Leçon 1 15 janvier 1964 Leçon 2 22 janvier








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  • Quand je lis…

la dernière de mes lectures d’actualité

…dans le Psychoanalytic Quaterly, un article comme celui de M. Edward GLOVER intitulé Freudian or neo–freudian, entièrement dirigé contre les constructions

de M. ALEXANDER,



  • quand j’y ressens cette sordide odeur de renfermé,

du fait qu’au nom de critères désuets une construction comme celle de M. ALEXANDER…

mon Dieu, je n’ai pas hésité à l’attaquer

de la façon la plus formelle, il y a déjà quatorze ans, au Congrès de Psychiatrie de 1950

…mais enfin, qui est la construction d’un homme de grand talent,


  • quand je vois à quel niveau cette discussion est discutée, contre­battue,


…je me rends cette justice qu’à travers tous les avatars que ren­contre mon discours ici même et ailleurs, assurément on peut dire que ce discours obvie,

fait obstacle, à ce que l’expérience de l’analyse

ne vous soit pas transmise d’une façon absolument crétinisante.

Je reprends à partir de là mon discours sur la pulsion.

J’ai été amené à l’aborder au moment… après avoir posé que le transfert dans l’ex­périence est ce qui manifeste la mise en action de la réalité de l’incons­cient en tant qu’elle est sexualité.
Je me trouve arrêté, pour poursuivre sur ce que comporte cette affirmation même : si nous sommes sûrs que la sexualité est là présente en action dans

le transfert, c’est pour autant qu’elle se manifeste à certains moments à découvert sous la forme de l’amour.
Or, c’est là ce dont il s’agit : est–ce que l’amour représente le point sommet, le moment achevé,

le facteur indis­cutable qui nous présentifie

la sexualité dans l’hic et nunc du transfert ?
À ceci obvie, s’oppose, objecte, de la façon la plus claire, le texte non certes isolé, mais choisi par moi comme central…

et sans qu’on puis­se aucunement accuser ce choix d’arbitraire

…puisque le texte dont il s’agit est le texte de FREUD, qui a proprement pour objet Les pulsions et leurs vicissitudes.
C’est ce texte que j’ai commencé d’aborder

la dernière fois en essayant de faire sentir

sous quelle forme problématique…

autrement dit four­millante de questions

…se présente l’introduction de la pulsion.
J’espère qu’une part au moins importante de mon auditoire aura pu dans l’inter­valle se reporter à ce texte,



  • soit qu’il s’agisse de personnes capables de le lire en allemand, ce qui me paraît éminemment souhaitable,



  • soit, faute de mieux, qu’ils aient pu le lire, toujours plus ou moins improprement tra­duit, dans les deux autres langues de culture : l’anglais ou le français. La note la plus mauvaise étant assurément donnée à la traduction fran­çaise,

sans que je m’attarde autrement à pointer les véritables falsifica­tions dont elle fourmille.
Néanmoins, même à une première lecture,

la plus sommairement superficielle, vous aurez pu vous apercevoir que cet article…

encore qu’il ne l’annonce pas au départ

…est entièrement divisé en deux versants :



  • pre­mièrement : l’articulation et aussi bien le démontage, de ce que je vous ai appelé l’autre jour la pulsion, justement comme montage,




  • puis deuxième versant : l’examen de ce qu’il faut concevoir comme étant non point die sexual,

mais conformément à l’esprit de l’article  : das Lieben, l’acte d’amour.
Et qu’il est expressément formulé que l’amour ne saurait aucu­nement dans l’expérience, être confondu, être considéré comme le repré­sentant, ce qu’on pourrait appeler Ganze, comme ce qu’il appelle, ce que FREUD articule, met en question, sous le terme de

