son arsenal. La ville ayant une position stratégique, certains voyageurs n’ont pas manqué de l’étudier minutieusement afin d’en connaître les points forts et faibles.

Vue prise au pied de la butte, dite de sainte Catherine par Louis-Francois Cassas (1785). Cologne, Wallraf-Richartz-Museum, Graphische Sammlung (inv. Fonds Hittorff, Egy. 6)

On aperçoit au loin le port ouest d’Alexandrie.
Une attention particulière a été portée par les voyageurs à la gestion de l’eau. Ils rendent compte des structures élaborées pour contenir cette denrée précieuse dans des citernes profondes à plusieurs étages soutenues par des colonnes décorées de chapiteaux, constructions érigées en véritables œuvres d’art.

L’architecture domestique à Alexandrie est caractéristique des maisons du sud de la Méditerranée, pourvues de toits en terrasse. On pouvait, entre autres, y passer la nuit au moment des grosses chaleurs : « Tous les bâtiments d’Alexandrie sont couverts en terrasse … où les habitants se mettent la nuit pour dormir au frais en tout temps, tant en hiver comme en été. … Ce n’est donc pas de merveille si les gens de ce pays-là ont pu observer si exactement le cours des étoiles, car ils les voient à toutes heures de la nuit, tant quand elles se lèvent que quand elles se couchent ». (Belon du Mans, 1547).

Les descriptions architecturales des lieux musulmans, chrétiens et judaïques, sont rendues de façon inégale. En raison du nombre important de pèlerins chrétiens qui ont visité Alexandrie, les édifices dédiés aux saints de cette confession occupent la plus grande part. De plus, l’accès aux mosquées était interdit aux personnes d’une religion différente : « Ils respectent beaucoup leurs églises et les tiennent très propres. Aucun chrétien ou membre d’une autre secte n’est autorisé à y pénétrer, sous peine de mort ». (Symon Semeonis, 1323).

La plupart des vestiges anciens observés par les voyageurs datent de l’antiquité. La colonne Pompée, monument le plus abondamment décrit, a fait l’unanimité des voyageurs pour sa prouesse architecturale. Le Phare a continué d’être mentionné au-delà du XIVe siècle en tant qu’œuvre inégalée. D’autres monuments font partie des thèmes récurrents tels les Aiguilles de Cléopâtre, la colonnade située dans l’axe central de la ville, la Nécropolis, etc.