« die ganze Sexualstrebung », c’est–à–dire la tendance, les formes, la convergence de l’effort du sexuel, en tant qu’il s’achèverait en Ganze, en un tout saisis­sable qui en résumerait l’essence et la fonction.
« Kommt aber auf damit nicht zuher ! » « Ça ne va pas du tout comme ça ! »

s’écrie–t–il au moment de répondre à cette sorte

de suggestion, en quelque sorte ambiante,

et que nous avons rendue, nous autres analystes,

par toutes sortes de formules qui sont autant de tromperies, comme étant ce qui justifie la fonction de l’appréhension du terme de l’autre, par la voie d’une série d’objtectalisations partielles.
Tout l’article est, là, fait pour nous montrer

qu’au regard de ce qu’on peut considérer, et de ce que FREUD, bien sûr considère comme étant la fonction finale de la sexualité, à savoir la reproduction,

les pulsions telles qu’elles se présentent à nous dans le procès de la réalité psychique,

sont des restes des pulsions…

au regard de cette fonction finale

définie en termes biologiques

…restes des pulsions partielles.

Les pulsions, dans leur structure, dans la tension qu’elles établissent, sont liées à quelque chose

que nous pouvons appeler en l’occasion le fac­teur économique.
Ce facteur économique dépend des conditions dans lesquelles s’exerce la fonction du principe du plaisir à un niveau

que nous reprendrons, quand le moment sera venu

de notre discours, sous le terme de Real–Ich.
Disons tout de suite que ce Real–Ich, nous pouvons…

dans une approximation rapide, mais que dès maintenant vous pouvez tenir pour exacte

…nous pouvons le concevoir comme étant l’appareil nerveux, le système nerveux central, en tant qu’il fonctionne non pas comme un système de relation,

mais comme un système destiné à assu­rer

des tensions internes – une certaine homéostase.
C’est en raison de cette réalité de l’Ich, du système homéostastique, que la sexualité n’intervient, n’entre en jeu que sous la forme des pul­sions partielles.
La pulsion serait précisément cette sorte de montage par quoi la sexualité participe à la vie psychique d’une façon qui doit se conformer à la structure

de béance qui est celle de l’inconscient.
En d’autres termes, si nous plaçons aux deux extrêmes de ce qui est notre expérience analytique :


  1. Le refoulé, le refoulé primordial, ce refou­lé est un signifiant : ce qui s’édifie par dessous pour constituer le symp­tôme, nous pouvons l’inscrire, le considérer comme échafaudage, tou­jours de signifiants.

Refoulé et symptôme sont homogènes et réductibles à des fonctions de signifiants. Leur structure, quoi qu’elle s’édifie par succession, comme tout édifice, est quand même, au terme, au produit fini, inscriptible en termes synchroniques.


  1. L’autre extrémité est celle de notre interprétation. Cette interprétation concerne ce facteur d’une structure temporelle spéciale, que j’ai essayé de définir par la métonymie.


L’interprétation, dans son terme, pointe, non pas essentiellement les étapes de la construction,

mais le désir auquel…

dans un certain sens, dans le sens du vecteur que j’essaie ici de vous faire sentir

…elle est identique. Le désir c’est en somme l’interpréta­tion elle–même. [ Cf. Séminaire 1958-59 : Le désir et son interprétation ]


  1. Dans l’intervalle, si la sexualité – sous la forme des pulsions partielles – ne s’était pas manifestée comme dominant toute l’économie de cet intervalle, comme y mettant la présence sexuelle, toute notre expé­rience se réduirait à une mantique74 à laquelle le terme neutre d’énergie psychique pourrait alors convenir, mais où il manquerait,

à proprement parler, ce qui y constitue la présence, le Dasein de la sexualité.
La lisibilité du sexe dans l’interprétation des mécanismes inconscients est toujours rétroactive. Elle ne serait que de la nature de l’interprétation si, effectivement, à chaque instant de l’histoire, les pulsions partielles, nous ne pouvions d’elles être assurés qu’elles sont intervenues efficacement en temps et lieu.
Et ceci non pas seulement comme on a pu le croire

au début de l’expérience analytique, sous la forme

en quelque sorte erra­tique, dispersée :

bloc de glace errant, arraché à ce qui est…

par rapport au développement de l’enfant

…la grande banquise, la sexualité de l’adulte intervenant comme séduction sur un sujet immature.
Si la sexualité s’est avérée tout de suite, et je dois dire avec une pré­gnance dont après coup on peut être surpris, à savoir que dès les Trois essais sur la théorie de la sexualité75, FREUD a pu poser comme essentiel ce qui lui est apparu alors comme perversion polymorphe,

comme sexualité aberrante, comme rupture du charme d’une prétendue inno­cence, innocence infantile.
Cette sexualité, pour s’être imposée si tôt, je dirai presque trop tôt, nous a fait passer trop vite sur l’examen de ce qu’elle représente en son essence.
C’est à savoir :


  • qu’au regard de l’ins­tance de la sexualité, tous les sujets sont à égalité, depuis l’enfant jus­qu’à l’adulte,



  • qu’ils n’ont affaire qu’à ce qui, de la sexualité, passe dans les réseaux de la constitution subjective, dans les réseaux du signifiant,




  • que la sexualité ne se réalise que par l’opération des pulsions en tant qu’elles sont pulsions partielles, partielles au regard de la finalité bio­logique de la sexualité.


L’intégration de la sexualité à une dialectique du désir passe par la mise en jeu de ce qui, dans le corps, méritera ici que nous le désignions par le terme d’appareil, si vous voulez bien entendre par là ce dont le corps, au regard de la sexualité, peut s’appareiller,

ce qui veut dire que ceci est distinct de ce dont

les corps peuvent s’apparier.
Ce qui domine, à la lecture de ce texte de FREUD,

se rassemble dans une expérience dont s’est donné

à nous – de façon incroyablement précoce – comme une donnée

et qu’on n’a pas eu le temps d’élaborer.
Ce qui explique aussi tout cet embrouillis

de la discussion autour des pulsions, comme sexuelles, des pulsions comme étant les pulsions du moi,

et la variation de la frontière.
Ce qui résout presque d’emblée le paradoxe…

scandaleux pour certains, de ce qu’il ait fallu en venir au–delà des pul­sions telles qu’on avait cru pouvoir les rassembler sous le titre des

pul­sions de vie comme de pulsions de mort

…c’est qu’on ne voit pas ce qu’il en est de la pulsion.
À savoir que s’il est vrai qu’elle représente…

mais qu’elle ne fait que représenter et partiellement

…la courbe de ce que veut dire chez le vivant l’accomplissement de la sexualité, comment s’étonner que son dernier terme soit la mort, puisque la présence du sexe chez le vivant est liée à cette mort ?
Et si j’ai fait aujourd’hui reproduire au tableau cette citation :
τῷ τόξῳ ὄνομα βίος, ἔργον δὲ θάνατος
Plus exactement ce n’est pas une citation, c’est un fragment d’HÉRACLITE recueilli dans l’ouvrage monumental où DIELS a rassemblé ce qui nous reste – épars –

de l’époque présocratique :

βιός [ bios ], écrit–il[l’arc : τῷ τόξῳ terme usuel synonyme de βιός]

et ceci nous émerge comme de ses leçons de sagesse dont on peut dire, qu’avant tout

le circuit de notre élaboration scientifique, elles vont au but et tout droit

βιός [ bios ]…

et à un accent près ce n’est

pas la vie [βίος] mais c’est l’arc [βιός]

…HÉRACLITE nous dit :
« À l’arc est donné ce nom βιός [ bios ]»…
l’accent serait sur la premiè­re

syllabe si c’était la vie
…« …mais son œuvre, c’est la mort. » [ Cf. supra : note 73 du début de séance ]
Ce que la pulsion intègre – et d’emblée – dans toute son existence, c’est une dialectique de l’arc,

et je dirai même du tir à l’arc.
C’est là seulement ce par quoi nous pouvons situer

sa place dans l’économie psychique, ce qu’il importe de voir, dans ce que FREUD nous introduit par la voie, je dirai, elle–même des plus traditionnelles.