Les films documentaires du Centre d'Études Alexandrines
Jean-Yves Empereur et Raymond Collet
Au début des années 2000, de grandes compagnies de production(1), avaient réalisé des documentaires sur les travaux du Centre d’Études Alexandrines (CEAlex) à Alexandrie. Ces films de 52' à gros budget ont été présentés en prime-time sur les chaînes de la télévision française (et largement rediffusés sur toutes sortes de chaînes, tant françaises qu’étrangères). Mais ces émissions, destinées à un très large public, avaient tendance à vouloir donner un caractère dramatique à l'action scientifique du Centre d'Études Alexandrines, alors que les chercheurs auraient aimé exprimer de façon plus simple et plus directe les gestes et les objectifs de leurs travaux sur le terrain archéologique.
Depuis plus d'une dizaine d'années, le CEAlex produit ses propres films documentaires. L'idée de départ était très simple : raconter, avec les moyens d'une petite équipe du CNRS, les différentes facettes des métiers de l'archéologie.
En 1997, le CEAlex a fait l’acquisition d’une première caméra numérique pour se lancer dans la réalisation d'un film sur la restauration des mosaïques alexandrines avant leur présentation au public parisien, à l’occasion d’une exposition sur Alexandrie au Petit Palais. Qui aurait pu alors imaginer que ce premier opus des Métiers de l'archéologie serait le début d'une vraie collection, bientôt complétée par deux autres, Impressions alexandrines et De l'Afrique à l'Inde ? Ces films ont rencontré un certain succès, ils sont d'ailleurs régulièrement sélectionnés dans les festivals internationaux, des prix sont même venus récompenser plusieurs d'entre eux(2).
La conception d'un film est fondée sur le binôme chercheur-réalisateur : le chercheur apporte ses connaissances et sa supervision scientifique, le réalisateur a la charge de l'écriture du scénario, du tournage et du montage. Dès le début, les projets ont été confiés à deux réalisateurs, André Pelle et Raymond Collet. André est photographe-plongeur, Ingénieur de Recherche au CNRS et il travaille au CEAlex depuis 1990, d'abord pour des missions de courte durée, puis à plein temps depuis 2010. Raymond vit en Égypte et, au cours de sa carrière dans des postes culturels autour de la Méditerranée, il avait déjà réalisé au Maroc des documentaires sur les arts plastiques et l'artisanat. Mylène Blanc et Guilhem Crousillat, fondateurs –grâce à l’aide de la région Paca– du département pédagogique du CEAlex ont su, par leur passage à l’École de Photographie d’Arles, filmer eux-mêmes, de façon très vivante, leurs actions auprès du jeune public alexandrin. Au cours de voyages en Turquie, en Inde, en Éthiopie et au Cameroun, Marie-Dominique Nenna, Valérie Pichot et Jean-Yves Empereur ont largement contribué à la naissance et à l'enrichissement de la collection "De l'Afrique à l'Inde".
À ce jour, ce sont quelque 25 films qui ont été réalisés, déclinés en trois langues : une version originale française, adaptée en anglais et en arabe par le service de traduction du CEAlex. Quelques titres ont même pu, à la faveur de présentations dans des festivals, être traduits en espagnol et en grec, et l'un des titres a été traduit en turc. Ce sont donc au total 68 versions qui sont disponibles à ce jour, la majorité d'entre elles librement consultables de manière gratuite sur Internet(3).Les thèmes sont variés, avec les monnaies antiques, les mosaïques, la métallurgie, l’architecture islamique, les citernes souterraines, les bateaux cousus du Kérala, les bateaux de papyrus d'Éthiopie, les études sur le verre au Cameroun, en Turquie ou en Inde, les voyageurs, la numérisation de la presse francophone, les techniques de photographie dans l'invisible, etc.
Dans le projet initial, quel était le public visé ? Tout d’abord, les nombreux visiteurs du CEAlex, puis le public des conférences données dans la ville, mais aussi en dehors de l’Égypte, notamment un public scolaire, avec à chaque fois une attention et une réaction toujours très émouvantes de la part des enfants. Certains titres ont été présentés en support à des expositions organisées par le CEAlex(4).
Depuis l'achat de la première caméra, le matériel s'est considérablement amélioré, grâce au soutien du CNRS. Les tournages se font maintenant en haute définition, en format Blu-Ray progressivement, pour une qualité d'image incomparable.
Avec cette nouvelle génération de matériel numérique, la diffusion des films du CEAlex sur les chaînes des télévisions pourrait même être envisagée. Mais le format très court retenu (13 minutes, 26 minutes pour quelques sujets) favorise

  1. France 2 et Gédéon pour la diffusion ("Des Racines et des Ailes" , "Envoyé spécial",…) sur les chaînes françaises.

  2. Prix d'encouragement pour "Le chef d'œuvre d'Yvan" au Festival de La Réunion en 2006.
    "Best Animation", "Best Inspiration" pour "Le chef d'œuvre d'Yvan", au Festival international du film archéologique d'Eugene (Orégon) en 2007.
    Mention spéciale du jury pour "La deuxième vie des monnaies antiques", au Festival du film archéologique de Irun (Espagne) en 2007.
    Prix spécial du jury pour "Visages d'Alexandrie" aux Rencontres de l'image du Caire en 2008.
    Mention spéciale du jury pour "Photographier l'invisible" au Festival du film archéologique de Nyon (Suisse) en 2013.

  3. Les films peuvent être visionnés sur le site
    Ils seront peu à peu mis en ligne sur le site du Centre d'Etudes Alexandrines

  4. "De l'eau pour Alexandrie" et "La ville du dessous" sont projetés pendant l'exposition "Du Nil à Alexandrie", présentée au Laténium de Neuchâtel en Suisse (2010), puis au Mans (2011), et actuellement au Musée de Mariemont en Belgique (2013, cf.