Faisant usage à tout moment des ressources de

la langue, et n’hésitant pas à se fonder sur ce quelque chose qui n’est pourtant caractéristique

que de certains systèmes lin­guistiques,

celui des trois voies : active, passive et réfléchie.
Ceci pourtant n’est qu’une enveloppe où nous devons voir :



  • qu’une chose est cette réversion signifiante,




  • autre chose ce qui l’en habille,


c’est–à–dire au niveau de chaque pulsion,

l’aller et retour fondamental où elle se structure, entre deux pôles dont il est remarquable

qu’il ne puisse les désigner qu’en termes de ce quelque chose qui est le verbe :


  • beschauen et beschaut werden, voir et être vu,



  • quälen et gequält werden : tourmenter et être tourmenté.


Mais ce que dès l’abord il pose, il nous présente comme étant fondamentalement acquis, c’est que nulle part de ce parcours, chaque pulsion partielle ne peut être séparée de son aller et retour, de sa réversion fondamentale :

le caractère circulaire du parcours de la pul­sion.
J’insiste, pour définir le fonctionnement de ce montage qu’il intro­duit initialement, sur la dimension de cette Verkehrung.
Mais quand il l’illustre, et nous verrons qu’il est remarquable de savoir quelle pulsion il va choisir

pour l’illustrer, très nommément la Schaulust, la joie de voir, et ce qu’il ne peut désigner autrement que par l’accolement des deux termes « sadomasochisme ».
Quand il parlera de ces deux pulsions, et plus spécialement de la troisième, il tiendra à bien marquer que ce n’est pas de deux temps qu’il s’agit dans ces pulsions, mais de trois.
Il faut bien distinguer ce qui n’est que ce retour

en cir­cuit de la pulsion [ 2ème temps ], de ce qui apparaît

mais aussi bien de ne pas apparaître

…dans ce troisième temps, à savoir l’apparition d’ein neues Subjekt, qu’il faut entendre non pas comme ceci :

qu’il y en aurait déjà un…

à savoir le sujet de la pulsion

…mais que il est nouveau de voir apparaître un sujet.
Et ce sujet, qui est proprement l’autre, apparaît

en tant que la pulsion a pu fermer son cours circulaire, et ce n’est qu’avec l’apparition du sujet au niveau de l’autre que peut être réalisé ce qu’il en est

de la fonction de la pulsion.
C’est bien là–dessus précisément,

que j’entends maintenant attirer votre attention.



Ce circuit que vous voyez ici dessiné par la courbe de cette flèche…

Drang [ poussée ] à l’origine

…partante et redescendante, qui ici franchissant la surface constituée par ce que je vous ai défini la dernière fois comme le bord, considéré dans la théorie comme la source, la « Quelle » la zone dite érogène

dans la pulsion, cette tension est toujours « boucle »

et constitue, dans tout ce qu’elle soutient de l’économie du sujet, quelque chose qui ne peut être désolidarisé de son retour sur la zone érogène.
Ici s’éclaircit le mystère du zielgehemmt, de cette forme que peut prendre la pulsion, d’atteindre sa satisfaction sans avoir pour autant atteint – quoi ? – son « but »,

en tant qu’il serait défini par la fonction biolo­gique, par la réalisation effective de l’appariage reproductif.
Mais ce n’est pas là le but de la pulsion partielle.
Quel est–il ?
Suspendons–le encore, mais penchons–nous sur ce terme de « but » et sur les deux sens qu’il peut présenter

et que pour les différencier, j’ai choisi ici

de noter par une langue dans laquelle ils sont particulièrement expressifs, l’an­glais :


  • le « aim »…

quelqu’un que vous chargez d’une mission, ça ne veut pas dire lui dire ce qu’il doit rapporter.

Ça veut dire lui dire par quel chemin il doit passer

…« the aim », c’est le trajet.


  • Le but a une autre forme qui est le « Goal ».

Le Goal ça n’est pas non plus dans le tir à l’arc,

le but, ça n’est pas l’oiseau que vous abattez,

c’est d’avoir marqué le coup, d’avoir atteint votre but.
Ce qu’il en est de la pulsion est ceci :



  • si elle peut être satisfaite sans avoir atteint ce qui, au regard d’une totalisation biologique de la fonc­tion, serait la satisfaction à sa fin de reproduction,



  • si elle peut être tout autre chose, c’est qu’elle est pulsion partielle, et que son but n’est point autre chose que ce retour en circuit.


Et ceci est présent dans FREUD.
Quelque part, il nous dit que le modèle idéal

qui pourrait être donné de l’auto–érotisme,

c’est une seule bouche qui se baiserait elle–même.

Comme tout ce qui se trouve sous sa plume :

métaphore lumineuse, éblouissante même, mais dont

on pourrait dire qu’elle ne demande peut–être

qu’à être complétée d’une certaine question.
Est–ce que dans la pul­sion, cette bouche n’est pas

ce qu’on pourrait appeler :

  • une bouche fléchée,

  • une bouche cousue,

  • quelque chose où nous voyons, dans l’analyse, poin­ter au maximum dans certains silences l’instance pure de la pulsion orale se refermant sur sa satisfaction.


En tout cas ce qui force à distinguer cette satisfaction

du pur et simple auto–érotisme de la zone érogène, c’est ce quelque chose que nous confondons trop souvent avec ce sur quoi la pul­sion se referme.
Cet objet qui n’est en fait que la présence d’un creux, d’un vide

occupable, nous dit FREUD, par n’importe quel objet

…et dont nous ne connaissons l’instance que sous

la forme de la fonction de l’ob­jet perdu (a), celui dont

il faut dire qu’il n’est pas l’origine de la pulsion orale.
Il n’est pas introduit au titre de la primitive nourriture, il est intro­duit au fait de ce qu’aucune nourriture ne satisfera jamais la pulsion orale,

si ce n’est à contourner cet objet éternellement manquant.
Ce circuit, la question est seulement pour nous

de savoir où il se branche, et d’abord :



  • s’il est en quelque sorte revêtu d’une caractéristique

de spirale,


  • si le circuit de la pulsion orale se continue, s’engendre, comme se continuant par la pulsion anale, par exemple, celle–là qui est dite constituer, par rapport

à la pulsion orale, le stade suivant.



  • Si en d’autres termes, ce manque, cette insuffisance centrale est la forme qui serait dialectique : de l’opposition s’engendrerait le progrès.


C’est déjà pousser bien loin la question

pour des gens qui nous ont habitués à tenir,

au nom de je ne sais quel mystère du développement, la chose comme déjà acquise, inscrite en quelque sorte dans l’éveil de possibili­tés organiques.
Ceci paraît se soutenir du fait qu’effectivement, pour ce qui est de l’émergence de la sexualité

sous sa forme « achevée », c’est bien en effet

à un processus organique que nous avons affaire.
Mais il n’y a aucune rai­son d’étendre ce fait

à la relation entre les autres pulsions partielles.
Il n’y a aucun rapport d’engendrement d’une des pulsions partielles à la suivante :

le passage de la pulsion orale à la pulsion anale

ne se produit pas par un procès de maturation,

mais par l’intervention de quelque chose qui n’est pas

du champ de la pulsion, par l’intervention, le ren­versement

de la demande de l’Autre.
Et si nous faisons intervenir les autres pulsions…

dont la série peut être établie, et après tout résumée à un nombre assez court

…il est tout à fait clair que vous seriez bien embarras­sés de faire…

entre la Schaulust, la pulsion scopique, voire ce que je distin­guerai en son temps comme la pulsion invoquante

…de faire le moindre rapport de déduction ou de genèse, de situer dans une succession histo­rique, définissable en stades, sa place par rapport

aux pulsions que je viens de nommer.
Il n’y a aucune métamorphose naturelle de la pulsion orale en pulsion anale et quelles que soient, à l’occasion,

les apparences que puisse nous donner le jeu du symbole que constitue, en d’autres contextes, le pré­tendu objet analà savoir les fèces – par rapport au phallus, dans son inci­dence négative, ceci ne nous permet à aucun degré

l’expérience nous le démontre

…de considérer qu’il y a continuité de la phase anale

à la phase phallique, qu’il y a rapport de métamorphose naturelle.
La pulsion nous devons la considérer, comme FREUD nous l’indique, sous la rubrique de la konstante Kraft

qui la soutient comme une tension stationnaire.
Et jusqu’aux métaphores qu’il nous donne pour exprimer ces issues
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