Les films sur la restauration des mosaïques seront projetés avec une exposition en projet à l'horizon 2016 à Genève.

plutôt une exploitation pédagogique, et reste assez éloigné des critères requis pour une diffusion à la télévision. On peut tout de même espérer que les différentes chaînes de documentaires actuellement disponibles en français (et dans d'autres langues) et la grande variété du catalogue pourraient un jour permettre au CEAlex d'aborder une diffusion télévisuelle et d'élargir son audience.
Les projets ne manquent pas, et les sujets sont de plus en plus variés. Plusieurs films sont en cours de réalisation : la restauration de la citerne médiévale el-Nabih ; le service pédagogique du CEAlex ; une présentation des différentes activités du Centre d'Études Alexandrines ; l'atelier de fabrication d'amphores antiques d'Akademia, au sud du lac Mariout, etc. Pour l’avenir, une dizaine de titres sont programmés : les statues de l’Alexandrie moderne, le projet Géomar (études des ressources en eau de la région d'Alexandrie depuis l'Antiquité), le projet Ceramalex (étude de la céramique trouvée à Alexandrie et dans sa région), la fouille de Maréa, etc.
Le catalogue des films documentaires du Centre d'Études Alexandrines(5) s'étoffe de jour en jour, pour la plus grande satisfaction du public, mais aussi des chercheurs qui ont à leur disposition un nouveau moyen de faire connaître leur travail.



  1. Le catalogue, mis à jour en temps réel, peut être consulté sur le site


La vie de notre association ACEA-ÎdF
Jacques Mazeran
Albert Prévos promu commandeur dans l'ordre de la Légion d'Honneur.
Lorsqu'il lui a remis les insignes de son nouveau grade, Vincent Peillon, ministre de l'Éducation Nationale, a souligné que si Albert Prévos a surtout été un grand serviteur de l'État, haut fonctionnaire discret mais efficace et défenseur obstiné des valeurs de la République, notamment par son implication dans le rayonnement international de notre pays, il a su en outre s'investir avec bonheur dans des activités associatives.

Il a rappelé combien son action a été diversifiée au cours d'une carrière particulièrement riche, du développement de la recherche au sein de l'Europe à la mobilité internationale des étudiants (Erasmus), de la défense de la francophonie au combat pour améliorer l'inclusion sociale des personnes en situation de handicap..., sans que cette diversité nuise à la cohérence d'une vie toute dévouée au service des autres que ce soit dans des fonctions de haute responsabilité au niveau national, aussi bien que comme membre de la représentation française à l'étranger ou comme acteur très impliqué en milieu associatif.

Notre ami a souligné, dans un discours remarqué, son attachement aux valeurs républicaines et son refus de leur affadissement; au rôle central de l'école, une école qu'il faut certes repenser, refonder mais qui doit rester le ciment de la nation; à la nécessité d'ouvrir cette école sur le monde et à travers elle toute la société; enfin à la vigilance qui doit être apportée à la justice sociale et à la solidarité avec les plus démunis.

Citant P. Valéry, Albert Prévos a rappelé que si "les deux dangers qui menacent les sociétés sont l'ordre et le désordre", la fonction des associations est justement, de son point de vue, "d'humaniser l'ordre et de donner du sens au désordre".

L'ACEA-ÎdF ne peut donc que se réjouir de l'avoir choisi comme président, s'honore de la brillante distinction dont il est l'objet et lui présente ses plus vives félicitations.





Publication de l’association « Amis du Centre d’Études Alexandrines — Île-de-France »

10 avenue de la République – 92130 Issy les Moulineaux

Siret n° 79276250200013

Directeur de publication : Albert Prévos ; directeur de la rédaction : Gérard Ducher

Imprimé par nos soins – ISSN n° 2259-972X (Publication en ligne : ISSN n° 2265-5344)

http://www.gestasso.com/association/acea-idf/


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